<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682</id><updated>2012-01-23T10:49:59.244+01:00</updated><category term='Lectures féeriques'/><category term='Le monde des sirènes'/><category term='Faune'/><category term='Le monde des fées'/><category term='Poèmes'/><category term='Vidéos'/><category term='Le monde des lutins'/><category term='Lieux de charme'/><category term='Conte de fées'/><category term='Cités disparues'/><category term='Conte des arbres'/><category term='Croyances et présages'/><category term='Légendes'/><category term='Animaux fantastiques'/><category term='Graphisme'/><category term='Animaux imaginaires'/><category term='France mystérieuse'/><category term='Le monde des elfes'/><category term='Mythes'/><category term='Chroniques de l&apos;elfe cultivé'/><category term='Publicité'/><category term='Remèdes naturels'/><category term='Herbier féerique'/><category term='Les effroyables'/><category term='Enchanteresses et Magiciens'/><category term='Secrets des fées'/><category term='Petit mot de Mélusine'/><category term='Citations'/><category term='Créateurs'/><category term='Jours magiques'/><category term='Symboles'/><category term='Cuisine des fées'/><category term='Tags et Prix'/><category term='Légendes lorraines de mémoire celte'/><category term='Face cachée des fées'/><title type='text'>Au pays de Mélusine</title><subtitle type='html'>Découvrez ici l'univers des fées qu'elles soient bonnes ou mauvaises, avec leurs légendes, leurs mystères, leurs symboles...  Tout un monde féerique et malicieux</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1033</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-637607777259300763</id><published>2012-01-21T08:46:00.001+01:00</published><updated>2012-01-21T08:46:00.212+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Lucie à la fontaine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IdZ61MHbhKo/Txl1GKXnglI/AAAAAAAAHx8/EeFi08oWBOE/s1600/cavaliernoiretdameblanche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-IdZ61MHbhKo/Txl1GKXnglI/AAAAAAAAHx8/EeFi08oWBOE/s400/cavaliernoiretdameblanche.jpg" width="308" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le sire de Bréhéville habitait un manoir solitaire, qui s'élevait à quelques lieues au nord de Verdun. C'était un homme d'âge mûr, qui vivait retiré et paisible au sein de ses vastes domaines. Il était veuf. Mais il possédait une fille unique, Lucie, sur laquelle il reportait toute sa tendresse et toute son affection.&lt;br /&gt;Lucie, d'ailleurs, comblait son père. Jamais celui-ci n'avait eu à lui faire le moindre reproche. C'était une charmante jeune fille de dix-huit ans. Comme toutes les autres jeunes filles de son âge, elle était insouciante et rieuse, gaie et coquette. Elle jouait admirablement du luth et, le soir, dans la grande salle du château, son père attendri écoutait les notes aigrelettes tinter sous ses doigts agiles de petite fée.&lt;br /&gt;Le sire de Bréhéville n'avait qu'un rêve : marier sa fille à son ami et voisin, le baron Rambas de Jametz. Quoique le prétendant ne fût plus très jeune, Lucie avait docilement accepté l'idée de ce mariage et son père, ravi de tant de piété filiale, s'estimait le plus heureux de tous les hommes.&lt;br /&gt;Lucie accompagnait souvent son père à la chasse. Elle aimait beaucoup chevaucher à ses côtés, mais ne frappait jamais la bête, se contentant de la réduire aux abois.&lt;br /&gt;Or un jour, elle s'égara au milieu de taillis très épais. Elle appela longtemps. Mais les chasseurs, emportés par leur élan, s'étaient éloignés et la forêt demeurait silencieuse.&lt;br /&gt;Lucie prit peur, se demandant comment elle parviendrait à rentrer au château.&lt;br /&gt;Soudain, un jeune écuyer inconnu parut devant elle. L'étranger était de mine avennate ; son allure fière et noble ne manquait pas de prestance. Un ample manteau pourpre flottait sur ses épaules. Un justaucorps noir moulait une taille svelte. Son heaume, surmonté d'un panache rouge, enserrait un visage aux traits nets et fins, qu’adoucissait un regard caressant.&lt;br /&gt;La vue de ce noble étarnger produisit sur l'esprit de Lucie une étrange impression.&lt;br /&gt;- Où courez-vous ainsi, gente damoiselle ? lui demanda-t-il.&lt;br /&gt;- Je me suis égarée en chassant avec mon père. Pourriez-vous m'indiquer la direction à suivre pour sortir de ce bois et retrouver le château de Bréhéville ? Je suis la fille de messire Gontran.&lt;br /&gt;- Rien de plus facile, répondit l’étranger. Je suis Robert de Montfaucon. Si vous voulez m'accompagner, je vous reconduirai à votre père.&lt;br /&gt;Un peu intimidée, Lucie accepta. Mais la route leur parut bien courte, car Robert s'étendait en propos spirituels et respectueux. Il savait raconter de belles histoires, qui captivaient l'esprit de la jeune fille.&lt;br /&gt;Tout cela ne tarda pas à jeter la confusion dans le cœur de Lucie, qui n'avait encore jamais vibré d'amour.&lt;br /&gt;Dès que les tours du château de Bréhéville se dessinèrent à l'horizon, Lucie invita Robert de Montfaucon à venir saluer son père.&lt;br /&gt;- Impossible, dit simplement le jeune homme.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? Cela ferait très certainement plaisir à mon père, insista-t-elle.&lt;br /&gt;- Hélas, reprit Robert, vous ne savez donc pas que mon père est brouillé à mort avec le vôtre ? C'est au sujet d'un tournoi, qu'ils ont disputé jadis dans leur jeunesse, à la cour du duc Ferri.&lt;br /&gt;- Je ne savais pas cela, répondit la jeune fille rougissante.&lt;br /&gt;Et Robert s'éloigna, laissant Lucie désolée et très malheureuse.&lt;br /&gt;Rentrée au château, Lucie, songeant à son prochain mariage avec le sire de Jametz résolut d'oublier cette aventure, qui n'aurait sans doute pas de suite.&lt;br /&gt;Hélas ! Elle se trompait, car quelques jours plus tard, par un merveilleux hasard, elle retrouva Robert de Montfaucon dans la forêt.&lt;br /&gt;Alors, adieu toutes les sages résolutions ! Les deux jeunes gens étaient plus épris que jamais.&lt;br /&gt;Peu de temps après, Lucie poursuivait seule une superbe biche blanche. Mais soudain, son coursier s'emporta et, d'un bond, il allait entraîner la chasseresse dans un précipice, quand Robert surgit providentiellement ,et retint l'animal par la bride au-dessus de l'abîme.&lt;br /&gt;Cet événement contribua encore à exalter la passion de Lucie pour Robert, qu’elle tenait maintenant pour son sauveteur.&lt;br /&gt;Cependant, la date fixée pour son mariage avec le sire de Jametz approchait. Lucie tenta plusieurs subterfuges pour retarder la cérémonie. Elle prétexta diverses maladies et inventa d'autres motifs encore.&lt;br /&gt;Mais le temps arriva où elle ne put plus reculer davantage. Il était impossible à son père de différer l’accomplissement des promesses solennelles qu'il avait faites.&lt;br /&gt;Lucie, qui rencontrait toujours secrètement son cavalier, lui confia toute son infortune.&lt;br /&gt;Celui-ci lui proposa aussitôt de l'enlever et de partir avec elle bien loin de ce pays austère, quelque part dans le sud, où ils pourraient cacher leur amour.&lt;br /&gt;Et Lucie, vaincue, à bout de résistance, Lucie, la fille si obéissante à son père, accepta.&lt;br /&gt;C'était au coeur d'une nuit lugubre et sans lune. les douze coups de minuit s'égrenaient lentement sur le château de Bréhéville endormi. Une forme blanche se glissa, silencieuse et rapide comme un spectre, le long des escaliers, franchit la cour et, par une porte dérobée, se hâta jusqu'à al fontaine. C'était Lucie.&lt;br /&gt;Au loin, on entendit se rapprocher le furieux galop d'un cavalier. Comme un éclair, il apparut soudain près de la fontaine où Lucie s'était cachée dans l'ombre.&lt;br /&gt;Aussitôt, la jeune fille sauta en croupe et rapide comme le vent, le coursier s'enfuit, emportant les deux amants, qui ne purent échanger une parole tant leur émotion était violente.&lt;br /&gt;Mais Gaspard, le vieux serviteur du château, ne dormait pas. Depuis un moment, il épiait le manège de Lucie. Il courut réveiller le châtelain et l'avertir de ce qui venait d'arriver.&lt;br /&gt;Le sire de Bréhéville bondit sur son meilleur cheval et, dans une galopade effrénée, se lança sur les traces des fuyards.&lt;br /&gt;Pendant longtemps, la poursuite resta indécise. Le cheval de Robert conservait une assez bonne avance. Mais celui du sire de Bréhéville paraissait plus frais et gagnait légèrement du terrain.&lt;br /&gt;Ils atteignirent une vaste plaine marécageuse.&lt;br /&gt;Peinant dans les flaques d'eau et les bourbiers, le cheval de Robert commençait à donner quelques signes de fatigue. Les coups d'étrier ne servaient à rien.&lt;br /&gt;Derière eux, le sire de Bréhéville redoublait son allure. Encore quelques toises, encore quelques coudées, il allait les rejoindre...&lt;br /&gt;Lucie, égarée, ne savait plus que faire.&lt;br /&gt;Déjà, le sire de Bréhéville levait son épée pour en frapper le ravisseur de sa fille. mais Lucie, complètement affolée ne le reconnut pas ; elle crut que c'était un serviteur du château, qu'on avait lancé à ses trousses.&lt;br /&gt;Alors, elle saisit la dague de Robert et frappa son propre père.&lt;br /&gt;Le vieillard, touché à mort, tomba de son cheval et expira en quelques instants, maudissant sa malheureuse enfant qu'il avait trop aimée.&lt;br /&gt;Sans un regard en arrière, les deux amants poursuivirent leur course folle. A travers les près, les bois, les landes, les marécages, le cheval galopait toujours.&lt;br /&gt;Ils arrivèrent bientôt en vue de la Roche-le-Bruly, une pierre sinistre qu'on disait avoir été jetée là par le Diable lui-même.&lt;br /&gt;Alors, dans la nuit sombre, une lueur orangée attira soudain les regards de Lucie. Elle s’aperçut avec terreur que le corps de Robert paraissait lancer des éclairs. Des flammes se glissaient à travers les trous de sa visière ; elles se faufilaient à travers sa cote de mailles ; elles léchaient les pans de son manteau ; elles s'échappaient de la bouche du cheval.&lt;br /&gt;Lucie jeta un cri d'épouvante. Elle glissa à terre et tomba à genoux sur le sol dur. Dans un réflexe de terreur, elle esquissa un signe de croix....&lt;br /&gt;A ce signe, le spectre qui l'emportait grinça horriblement des dents, tandis que son visage menaçant disparaissait dans les flammes. Un seul mot s'échappa de sa gorge :&lt;br /&gt;- Parricide !...&lt;br /&gt;Puis il disparut de l'horizon.&lt;br /&gt;Privé de ses habitants, le château de Bréhéville tomba bientôt en ruines.&lt;br /&gt;Mais, tous les soirs, sur le coup de minuit, on pouvait voir une forme blanche, voilée, aérienne, l'ombre de Lucie, qui descendait le long des escaliers du donjon, traversait la cour et s 'arrêtait près de la fontaine. Aussitôt, surgissait un cavalier noir qui l'emportait dans les ténèbres.&lt;br /&gt;Elle rôdait quelquefois le jour, aux abords de cette fontaine dont elle était devenue la fée malheureuse, la Dame Blanche qui s'évanouissait à l'approche du voyageur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Louis Pitz&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes et Légendes de Lorraine&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Fernand Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-637607777259300763?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/637607777259300763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/lucie-la-fontaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/637607777259300763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/637607777259300763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/lucie-la-fontaine.html' title='Lucie à la fontaine'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-IdZ61MHbhKo/Txl1GKXnglI/AAAAAAAAHx8/EeFi08oWBOE/s72-c/cavaliernoiretdameblanche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7221891537878245471</id><published>2012-01-19T09:36:00.000+01:00</published><updated>2012-01-19T09:36:40.944+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques de l&apos;elfe cultivé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Des lutins dans les mines</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-LvL6NjjyTz0/TxfWB3qrJMI/AAAAAAAAHwc/f31zNECvq-k/s1600/Banku%25C5%259B-krasnal.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-LvL6NjjyTz0/TxfWB3qrJMI/AAAAAAAAHwc/f31zNECvq-k/s400/Banku%25C5%259B-krasnal.JPG" width="300" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Avec le cobalt et le nickel, nous nous trouvons plongés dans le monde un peu surnaturel des légendes germaniques.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Cobalt &lt;/b&gt;est la forme française de l'allemand &lt;b&gt;Kobalt&lt;/b&gt;, lui-même variant de &lt;b&gt;Kobold&lt;/b&gt;, nom d'un petit lutin espiègle des mines, qui avait pour mission de voler le minerai d'argent pour le remplacer par du minerai de cobalt.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nickel&lt;/b&gt; représente l'abréviation de &lt;b&gt;Nicolaus&lt;/b&gt; qui est le nom donné à un autre lutin malicieux de la mythologie germanique. A l'origine, les mineurs allemands, avaient nommé ce minerai &lt;b&gt;kupfernickel&lt;/b&gt; "lutin de cuivre" car ils l'avaient pris pour un minerai de cuivre. Le terme nickel a été crée en 1751 par le minéralogiste von Cronstadt pour le minerai qu'il venait de découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : Le nain (ici, une sculpture à Wrocław en Pologne),&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;très proche du lutin, est à l'origine propre au monde germanique.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7221891537878245471?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7221891537878245471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/des-lutins-dans-les-mines.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7221891537878245471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7221891537878245471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/des-lutins-dans-les-mines.html' title='Des lutins dans les mines'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-LvL6NjjyTz0/TxfWB3qrJMI/AAAAAAAAHwc/f31zNECvq-k/s72-c/Banku%25C5%259B-krasnal.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2944572128544184595</id><published>2012-01-17T12:45:00.003+01:00</published><updated>2012-01-17T12:47:36.679+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Symboles'/><title type='text'>La barque</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-eqYPSNHF16o/TxVfQznwHxI/AAAAAAAAHvU/4D8z4tGT6kU/s1600/barque-charon.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="231" src="http://4.bp.blogspot.com/-eqYPSNHF16o/TxVfQznwHxI/AAAAAAAAHvU/4D8z4tGT6kU/s400/barque-charon.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Petit bateau, mû à la voile ou à la rame, la barque symbolise le passage, concentre les possibles et la vulnérabilité du destin humain.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #bf9000;"&gt;&lt;b&gt;Traverser et voguer...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;Moyen de navigation, la barque est le symbole de la traversée et spécialement du passage de la vie à la mort : &lt;i&gt;&lt;b&gt;la barque de Charon,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; la nautonier des Enfers, conduit les âmes d'une rive à l'autre du Styx, et, dans certains tombeaux égyptiens, des modèles réduits de barques permettaient à chaque défunt de rejoindre l'au-delà.&lt;br /&gt;Voguant sur la mer, la barque est le symbole de la fragilité face aux éléments, comme il est dit dans une parabole de l’Évangile, selon saint Matthieu : c'est pendant une traversée sur une barque harcelée par les vagues que les disciples de jésus voient celui-ci leur apparaître marchant sur l'eau. Pierre tente de le rejoindre et manque de se noyer. Ici la barque symbolise la communauté en route vers la rive païenne, elle est le lieu du passage d'un état de la conscience à un autre ; à leur descente de la barque, les disciples ne sont plus tels qu’ils étaient lorsqu'ils y sont montés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #bf9000;"&gt;&lt;b&gt;... au gré des flots&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;La mythologie et la vie des saints regorgent d'esquifs livrés à eux-mêmes, sans voiles ni gouvernail face aux puissances du chaos, fragiles comme le couffin de Moïse flottant sur le Nil, mais toujours surmontés par la main de Dieu, qui les protège et les guide. Citons pêle-mêle saint Marcoul voguant vers Jersey sans mât ni voile, saint Jacques, dont le corps décapité et sans&amp;nbsp; tête, déposés dans une barque , iront de la Terre sainte jusqu'à la côte galicienne. Quant à saint Nectaire, la légende dit qu'il aurait franchi le Tibre dans la barque même du diable.&lt;br /&gt;Le thème de la navigation à l'aventure est un mythe celte récurrent : pour expier sa faute, un héros est mis dans une embarcation ingouvernable, à la merci du destin. Une telle ordalie est en jeu dans le mythe de Tristan et Iseult, où, après sa blessure, Tristan sera placé sur une barque et abordera l'Irlande. C'est pour combattre le hasardet le mauvais œil que la tradition peint des yeux sur les embarcations et les bateaux de pêche, comme cela se fait encore au Portugal et à Malte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: #bf9000;"&gt;&lt;b&gt;Sombrer ou se sauver&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;Faite de bois, de peau, de roseaux, matériaux qui renvoient à autant de significations, la barque est un symbole très polyvalent. Elle figure le péril humain, mais recèle aussi des vertus de salvation, de fécondité au sein même de la tempête et de la colère aquatique.&lt;br /&gt;Dans le mythe grec du déluge, retranscrit dans l'&lt;i&gt;Eneide&lt;/i&gt; de Virgile, ceux qui montent dans les barques pour essayer de sauver leur vie font naufrage sur les montagnes transformées en récifs, à l’exception d'un petit bateau dans lequel se sont réfugiés le fils de Prométhée et sa femme.&lt;br /&gt;Protégés, et en même temps proches du danger, les occupants de la barque forment une réduction du monde, et la barque, un microcosme, à l’image de l'Arche de Noé. Fragile et protectrice à la fois, bercée par les flots, la petite embarcation rappelle autant le bercement maternel que la barque mortuaire, et symbolise la traversée de la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2944572128544184595?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2944572128544184595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/la-barque.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2944572128544184595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2944572128544184595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/la-barque.html' title='La barque'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-eqYPSNHF16o/TxVfQznwHxI/AAAAAAAAHvU/4D8z4tGT6kU/s72-c/barque-charon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7251480357891575598</id><published>2012-01-16T16:34:00.000+01:00</published><updated>2012-01-16T16:34:20.527+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Histoire d'une jeune princesse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-EausS3AJtuM/TxRDaabIS2I/AAAAAAAAHvM/oTBKiLZK2pM/s1600/0w7vgh38.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="326" src="http://4.bp.blogspot.com/-EausS3AJtuM/TxRDaabIS2I/AAAAAAAAHvM/oTBKiLZK2pM/s400/0w7vgh38.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une fois un roi et une reine, qui n'avaient point d'enfants. Ils en étaient si fâchés, si fâchés, que personne n'a jamais été plus fâché. Enfin, la Reine devint grosse et accoucha d'une fille, la plus belle qu'on ait jamais vue. Les fées vinrent à sa naissance, mais elles dirent toutes à la Reine que le mari de sa fille aurait onze bouches, ou que, si elle ne se mariait avant l'âge de vingt-deux ans, elle deviendrait crapaud. Cette prédiction troubla la Reine.&lt;br /&gt;La fille avait à peine quinze ans, qu'il se présenta un homme qui avait les onze bouches et dix-huit pieds de haut ; mais la princesse le trouva si hideux qu’elle n'en voulut jamais. Cependant, l'âge fatal approchait, et le Roi, qui aimait mieux voir sa fille mariée à un monstre, que devenir crapaud, résolut de la donner à l'homme à onze bouches. La Reine trouva l'alternative fâcheuse. Comme tout se préparait pour les noces, la Reine se souvint d'une certaine fée qui avait été autrefois de ses amies ; elle la fit venir, et lui demanda si elle ne pouvait les empêcher.&lt;br /&gt;- Je ne le puis, madame, lui répondit-elle, qu'en changeant votre fille en linotte. Vous l'aurez dans votre chambre ; elle parlera toutes les nuits et chantera toujours.&lt;br /&gt;La reine y consentit. Aussitôt, le princesse fut couverte de plumes fines, et s'envola chez le Roi ; de là, elle revint à la Reine, qui lui fit mille caresses. Cependant, le Roi fit chercher la princesse ; on ne la trouva point. Toute la cour était en deuil. La Reine faisait semblant de s'affliger comme les autres, mais elle avait toujours sa linotte ; elle s'entretenait toutes les nuits.avec elle. Un jour, le Roi lui demanda comment elle avait eu une linotte si spirituelle ; elle lui répondit que c'était une fée de ses amies qui la lui avait donnée. Deux mois se passèrent tristement. Enfin, le monstre, lassé d'attendre, dit au Roi qu'il le mangerait avec toute sa cour, si d’ici huit jours, il ne lui donnait pas la princesse, car il était ogre. Cela inquiéta la Reine, qui découvrit tout au Roi. On envoya quérir la fée, qui rendit à la princesse sa première forme.&lt;br /&gt;Cependant, il arriva un prince, qui, outre sa bouche naturelle, en avait une au bout de chaque doigt de la main. Le Roi aurait bien voulu lui donner sa fille, mais il craignait le monstre. Le prince qui était devenu amoureux de la princesse, résolut de se battre contre l'ogre. Le Roi n'y consentit qu'avec beaucoup de peine. on prit le jour : lorsqu'il fut arrivé, les champions s'avancèrent dans le lieu du combat. Tout le monde faisait des vœux pour le prince ; mais, à voir le géant si terrible, on tremblait de peur pour le prince. Le monstre portait une massue de chêne, dont il déchargea un coup sur Aglaor - car c'était ainsi que se nommait le prince. Mais Aglaor, ayant évité le coup, lui coupa le jarret de son épée, et l'ayant fait tomber, lui ôta le vie.&lt;br /&gt;Tout le monde cria victoire, et le prince Aglaor épousa la princesse avec d’autant plus de consentement qu'il l’avait délivrée d'un rival aussi terrible qu'incommode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Fénélon&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;1651-1715&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7251480357891575598?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7251480357891575598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/histoire-dune-jeune-princesse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7251480357891575598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7251480357891575598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/histoire-dune-jeune-princesse.html' title='Histoire d&apos;une jeune princesse'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-EausS3AJtuM/TxRDaabIS2I/AAAAAAAAHvM/oTBKiLZK2pM/s72-c/0w7vgh38.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4269928942585285166</id><published>2012-01-10T14:33:00.000+01:00</published><updated>2012-01-10T14:33:04.030+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><title type='text'>La ville de Cabès</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-dlT-5xpeylw/Tww-ABW0etI/AAAAAAAAHus/902zdD5JuFM/s1600/boite_de_pandore.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-dlT-5xpeylw/Tww-ABW0etI/AAAAAAAAHus/902zdD5JuFM/s400/boite_de_pandore.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Au temps jadis, en Algérie, dans la province maghrébine, il existait une ville prospère, de moyenne grandeur, bruyante et colorée, qui se nommait Cabès. C'était une ville de lumière, mais parmi ses habitants se trouvaient des hommes cupides. Tous les chroniqueurs sont unanimes à ce sujet.&lt;br /&gt;Or, ces hommes sans scrupules entendirent un jour un étranger, un marchand de Bagdad, de passage dans leur ville, dire qu'il y avait à Cabès un trésor fabuleux.&lt;br /&gt;Était-ce là boutade de farceur ? Peut-être. Qui pouvait savoir ce qui s’amassait dans l'esprit d'un marchand qui voyageait beaucoup et qui, lorsqu'il traitait une affaire, était habitué à entendre toutes sortes d'histoires ? Nos hommes, avides du moindre gain, en restèrent songeurs. Seraient-ils donc nés sur une terre exceptionnelle, qui non seulement produisait d'excellentes récoltes, mais encore contenait en ses profondeurs de quoi fouetter l'envie de plus d'un de ses habitants ? Comme vous pouvez l'imaginer, ils furent les seuls à croire à une telle révélation, et ils se gardèrent d'abord de l'ébruiter. Sachez qu'ils n'étaient alors pas plus de dix à rêver à ce trésor caché, mais très vite leur nombre augmenta considérablement, car certains ne purent retenir leur langue, tant ils en étaient obsédés. La rumeur circula bientôt sous le manteau, sans doute, attisée par des rieurs, que si la ville de Cabès recelait peut-être un trésor, elle comptait sûrement quelques naïfs. Cependant, à force d'en parler, les esprits se troublèrent et on se dit qu'après tout, ces naïfs avaient peut-être raison !&lt;br /&gt;- Mais où serait donc enfoui ce fameux trésor ? se demandèrent alors les bavards.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Un silence embarrassé était la seule réponse à cette question, suivi aussitôt d'un grand vacarme où se mêlaient les voix de ceux qui suggéraient des emplacements possibles et les cris indignés de ceux qui étaient d'un avis contraire, les querelles des uns et des autres n'en finissant pas de se répercuter dans Cabès. Seuls ne prenaient aucune part à ces bruyants conciliabules nos dix avares.&lt;br /&gt;Un beau matin, ils se rendirent auprès du roi de la ville, mais faire la demande de creuser un endroit bien déterminé après longue réflexion n'était pas aussi aisé qu'on pourrait le croire. La conversation roula d'abord sur des événements qui n'avaient rien à voir avec l'affaire qui préoccupait nos dix hommes. Puis ceux-ci se lamentèrent, disant que les récoltes n'avaient pas donné ce qu'ils en espéraient. C'était une façon détournée d'arriver à faire comprendre au souverain qu'ils cherchaient une nouvelle source de profit. Le souverain hocha la tête et quand enfin ils abordèrent la question pour laquelle ils étaient venus, le roi répondit sans ménagement que tout trésor qui se trouvait caché dans sa bonne ville de Cabès lui appartenait. Cependant, comme il dépensait son argent à tort et à travers et qu'il en était toujours à court, il se dit qu'après tout il y avait peut-être là un moyen d'en avoir rapidement, tout en profitant du bon vouloir de ces hommes, dont la mine venait de s'allonger singulièrement.&lt;br /&gt;Voici donc ce que leur dit le roi :&lt;br /&gt;- Puisque vous êtes les premiers à me parler de cette affaire, vous serez les seuls à avoir le droit de fouiller le sol de Cabès. Et si vous trouvez le trésor, apportez-le moi, vous en serez largement récompensés... in chaa Allah !&lt;br /&gt;Un coup sec sur le gong, suivi d'un geste bref à l'esclave, l'audience était terminée.&lt;br /&gt;Au sortir du palais, nos dix avares calculèrent que, tout bien considéré, une forte récompense n'était pas à dédaigner et qu'ils verraient bien par la suite comment les choses tourneraient.&lt;br /&gt;Ils se hâtèrent donc d’aller vers l'endroit qu'ils avaient repéré et qui était presque au centre de la ville et, sous un déguisement, ils commencèrent à forer un immense trou. Tout le monde crut à des travaux de terrassement. Mais les joueurs les plus habiles se trompent parfois. D'autres, sous différents prétextes, se mirent à creuser à leur tour, et nos dix avares, pour garder à leur seul profit la récompense royale, durent bientôt se démasquer et faire valoir leur droit. Une certaine stupéfaction s'empara alors des habitants de Cabès, mais l'insouciance des uns et l'inertie des autres firent que pendant quelque temps, on ne parla plus guère du trésor recherché. Nos dix avares jugèrent plus prudent de ralentir leurs travaux de telle façon qu'on les oubliât à Cabès. Cependant, le roi qui avait un urgent besoin d'argent réclama des explications et il fallut bien recommencer à approfondir le trou rapidement et au vu de tous.&lt;br /&gt;Des semaines et des semaines passèrent. les pioches ne rencontraient aucun obstacle de nature à faire croire qu'il y eût là quelque chose d'extraordinaire. Exaspérés par les critiques et les plaisanteries qui venaient de toutes parts - les rieurs marchaient maintenant la tête haute -, nos dix hommes suaient sang et eau et pensaient bien mourir à la peine avant d'avoir touché l'ombre d'une récompense.&lt;br /&gt;- ce sont vos héritiers qui en bénéficieront, leur disait-on en guise d'encouragement.&lt;br /&gt;Ils ne répondaient rien, songeant qu'il y avait toujours quelque espoir de trouver un trésor et que, par conséquent, il fallait continuer à creuser.&lt;br /&gt;Au bout de plusieurs mois d'efforts, au cours desquels ils se montrèrent intraitables en famille, faisant pleuvoir les insultes et les coups sur leurs enfants, ils ne furent pas peu surpris de sentir une résistance sous leurs pioches et d'entendre le choc d'un objet métallique. Ils se regardèrent les uns les autres, n'osant pas croire au miracle. Celui qui possédait le plus de sens des réalités déclara tout haut :&lt;br /&gt;- Il y a certainement un objet enfoui à cet endroit.&lt;br /&gt;- Alors, que faut-il faire ?&lt;br /&gt;- Le sortir de terre. Nous verrons bien ce que c'est.&lt;br /&gt;- Oui, tu as raison, répliquèrent les autres dont les visages rayonnaient de joie.&lt;br /&gt;A la fin du jour, quand le soleil ne fut plus qu'un disque rouge à l'horizon, ils découvrirent enfin l'objet qui les avait tant fait rêver. C'était un vase de cuivre de forme allongée, scellé avec du plomb.&lt;br /&gt;Nos dix hommes ne surent contenir leur joie devant cette trouvaille qui ne pouvait à leurs yeux que renfermer un trésor, et ils décidèrent d’aller séance tenante la présenter au roi. Les habitants de Cabès, curieux comme à leur habitude, s'étaient rassemblés autour des dix hommes, fatigués mais triomphants, et ne cessaient de les complimenter, ce qui les faisait se rengorger encore davantage.&lt;br /&gt;Le roi, qui finissait son repas, accepta de recevoir les dix hommes tout de suite et, pendant que ces derniers se dirigeaient vers le palais, il manda son secrétaire pour lui dicter des ordres d 'achat et lui commanda de les exécuter au plus vite.&lt;br /&gt;Quand ils eut devant lui le fameux vase que tenait orgueilleusement l'un des dix hommes, il le regarda longuement, puis il dit d'une voix qui tremblait un peu :&lt;br /&gt;- Eh bien, brisons le sceau maintenant !&lt;br /&gt;Un serviteur accomplit aussitôt cette tâche et, dès que le vase fut ouvert, une fumée blanche s'en échappa. Un murmure courut parmi les dignitaires qui s'étaient rassemblés pour assister à cette peu banale cérémonie. Nos dix hommes en restaient pantois. Quant au roi, il ne se départit point de son calme et dit simplement :&lt;br /&gt;- Il nous faut attendre la suite des événements. Nous verrons bien de qu'il va arriver.&lt;br /&gt;Puis il se retira avec beaucoup de dignité et nos dix hommes purent en conclure qu'ils n'avaient plus rien à espérer.&lt;br /&gt;Or, quelques jours plus tard, la peste se propagea avec une rapidité foudroyante parmi la population de Cabès. Presque tous les habitants furent atteints et un si grand nombre mourut que ceux qui restaient quittèrent la ville. Bientôt Cabès tomba en ruine.&lt;br /&gt;Un magicien expliqua alors la chose : le vase de cuivre renfermait un talisman fabriqué pour écarter les épidémies. C'était un véritable trésor. Mais il n'eût point fallu que les dix avares le déterrassent. En effet, l'influence du talisman disparut dès que le vase fut ouvert et, depuis, les fièvres pestilentielles ne cessent de ravager la région et la rendent inhabitable.&lt;br /&gt;C'est du moins ce que l'on disait il y a bien longtemps, quand on croyait encore au talisman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Laurence Camiglieri&lt;br /&gt;Contes et Légendes des Cités Disparues&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Fernand Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4269928942585285166?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4269928942585285166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/la-ville-de-cabes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4269928942585285166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4269928942585285166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/la-ville-de-cabes.html' title='La ville de Cabès'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-dlT-5xpeylw/Tww-ABW0etI/AAAAAAAAHus/902zdD5JuFM/s72-c/boite_de_pandore.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6658701904028338638</id><published>2012-01-09T15:29:00.000+01:00</published><updated>2012-01-09T15:29:46.871+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Les trésors du Rubly</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-L4SAy6KiIqY/Twr5oFHF5jI/AAAAAAAAHuU/9cTyHKefdMQ/s1600/5pe6q0j9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="308" src="http://4.bp.blogspot.com/-L4SAy6KiIqY/Twr5oFHF5jI/AAAAAAAAHuU/9cTyHKefdMQ/s400/5pe6q0j9.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au temps jadis, il y avait en Suisse un vieux monsieur, sec et voûté, à la barbe blanche et aux yeux pétillants de gaieté, sous des sourcils touffus. Tous les ans, vers la mi-juin, il se rendait dans sa propriété de La Verda, près de Rougemont. Là, Aymon d'Outrelègues, tel était son nom, menait une vie calme et paisible, en compagnie de son jeune fils Pierre, son seul héritier.&lt;br /&gt;Doucement et longuement, il répondait aux questions que lui posaient les domestiques et lui-même s'inquiétait des bêtes, car elles étaient nombreuses à paître au fond du vallon verdoyant. La réputation des fromages de La Verda n'était plus à faire depuis longtemps. Et l'on murmurait qu'au couvent de Rougemont, les bons moines n'en voulaient pas d'autres sur leur table.&lt;br /&gt;Le vieux monsieur se promenait longuement autour du chalet. Mais il respectait chaque matin une coutume qui datait d'une époque très reculée : sur une grande pierre plate, en forme d'autel et qui se trouvait derrière le chalet, il déposait une petite jatte de lait fraîchement trait. Puis, rapidement, presque sur la pointe des pieds, il s'éloignait. Or, quand il revenait, quelques instants après, la jatte était vide. Qui avait bu le lait ? Personne ne le savait. Ce qui était certain, c'était qu'il ne fallait pas chercher à comprendre ce qui se passait, car tant que quelqu'un surveillait la jatte, rien ne se produisait. Et Aymon d'Outrelègues entendait bien qu'on respectât le secret, allant même jusqu'à proférer de terribles menaces contre ceux qui se montreraient trop curieux. Et chacun savait que ce vieil homme qui aimait à rire pouvait aussi, à l'occasion, devenir très sévère.&lt;br /&gt;Une seule personne fit un jour exception à la règle : ce fut le jeune Pierre. Dès qu'il eut vu son père déposer la jatte, il vint à côté se poster en sentinelle. Des heures passèrent. Qu'arriva-t-il ? Rien d'anormal, sinon que le lait, à la fin de la journée, était toujours dans la jatte, mais aigre et gâté. Cependant, quand le troupeau de chèvres rentra à l'écurie, Pierre constata que sa chèvre préférée, celle qu'il avait lui-même élevée et presque apprivoisée, manquait à l'appel. Très inquiet, il courut dans les champs, appelant la bête par son nom. Au bout d'un long moment, il lui sembla entendre un gémissement, il s'approcha d'un taillis et aperçut là sa chevrette étendue et ensanglantée. En voyant son maître, elle tenta de se soulever, mais sa tête retomba bientôt sur l'herbe, elle était morte. Et Pierre découvrit un peu plus tard un caillou marqué d'une goutte de sang. Détaché du haut de la montagne, il avait frappé à mort la chèvre préférée de Pierre.&lt;br /&gt;Le lendemain, Pierre guetta des heures, derrière le chalet. Mais il n'y vit venir personne que son père qui lui dit, en s'asseyant sur une souche de chêne :&lt;br /&gt;- Tu n'es plus un enfant et je pense qu'il serait bon pour toi que tu sois au courant de certaines choses... Oui d'un secret que, depuis des siècles, nous nous transmettons dans notre famille.&lt;br /&gt;- Un secret ? dit Pierre surpris.&lt;br /&gt;- Ne te sens-tu aps capable de le garder ? demanda son père.&lt;br /&gt;- Je n'ai jamais dit une chose pareille, fit observer Pierre.&lt;br /&gt;- Très bien, j'en prends note, répondit son père. Sache donc que je possède un parchemin dans mes archives sur lequel le secret est écrit. Maintenant, écoute-moi : devant nous se dressent deux grands rochers pointus qui dominent notre domaine et semblent, comme deux hautes tours, garder l'étroit passage de la "Poche des Gaules" ; un très petit sentier serpente au flanc de la première tour, c'est le sentier des fées qui conduit à une grotte. Là habitent deux fées, protectrices de nos pâturages. Pour les remercier de faire bonne garde et pour nous l’assurer dans la suite, chaque matin je remplis de lait une petite jatte. Et ce sont les fées qui viennent le boire. Mais elles sont très discrètes et entendent qu'on leur laisse une liberté totale. Alors, malheur à celui ou à celle qui voudrait les empêcher de se régaler ou même qui voudrait les surprendre dans leur haute demeure en pénétrant dans la grotte. L'exemple de ta pauvre chevrette est à retenir, elle est morte pour payer le sacrilège que tu as commis, hier matin. Qui sait si, la prochaine fois, ce ne serait pas ton tour ou le mien ?&lt;br /&gt;Il y eut un long silence pendant lequel Pierre regarda avec attention le sentier des fées, dans l'espoir d'y apercevoir des formes légères. Ce ne fut que le lendemain qu'il crut y découvrir deux formes blanches et vaporeuses. Il ne douta plus de l'existence des fées.&lt;br /&gt;Quelques années passèrent. Pierre était maintenant un grand et beau garçon, à l'épaisse chevelure blonde et aux yeux bleus, rieurs. Il était extraordinairement fort et, visiblement, il n'avait peur de personne. Toutes les jeunes filles de la région rêvaient à ce garçon si élégant, avec ses riches habits de velours noir.&lt;br /&gt;Or, il arriva, pour une fête locale, Yolande Loys, une jeune personne dont les parents venus de Bourgogne s’étaient installés depuis peu dans le pays. Elle était pourvue d'un fort joli visage et de boucles brunes lui tombaient sur les épaules. Sa voix était douce et, bien que son parler fût un peu différente de celui des Suisses, tous s'accordaient pour le trouver agréable à entendre. A la fête, elle en cessa de rire, de chanter et de danser, mais avec tant de réserve et de décence que tous les garçons la traitèrent avec beaucoup de courtoisie. Mais ce fut Pierre, surtout, qui lui prodigua ses attentions et, dès le lendemain, il fit la dangereuse ascension de la Gumfluh pour lui cueillir un bouquet d'immortelles. Il arriva bientôt ce qui devait arriver : éperdument amoureux de Yolande, Pierre lui demanda de l'épouser. En souriant, Yolande lui répondit :&lt;br /&gt;- Attends que j’aille chercher mon troupeau en Bourgogne !&lt;br /&gt;A quelque temps de là, le chien de Pierre qui courait joyeusement dans les près lui rapporta une pierre lourde, noire et parsemée de paillettes brillantes comme de l'or. Pierre l'examina attentivement et se souvint alors qu'on racontait parfois qu'une portion du Rubly était en or. Le soir même, il porta la pierre à Yolande et comme il s'y attendait, celle-ci garda longtemps dans la main la pierre pour la mieux regarder. Puis, après avoir réfléchi encore un instant, elle dit :&lt;br /&gt;- Si tu trouves l'emplacement de la mine d'or du Rubly, je me marierai avec toi. Puis elle ajouta aussitôt : La recherche sera périlleuse et je crois que seule une fée pourrait t'indiquer l'endroit. Mais comment trouver une fée ?&lt;br /&gt;- Euh... oui, dit Pierre d'un air coupable, je connais des fées dans la région...&lt;br /&gt;- C'est parfait ! s'exclama Yolande. Voici une prière magique qui les obligera à t'indiquer avec exactitude où se trouve ce que tu désires.&lt;br /&gt;Et aussitôt, tiré d'un petit coffret, elle donna à Pierre un parchemin couvert d'une encre rouge.&lt;br /&gt;- Je te remercie, dit Pierre, mais j'ai promis que jamais je ne ferai violence aux fées de La Verda.&lt;br /&gt;La réponse intrigua Yolande et Pierre lui conta alors ce qui s'était passé. Yolande restea quelques minutes silencieuse, puis elle dit :&lt;br /&gt;- Fais comme tu voudras. Si tu aimes mieux les fées que moi, restons-en là et nous ne nous reverrons plus. Sache cependant que la prière magique reste à ta disposition pour le cas où tu changerais d'avis...&lt;br /&gt;Pierre laissa échapper une sorte de gémissement, tel un oiseau blessé. Naturellement, au bout de quatre jours, bien trop malheureux de ne pas rencontrer sa douce amie, il courut chez elle pour la supplier de lui remettre la fameuse prière.&lt;br /&gt;Avant la tombée de la nuit, il alla derrière le chalet et regarda longuement la grotte des fées, les yeux grands ouverts. Il tentait de considérer froidement et nettement ce qui allait arriver. "Nous verrons bien", se dit-il, quand il entendit son père parler aux domestiques.&lt;br /&gt;Bientôt les montagnes s’obscurcirent, cachant, semblait-il, quelque chose d' inconnu et de terrible. Armé d'un gros bâton ferré, Pierre s'embarqua pour la grotte des fées. Pour l'avoir parcourue maintes et maintes fois, il connaissait bien la montagne, et les ombres de la lune ne l'effrayaient point. Cependant, au fur et à mesure qu'il grimpait, il se sentait suant et anxieux, comme jamais il ne l'avait été.&lt;br /&gt;Quand il arriva au sentier des fées à demi caché par de hauts sapins, il chercha tout de suite à distinguer l'entrée de la grotte. Puis, après avoir pris une grande respiration, il emprunta pour la première fois de sa vie le fameux sentier, tenant à la main une torche de poix de sapin qu'il venait d’allumer. Auprès de la grotte, il eut une crispation au creux de l'estomac, car des images vaporeuses et fantastiques en sortaient et lui faisaient signe de s'en aller. Les mains moites, Pierre prit le parchemin et d'une voix rauque commença à lire la prière magique. Aussitôt la montagne se mit à trembler jusque dans ses fondements, le vent s'élança en sifflant, tourbillonnant en désordre, des éclairs sillonnèrent le ciel. Puis une des aiguilles s'ouvrit, comme une bouche, et souffla une avalanche de poussière. C'était celle où habitaient les fées. L'autre resta droite et impassible.&lt;br /&gt;Quand l'aube vint, tout était calme à nouveau, mais le domaine de La Verda avait disparu, enseveli sous la poussière. Il ne restait que des débris informes et de gros blocs de rochers. Les gens des alentours cherchèrent en vain le beau chalet ; quant à Pierre, on ne retrouva de lui que son bâton ferré et un parchemin avec ces mots : "Les trésors du Rubly ne seront à personne".&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les blocs de pierre encombrent toujours le pâturage et un petit lac miroite au fond de ce vallon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Laurence Camiglieri&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes et légendes des Cités Disparues&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Fernand Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6658701904028338638?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6658701904028338638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/les-tresors-du-rubly.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6658701904028338638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6658701904028338638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/les-tresors-du-rubly.html' title='Les trésors du Rubly'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-L4SAy6KiIqY/Twr5oFHF5jI/AAAAAAAAHuU/9cTyHKefdMQ/s72-c/5pe6q0j9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3241894550427410235</id><published>2012-01-06T11:19:00.000+01:00</published><updated>2012-01-06T11:19:57.730+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Les marronniers almanachs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Yr_qYxbcbkk/TwbKeSX0xfI/AAAAAAAAHuM/M49gCS_wRIs/s1600/SAM_0493.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-Yr_qYxbcbkk/TwbKeSX0xfI/AAAAAAAAHuM/M49gCS_wRIs/s400/SAM_0493.JPG" width="400" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La nature est un merveilleux calendrier. Chaque année avec ponctualité, elle marque le cycle des saisons et il n'est qu'à regarder un arbre pour savoir à quelle époque nous nous trouvons.&lt;br /&gt;On s'est demandé comment la végétation peut deviner qu'il est temps de marquer les événements. Au printemps ("primavera", comme disent les Italiens, "première verdure"), toutes les plantes se donnent le mot et dans un ordre parfait, bourgeonnent, fleurissent et fructifient... Nous autres, pauvres humains, n'avons eu qu'à nous reférer à ces changements d'aspects pour déclarer l'avénement des saisons. Il est inéluctable.&lt;br /&gt;Maintenant, on peut expliquer que les plantes sont sensibles à la durée du jour, à l'élévation ou à la baisse de chaleur. Ces phénomènes physiques déclenchent des phénomènes chimiques ordonnançant la montée de la sève, l'hydratation, l'allongement des tiges et des bourgeons. L'arrêt de tout annonce l'hiver. La nature s'endormira pour réparer ses forces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a des arbres qui célèbrent des anniversaires. De véritables arbres almanach.&lt;br /&gt;Ainsi, le 18 février, que l'année précédente ait été bissextile ou non, un fonctionnaire helvétique, le Sautier, doit consigner par procès-verbal, le miracle suivant :&lt;br /&gt;Un marronnier de Genève, sur la promenade de la treille, arbore ce jour-là, la première feuille de toute la région. La presse salue gravement cette naissance dans un article rituel et tous les Genevois viennent, presque en procession, le constater. Sur une plaque apposée dans un coin de la salle de réunion du Conseil d’État, on inscrit soigneusement la date de l'événement.&lt;br /&gt;Cette coutume observée par l'arbre et les Genevois est la conséquence d'une histoire remontant à quelques centaines d'années.&lt;br /&gt;Un "Sautier" de cette époque, Paul Théodore, visitait une personne malade et considérée comme perdue.&lt;br /&gt;- Mais vous vivrez, affirma-t-il. je reviendrai le 189 février, vous annoncer l'éclosion de la première feuille du marronnier.&lt;br /&gt;Et l'arbre miséricordieux l'aida à tenir parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre marronnier fidèle pousse dans les jardins des Tuileries. Il annonce l'anniversaire du retour de Napoléon au début de ce que furent les Cent-Jours.&lt;br /&gt;Des gens sceptiques... et sûrement pas bonapartistes... assurent que cette éclosion a des causes tout à fait matérielles.&lt;br /&gt;En 1814, tandis que l'empereur se trouvait à l'île d'Elbe, les troupes russes occupaient Paris. Des cosaques campaient dans les jardins des Tuileries et avaient installé leur cuisine précisément à cet endroit-là. Ils versaient les eaux grasses et tièdes au pied du marronnier. Cet engrais précipita en quelque sorte la floraison, laquelle intervint juste au moment où les gens du Tsar décampèrent.&lt;br /&gt;Enfin... voilà ce que les royalistes après les Cent-Jours se dépêchèrent d'affirmer.&lt;br /&gt;Mais l'année suivante, l'arbre imperturbable renouvela l'exploit, à la grande joie des bonapartistes, qui entourèrent son tronc d'un ruban triolore. Il fallut même que les autorités interdisent le pèlerinage, car Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, ne croyaient qu'aux célébrations de leur cause.&lt;br /&gt;Alors, un fonctionnaire légitimiste eut comme une illumination :&lt;br /&gt;- Il y a bien miracle, s'écria-t-il, mais, c'est un miracle royaliste. Souvenez-vous... le 10 août 1792, lorsque s'effondra... momentanément.. la royauté, la garde suisse qui défendait le Louvre se fit massacrer. Et c'est au pied du marronnier qu'on enterra sur place quelques-uns de ces braves. Aussi, l'arbre ne doit sa floraison qu'au sang fidèle dont il fut abreuvé. Dieu avait voulu qu'ainsi fleurisse la tombe de ceux à qui les régicides refusèrent une sépulture chrétienne. &lt;br /&gt;Royalistes, bonapartistes sont entrés dans l'histoire et leur souvenir se recouvre maintenant de la poussière des ans. Le marronnier des Tuileries, au fond, se moque de la politique, mais il témoigne imperturbablement d'événements que chacun interprète à sa façon. Selon son cœur ou ses idées. La première fleur s'épanouit-elle alors, pour annoncer l’avènement du printemps qui est, lui, éternel et n'a rien à voir avec les querelles partisanes ? &lt;br /&gt;Le printemps n'est-il pas aussi un anniversaire important à retenir et à célébrer ? Et tellement plus gai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Maguelonne Toussaint-Samat&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes et légendes des arbres et de la forêt&lt;br /&gt;Éditions Fernand Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Photo : Mélusine&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Un marronnier devant la chapelle de Ronchamps&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3241894550427410235?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3241894550427410235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/les-marronniers-almanachs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3241894550427410235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3241894550427410235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/les-marronniers-almanachs.html' title='Les marronniers almanachs'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Yr_qYxbcbkk/TwbKeSX0xfI/AAAAAAAAHuM/M49gCS_wRIs/s72-c/SAM_0493.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2334507661445843188</id><published>2012-01-03T11:23:00.000+01:00</published><updated>2012-01-03T11:23:30.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croyances et présages'/><title type='text'>Morceaux de poterie, pain et feuilles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-d7eevs5MDis/TwLXCHnePxI/AAAAAAAAHtg/Eg8hDDItcQA/s1600/912.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-d7eevs5MDis/TwLXCHnePxI/AAAAAAAAHtg/Eg8hDDItcQA/s400/912.jpg" width="302" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Divers objets remplissent dans les consultations un rôle analogue à celui d&lt;a href="http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2008/02/consultations-pour-le-mariage-les.html"&gt;es épingles&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une jeune fille jette des morceaux de poterie dans la fontaine de Saint-Derrien en Penmarch (Finistère), le nombre de bulles d'air qui montent à la surface lui indique combien d'années elle devra attendre un mari.&lt;br /&gt;A Trigavou, non loin de Dinan, les filles, après avoir prié sainte Apolline dans sa chapelle se rendaient à la fontaine et après une courte invocation au bord de l'eau, elles y jetaient une branche d'aubépine et une croûte de pain ; si le courant entraînait l'objet, le mariage devait se faire, s'il plongeait, la sainte y était contraire, et il n'avait jamais lieu.&lt;br /&gt;Près de la Chartreuse de Montrieux, dans la vallée du Gapeau, est une source dont l'eau va se colliger dans deux bassins superposés communiquant ensemble par un caniveau. Le jour de la Pentecôte, les jeunes filles désireuses de savoir si elles se marieront bientôt, arrachent une feuille à l'arbre séculaire qui ombrage la fontaine, et la déposent dans le bassin supérieur. Si elle se dirige tranquillement vers le caniveau et passe sans encombre, du bassin supérieur dans l'intérieur, la jeune fille est certaine de se marier dans l'année. Si au contraire elle va s'échouer contre une des parois du bassin supérieur, elle peut être assurée d'attendre encore sept ans.&lt;br /&gt;La fontaine de Saint-Efflam à Plestin-les-Grèves (Côtes-du-Nord) est l'objet d'une consultation apparentée : elle consiste à poser sur le canal qui en sort deux petits morceaux de pain, dont l'un représente la jeune fille et l'autre le garçon ; ce canal s'élargit et forme une sorte de bassin où il y a un remous, dont l'eau, après avoir tourbillonné, se rend dans un déversoir. Il est nécessaire, pour que le mariage soit prochain et probable, que durant tout ce trajet, les deux morceaux flottent en conservant la distance qui les séparait au début de la course ; s'ils s'éloignent, le mariage n'aura pas lieu de si tôt, et peut-être ne se fera-t-il jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2334507661445843188?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2334507661445843188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/morceaux-de-poterie-pain-et-feuilles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2334507661445843188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2334507661445843188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/morceaux-de-poterie-pain-et-feuilles.html' title='Morceaux de poterie, pain et feuilles'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-d7eevs5MDis/TwLXCHnePxI/AAAAAAAAHtg/Eg8hDDItcQA/s72-c/912.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3855907134304183866</id><published>2012-01-01T08:42:00.001+01:00</published><updated>2012-01-01T08:42:00.428+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Petit mot de Mélusine'/><title type='text'>BONNE ANNEE 2012 !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-kXWkwqQsG2Q/Tv7ndm7dM4I/AAAAAAAAHtI/lXOgDcll0PY/s1600/769180banouvelanisis2007.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="280" src="http://3.bp.blogspot.com/-kXWkwqQsG2Q/Tv7ndm7dM4I/AAAAAAAAHtI/lXOgDcll0PY/s400/769180banouvelanisis2007.gif" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de choses changent, évoluent, se dégradent...&lt;br /&gt;De nouvelles&amp;nbsp; taxes arrivent...&lt;br /&gt;Des "printemps " se soulèvent...&lt;br /&gt;Des peuples grondent...&lt;br /&gt;Des miséreux "misèrent" de plus en plus...&lt;br /&gt;Aussi, avec 2012, essayez d’optimiser un peu...&lt;br /&gt;Marquez les pages de vos moments de bonheur qui s'égrennent ainsi de-ci de-là...&lt;br /&gt;et retenez-les dans votre cœur !&lt;br /&gt;Ajoutez-y tout ce que vous pouvez trouver de tendresse, de joie, de rires, de chaleur, de partage...&lt;br /&gt;Et vous avancerez calmement, tranquillement vers la sérénité, la paix&lt;br /&gt;C'est tout ce que nous vous souhaitons : recevoir du bonheur et vous offrir de tendres instants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année à vous tous pour 2012 !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aby et Mélusine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3855907134304183866?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3855907134304183866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/bonne-annee-2012.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3855907134304183866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3855907134304183866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2012/01/bonne-annee-2012.html' title='BONNE ANNEE 2012 !'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-kXWkwqQsG2Q/Tv7ndm7dM4I/AAAAAAAAHtI/lXOgDcll0PY/s72-c/769180banouvelanisis2007.gif' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6586479081242022037</id><published>2011-12-26T10:03:00.001+01:00</published><updated>2011-12-26T10:03:00.142+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Le poêle en fonte</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bpqxjanGPfQ/TvRSu_a64GI/AAAAAAAAHsk/jGsEGMHdMvw/s1600/10092702.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-bpqxjanGPfQ/TvRSu_a64GI/AAAAAAAAHsk/jGsEGMHdMvw/s400/10092702.jpg" width="281" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au temps où l'on pratiquait encore la magie, une vieille sorcière  ensorcela un prince royal et l'obligea à vivre dans un immense poêle en  fonte situé en pleine forêt. Le prince y resta de nombreuses années car  personne ne savait le délivrer. Un jour, une princesse s'égara dans la  forêt et ne savait pas comment retourner chez elle. Elle erra pendant  neuf jours entre les arbres touffus et arriva finalement au poêle en  fonte. Elle entendit alors une voix lui demander :&lt;br /&gt;- D'où viens-tu ? Où veux-tu aller ?&lt;br /&gt;- Je me suis égarée et je ne sais pas comment rentrer chez moi.&lt;br /&gt;Et la voix du poêle dit :&lt;br /&gt;- Je t'aiderai et tu pourras vite rentrer chez toi, si tu me promets  de faire ce que je te demanderai. Moi aussi je suis un prince et encore  plus noble que toi, et je voudrais t'épouser.&lt;br /&gt;La fille royale s'affola.&lt;br /&gt;- Mon Dieu, que ferais-je avec un poêle en fonte ? pensa-t-elle,  mais souhaitant par-dessus tout rentrer vite chez elle, elle promit au  poêle de faire tout ce qu'il lui demanderait.&lt;br /&gt;Et la voix dit :&lt;br /&gt;- Tu reviendras ici avec un couteau et tu creuseras un trou dans la fonte.&lt;br /&gt;Et un guide apparut et la reconduisit chez elle, sans prononcer un mot.&lt;br /&gt;Au château, tout le monde se réjouit du retour de la princesse. Le  vieux roi se jeta à son cou et l'embrassa avec effusion. Sa fille fut  néanmoins très troublée et elle dit d'une voix triste :&lt;br /&gt;- Oh, mon cher père, si tu savais ce que j'ai dû endurer ! Je  n'aurais jamais réussi à sortir de cette forêt profonde et épaisse si je  n'étais pas arrivée à un poêle en fonte qui m'a aidée. En revanche,  j'ai dû m'engager à revenir auprès de lui pour le libérer et l'épouser.&lt;br /&gt;Le vieux roi faillit s'évanouir. Il fut effondré d'autant plus qu'il  s'agissait de sa fille unique. Finalement, ils décidèrent d'envoyer  dans la forêt la fille du meunier à la place de la princesse. Ils  l'accompagnèrent jusqu'à la lisière de la forêt, lui donnèrent un  couteau et lui demandèrent de creuser un trou dans le poêle.&lt;br /&gt;Elle creusa sans relâche pendant vingt-quatre heures mais sans aucun effet. À l'aube on entendit depuis le poêle en fonte :&lt;br /&gt;- Il me semble que le jour s'est levé.&lt;br /&gt;- J'ai la même l'impression, répondit la jeune fille. Je crois entendre tourner le moulin de mon père.&lt;br /&gt;- Ah, tu es donc la fille du meunier ! Tâche de rentrer d'où tu es venue et envoie-moi la princesse !&lt;br /&gt;La jeune fille partit et dit au roi que ce n'était pas elle qu'on  voulait dans la forêt, que c'était la princesse qu'on y attendait.&lt;br /&gt;Le vieux roi eut peur et la princesse commença à pleurer. Mais il y  avait encore une autre jeune fille au château, la fille du porcher, et  elle était encore plus belle que la fille du meunier. Ils décidèrent  donc de lui donner un peu d'argent pour qu'elle aille dans la forêt à la  place de la princesse. Ils l'accompagnèrent jusqu'à la forêt puis,  pendant vingt-quatre heures, elle creusa la fonte sans relâche. Mais  elle ne réussit à gratter le moindre fragment.&lt;br /&gt;À l'aube, elle entendit la voix du poêle :&lt;br /&gt;- Il me semble que le jour s'est levé.&lt;br /&gt;Et la jeune fille répondit :&lt;br /&gt;- Il me semble aussi, j'ai l'impression d'entendre le cor de mon père.&lt;br /&gt;- Ah, tu es donc la fille du porcher ! Va-t'en tout de suite et  envoie-moi la princesse ! Et dis-lui que si elle ne vient pas, tout se  passera comme je l'ai promis. Le royaume tout entier sera détruit, et il  ne restera pas une seule pierre debout.&lt;br /&gt;La princesse écouta les larmes aux yeux, mais il ne servait à rien de se lamenter.&lt;br /&gt;Elle fit donc ses adieux à son père, prit un couteau et se dirigea  vers le poêle en fonte au fond de la forêt. Une fois sur place, elle se  mit à gratter et la fonte semblait fondre d'elle-même sous ses mains. Et  deux petites heures plus tard, elle avait déjà réussi à creuser un  petit trou. Elle regarda alors dans le poêle et y vit un beau jeune  homme vêtu d'un costume brillant, brodé d'or et serti de pierres  précieuses. Il lui plaisait vraiment et son cœur s'enflamma pour lui.  Elle continua à creuser jusqu'à ce que le trou soit suffisamment large  pour que le prince puisse sortir. Il dit alors :&lt;br /&gt;- Tu m'appartiens et je t'appartiens. Tu es ma fiancée, car tu m'as sauvé.&lt;br /&gt;Et il voulut l'emmener dans son royaume sur-le-champ, mais la  princesse souhaita revoir son vieux père. Le prince ne s'y opposa pas,  mais lui demanda de ne pas dire plus de trois mots à son père et de le  rejoindre ensuite sans tarder.&lt;br /&gt;La princesse rentra chez elle - mais elle prononça plus de trois  mots. Et le poêle en fonte disparut, s'envola loin par-dessus les monts  en verre et les épées tranchantes, mais le prince n'était plus à  l'intérieur il était libéré.&lt;br /&gt;La princesse fit ses adieux à son père, prit un peu d'argent pour la  route et alla retrouver le prince dans la forêt. Mais elle ne le trouva  pas. Elle le chercha pendant neuf jours, et elle était épuisée et  affamée, car elle ne savait pas comment se nourrir. À la tombée de la  nuit, ayant peur des animaux sauvages, elle grimpa sur un petit arbre  pour y passer la nuit. Et vers minuit, elle aperçut une faible lumière  au loin.&lt;br /&gt;"J'y trouverai peut-être de l'aide" se dit-elle.&lt;br /&gt;Elle descendit de l'arbre et partit en direction de la lumière.&lt;br /&gt;Elle arriva à une petite chaumière, vieille et voûtée, toute recouverte d'herbes.&lt;br /&gt;"Ah, où suis-je arrivée, pauvre de moi ? " soupira la princesse.  Elle jeta un coup d'œil à l'intérieur, mais elle ne vit que des  grenouilles, petites et grosses. Puis, elle aperçut aussi une belle  table garnie, avec du vin et de la viande rôtie, et des assiettes et des  coupes en argent. Elle prit donc son courage à deux mains et frappa à  la porte. Et la grenouille Grassouillette coassa en réponse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dépêche-toi, grenouille verte,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tellement grosse mais si alerte,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Hop et hop ! Va-t'en découvrir&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qui, notre maison, va accueillir.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, une grenouille arriva en sautant et ouvrit la porte. Et  lorsque la visiteuse la franchit, toutes les grenouilles l'accueillirent  très aimablement.&lt;br /&gt;- Que faites-vous ici ? demandèrent-elles. D'où venez-vous et où allez-vous ?&lt;br /&gt;La princesse leur raconta ce que lui était arrivé ; qu'elle n'avait  pas tenu sa promesse et avait prononcé plus de trois mots en parlant  avec son père et que le poêle en fonte avec le prince avaient disparu.  Elle leur dit aussi qu'elle était décidée à chercher le prince par monts  et par vaux, jusqu'à ce qu'elle le retrouve. Et la vieille grenouille  Grassouillette dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dépêche-toi, grenouille verte,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tellement grosse mais si alerte,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Hop et hop ! Va vite chercher,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La grande boîte, bien cachée.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Apporte-la-moi à toute vitesse,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ne fais pas languir la princesse !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Grenouillette s'en alla en sautillant et rapporta une grande  boite. Puis les grenouilles donnèrent à la princesse à manger et à boire  et la conduisirent jusqu'à un lit somptueux, qui semblait être fait de  soie et de velours. La princesse se coucha, se recommanda à Dieu et  s'endormit.&lt;br /&gt;Au matin, elle se leva de très bonne heure. La vieille grenouille  lui donna trois aiguilles prises dans la grande boîte et souligna que  sans elles, elle n'irait pas loin, puisqu'elle devait franchir une  grande montagne en verre, trois épées tranchantes et un très grand lac.  Si elle y parvenait, elle retrouverait son bien-aimé. Et elle lui  recommanda de prendre bien soin des aiguilles et des deux autres objets  qu'elle allait lui donner ; une roue de charrue et trois noix.&lt;br /&gt;Et la princesse partit avec tous les objets offerts par les  grenouilles. Lorsqu'elle arriva à la montagne en verre, lisse comme un  miroir, elle se mit à enfoncer les aiguilles, à chaque pas, derrière  elle et ensuite devant elle, avançant en procédant ainsi jusqu'à ce  qu'elle fût passée de l'autre côté. Puis elle choisit un endroit pour  cacher ses aiguilles et tâcha de bien se le rappeler. Peu après, elle  arriva aux trois épées tranchantes et monta alors sur la roue de la  charrue pour les franchir. Finalement, elle atteignit un grand lac. Elle  le franchit en nageant et arriva enfin devant un château magnifique.  Elle entra et demanda du travail en disant qu'elle était très pauvre et  qu'elle avait besoin de travailler pour survivre. Elle savait bien, en  fait, que le prince qu'elle avait libéré du poêle en fonte dans la forêt  profonde vivait dans ce château. Ils l'engagèrent comme  aide-cuisinière, pour un salaire insignifiant.&lt;br /&gt;Le jeune prince avait entre-temps choisi une autre fiancée et avait  l'intention de l'épouser, parce qu'il était persuadé que la princesse  qui l'avait libéré était déjà morte depuis longtemps.&lt;br /&gt;Le soir, la princesse lava la vaisselle et, ayant terminé son  travail à la cuisine, elle plongea la main dans sa poche pour en retirer  les trois noix reçues de la vieille grenouille. Elle cassa la première  pour pouvoir manger le cerneau, mais qu'elle ne fut pas sa surprise  lorsqu'elle vit, à la place du fruit, une magnifique robe de princesse.  Lorsque la fiancée du prince l'apprit, elle vint voir l'aide-cuisinière  et voulut la lui acheter coûte que coûte. De toute manière, une telle  robe, disait-elle, n'était pas faite pour une domestique. La servante  répondit que non, qu'elle ne voulait pas la vendre, sauf si la fiancée  la laissait passer une nuit dans la chambre du prince. Dans ce cas, elle  pourrait l'avoir tout de suite. La fiancée accepta, car la robe était  magnifique et elle n'en avait pas d'aussi belle. Le soir, elle dit à son  fiancé :&lt;br /&gt;- Cette petite folle de la cuisine veut absolument dormir cette nuit dans ta chambre à coucher.&lt;br /&gt;- Si toi, cela ne te gêne pas, je n'ai rien contre, répondit-il.&lt;br /&gt;Mais la fiancée lui fit boire un verre de vin dans lequel elle avait  mis un somnifère. L'aide-cuisinière se rendit à la chambre du prince,  mais celui-ci dormait d'un sommeil si profond qu'elle ne réussit pas à  le réveiller. Elle passa la nuit à pleurer et à se lamenter :&lt;br /&gt;- Je t'ai délivré de la forêt sauvage et du poêle en fonte. Je t'ai  longtemps cherché et, pour te retrouver, j'ai escaladé une montagne en  verre, franchi trois épées tranchantes et traversé un lac immense - et  maintenant que je suis là, tu ne m'entends même pas !&lt;br /&gt;Les valets placés derrière la porte de la chambre entendirent  pendant toute la nuit les pleurs et les lamentations de la jeune fille  et, le lendemain, ils le dirent à leur maître.&lt;br /&gt;Le soir, après avoir lavé le sol de la cuisine, la princesse ouvrit  la deuxième noix. La robe qui se trouvait à l'intérieur était encore  plus belle que la précédente. Dès que la fiancée du prince la vit, elle  voulut l'acheter à tout prix. Mais l'aide-cuisinière refusa l'argent et  demanda à nouveau de pouvoir passer la nuit dans la chambre du prince.  Or, la fiancée versa à nouveau un somnifère dans le verre de son futur  époux et le prince dormit et ne put donc rien entendre. La jeune fille  pleura toute la nuit en se lamentant :&lt;br /&gt;- Je t'ai délivré de la forêt sauvage et du poêle en fonte. Je t'ai  cherché et pour te retrouver j'ai escaladé une montagne en verre,  franchi trois épées tranchantes et traversé à la nage un lac immense -  et maintenant que je suis là, tu ne le sais même pas !&lt;br /&gt;Le lendemain, les laquais qui, derrière la porte, entendirent à  nouveau les pleurs de la jeune fille, allèrent raconter tout à leur  maître.&lt;br /&gt;Lorsque, le troisième soir, la princesse, après avoir lavé la  vaisselle, cassa la dernière noix, une robe en or pur et encore plus  ravissante que les précédentes, brillait à l'intérieur. Dès qu'elle la  vit, la fiancée voulut l'acquérir à tout prix. Mais la jeune fille  refusa à nouveau et demanda pour la troisième fois de pouvoir passer la  nuit dans la chambre à coucher du prince. Cette fois-ci le prince fit  attention et déversa en cachette la boisson avec le somnifère. Et  lorsque la princesse en larmes se mit à appeler : « Mon bien-aimé, je  t'ai sauvé de la forêt profonde et du poêle en fonte ... » Le prince  sauta de son lit et s'écria :&lt;br /&gt;- C'est toi ma vraie fiancée, tu m'appartiens et je t'appartiens.&lt;br /&gt;Et alors, la nuit même, ils partirent dans un carrosse. Lorsqu'ils  arrivèrent au lac immense, ils le traversèrent en barque, puis ils  franchirent les épées tranchantes en montant sur la roue de la charrue  et pour passer de l'autre côté de la montagne en verre ils s'aidèrent  des trois aiguilles bien cachées.&lt;br /&gt;Finalement, ils arrivèrent à la vieille petite chaumière et  lorsqu'ils pénétrèrent à l'intérieur, elle se transforma en un château  somptueux. Les grenouilles se transformèrent en princes et en princesses  et tous ensemble ils se réjouirent lorsque le prince épousa la  princesse. Ils s'installèrent au château, qui était bien plus grand que  celui où était née la princesse, et comme le vieux roi s'ennuyait seul,  ils partirent le chercher et l'emmenèrent avec eux. Ainsi les deux  jeunes époux régnèrent ensemble sur les deux royaumes et vécurent  heureux jusqu'à la fin de leurs jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;br /&gt;Conte de Grimm&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6586479081242022037?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6586479081242022037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-poele-en-fonte.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6586479081242022037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6586479081242022037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-poele-en-fonte.html' title='Le poêle en fonte'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-bpqxjanGPfQ/TvRSu_a64GI/AAAAAAAAHsk/jGsEGMHdMvw/s72-c/10092702.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8103977514693051404</id><published>2011-12-25T08:13:00.002+01:00</published><updated>2011-12-25T08:13:00.283+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Le quatrième roi mage</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ZYKmJfQGcsQ/TvHbrtVLVRI/AAAAAAAAHsA/NmpQEBHVGss/s1600/roi.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="306" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZYKmJfQGcsQ/TvHbrtVLVRI/AAAAAAAAHsA/NmpQEBHVGss/s400/roi.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une légende venant on ne sait d’où raconte qu’un quatrième Roi mage  s’était rendu à la crèche pour voir l’Enfant-Jésus. Il arrivait de  l’extrémité du pays des Gaules, d’un endroit nommé Pelloc’hoaz.&lt;br /&gt;Le  roi de Pelloc’hoaz avait reçu en rêve la nouvelle de l’arrivée sur  terre du Roi des Rois et qu’une étoile brillante le guiderait jusqu’à  Lui. Dès le lendemain, il se mit en route, apportant avec lui trois  perles extrêmement rares, qu’il tenait de ses ancêtres.&lt;br /&gt;La  première perle brillait comme du nacre rose et portait les couleurs  douces du lever du soleil. Sa forme rappelait celle d’un cœur. Le roi de  Pelloc’hoaz tenait à l’offrir au Seigneur comme porte-bonheur.&lt;br /&gt;La  seconde perle, de couleur verte, rappelait la campagne et la beauté de  la nature. Le roi tenait à l’offrir au Divin Enfant car il s’y reflétait  les splendeurs du monde et l’amour du Créateur pour tout ce qui vit.&lt;br /&gt;La  troisième perle, de couleur blanche, était plutôt transparente comme le  cristal. Elle diffusait tellement de lumière qu’elle éclairait tout ce  qui l’entoure. Avec elle, on recevait en pensée le conseil à proposer,  la solution depuis longtemps recherchée, le chemin à prendre. Avec cette  perle, la vie se simplifiait ainsi que les rapports entre les gens.  Pour le roi de Pelloc’hoaz, elle symbolisait l’intelligence et la  sagesse de l’esprit.&lt;br /&gt;La légende raconte qu’après un voyage long et  ardu, le roi arrivait enfin dans la région où se trouvait la grotte,  quand il rencontra des soldats d’Hérode à qui il dut céder la perle rose  pour éviter que des nourrissons mâles ne soient tués. Un peu plus loin,  pour sauver la vie d’un pauvre hère accusé à tort, il se défit de la  perle verte. Il ne lui restait plus que la perle blanche pour éclairer  son chemin.&lt;br /&gt;Il arrivait à destination lorsqu’une mère éplorée  appela à l’aide car on venait chercher son seul fils, qui venait de  voler un pain pour leur permettre de survivre. Le roi de Pelloc’hoaz  paya la rançon avec la perle blanche.&lt;br /&gt;Quand il se présenta sans  aucun cadeau devant l’Enfant-Jésus, le roi était très triste. Le  nourrisson ouvrit sa petite main et les trois perles qui y étaient  déposées brillaient de mille feux. Il entendit alors une voix intérieure  parler à son cœur :&lt;br /&gt;"Tu vois, ton offrande, je l’ai bien reçue ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;L’Adoration des Mages (conservé au &lt;strong&gt;J. Paul Getty Museum&lt;/strong&gt; à Los Angeles)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;i&gt;&lt;strong&gt;Andrea Mantegna&lt;/strong&gt; approx. de 1495 à 1505 &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8103977514693051404?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8103977514693051404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-quatrieme-roi-mage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8103977514693051404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8103977514693051404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-quatrieme-roi-mage.html' title='Le quatrième roi mage'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ZYKmJfQGcsQ/TvHbrtVLVRI/AAAAAAAAHsA/NmpQEBHVGss/s72-c/roi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1687404836602667097</id><published>2011-12-24T08:22:00.007+01:00</published><updated>2011-12-24T08:22:00.511+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Petit mot de Mélusine'/><title type='text'>JOYEUX NOËL à tous !!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-pXPXyWjxQjU/TvRRwiiEZFI/AAAAAAAAHsY/wBXe4fpEoKU/s1600/179459JNnoelbleuredimisis2011.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-pXPXyWjxQjU/TvRRwiiEZFI/AAAAAAAAHsY/wBXe4fpEoKU/s400/179459JNnoelbleuredimisis2011.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Et même si la crise passe par là,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;profitez en famille de ces doux moments de Noël !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que de charmants petits lutins&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;accompagnés de Père Noël&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;vous apportent mille et mille petits cadeaux&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et vous fassent oublier&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;l'espace d'un instant&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;toute la noirceur du monde...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;JOYEUX NOËL !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mélusine et Aby&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1687404836602667097?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1687404836602667097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/joyeux-noel-tous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1687404836602667097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1687404836602667097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/joyeux-noel-tous.html' title='JOYEUX NOËL à tous !!'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-pXPXyWjxQjU/TvRRwiiEZFI/AAAAAAAAHsY/wBXe4fpEoKU/s72-c/179459JNnoelbleuredimisis2011.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-481826912069652512</id><published>2011-12-23T08:38:00.001+01:00</published><updated>2011-12-23T08:38:00.715+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Voyage dans l'île des Plaisirs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-eNTjsZOljLg/TuskuXUhL9I/AAAAAAAAHqc/zXbHzOdaECI/s1600/TINNAD83%255B1%255D.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://4.bp.blogspot.com/-eNTjsZOljLg/TuskuXUhL9I/AAAAAAAAHqc/zXbHzOdaECI/s400/TINNAD83%255B1%255D.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Après avoir longtemps vogué sur la mer Pacifique, nous aperçûmes de loin une île de sucre avec des montagnes de compote, des rochers de sucre candi et de caramel, des rivières de sirop, qui coulaient dans la campagne. Les habitants, qui étaient fort friands, léchaient tous les chemins, et suçaient leurs doigts après les avoir trempés dans les fleuves.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Il y avait aussi des forêts de réglisse, et de grands arbres d'où tombaient des gaufres qui tombaient dans la bouche des voyageurs, si peu qu'elle fût ouverte. Comme tant de douceurs nous parurent fades, nous voulûmes passer en quelque autre pays où l'on pût trouver des mets d'un goût plus relevé. On nous assura qu'il y avait, à dix lieues de là, une autre île où il y a avait des mines de jambon, de saucisses et de ragoûts poivrés. On les creusait comme on creuse les mines d'or dans le Pérou. On y trouvait aussi des ruisseaux de sauces à 1'oignon. Les murailles des maisons sont des croûtes de pâté. Il y pleut du vin couvert quand le temps est chargé, et, dans les plus beaux jours, la rosée du matin est toujours du vin blanc, semblable au vin grec ou à celui de Saint-Laurent.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Pour passer dans cette île, nous fîmes mettre sur le port de celle d'où nous voulions partir douze hommes d'une grosseur prodigieuse, et qu'on avait endormis : ils soufflaient si fort en ronflant qu'ils remplirent nos voiles d'un vent favorable. A peine fûmes-nous arrivés dans l'autre île que nous trouvâmes sur le rivage des marchands qui vendaient de l'appétit : car on en manquait souvent parmi tant de ragoûts. Il y avait aussi d'autres gens qui vendaient le sommeil. Le prix en était réglé, tant par heure. Mais il y avait des sommeils plus chers les uns que les autres, à proportion des songes que l'on voulait avoir.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Les plus beaux songes étaient fort chers. J'en demandai des plus agréables pour mon argent ; et comme j'étais las, j'allai d'abord me coucher. Mais à peine fus-je dans mon lit que j'entendis un grand bruit, j'eus peur, et je demandai du secours. On me dit que c'était la terre qui s'entr'ouvrait. Je crus être perdu, mais on me rassura en me disant qu'elle s'entr'ouvrait ainsi toutes les nuits, à une certaine heure, pour vomir avec grand effort des ruisseaux bouillants de chocolat moussé, et des liqueurs glacées de toutes les façons, Je me levai à la hâte pour en prendre, et elles étaient délicieuses. Ensuite je me recouchai, et, dans mon sommeil, je crus voir que tout le monde était de cristal, que les hommes se nourrissaient de parfums quand ils leur plaisaient, qu'ils ne pouvaient marcher qu'en dansant, ni parler qu'en chantant ; qu'ils avaient des ailes pour fendre les airs, et des nageoires pour passer les mers. Mais ces hommes étaient comme des pierres à fusil : on ne pouvait les choquer, qu'aussitôt ils ne prissent feu. Ils s'enflammaient comme une mèche, et je ne pouvais m'empêcher de rire, voyant combien ils étaient faciles à s'émouvoir. Je voulus demander à l'un d'eux pourquoi il paraissait si animé : il me répondit en me montrant le poing, qu'il ne se mettait jamais en colère.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;A&amp;nbsp;peine fus-je éveillé, qu'il vint un marchand d'appétit, me demandant de quoi je voulais avoir faim, et si je voulais qu'il me vendît des relais d'estomac, pour avoir faim toute la journée. J'acceptai la condition. Pour mon argent, il me donna douze sachets de taffetas que je mis sur moi, et qui devaient me servir comme douze estomacs, pour digérer sans peine douze grands repas en un jour.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;A&amp;nbsp;peine eus-je pris les douze sachets, que je commençais à mourir de faim. Je passai ma journée à faire douze festins délicieux. Dès qu'un repas était fini, la faim me reprenait et je ne lui donnais pas le temps de me presser, Mais, comme j'avais une faim avide, on remarqua que je ne mangeais pas proprement : les gens du pays sont d'une délicatesse et d'une propreté exquises. Le soir, je fus lassé d'avoir passé toute la journée à table comme un cheval à son râtelier.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Je pris la résolution de faire tout le contraire le lendemain, et de ne me nourrir que de bonnes odeurs. On me donna à déjeuner de la fleur d'orange. A dîner, ce fut une nourriture plue forte : on me servit des tubéreuses et puis des peaux d'Espagne. Je n'eus que des jonquilles à collation. Le soir, on me donna à souper de grandes corbeilles pleines de toutes les fleurs odoriférantes, et on y ajouta des cassolettes de toutes les sortes de parfums. La nuit, j'eus une indigestion pour avoir trop senti tant d'odeurs nourrissantes.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour suivant, je jeûnai, pour me délasser de la fatigue des plaisirs de la table. On me dit qu'il y avait en ce pays-là une ville toute singulière, et on me promit de m'y mener par une voiture qui m'était inconnue. On me mit dans une petite chaise de bois fort léger, et toute garnie de grandes plumes, et ou attacha à cette chaise, avec des cordes de sole, quatre oiseaux grands comme des autruches, qui avaient des ailes proportionnées à leur corps. Ces oiseaux prirent d'abord leur vol. Je conduisis les rênes du côté de l'orient qu'on m'avait marqué. Je voyais à mes pieds les hautes montagnes ; et nous volâmes si rapidement, que je perdais presque haleine en fendant la vague de l'air.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;En une heure nous arrivâmes à cette ville si renommée. Elle est toute de marbre, et elle est grande trois fois comme Paris. Toute la ville n'est qu'une seule maison. Il y a vingt-quatre grandes cours, dont chacune est grande comme le plus grand palais du monde ; et, au milieu de ces vingt-quatre cours, il y en a une vingt-cinquième qui est six fois plus grande que chacune des autres. Tous les logements de cette maison sont égaux, car il n'y a point d'inégalité de condition entre les habitants de cette ville. Il n'y a là ni domestique ni petit peuple ; chacun se sert soi même, personne n'est servi : il y a seulement des souhaits, qui sont de petits esprits follets et voltigeants, qui donnent à chacun tout ce qu'il désire dans le moment même. En arrivant, je reçus un de ces esprits, qui s'attacha à moi et qui ne me laissa manquer de rien : à peine me donnait-il le temps de demander. Je commençais même à être fatigué des nouveaux désirs que cette liberté de me contenter excitait sans cesse en moi ; et je compris par expérience qu'il valait mieux se passer des choses superflues que d'être sans cesse dans de nouveaux désirs, sans pouvoir jamais s'arrêter à la jouissance tranquille d'aucun plaisir.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Les habitants de cette ville étaient polis, doux et obligeants. Ils me reçurent comme si j'avais été l'un d'entre eux. Dès que je voulais parler, ils devinaient ce que je voulais, et le faisaient sans attendre que je m'expliquasse. Cela me surprit, j'aperçus qu'ils ne parlaient jamais entre eux : Ils lisent dans les yeux les uns des autres tout ce qu'ils pensent, comme on lit dans un livre ; quand ils veulent cacher leurs pensées, ils n'ont qu'à fermer les yeux. Ils me menèrent dans une salle où il y eut une musique de parfums. Ils assemblent les parfums comme nous assemblons les sons. Un certain assemblage de parfums, les uns plus forts, les autres plus doux, fait une harmonie qui chatouille l'odorat, comme nos concerts flattent l'oreille par des sons tantôt graves et tantôt aigus. En ce pays-là, les femmes gouvernent les hommes, elles jugent les procès, elles enseignent les sciences et vont à la guerre. Les hommes s'y fardent, s'y ajustent depuis le matin jusqu'au soir ; ils filent, ils cousent, ils travaillent à la broderie, et ils craignant d'être battus par les femmes, quand ils ne leur ont pas obéi.&lt;br /&gt;On dit que la chose se passait autrement, il y a un certain nombre d'années : mais les hommes, servis par les souhaits, sont devenus si lâches, si paresseux et si ignorants, que les femmes furent honteuses de se laisser gouverner par eux. Elles s'assemblèrent pour réparer les maux de la république. Elles firent des écoles publiques, où les personnes de leur sexe qui avaient le plus d'esprit se mirent à étudier. Elles désarmèrent leurs maris, qui ne demandaient pas mieux que de n'aller jamais aux coups. Elles les débarrassèrent de tous les procès à juger, veillèrent à l'ordre public, établirent des lois, les firent observer, et sauvèrent la chose publique, dont l'inapplication, la légèreté, la mollesse des hommes auraient sûrement causé la ruine totale.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Touché de ce spectacle, et fatigué de tant de festins et d'amusements, je conclus que les plaisirs des sens, quelque variés, quelque faciles qu'ils soient, avilissent et ne rendent point heureux. Je m'éloignai donc de ces contrées en apparence si délicieuses, et de retour chez moi, je trouvai dans une vie sobre, dans un travail modéré, dans des moeurs pures, dans la pratique de la vertu, le bonheur et la santé que n'avaient pu me procurer la continuité de la bonne chère et la variété des plaisirs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;François Fénélon&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Extrait des &lt;i&gt;Fables composées pour l'éducation de Mgr le Duc de Bourgogne&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-481826912069652512?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/481826912069652512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/voyage-dans-lile-des-plaisirs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/481826912069652512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/481826912069652512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/voyage-dans-lile-des-plaisirs.html' title='Voyage dans l&apos;île des Plaisirs'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-eNTjsZOljLg/TuskuXUhL9I/AAAAAAAAHqc/zXbHzOdaECI/s72-c/TINNAD83%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8386307974055861394</id><published>2011-12-22T08:48:00.001+01:00</published><updated>2011-12-22T08:48:00.651+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuisine des fées'/><title type='text'>La recette de la pompe à huile</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-RKemhlFugOs/TusXF3yrZVI/AAAAAAAAHqM/vVWBk2riNV0/s1600/Pompes+%25C3%25A0+huile.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-RKemhlFugOs/TusXF3yrZVI/AAAAAAAAHqM/vVWBk2riNV0/s400/Pompes+%25C3%25A0+huile.jpg" width="373" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;A base d'huile d'olive,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;la pompe à huile se présente comme une galette aplatie,&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt; une fougasse parfumée à la fleur d'oranger.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Cette pâtisserie familiale se rencontre sous diverses dénominations :&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;gibassié, fouace, etc. selon les régions provençales.&lt;br /&gt;La tradition exige que la pompe à huile soit rompue&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;comme le Christ avec le pain lors de la Cène&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;et surtout pas coupée,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;sous peine d'être ruiné toute l’année à venir....&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:PunctuationKerning/&gt;   &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;   &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; 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mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;}&lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Ingrédients : &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 9.0pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;- 500 g de farine&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; 25 g de levure&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; 75 g de sucre&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; 10 g de sel&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; 100 g d'huile d'olive&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; 50 g de beurre fondu&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;-&amp;nbsp; le zeste fin d'une orange entière&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;- et le zeste fin d'un citron entier.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Préparation : &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;Préparez un levain en mélangeant&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;200 g de farine, la levure et un verre ½ d'eau tiède.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;Laissez lever ¾ d'heure&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;puis incorporez l'huile d'olive, les 300 g de farine restante,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;le beurre fondu et les deux zestes fins de l'orange et du citron.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;Mélangez lentement le tout et laissez lever pendant 3 h environ.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;Étalez ensuite la pâte en forme de galette&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;d'environ 30 cm de diamètre sur une plaque de four&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt; et laissez lever une nouvelle fois pendant 1 h,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt; près d'une source de chaleur, puis à four chaud (220°C) pendant ¼ h.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white; text-align: center;"&gt;Dès la sortie du four, badigeonnez d'huile d'olive.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8386307974055861394?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8386307974055861394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-recette-de-la-pompe-huile.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8386307974055861394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8386307974055861394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-recette-de-la-pompe-huile.html' title='La recette de la pompe à huile'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-RKemhlFugOs/TusXF3yrZVI/AAAAAAAAHqM/vVWBk2riNV0/s72-c/Pompes+%25C3%25A0+huile.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6007082459242743409</id><published>2011-12-21T08:22:00.002+01:00</published><updated>2011-12-21T08:22:00.168+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>La noyade des fées des bois Noirs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HKzk6kAGcXI/TusSkor-amI/AAAAAAAAHqE/O45OVWGcWL4/s1600/roc+St+vincent.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="225" src="http://1.bp.blogspot.com/-HKzk6kAGcXI/TusSkor-amI/AAAAAAAAHqE/O45OVWGcWL4/s400/roc+St+vincent.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'Allier, comme ailleurs, les fées, jadis toutes puissantes, finirent par disparaitre, vaincues par l'ire des hommes et les armes de la religion. Ainsi fut-il à ferrières-sur-Sichon.&lt;br /&gt;Jadis victimes d'une terrible épidémie, les habitants se persuadèrent que les fées n'étaient pas étrangères à ce désastre. Après avoir tenu conseil, ils décidèrent d’aller enfumer la grotte dans laquelle elles vivaient. Ils firent un grand feu de branches et d'herbes devant leur demeure, mais les fées eurent tôt fait de l'éteindre. En guise de représailles, elles, décidèrent de noyer la ville.&lt;br /&gt;Elles édifièrent un grand barrage de rochers pour retenir les eaux du Sichon, dans l'intention de le mettre à bas lorsque le réservoir ainsi formé serait plein. Lorsque les habitants comprirent le terrible dessein des fées, ils adressèrent à Saint Vincent, leur protecteur, moult prières. C'était là leur dernier espoir.&lt;br /&gt;Le saint répondit à leur souhait et détruisit le barrage, noyant les fées sous le reflux des eaux. Avant de périr, elles lancèrent un énorme rocher sur Ferrières, mais le saint le détourna et il alla s'échouer sur la montagne. C'est en hommage à leur sauveur et à ses prodiges que ce rocher fut nommé le "Roc de Saint-Vincent". Et c'est ainsi que les fées, qui avaient pourtant fait don aux hommes de précieux présents, finirent&amp;nbsp; noyées, victimes de leur ingratitude.&lt;br /&gt;La grotte dans laquelle vivaient ces dernières fées, sur les bords du Sichon, dispose de concrétions calcaires aux formes étranges. On peut y voir dans un bloc allongé le corps d'une femme nue enveloppée dans un linceul. C'était, disait-on, celui d'une fée qui s'était changée en pierre afin d'échapper au magicien qui la poursuivait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;br /&gt;Tiré de "Sur la Trace des Fées"&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;de Marie-Charlotte Delmas&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Glénat&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6007082459242743409?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6007082459242743409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-noyade-des-fees-des-bois-noirs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6007082459242743409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6007082459242743409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-noyade-des-fees-des-bois-noirs.html' title='La noyade des fées des bois Noirs'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HKzk6kAGcXI/TusSkor-amI/AAAAAAAAHqE/O45OVWGcWL4/s72-c/roc+St+vincent.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8622888982352104230</id><published>2011-12-20T12:05:00.000+01:00</published><updated>2011-12-20T12:05:43.493+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Les présents des gnomes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-EGO3w5sVGa8/TvBr-nvq7sI/AAAAAAAAHrM/OkAu6VYHMgQ/s1600/08aa.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="280" src="http://4.bp.blogspot.com/-EGO3w5sVGa8/TvBr-nvq7sI/AAAAAAAAHrM/OkAu6VYHMgQ/s400/08aa.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un tailleur et un forgeron voyageaient ensemble. Un soir,  comme le soleil venait de se coucher derrière les montagnes, ils entendirent de  loin le bruit d'une musique qui devenait plus claire à mesure qu'ils  approchaient. C'était un son extraordinaire, mais si charmant qu'ils oublièrent  toute leur fatigue pour se diriger à grands pas de ce côté. La lune était déjà  levée, quand ils arrivèrent à une colline sur laquelle ils virent une foule de  petits hommes et de petites femmes qui dansaient en rond d'un air joyeux, en se  tenant par la main ; ils chantaient en même temps d'une façon ravissante, et  c'était cette musique que les voyageurs avaient entendue. Au milieu se tenait un  vieillard un peu plus grand que les autres, vêtu d'une robe de couleurs  bariolées, et portant une barbe blanche qui lui descendait sur la poitrine. Les  deux compagnons restaient immobiles d'étonnement en regardant la danse. Le  vieillard leur fit signe d'entrer, et les petits danseurs ouvrirent leur cercle.  Le forgeron entra sans hésiter : il avait le dos un peu rond, et il était hardi  comme tous les bossus. Le tailleur eut d'abord un peu de peur et se tint en  arrière; mais, quand il vit que tout se passait si gaiement, il prit courage et  entra aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt le cercle se referma, et les petits êtres se remirent à  chanter et à danser en faisant des bonds prodigieux; mais le vieillard saisit un  grand couteau qui était pendu à sa ceinture, se mit à le repasser, et quand il  l'eut assez affilé, se tourna du côté des étrangers. Ils étaient glacés  d'effroi; mais leur anxiété ne fut pas longue : le vieillard s'empara du  forgeron, et en un tour de main il lui eut rasé entièrement les cheveux et la  barbe; puis il en fit autant au tailleur. Quand il eut fini, il leur frappa  amicalement sur l'épaule, comme pour leur dire qu'ils avaient bien fait de se  laisser raser sans résistance, et leur peur se dissipa. Alors il leur montra du  doigt un tas de charbons qui étaient tout près de là, et leur fit signe d'en  remplir leurs poches. Tous deux obéirent sans savoir à quoi ces charbons leur  serviraient, et ils continuèrent leur route afin de chercher un gîte pour la  nuit. Comme ils arrivaient dans la vallée, la cloche d'un monastère voisin sonna  minuit : à l'instant même le chant s'éteignit, tout disparut, et ils ne virent  plus que la colline déserte éclairée par la lune.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Les deux voyageurs trouvèrent une auberge et se couchèrent  sur la paille tout habillés, mais la fatigue leur fit oublier de se débarrasser  de leurs charbons. Un fardeau inaccoutumé qui pesait sur eux les réveilla plus  tôt qu'à l'ordinaire. Ils portèrent la main à leurs poches, et ils n'en  voulaient pas croire leurs yeux quand ils virent qu'elles étaient pleines, non  pas de charbons, mais de lingots d'or pur. Leur barbe et leurs cheveux avaient  aussi repoussé merveilleusement. Désormais ils étaient riches; seulement le  forgeron, qui, par suite de sa nature avide, avait mieux rempli ses poches,  possédait le double de ce qu'avait le tailleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un homme cupide veut toujours avoir plus que ce qu'il a.  Le forgeron proposa au tailleur d'attendre encore un jour et de retourner le  soir près du vieillard pour gagner de nouveaux trésors. Le tailleur refusa,  disant : "J'en ai assez, et je suis content; je veux seulement devenir maître  en mon métier et épouser mon charmant objet (il appelait ainsi sa promise) ; et  je serai un homme heureux." Cependant pour faire plaisir à l'autre, il  consentit à rester un jour encore.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Le soir, le forgeron prit deux sacs sur ses épaules pour  emporter bonne charge, et il se mit en route vers la colline. Comme la nuit  précédente il trouva les petites gens chantant et dansant ; le vieillard le rasa  et lui fit signe de prendre des charbons. Il n'hésita pas à emplir ses poches et  ses sacs, tant qu'il y en put entrer, s'en retourna joyeux à l'auberge et se  coucha tout habillé. "Quand mon or commencera à peser, se dit-il, je le  sentirai bien" ; et il s'endormit enfin dans la douce espérance de s'éveiller  le lendemain matin riche comme un Crésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu'il eut les yeux ouverts, son premier soin fut de  visiter ses poches; mais il eut beau fouiller dedans, il n'y trouva que des  charbons tout noirs. "Au moins, pensait-il, il me reste l'or que j'ai gagné  l'autre nuit." Il y alla voir; hélas ! cet or aussi était redevenu charbon. Il  porta à son front sa main noircie, et il sentit que sa tête était chauve et rase  ainsi que son menton. Pourtant il ne connaissait pas encore tout son malheur :  il vit bientôt qu'à la bosse qu'il portait par derrière s'en était jointe une  autre par devant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sentit alors qu'il recevait le châtiment de sa cupidité et  se mit à pousser des gémissements. Le bon tailleur, éveillé par ses lamentations  le consola de son mieux et lui dit : "Nous sommes compagnons, nous avons fait  notre tournée ensemble ; reste avec moi, mon trésor nous nourrira tous deux"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tint parole, mais le forgeron fut obligé de porter toute  sa vie ses deux bosses et de cacher sous un bonnet sa tête dépouillée de  cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les Frères Grimm&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes moraux.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8622888982352104230?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8622888982352104230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-presents-des-gnomes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8622888982352104230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8622888982352104230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-presents-des-gnomes.html' title='Les présents des gnomes'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-EGO3w5sVGa8/TvBr-nvq7sI/AAAAAAAAHrM/OkAu6VYHMgQ/s72-c/08aa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-142228858224162210</id><published>2011-12-19T08:49:00.002+01:00</published><updated>2011-12-19T08:49:00.604+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>La fée amoureuse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-UynR0SqUt-Q/Tun2HW_Q53I/AAAAAAAAHpM/ckrj-LrldZU/s1600/7b5aafe5.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-UynR0SqUt-Q/Tun2HW_Q53I/AAAAAAAAHpM/ckrj-LrldZU/s400/7b5aafe5.gif" width="392" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Entends-tu, Ninon, la pluie de décembre battre nos vitres ? Le vent se plaint dans le long corridor. C'est une vilaine soirée, une de ces soirées où le pauvre grelotte à la porte du riche que le bal entraîne dans ses danses, sous les lustres dorés. Laisse là tes souliers de satin, viens t'asseoir sur mes genoux, près de l'âtre brûlant. laisse là ta riche parure : je veux ce soir te dire un conte, un beau conte de fées.&lt;br /&gt;Tu sauras, Ninon, qu'il y avait autrefois, sur le haut d'une montagne, un vieux château sombre et lugubre.. ce n'étaient que tourelles, que remparts, que pont-levis chargés de chaînes ; des hommes couverts de fer veillaient nuit et jour sur les créneaux, et seuls les soldats trouvaient bon accueil auprès du comte Enguerrand, le seigneur du manoir.&lt;br /&gt;Si tu l'avais aperçu, le vieux guerrier, se promenant dans les longues galeries ; si tu avais entendu les éclats de sa voix brève et menaçante, tu aurais tremblé d'effroi, tout comme tremblait sa nièce Odette, la pieuse et jolie demoiselle. N'as-tu jamais remarqué, le matin, une pâquerette s'épanouir aux premiers baisers du soleil, parmi des orties et des ronces ! Telle s'épanouissait la jeune fille parmi de rudes chevaliers. Enfant, lorsqu'au milieu de ses jeux elle apercevait son oncle, elle s'arrêtait, et ses yeux se gonflaient de larmes. Maintenant, elle était grande et belle ; son sein s'emplissait de vagues soupirs ; et un effroi plus âpre encore la saisissait, chaque fois que venait à paraître le seigneur Enguerrand.&lt;br /&gt;Elle demeurait dans une tourelle éloignée, s'occupant à broder de belles bannières, se reposant de ce travail en priant Dieu, en contemplant de sa fenêtre la campagne d'émeraude et le ciel d'azur. Que de fois, la nuit, se levant de sa couche, elle était venue regarder les étoiles, et, là, que de fois son cœur de seize ans s'était élancé vers les espaces célestes, demandant à ces sœurs radieuses ce qui pouvait l'agiter ainsi. Après ces nuits sans sommeil, après ces élans d'amour, elle avait des envies de se suspendre au cou du vieux chevalier ; mais une rude parole, un froid regard l'arrêtaient, et, tremblante, elle reprenait son aiguille. Tu plains la pauvre fille, Ninon ; elle était comme la fleur fraiche et embaumée dont on dédaigne l'éclat et le parfum.&lt;br /&gt;Un jour, Odette la désolée suivait de l’œil en rêvant deux tourterelles qui fuyaient, lorsqu'elle entendit une voix douce au pied du château. Elle se pencha, elle vit un beau jeune homme qui, la chanson sur les lèvres, réclamait l'hospitalité. Elle écouta et ne comprit pas les paroles ; mais la voix douce oppressait son cœur, des larmes coulaient lentement le long de ses joues, mouillant une tige de marjolaine qu’elle tenait à la main.&lt;br /&gt;Le château resta fermé, un homme d'armes cria des murs :&lt;br /&gt;- Retirez-vous ! Il n'y a céans que des guerriers.&lt;br /&gt;Odette regardait toujours. Elle laissa échapper la tige de marjolaine humide de larmes, qui s'en alla tomber aux pieds du chanteur. Ce dernier, levant les yeux, voyant cette tête blonde, baisa la branche et s'éloigna, se retournant à chaque pas.&lt;br /&gt;Quand il eut disparu, Odette se mit à son prie-dieu, où elle fit une longue prière. Elle remerciait le Ciel sans savoir pourquoi ; elle se sentait heureuse, tout en ignorant le sujet de sa joie.&lt;br /&gt;La nuit, elle eut un beau rêve. Il lui sembla voir la tige de marjolaine qu’elle avait jetée. Lentement, du sein des feuilles frissonnantes se dressa une fée, mais une fée si mignonne, avec des ailes de flamme, une couronne de myosotis et une longue robe verte, couleur d'espérance.&lt;br /&gt;- Odette, dit-elle harmonieusement, je suis la fée Amoureuse. C'est moi qui t'ai envoyé ce matin Loïs, le jeune homme à la voix douce ; c'est moi qui, voyant tes pleurs, ai voulu les sécher. Je vais par la terre glanant des cœurs et rapprochant ceux qui soupirent. Je visite la chaumière aussi bien que le manoir, je me suis plue souvent à unir la houlette au sceptre des rois. Je sème des fleurs sous les pas de mes protégés, je les enchaine avec des fils si brillants et si précieux que leurs cœurs en tressaillent de joie. J'habite les herbes des sentiers, les tisons étincelants du foyer d'hiver, les draperies du lit des époux ; et partout où mon pied se pose, naissent les baisers et les tendres causeries. Ne pleure plus, Odette ; je suis Amoureuse la bonne fée, et je viens sécher tes larmes.&lt;br /&gt;Et elle rentra dans sa fleur, qui redevint bouton en repliant ses feuilles.&lt;br /&gt;Tu le sais bien, toi, Ninon, que la fée Amoureuse existe. Vois-là danser dans notre foyer, et plains les pauvres gens qui ne croiront pas à ma belle fée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-4NZ9kZiA9Bs/Tun2-vGUrNI/AAAAAAAAHpU/ZCVp5eNC3H4/s1600/bffb888e.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-4NZ9kZiA9Bs/Tun2-vGUrNI/AAAAAAAAHpU/ZCVp5eNC3H4/s400/bffb888e.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'Odette s'éveilla, un rayon de soleil éclairait sa chambre, un chat d'oiseau montait du dehors, et le vent du matin caressait ses tresses blondes, parfumé du premier baiser qu'il venait de donner aux fleurs. Elle se leva, joyeuse, elle passa la journée à chanter, espérant ne ce que lui avait dit la bonne fée. Elle regardait par instants la campagne, souriant à chaque oiseau qui passait, sentant en elle des élans qui la faisaient bondir et frapper ses petites mains l'une contre l'autre.&lt;br /&gt;Le soir venu, elle descendit dans la grande salle du château. Près du comte Enguerrand se trouvait un chevalier qui écoutait les récits du vieillard. Elle prit sa quenouille, s'assit devant l'âtre où chantait le grillon, et le fuseau d'ivoire tourna rapidement entre ses doigts.&lt;br /&gt;Au fort de son travail, ayant jeté les yeux sur le chevalier, elle lui vit la tige de marjolaine entre les mains, et voilà qu’elle reconnut Loïs à la voix douce. Un cri de joie faillit lui échapper. Pour cacher sa rougeur, elle se pencha vers les cendres, remuant les tisons avec une longue tige de fer. Le brasier crépita, les flammes s'effarèrent, des gerbes bruyantes jaillirent, et, soudain, du milieu des étincelles, surgit Amoureuse, souriante et empressée. Elle secoua de sa robe verte les parcelles embrasées qui couraient sur la soie, pareilles à des paillettes d'or ; elle s'élança dans la salle, elle vint, invisible pour le comte, se placer derrière les jeunes gens. Là, tandis que le vieux chevalier contait un combat effroyable contre les Infidèles, elle leur dit doucement :&lt;br /&gt;- Aimez-vous, mes enfants. Laissez les souvenirs à l'austère vieillesse, laissez-lui les longs récits auprès des tisons ardents. Qu'au pétillement de la flamme ne se mêle que le bruit de vos baisers. Plus tard, il sera temps d'adoucir vos chagrins en vous rappelant ces douces heures. Quand on aime à seize ans, la voix est inutile ; un seul regard en dit plus qu'un long discours. Aimez-vous, mes enfants ; laissez parler la vieillesse.&lt;br /&gt;Puis elle les recouvrit de ses ailes, si bien que le comte, qui expliquant comme quoi le géant Buch Tête-de-Fer fut occis par un terrible coup de Giralda la lourde épée, ne vit pas Loïs déposant son premier baiser sur le front d'Odette frissonnante.&lt;br /&gt;Il faut, Ninon, que je te parle de ces belles ailes de ma fée Amoureuse. Elles étaient transparentes&amp;nbsp; comme verre et menues comme ailes de moucheron. Mais lorsque deux amants se trouvaient en péril d'être vus, elles grandissaient, grandissaient et devenaient si obscures, si épaisses qu’elles arrêtaient les regards et étouffaient le bruit des baisers.Aussi, le vieillard continua-t-il longtemps son prodigieux récit et longtemps Loïs caressa Odette la blonde, à la barbe du méchant suzerain.&lt;br /&gt;Mon Dieu ! mon Dieu ! Les belles ailes que c'étaient ! les jeunes filles, m'a-t-on dit, les retrouvent parfois : plus d'une sait ainsi se cacher aux yeux des grands-parents. Est-ce vrai, Ninon ?&lt;br /&gt;Lorsque le comte eut fini a longue histoire, al fée Amoureuse disparut dans la flamme, et Loïs s'en alla, remerciant son hôte, envoyant un dernier baiser à Odette. La jeune fille dormit si heureuse, cette nuit-là, qu'elle rêva des montagnes de fleurs éclairées par des milliers d'astres, chacun mille fois plus brillant que le soleil.&lt;br /&gt;Le lendemain, elle descendit au jardin, cherchant les tonnelles obscures. Elle rencontra un guerrier, le salua, et allait s'éloigner, lorsqu’elle lui vit dans la main la tige de marjolaine baignée de larmes. Et voilà qu'elle reconnut encore Loïs à la voix douce, qui venait de rentrer au château sous un nouveau déguisement. Il la fit asseoir sur un banc de gazon auprès d'une fontaine. Ils se regardaient, tous deux ravis de se voir en plein jour. Les fauvettes chantaient, on sentait dans l'air que la bonne fée devait rôder par là. Je ne te dirai pas toutes les paroles qu'entendirent les vieux chênes discrets ; c'était plaisir de voir les amoureux bavarder si longtemps, si longtemps qu'une fauvette, qui se trouvait dans un buisson voisin, eut le temps de se bâtir un nid.&lt;br /&gt;Tout à coup, les pas lourds du comte Enguerrand se firent entendre dans l'allée. Les deux pauvres amoureux tremblèrent. Mais l'eau de la fontaine chanta plus doucement et Amoureuse sortit, riante et empressée, du flot clair de la source. Elle entoura les amants de ses ailes, puis glissa légèrement avec eux, passant à côté du comte, qui fut fort étonné d'avoir ouï des voix et de ne trouver personne.&lt;br /&gt;Elle berce ses protégés, elle va leur répétant tout bas :&lt;br /&gt;- Je suis celle qui protège les amours, celle qui ferme les yeux et les oreilles des gens qui n'aiment&lt;br /&gt;&amp;nbsp;plus. Ne craignez rien, beaux amoureux : aimez-vous sous le jour éclatant, dans les allées, près de l'eau des fontaines, partout où vous serez. Je suis là et je veille sur vous. Dieu m'a mise ici-bas pour que les hommes, ces railleurs de toute sainteté, ne viennent jamais troubler vos pures émotions. Il m'a donné mes belles ailes et m'a dit :&lt;br /&gt;- Va, et que les jeunes cœurs se réjouissent... Aimez-vous, je suis là et je veille sur vous.&lt;br /&gt;Et elle allait, butinant la rosée qui était la seule nourriture, entraînant, dans une ronde joyeuse, Odette et Loïs, dont les mains se trouvaient enlacées.&lt;br /&gt;Tu me demanderas ce qu'elle fit des deux amants. Vraiment, mon amie, je n'ose te le dire. J'ai peur que tu ne te refuses à me croire, ou bien que, jalouse de leur fortune, tu ne me rendes plus mes baisers. Mais te voilà toute curieuse, méchante fille, et je vois bien qu'il me faut te contenter.&lt;br /&gt;Or, apprends que la fée rôda ainsi jusqu'à la nuit. Lorsqu'elle voulut séparer les amants, elle les vit si chagrins, mais si chagrins de se quitter, qu’elle se mit à leur parler tout bas. Il paraît qu'elle leur disait quelque chose de bien beau, car leurs visages rayonnaient et leurs yeux grandissaient de joie. Et, lorsqu'elle eut parlé et qu'ils eurent consenti, elle toucha leur front de sa baguette.&lt;br /&gt;Soudain... Oh ! Ninon, quels yeux grands d'étonnement ! Comme tu frapperais du pied, si je n'achevais pas.&lt;br /&gt;Soudain Loïs et Odette furent changés en tiges de marjolaine, mais de marjolaine si belle, qu'il n'y a qu’une fée pour en faire de pareille. Elles se trouvaient placées côte à côte, si près l’une de l'autre que leurs feuilles se mêlaient. C'étaient là des fleurs merveilleuses qui devaient rester épanouies en échangeant éternellement leurs parfums et leur rosée.&lt;br /&gt;Quant au comte Enguerrand, il se consola, dit-on, en contant chaque soir comme quoi le géant Buch Tête-de-Fer fut occis par un terrible coup de Giralda la lourde épée.&lt;br /&gt;Et maintenant, Ninon, lorsque nous gagnerons la campagne, nous chercherons les marjolaines enchantées pour leur demander dans quelle fleur se trouve la fée Amoureuse. Peut-être, mon amie, une morale se cache-t-elle sous ce conte ? Mais je ne te l'ai dit, nos pieds devant l'âtre, que pour te faire oublier la pluie de décembre qui bat nos vitres, et t'inspirer, ce soir, un peu plus d’amour pour le jeune conteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Écrit en 1864, par Émile Zola&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;1840-1902 &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-142228858224162210?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/142228858224162210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-fee-amoureuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/142228858224162210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/142228858224162210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/la-fee-amoureuse.html' title='La fée amoureuse'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-UynR0SqUt-Q/Tun2HW_Q53I/AAAAAAAAHpM/ckrj-LrldZU/s72-c/7b5aafe5.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1634783338687413838</id><published>2011-12-17T09:55:00.002+01:00</published><updated>2011-12-17T09:55:00.488+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les effroyables'/><title type='text'>Sévètes et femmes de Dieu</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-V2BY-zUwesY/TusMhbapy7I/AAAAAAAAHp8/ZLcUtJWxYSk/s1600/vouivre1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="283" src="http://1.bp.blogspot.com/-V2BY-zUwesY/TusMhbapy7I/AAAAAAAAHp8/ZLcUtJWxYSk/s400/vouivre1.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;On trouvait dans le Luchonnais deux types de fes propres à cette vallée des hautes-Pyrénées :&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les Hennas de Dieu &lt;/b&gt;(femmes de Dieu), appartenaient à la famille des fées serpentes.&lt;br /&gt;Refusant de choisir entre le bien et le mal, elles avaient été condamnées à rester sur terre et dotées de leur appendice reptilien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les Sédètes &lt;/b&gt;étaient d'une toute autre nature.&lt;br /&gt;Rappelant les anciens génies domestiques de l'Antiquité, elles venaient garder les enfants des mères qui devaient s'absenter.&lt;br /&gt;Cependant, elles n'acceptaient de rester que pendant une courte période. mieux valait alors éviter tout retard pour ne pas déclencher leur terrible colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;br /&gt;Tiré de "Sur la Trace des Fées"&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;de Marie-Charlotte Delmas&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Glénat&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1634783338687413838?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1634783338687413838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/sevetes-et-femmes-de-dieu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1634783338687413838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1634783338687413838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/sevetes-et-femmes-de-dieu.html' title='Sévètes et femmes de Dieu'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-V2BY-zUwesY/TusMhbapy7I/AAAAAAAAHp8/ZLcUtJWxYSk/s72-c/vouivre1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6734371911410886144</id><published>2011-12-16T08:14:00.012+01:00</published><updated>2011-12-16T08:14:00.189+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Les idées de Liette</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-a0F-l7X-YU0/TunQ64XXriI/AAAAAAAAHos/0mCLZhTnjHA/s1600/2343349449.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="302" src="http://2.bp.blogspot.com/-a0F-l7X-YU0/TunQ64XXriI/AAAAAAAAHos/0mCLZhTnjHA/s400/2343349449.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ma filleule Liette a dix ans. C'est une petite fille très raisonneuse. Je lui avais donné, pour sa fête, un bel exemplaire des &lt;i&gt;Contes de Perrault&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Quand je la revis, je lui demandai :&lt;br /&gt;- As-tu lu mon livre ?&lt;br /&gt;- Oui, parrain&lt;br /&gt;- Et l'as-tu trouvé amusant?&lt;br /&gt;- Sans doute, fit Liette avec une moue. Mais il y a bien du choix.&lt;br /&gt;- Qu'entends-tu par là, Liette ?&lt;br /&gt;- Eh bien ! Il y a des histoires où ceux qui ont été méchants sont punis, et où ceux qui ont été sages sont récompensés. Par exemple, &lt;i&gt;La Belle au bois dormant, Cendrillon, Riquet à la Houppe&lt;/i&gt;, finissent très bien. Mais les autres...&lt;br /&gt;- Explique-toi, Liette.&lt;br /&gt;- Voyons, parrain ; est-ce que tu admets la fin du &lt;i&gt;Petit Chaperon rouge&lt;/i&gt; ? Voilà une petite fille qui est mangée par le loup ; pourquoi ? parce qu'elle a été polie avec lui et parce qu'ensuite elle s'est amusée à cueillir des noisettes ! Et la mère-grand, qui est aussi mangée par le loup, qu'est-ce qu'elle a fait de mal, elle, la mère-grand ? &lt;br /&gt;C'est comme la femme de l'ogre, dans &lt;i&gt;Le Petit Poucet&lt;/i&gt;. Elle est très bonne, la femme de l'ogre. Quand elle voit le Petit Poucet, ses frères, elle se met à pleurer et elle leur dit : "Hélas ! mes pauvres enfants, où êtes-vous venus ?". Elle les mène se chauffer auprès d'un bon feu et, lorsque son mari rentre, elle les fait cacher sous le lit. Elle décide l'Ogre à ne les tuer que le lendemain, et elle leur porte à souper.Et comment est-elle récompensée de son bon cœur? Le lendemain matin, elle trouve ses sept filles égorgées et "nageant dans leur sang". Est-ce que cela est juste ? Je sais bien que les petites ogresses n'étaient pas jolies et qu’elles promettaient d'être très méchantes. mais enfin, elle les aimait comme cela, puisqu'elle était leur mère.&lt;br /&gt;Liette dit ces derniers mots avec beaucoup d'expression - comme au théâtre.&lt;br /&gt;- Est-ce tout, Liette ?&lt;br /&gt;- Oh ! dit-elle, en hochant la tête et en secouant ses boucles, je n'en finirais pas si je disais tout.&lt;br /&gt;- Nous avons le temps, Liette.&lt;br /&gt;- Eh bien ! fit-elle après un moment de réflexion, il y en a, comme je te l'ai expliqué qui sont punis et qui n'ont absolument rien fait ; mais il y en a aussi qui sont punis, non pas injustement, si tu veux, mais beaucoup plus qu'ils ne l'ont mérité.&lt;br /&gt;- Que veux-tu ? C'est la vie.&lt;br /&gt;- Tu dis ?&lt;br /&gt;- Rien. Continue.&lt;br /&gt;- Par exemple, qu'est-ce qu'elle a fait, la femme de Barbe-Bleue ? Elle a été curieuse, désobéissante... Et encore elle avait bien le droit d'aller voir partout, puisqu'elle était la maitresse de la maison... mais est-ce qu'elle n'est pas assez punie par la frayeur qu’elle a eue dans le cabinet de l’appartement bas, et en voyant ensuite que la petite clef est tachée de sang et que le sang ne veut pas partir ?...&lt;br /&gt;Non, il paraît que ce n'est pas assez, reprit Liette d'un ton sarcastique. il faut encore que son mari la prenne d'une main par les cheveux pendant que, de l'autre, il lève son coutelas en l'air pour lui couper la tête... Heureusement que ses deux frères finissent par arriver... mais ce qu'elle a dû souffrir, la pauvre femme ! Tout ça, pour une petite désobéissance de rien du tout !&lt;br /&gt;Et dans &lt;i&gt;Les Fées,&lt;/i&gt; donc ! Bien sûr que Fanchon est sotte et orgueilleuse ; mais est-ce que ce n'est pas assez une grande punition pour elle de voir sa cadette jeter à chaque parole des perles et des diamants et épouser le fils du roi ?... Je te le répète, je n'aime pas Fanchon... Mais aller mourir au coin d'un bois et ne pouvoir même pas se plaindre sans vomir des crapauds et des serpents, cela est vraiment trop dur.&lt;br /&gt;- Mais au moins, Liette, tu applaudis à la réussite du marquis de Carabas et de son fidèle Chat-Botté ?&lt;br /&gt;- Oh ! Là encore, il y aurait bien à dire. On défend aux enfants de mentir, on les fouette quand ils ont menti, et ton fameux Chat-Botté ne fait que mentir du matin au soir... Et puis, pourquoi manger l'Ogre qui l'a reçu civilement dans son château ? L'Ogre est bête de se changer en souris par vanité ; mais ce n'est pas une raison... est-ce grand benêt de marquis de Carabas, qui devient si riche sans avoir fait oeuvre de ses dix doigts, est-ce que c'est juste ?&lt;br /&gt;Vois-tu parrain, c'est très joli tes &lt;i&gt;Contes de Perrault&lt;/i&gt; ; mais ça donne aux enfants des idées fausses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uWOxBx9Wv2A/TunRHi69dDI/AAAAAAAAHo0/fnTVbF3Wbog/s1600/14515659.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-uWOxBx9Wv2A/TunRHi69dDI/AAAAAAAAHo0/fnTVbF3Wbog/s320/14515659.jpg" width="296" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Quelques jours après cet entretien - le jour même de Noël - , Liette, ayant rassemblé ses petites amies, Zette, Toche, Dine, Pote, Niquette et Yoyo leur "racontait des histoires" - ce qui est un de ses grands plaisirs. Six paires d'yeux limpides étaient fixés sur Liette, et six bouches roses buvaient ses paroles.&lt;br /&gt;Liette disait :&lt;br /&gt;- En ce temps-là, Jésus naquit dans une étable, entre le bœuf et l'âne. Marie et Joseph étaient auprès de lui, et les bergers et les rois mages vinrent l'adorer.&lt;br /&gt;Vers la même heure, le Petit Chaperon rouge, qui ne se souvenait seulement plus d'avoir rencontré le loup, s'amusait à cueillir des noisettes, à courir après les papillons et à faire des bouquets de fleurs.&lt;br /&gt;- Des fleurs à Noël, dit Zette.&lt;br /&gt;Liette méprisa l'objection et continua :&lt;br /&gt;- Elle ne s'était pas aperçue que la nuit venait. Le bois était noir. Le panier qu’elle portait à son bras et où il y avait une galette et un petit pot de beurre lui semblait bien lourd. Elle ne connaissait plus son chemin et se mit à pleurer. Mais elle aperçut très loin une petite lumière. Elle marcha de ce côté... et arriva à l'étable où Jésus était couché dans la crèche.&lt;br /&gt;Elle fut d'abord surprise ; mais comme l'enfant Jésus lui souriait, elle l'embrassa et elle offrit à la Vierge sa galette, son petit pot de beurre et ses bouquets. La Vierge la remercia et lui dit : "Tu as bien fait de venir ici, petite : sans cela, tu aurais été mangée par le loup. Mais le loup n'a même pas pu manger ta mère-grand, car un homme l'a vu au moment où il essayait d'entrer chez elle et l'a chassé à coups de pierre"&lt;br /&gt;Alors la Vierge commanda à l'un des bergers de reconduire la petite fille chez ses parents, qui devaient être en peine.Et l'un des rois mages trouva le petit Chaperon rouge si gentil qu'il voulut l'adopter : "Allez demander à mes parents", dit le Petit Chaperon rouge. Et le roi mage y alla ; il adopta le Petit Chaperon rouge et il l'emmena dans sa cour avec on père, sa mère et sa mère-grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-YB98ViKfRzc/TunReXbbJ1I/AAAAAAAAHo8/0W4rvh8jmVE/s1600/tinnad36.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="186" src="http://2.bp.blogspot.com/-YB98ViKfRzc/TunReXbbJ1I/AAAAAAAAHo8/0W4rvh8jmVE/s400/tinnad36.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Ce n'est pas tout, poursuivit Liette. Quand le Petit Chaperon rouge fut sorti de l'étable, la femme de l'Ogre arriva tout en pleurs.&lt;br /&gt;Elle dit son malheur à la Vierge, et qu'elle venait de trouver ses sept filels égorgées. La Vierge lui répondit, après avoir parlé tout bas à l'enfant Jésus : "Rentrez dans votre maison, pauvre femme ; vous y trouverez vos sept filles vivantes dans leur lit ; elles seront même plus jolies qu'auparavant et, au lieu de leurs longues dents et de leurs nez crochus, elles auront de petites dents et des nez retroussés. Mais recommandez bien à votre mari de ne plus tuer les petits enfants.&lt;br /&gt;- Je n'y manquerai pas, Madame, dit la femme de l'Ogre. Au reste, mon mari est très fâché d'avoir tué ses filles par mégarde et je crois que son chagrin l'a rendu meilleur.&lt;br /&gt;- S'il en est ainsi, dit l'un des rois mages, je le prendrai à mon service, et il sera un des Suisses qui gardent mon palais.&lt;br /&gt;La femme de l'Ogre fit de grands remerciements et s'en alla bien contente.&lt;br /&gt;Alors Mme Barbe-Bleue entra dans l'étable, les cheveux épars, une petite clef à la main. Elle dit son aventure à la Vierge, et combien elle craignait le retour de son mari. La Vierge prit la petite clef tachée de sang et la fit toucher à l'enfant Jésus ; et le sang disparut aussitôt.&lt;br /&gt;Et la Vierge rendit la clef à Mme Barbe-Bleue, qui la remercia beaucoup. Mme Barbe-Bleue rentra chez elle, et son mari ne sut jamais qu'elle lui avait désobéi. Il fut donc très gentil pour elle : mais, parce qu'il avait été très méchant en tuant ses premières femmes, il mourut quelques jours après d'un accident de chasse.&lt;br /&gt;Et Fanchon, la fille orgueilleuse qui avait été condamnée à vomir des crapauds et des serpents à chaque parole vint à son tour dans l'étable de Bethléem. Elle alla vers Jésus ; elle s'agenouilla, et, toute tremblante de ce qui allait sans doute arriver, elle dit : "Jésus, ayez pitié de moi". Mais au lieu de vipères et de crapauds, ce furent des roses de Noël qui lui tombèrent de la bouche...&lt;br /&gt;Aussitôt que Fanchon, pleurant de reconnaissance, se fut retirée, un gentilhomme se présenta, richement vêtu et coiffé d'un chapeau à grandes plumes. Il criait aux bergers : "Place, manants, place au marquis de Carabas ! " Et, s'approchant de la crèche, il ôta enfin son chapeau et dit à l'enfant Jésus : "Mon cousin, je vous présente mes devoirs".&lt;br /&gt;- Monsieur le marquis, lui dit la Vierge, retournez chez vous, s'il vous plaît. D'abord, vous n'êtes pas marquis, puisque vous êtes le fils d'un meunier. Vous n'êtes point des amis de mon fils, car vous n'êtes pas humble de cœur, et vous n'avez d’ailleurs acquis votre grande fortune que par les ruses et les mensonges de votre chat. N'avez-vous pas honte, mon garçon. pendant que vous veniez ici, votre beau château s'est évaporé ; et vous n'en trouverez plus que l'emplacement. Mais, si vous vous mettez au travail et si vous avez bonne volonté, je vous promets, au nom de mon fils, que vous gagnerez très bien votre vie et que vous ne serez point malheureux.&lt;br /&gt;Et le marquis s'en alla au milieu des rires des bergers et des mages.&lt;br /&gt;C'est tout.&lt;br /&gt;Zette, Toche, Dine, Pote, Niquette et Yoyo parurent enchantées de ces récits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ZS-i7Su1z0U/TunSzbZljAI/AAAAAAAAHpE/VvUL_rEwjwo/s1600/100308103130573940.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-ZS-i7Su1z0U/TunSzbZljAI/AAAAAAAAHpE/VvUL_rEwjwo/s320/100308103130573940.gif" width="256" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;J'avais écouté dans mon coin, en faisant semblant de lire mon journal.Quand Liette eut fini :&lt;br /&gt;- Tu as bien parlé, lui dis-je. Tu viens de montrer dans tes inventions puériles, avec la douceur et la grâce d'une femme de France, la délicatesse d'une conscience lentement épurée par les générations d’excellents Aryens dont tu es la petite héritière...&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas ce que tu dis là, parrain...&lt;br /&gt;- Cela ne fait rien, Liette. Mais tu n'as pas parlé des fées qui sont dans les &lt;i&gt;Contes de Perrault&lt;/i&gt;. Elles aussi vinrent adorer l'enfant Jésus dans l'étable. Et, comme elles étaient très belles et magnifiquement habillées, l'une d'or, l'autre d'argent, la troisième de soie cramoisie, la quatrième de velours bleu-de-roi, et ainsi de suite, et qu’elles étincelaient de mille pierreries, ce fut un très beau spectacle et que tu auras moins de peine à te figurer que j'en aurais à le décrire... L'enfant Jésus reçut leur hommage ; puis il changea les fées en saintes, et il les répandit dans la campagne et dans les bois. Là, elles ont soin des herbes et des fleurs avec lesquelles on fait les remèdes, et des fontaines qui guérissent les maladies ; elles protègent les voyageurs ; elles détournent les troupeaux des mauvaises plantes ; elles apprennent à chanter aux oiseaux...&lt;br /&gt;Et ce fut une d’elles qui, la première, parla à ta grande amie Jeanne d'Arc, sous l’arbre des fées...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Récit écrit par Jules Lemaître en 1905.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;1853 - 1914&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6734371911410886144?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6734371911410886144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-idees-de-liette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6734371911410886144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6734371911410886144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-idees-de-liette.html' title='Les idées de Liette'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-a0F-l7X-YU0/TunQ64XXriI/AAAAAAAAHos/0mCLZhTnjHA/s72-c/2343349449.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6793717358212270879</id><published>2011-12-15T08:30:00.002+01:00</published><updated>2011-12-15T08:30:00.784+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuisine des fées'/><title type='text'>Les petits arbres de Noël à l'orange</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-eIV3c9uPW5M/TuinGmpQmUI/AAAAAAAAHoM/68EZ7pz8axI/s1600/sapin2_.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-eIV3c9uPW5M/TuinGmpQmUI/AAAAAAAAHoM/68EZ7pz8axI/s400/sapin2_.jpg" width="271" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;L'époque de Noël est un grand moment de gourmandise, &lt;br /&gt;mais aussi de partage et de cadeaux. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Les cadeaux gourmands,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;friandises et biscuits de toutes sortes,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;célèbrent avec bonheur cette période faste.&lt;br /&gt;Voici une petite douceur entre autres&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;i&gt; à déguster en famille ou à utiliser pour décorer l'arbre de Noël.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Pour deux douzaines, prévoyez :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 125 g de beurre&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 190 g de farine&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 65 g de sucre&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 1 cuillerée à café de cannelle moulue&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 2 cuillerées à soupe de zestes d'orange râpée&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 1 jaune d’œuf&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 400 g de sucre glace&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;- 3 cuillerées à soupe de jus d'orange&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;Incorporez le beurre en parcelles dans la farine&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt; jusqu'à consistance sableuse.&lt;br /&gt;Ajoutez le sucre, la cannelle, les zestes d’orange et le jaune d’œuf.&lt;br /&gt;Lorsque la pâte est lisse, étalez-là sur 6 mm d'épaisseur&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;Découpez-y des sapins de Noël stylisés&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;à l'aide d'un patron découpé dans du carton.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;Rangez-les sur deux plaques beurrées&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;et faites cuire de 10 à 15 minutes à 180°C.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;Quand ils sont froids,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: center;"&gt;badigeonnez-les avec le sucre glace mélangé avec le jus d’orange.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6793717358212270879?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6793717358212270879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-petits-arbres-de-noel-lorange.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6793717358212270879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6793717358212270879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/les-petits-arbres-de-noel-lorange.html' title='Les petits arbres de Noël à l&apos;orange'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-eIV3c9uPW5M/TuinGmpQmUI/AAAAAAAAHoM/68EZ7pz8axI/s72-c/sapin2_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2577676772820748334</id><published>2011-12-14T14:26:00.000+01:00</published><updated>2011-12-14T14:26:55.643+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques de l&apos;elfe cultivé'/><title type='text'>Le temps des réjouissances</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-rAzXlY2VS5E/TuikCLKpV_I/AAAAAAAAHoE/pDE9TXO9Kqc/s1600/01.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-rAzXlY2VS5E/TuikCLKpV_I/AAAAAAAAHoE/pDE9TXO9Kqc/s400/01.jpg" width="282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas ! Si j'ai été longtemps absente ces derniers jours, c'est que je devais changer de PC... puis, pour ne rien arranger, j'ai eu des soucis de connexion... bataille rangée entre France Telecom et mon fournisseur d'accès !&lt;br /&gt;Ah ! la nouvelle technologie n'est bien que si elle fonctionne !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais passons plutôt à ce temps merveilleux qu'est Noël !&lt;br /&gt;Il commence avec les nombreux marchés de Noël, dont la tradition remonte au XVe siècle, où l'on fait ses achats de décors et de friandises, de vin et de charcuterie.&lt;br /&gt;La veille de Noël, la table se couvre de petits gâteaux parfumés à l'anis, aux amandes, à la cannelle, en forme d'étoiles ou de petits perosnnages.&lt;br /&gt;Ils accompagnent le pain d'épice et le chocolat chaud que l'on boit près du gros poêle en faïence.&lt;br /&gt;Sur ce poêle trône un vase dans lequel doivent fleurir à Noël des rameaux d'arbres fruitiers coupés le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe.&lt;br /&gt;Avant de partir pour la messe de minuit, il ne faut pas oublier de mettre dans le poêle une bûche aspergée d'eau bénite, dont les cendres protégeront la maison de la foudre pendant toute l'année.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2577676772820748334?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2577676772820748334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-temps-des-rejouissances.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2577676772820748334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2577676772820748334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/12/le-temps-des-rejouissances.html' title='Le temps des réjouissances'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-rAzXlY2VS5E/TuikCLKpV_I/AAAAAAAAHoE/pDE9TXO9Kqc/s72-c/01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-5705749873910728357</id><published>2011-11-22T08:07:00.002+01:00</published><updated>2011-11-22T08:07:00.544+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Les Trows et le Fermier de Sandwick</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-5H1XIn_kaug/TsegU-hw5iI/AAAAAAAAHnk/PxjykoYPDFY/s1600/grange-sur-la-paille-.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="263" src="http://4.bp.blogspot.com/-5H1XIn_kaug/TsegU-hw5iI/AAAAAAAAHnk/PxjykoYPDFY/s400/grange-sur-la-paille-.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un fermier du quartier côtier de Kirkness à Sandwick fut, durant quelques temps, victime des trows qui vivaient dans l'eau du loch voisin. &lt;br /&gt;Ces créatures jouaient perpétuellement des tours au pauvre homme, lui cachaient des objets, le volaient et plus généralement semaient la perturbation autour de sa ferme. Lorsqu'il mettait à sécher le blé dans le four, par exemple, s'il avait à rentrer dans la maison, il était sûr en revenant de trouver le four éteint. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme décida donc de surveiller le four : au lieu de sortir, il se cacherait sous un tas de paille fraîchement battue. Heureux de son idée, il se cacha consciencieusement et armé d'un fléau, le regard mauvais, il s'assit pour attendre patiemment. Peu de temps après, deux trows franchirent précipitamment la porte et s'assirent près du four. En serrant les dents, le fermier tenta de se rapprocher des créatures, mais ses mouvements firent légèrement bouger la paille. L'un des trows tourna la tête et commenta :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Strae's gae'n! "&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(La paille bouge !) &lt;br /&gt;Son compagnon gesticula :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Sit thee doon and warm thee wame. Weel kens thoo strae canna gang."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(Reste assis et chauffe ta bedaine. Tu sais bien que la paille ne peut pas bouger !) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fermier ainsi dissimulé rampa en se tortillant jusqu'à venir tout près de ses visiteurs trows. En poussant un hurlement, il jaillit alors de sous la paille et tomba sur les intrus avec son lourd fléau. &lt;br /&gt;La fureur de son attaque fut telle que les trows ne le tracassèrent plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes et légendes des îles d'Orcade&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-5705749873910728357?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/5705749873910728357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/les-trows-et-le-fermier-de-sandwick.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5705749873910728357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5705749873910728357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/les-trows-et-le-fermier-de-sandwick.html' title='Les Trows et le Fermier de Sandwick'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-5H1XIn_kaug/TsegU-hw5iI/AAAAAAAAHnk/PxjykoYPDFY/s72-c/grange-sur-la-paille-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4012385480307727139</id><published>2011-11-21T08:06:00.002+01:00</published><updated>2011-11-21T08:06:00.800+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Merlin et Viviane à Brocéliande - 2</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0Bi9mZTzvdE/TseE-BUtPAI/AAAAAAAAHnU/MbADtaxJOs4/s1600/merlin_viviane_color.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-0Bi9mZTzvdE/TseE-BUtPAI/AAAAAAAAHnU/MbADtaxJOs4/s400/merlin_viviane_color.jpg" width="312" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Pendant tout le printemps, le magicien se dévoua pour le souverain et pour divers autres rois amis. Ayant ainsi bien travaillé, il se rendit, sous les apparences du jouvenceau, en la forêt de Brocéliande où l'attendait Viviane, sa mie, auprès de la fontaine. On était à la veille de la Saint-Jean. Quand elle le vit, la jeune fille montra une joie qui la rendait encore plus jolie. Merlin, lui, l'aimait désormais tant, que pour un peu, il serait devenu fou.&lt;br /&gt;Le vent de juin, doux et léger, jouait avec sa brune chevelure où le soleil allumait des reflets de feu. Dans la forêt, autour d'eux, ce n'était que concerts d'oiseaux et murmures câlins de feuilles.&lt;br /&gt;Après qu'ils eurent bavardé de tendres choses, la jouvencelle resta un moment pensive, laissant traîner sa main dans l'eau fraîche du courant.&lt;br /&gt;- Beau et doux ami, dit-elle enfin. Ne m'enseigneriez-vous pas de nouveaux jeux pour que je tienne aussi le serment d'être toujours à vous ? Ainsi, par exemple, j'aimerais savoir comment faire dormir un homme aussi longtemps qu'il me conviendrait.&lt;br /&gt;Merlin s'étonna d'un pareil souhait ou tout au moins, il en fit mine. En réalité, le magicien savait toute chose, comme de lire en la pensée. Viviane, elle, savait rougir comme le font les jeunes filles, même si elles jouent la comédie.&lt;br /&gt;- Toutes les fois que vous viendrez, expliqua-t-elle, je voudrais endormir mon père. Il me tuerait si jamais il apprenait nos rendez-vous, car il s'oppose à mon mariage. Ainsi, nous pourrions nous rencontrer sans qu'il s'en aperçoive.&lt;br /&gt;Il fallut sept jours d'insistance de la part de la belle pour que Merlin accède à son caprice. Le septième jour - ils se trouvaient dans le verger enchanté - elle lui prit le front entre ses mains blanches et l'enchanteur sentit qu'il perdait tout à fait la tête. Notre sort est écrit dans le livre du destin. Ne pouvant y échapper,j il lui enseigna ce charme. Il le fit au moment de partir, car il entendait un appel du roi Arthur, un appel qui franchissait mers, vallées et forêts, pour n'être entendu que de lui seul, un appel qu'il ne pouvait ignorer. Alors, il s'en fut, promettant de revenir bien vite.&lt;br /&gt;Dès son retour, à l'accueil que lui fit la jeune fille, l'enchanteur crut mourir de joie. Et tant il perdait l'esprit, qu'à la moitié de la semaine, Viviane possédait désormais une grande part de ses secrets.&lt;br /&gt;Un jour qu'ils se promenaient tout au profond de Brocéliande, il lui demanda si elle voulait voir le lac de Diane.&lt;br /&gt;- Votre père fut le filleul de la déesse, expliqua-t-il&lt;br /&gt;- Certes. Rien ne peut me plaire tout autant qu'un lieu où passa Diane. Car elle aima toute sa vie les bois, tout autant que je les aime. Et vraiment, moi qui ai parcouru la forêt, voilà que j'ignorais cet endroit.&lt;br /&gt;De hautes futaies serrées, d'ormes et de chênes admirables, enchâssaient comme un bijou une vaste pièce d'eau d'un bleu de turquoise.&lt;br /&gt;- Oh ! s'exclama la damoiselle. Quel lieu enchanté ! Voilà où j'aimerai me reposer. S'il vous plaît, doux ami, que s'élève ici un miroir, et si magnifique qu'il n'y en ait pas un de semblable dans toute la Bretagne.&lt;br /&gt;Merlin sourit et fit un geste compliqué.&lt;br /&gt;- Eh bien, voici votre castel. Seulement, personne d'autre que nous deux et vos gens ne pourra le voir. Si quelqu'un de vos serviteurs révèle le secret, le château disparaîtra aussitôt dans un gouffre plein d'eau et le traître se noiera en croyant y entrer.&lt;br /&gt;Viviane, émerveillée, battait des mains et, pour remercier son ami, elle déposa un baiser sur son front. Merlin se sentit plus que jamais éperdu d'amour. La futée en profita pour lui demander encore quelques enseignements qu’elle consignait par écrit, avec une habilité rare chez une personne de son sexe. En ce temps, peu savaient les lettres, surtout les dames.&lt;br /&gt;Enfin, n'y tenant plus et se montrant encore plus charmeuse, elle supplia l'enchanteur de lui donner une ultime satisfaction :&lt;br /&gt;- Ah ! beau et doux sire, je ne serais vraiment heureuse que si vous me montriez comment je pourrais enfermer quelqu’un sans employer ni de fers, ni de murs, ni de tours, ni de fossés. Et il faudrait que la personne ne puisse s'échapper, sans que j'y consente. &lt;br /&gt;Merlin, qui savait toute chose, la regarda pensivement.&lt;br /&gt;- Oui, reprit-elle. Mon père semble se décider à me marier et il songe à un chevalier que j'exècre. Cette union met en grand péril notre amitié et il me faut encore du temps pour qu'il vous accepte enfin pour gendre.&lt;br /&gt;Le magicien secoua la tête.&lt;br /&gt;- Hélas, pourquoi me tromper ? Je suis l'homme que vous voulez enfermer auprès de vous car vous détestez me voir partir. Pourtant, mon cœur est si plein de vous, que je ne puis refuser. Puisque je vous aime, je dois faire vos volontés.&lt;br /&gt;- Ah ! dit-elle, en lui passant les bras autour du cou. Mes volontés ne sont que de vous rendre heureux et de ne faire et de ne penser que selon vos désirs.&lt;br /&gt;Merlin savait qu'il ne pouvait échapper à son destin. Fût-on magicien et le plus puissant de la terre, notre sort est écrit et il faut s'y plier.&lt;br /&gt;- Ma mie, ma douce, il me faut encore une fois partir car le roi Arthur a besoin d e moi. Ayant réglé mes affaires, je reviendrai vers vous et vous enseignerai tout ce que vous voulez.&lt;br /&gt;Lorsque l'enchanteur eut aide le roi Arthur et ses chevaliers à débarrasser la Bretagne de l'affreux géant du Mont-Saint-Michel qui la ravageait, il leur fit ses adieux ainsi qu'à la reine Guenièvre, tout en pleurs.&lt;br /&gt;- Bel ami, soupira le souverain. Aisni vous vous en allez ? Malgré mon trône et mon armée, je ne puis vous retenir. Et malgré mon trône et mon armée, je serai dolent jusqu'à notre revoir.&lt;br /&gt;- Hélas, fit le magicien. Il n'y aura pas de revoir. C'est la dernière fois que nous voilà ensemble.&lt;br /&gt;" C'est la dernière fois", dit Merlin et lorsqu'il eut disparu, le roi pensa qu'il avait mal compris. Mais au bout de sept semaines, n'y tenant plus de soucis et de chagrin, il convoqua ses chevaliers et leur ordonna de se mettre en quête de l'enchanteur.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-I119WW-_WUE/TseFOgsyefI/AAAAAAAAHnc/OFkfItjGB0E/s1600/%2525C3%2525A9pona.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-I119WW-_WUE/TseFOgsyefI/AAAAAAAAHnc/OFkfItjGB0E/s320/%2525C3%2525A9pona.jpg" width="227" /&gt;&lt;/a&gt;Par chemins et par mers, ils cherchèrent longtemps, affrontèrent mille périls, sans pouvoir seulement le situer. L'un d'eux, Gauvain, neveu du roi, errait depuis des mois en Gaule, tout déconfit. Allait-il, lui aussi, annoncer un échec à son oncle ?&lt;br /&gt;Il chevauchait tristement et pénétra ainsi, sans s'en apercevoir, dans la forêt de Brocéliande. Bientôt, sur le chemin, il croisa une brune demoiselle, vêtue de satin blanc et montée sur un palefroi noir, caparaçonné d'écarlate et harnaché d'or. Le jeune homme, perdu dans son souci, écarta machinalement sa monture, pour la laisser passer, mais il ne la vit pas vraiment.&lt;br /&gt;Alors l'ayant dépassé, elle fit tourner le cheval et interpella le voyageur, lui reprochant d'avoir, en oubliant le salut, offensé la politesse.&lt;br /&gt;- Damoiselle, dit Gauvain tout confus. Je vous supplie de me pardonner.&lt;br /&gt;- S'il plaît à Dieu, tu paieras cher ta grossièreté, jeune Gauvain. Et pour te punir, je te souhaite de ressembler au premier homme que tu rencontreras.&lt;br /&gt;Gauvain, maintenant, avait de nouveaux soucis : l’impolitesse dont il s'était rendu coupable, la sorcellerie qui faisait que cette dame connaissait son nom, et la crainte du sortilège suspendu au-dessus de sa tête.&lt;br /&gt;Le premier homme, à sa rencontre dans cette forêt peu fréquentée, fut un nain horriblement contrefait. Aussi, s'empressa-t-il, avec naïveté, de lui manifester considération.&lt;br /&gt;- Que Dieu vous donne joie et à notre compagnie.&lt;br /&gt;- Que Dieu vous donne bonne aventure, répondit le nabot.&lt;br /&gt;Hélas, le jeune chevalier n'avait-il pas chevauché trois portées d'arc, qu'il sentit les manches de son haubert descendre bien au-delà de ses mains et les pans lui couvrir les chevilles, tandis qu'il n'arrivait même plus à toucher les étriers.&lt;br /&gt;Posant pied à terre, il essaya de raccourcir ses étrivières, de relever ses manches et sa robe. Hélas, depuis qu'il était devenu un nain, son bouclier, plus grand que lui, ne pouvait être réajusté et l'en embarrassait fort, ainsi que son épée, désormais bien pesante.&lt;br /&gt;Alors Gauvain, faisant demi-tour, sorti de la forêt de Brocéliande.&lt;br /&gt;- Peut-être pourrais-je, de nouveau, rencontrer la dame de la forêt et l'apitoyer ? Une telle magicienne doit pouvoir m'aider, si je sais m'y prendre.&lt;br /&gt;Après une heure de marche sous le hallier, il s'entendit appeler par une voix lointaine. Devant lui, une sorte de mur de brouillard translucide mais lisse comme du verre empêcha soudain son cheval d'avancer. Ni l'épée, ni la force n'y taillèrent brèche.&lt;br /&gt;- Comment ! dit la voix. Voici que vous ne me reconnaissez plus, gentil dameret ? Bien vrai est le proverbe : "Qui laisse la Cour, la Cour l'oublie", fût-il jadis indispensable !&lt;br /&gt;- Merlin ! s'écria le pauvre jeune homme. Si contrefait que je sois, seul vous pouviez me deviner. Ah ! Comme je vous supplie d’apparaître et m'apporter aide.&lt;br /&gt;- Las ! Petit Gauvain ! Plus ne le puis, désormais. Après votre départ, je ne parlerai jamais qu'à ma mie. Elle m'a enserré dans une prison d'air où je reste pour l'éternité.&lt;br /&gt;- Quoi ? Vous êtes prisonnier ? Et d'une femme ? Comment est-ce possible , pour le plus sage des hommes ? &lt;br /&gt;- "Le plus fol", devrais-tu dire. Car je savais bien ce qui m'adviendrait, à l'heure que j’avais prédite. Lorsque, lassé par une promenade avec elle, je me fus endormi près d'un buisson d'églantines, elle s&amp;nbsp; leva doucement et traça un cercle de son voile autour de l'églantier. Quand je m'éveillai de ce qui n'était pas un songe, je me trouvai sur un lit magnifique, mais dans la chambre la plus belle et la plus close qui ait jamais existé.&lt;br /&gt;" Ainsi, pour l'éternité me voilà auprès de ma dame... Je suis plus fol que jamais, car je l'aime plus que ma liberté"&lt;br /&gt;- Beau Sire, j'en ai grand chagrin. Et mon oncle sera fort marri lorsqu'il saura qu'en vain, il vous a fait chercher par toute la terre.&lt;br /&gt;- Il lui faudra se résigner. Il ne me verra plus jamais. Ni moi, je ne le reverrai. Et nul, après vous, ne me parlera. Retournez-vous-en apporter mon salut au roi, à la reine et à tous les barons. Vous leur conterez mon aventure. Qu'elle leur serve d'exemple. Quant à vous, ne vous affligez plus de ce qui vous est arrivé. Vous allez rencontrer, à la lisière de la forêt, la magicienne dont vous fûtes victime. C'est Viviane, ma dame. Elle est prête à vous pardonner, si vous montrez contrition et abandonnez ma recherche. Allez à Dieu, garçon et que Dieu vous garde le roi Arthur. Qu'il vous garde aussi, et tous les barons. Jamais l'on ne verra meilleure gent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telles furent les dernières paroles du magicien, parvenues à une oreille humaine.Ainsi finit l'histoire de Merlin, l'enchanteur enchanté en la forêt de Brocéliande, de Petite Bretagne. Que Dieu nous mène tous à bonne fin.&lt;br /&gt;Et sur ces belles paroles, se taisait le barde....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Maguelonne Toussaint-Samat&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Contes et Légendes des arbres et de la forêt&lt;br /&gt;Aux Éditions Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4012385480307727139?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4012385480307727139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/merlin-et-viviane-broceliande-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4012385480307727139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4012385480307727139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/merlin-et-viviane-broceliande-2.html' title='Merlin et Viviane à Brocéliande - 2'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0Bi9mZTzvdE/TseE-BUtPAI/AAAAAAAAHnU/MbADtaxJOs4/s72-c/merlin_viviane_color.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4062405322361583516</id><published>2011-11-19T10:01:00.000+01:00</published><updated>2011-11-19T10:01:10.734+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Merlin et Viviane à Brocéliande - 1</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-vKnaTM9hTDY/TsdwJbfjfSI/AAAAAAAAHnM/om9Auuu8L7Q/s1600/Maitre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-vKnaTM9hTDY/TsdwJbfjfSI/AAAAAAAAHnM/om9Auuu8L7Q/s400/Maitre.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un enchanteur, tellement puissant et habile que le monde entier, à Constantinople comme à Rome, célébrait son nom. je dis le monde entier et pas seulement l'île de Grande-Bretagne et la Bretagne des Gaules.&lt;br /&gt;Il s'appelait Merlin et montra son pouvoir en prédisant l'avenir, dès sa naissance, laquelle fut très mystérieuse. Certains affirmèrent que le diable lui-même était son père, pour se venger de Jésus Notre Sire. Mais celui-ci, pris de pitié pour l'orphelin, lui donna science et grande bonté.&lt;br /&gt;Plus que tout autre lieu, Merlin aimait à vivre parmi les arbres, dépositaires de toute la sagesse du monde. Aussi, lorsqu'il atteignit sa septième année et que sa mère mourut, il partit dans la forêt de Northumberland, dans l'île de Grande-Bretagne.&lt;br /&gt;- C'était au joli temps, nous disent les bardes en racontant son histoire, où les arbres fleurissent et les prés verdissent, après les frimas de l'hiver. Les oiseaux chantaient doucement dans leur latin et le soleil faisait flamber les buissons en fleurs de joie.&lt;br /&gt;Or, le roi Uter Pendragon, ayant ouï les prophéties et les merveilles que l'enfant magicien avait déjà accomplies, manifesta grand désir de le connaître. Il le fit quérir par toute la terre.&lt;br /&gt;Ses hommes, ayant battu en vain la campagne, se reposaient à la lisière des arbres, lorsqu'ils virent venir vers eux un bûcheron fort mal vêtu qui allait en chantant, sa cognée sur l'épaule. Arrivé à leur hauteur, le manant se moqua :&lt;br /&gt;- Beaux sires, on dirait que vous faites mal la besogne dont vous a chargé le suzerain.&lt;br /&gt;- De quoi se mêle ce vilain laid et sale ?&lt;br /&gt;- Voyez son bliaud déchiré !&lt;br /&gt;- N'a-t-il pas l'air d'un homme sauvage ? Pourtant, il sait parler !&lt;br /&gt;Insensible aux quolibets aussi bien retournés, le bûcheron les considéra avec mépris :&lt;br /&gt;- Si j'étais en quête de Merlin, déclara-t-il enfin, je l'aurais trouvé plus vite que vous. Sachez qu'il m'a commandé de vous dire que personne ne pourra l'emmener, s'il n'est le roi en personne. Plaise donc à Uter de venir lui-même dans la forêt.&lt;br /&gt;Et il disparut sur place, laissant les chevaliers tout éberlués. Le roi, prévenu aussitôt, n'en fut pas, lui, étonné, ni vexé. Sautant sur son cheval, il se rendit bientôt au rendez-vous. La cour, à travers feuilles et buissons, erra longtemps dans la forêt profonde, haute et délicieuse. On commençait à désespérer lorsque, dans une clairière, on rencontra un berger tordu et brancoche qui gardait ses moutons.&lt;br /&gt;- Vilain, si vilain, qui es-tu ? demandèrent les gens.&lt;br /&gt;- Je suis peut-être laid, mais j’appartiens à quelqu'un de plus puissant que votre roi. Et personne, sauf moi, ne saura le mener à celui qui l'a fait déjà quérir à cor et à cris.&lt;br /&gt;- Ah ! dit le roi, approchant mais ne se faisant pas connaître. Si tu me promets de nous montrer le chemin, une belle bourse te permettra d'acheter des habits d'argent.&lt;br /&gt;- Point, point, beau Sire. Ni pour or, ni pour argent, car Merlin ne se montre qu'à ceux dont le cœur lui paraît riche d'amitié.&lt;br /&gt;- Mon cœur est riche d'amitié.&lt;br /&gt;- Je le sais, car tu es le roi, et je suis Merlin.&lt;br /&gt;A ce mot, les chevaliers de la cour se mirent à rire. Ils ne rirent pas longtemps. Au même instant, le pâtre se métamorphosa en un jeune enfant. Le roi Uter, émerveillé du prodige, promit mille fortunes au petit magicien s'il consentait à venir au Palais. Mais Merlin refusa, assurant avec sagesse qu'il préférait la forêt. Cependant pour le consoler de sa déconvenue, il confia au souverain des secrets qui lui permirent de combattre les païens avec succès.&lt;br /&gt;Après la bataille, lorsqu'on mit en terre les chevaliers tus, arrivèrent par les airs d'énormes pierres, si longues, si pesantes, que nul homme n'aurait pu les soulever. Merlin les convoyait et il les fit dresser sur le plateau de Stonehenge, près de Salisbury, où on peut les admirer encore.&lt;br /&gt;Plus tard, le roi Uter eut un fils, qui fut élevé en grand secret. On le nomma Arthur, car s'il était beau, il se montrait velu comme un ours, ce que ce nom signifie. Lorsque Arthur eut seize ans, le roi mourut et le trône devint alors vacant.&lt;br /&gt;Ne pouvant être reconnu pour roi que celui qui saurait arracher d'une enclume une épée magique, fichée jusqu'à la garde. En vain, tous les barons s'y étaient essayés. Seul, Arthur put dégager Escalibur (tel était le nom de l'épée) et ainsi, il monta sur le trône.&lt;br /&gt;Merlin consentait parfois à quitter ses futaies pour venir le conseiller. Grâce à lui, le jeune souverain fut reconnu comme le meilleur de tous, même par les empereurs Julius César de Rome, et Adrien de Constantinople.&lt;br /&gt;Lorsque, enfin, le roi Arthur fut fiancé à la belle Guenièvre, Merlin se rendit dans la Bretagne des Gaules, y chercher un repos bien mérité. Or, il y avait au cœur de cette petite Bretagne, une forêt, la plus agréable du monde. Pleine de biches, de cerfs et de daims, la forêt de Brocéliande aurait été un paradis pour les chasseurs, si la beauté de ses frondaisons et la majesté de ses arbres ne vous incitaient à la méditation. Elle existe encore, mais combien réduite et dépeuplée de ses gracieuses créatures.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-u4dd4YxM6Bc/TsdvdyUsbmI/AAAAAAAAHnE/Okef_bCZcPk/s1600/287.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-u4dd4YxM6Bc/TsdvdyUsbmI/AAAAAAAAHnE/Okef_bCZcPk/s320/287.jpg" width="262" /&gt;&lt;/a&gt;Là vivait un vavasseur, c'est-à-dire un chevalier de très modeste rang, du nom de Dyonas. Il était le filleul de Diane, la déesse des bois, très attachée à Brocéiande. Sa marraine lui avait prédit qu'il aurait une fille, dont le plus savant des hommes tomberait amoureux. La déesse ajouta qu'en gage d'amour, celui-ci partagerait sa science magique avec la belle. Dyonas, eut une fille et l'appela Viviane. Cela signifie en chaléen : " Je n'en ferai rien !". Et, peu soucieux de la voir épouser fût-ce un sage, ni même de la voir devenir magicienne, le vavasseur crut avisé de la tenir cachée sous le couvert des arbres. La seule distraction que connaissait la jouvencelle était de chasser ou de se promener dans la forêt. Or, un jour...&lt;br /&gt;... Un jour qu’elle rêvait, assise au bord d'une fontaine dont les graviers luisaient au soleil comme pièces d'argent fin, Merlin, d'âge mûr, à présent, vint à passer sous les apparences d'un beau damoiseau.&lt;br /&gt;Caressant la surface de l'eau de ses doigts fluets ainsi qu'on le ferait des cordes d'un luth, elle chantait la chanson de Tristan et d'Yseult :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Trois arbres sont d'espèce généreuse&lt;br /&gt;Le houx, le lierre et l'if.&lt;br /&gt;Ils gardent leurs feuilles toute leur vie&lt;br /&gt;Je suis à Tristan tant qu'il vivra...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;Dès qu'il vit la jeune fille, le magicien, pour la première fois de sa vie, resta pantois. Elle était si belle et semblait si douce et réfléchie, que les mots lui manquèrent. Tandis qu'il demeurait interdit, Viviane lui sourit et déclara :&lt;br /&gt;- Que Celui qui connaît toutes nos pensées vous envoie la volonté&amp;nbsp; de décider de votre bonheur.&lt;br /&gt;Merlin, bouleversé par la voix encore plus musicale que le murmure de la source, s'assit lui aussi sur le bord de la fontaine.&lt;br /&gt;- Ah ! mon bonheur ! ... soupira-t-il. Belle damoiselle, qui êtes-vous ? &lt;br /&gt;- Je suis, dit-elle, de ce pays, et la fille du vavasseur dont le château s'élève au cœur de la forêt. Et vous, gentil Sire ?&lt;br /&gt;- Je suis un étudiant errant, affirma le magicien. Et je vais rejoindre mon bon maître, de qui je tiens mon savoir.&lt;br /&gt;- Quel savoir que celui d'un étudiant ?&lt;br /&gt;- Par exemple, celui de soulever un château dans les airs, avec les gens qu'il contient, pour le défendre de l'armée qui lui donne assaut.&lt;br /&gt;- Pas possible ! s'exclama la donzelle.&lt;br /&gt;- Ou bien encore, marcher sur un étang, sans y plonger le pied, ou faire courir une rivière dans le sens qui ne fut jamais le sien. Et tant d'autres choses, selon ce qui me passe par la tête.&lt;br /&gt;- Ah ! Quel beau métier ! Je m'ennuie tellement que j'aimerais moi aussi connaître de ces tours. Dites-m'en quelques-uns et pour la peine, je vous promets d'être toujours votre amie, car je n'ai que cela à offrir.&lt;br /&gt;- Cela est, sans mentir, le plus beau cadeau du monde et je vous en dirai davantage si j'ai également votre amour, tant vous voilà douce et belle.&lt;br /&gt;Elle lui jura fidélité et l'enchanteur en fut tout émerveillé. Alors, cassant une branche au pin qui abritait la fontaine, Merlin traça un cercle sur le sol de la clairière. Puis il se rassit au côté de la belle. Sortit aussitôt de la forêt, un cortège admirable de dames et de demoiselles,&amp;nbsp; e chevaliers et d'écuyers, tous en si beaux habits qu'on eût dit, à les voir, un parterre de fleurs en marche. Ils se tenaient par la main, en chantant d'une voix douce à rendre les oiseaux jaloux. Ils se placèrent autour du cercle que Merlin avait dessiné et d'où semblèrent surgir de terre des danseurs et des danseuses, faisant la carole au son des fifres et des tambourins cachés dans les arbres.&lt;br /&gt;Puis la forêt, au fond de la clairière, fut masquée par un rideau de flammes non brûlantes qui s'entrouvrirent comme des cortines, dévoilant un splendide château. Le parc était formé de parterres admirables et de vergers, et il en montait le parfum le plus délicieux.&lt;br /&gt;La donzelle, émerveillée, avait posé les mains sur sa poitrine pour étouffer les battements de son cœur. Mais comme elle était fille, elle ne pouvait également maîtriser sa curiosité. Bien qu’elle tendit l'oreille, elle ne pouvait comprendre tous les mots de la chanson fredonnée par la cour mystérieuse. Était-ce du grec, de l'araméen, de l'hébreu ou du saxon ? Elle ne distinguait que le refrain :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Voirement sont amor&lt;br /&gt;A joie commencées&lt;br /&gt;Et firent à dolor&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;(Peut-être, les amours qui commencent dans la joie se finissent-elles en douleur)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;Et Viviane assura à Merlin, tout pensif, qu’elle doutait d'une affirmation aussi triste. Le bal dura bien de none à vêpres. Après la danse, tandis que dames et damoiseaux s'asseyaient dans leurs beaux habits sur l'herbe déjà constellée de fleurs, les jeunes gens joutèrent autour d'un mât de quintaine qui s'éleva tout seul dans le verger.&lt;br /&gt;- Qu'en dites-vous, ma mie ? chuchota Merlin. Mérité-je votre serment et le tiendrez-vous ?&lt;br /&gt;- Doux ami, bel ami, vous savez faire cela, ne savez-vous pas que mon cœur est désormais vôtre ? Mais... vous ne m'avez rien enseigné. De voir, je suis éblouie. De savoir, je reste sur ma faim. &lt;br /&gt;- Je vous le dirai et vous le mettrez par écrit, car vous connaissez les lettres&lt;br /&gt;- Qui donc vous a dit cela ? Vous ne me connaissiez point.&lt;br /&gt;- je sais toutes les choses que mon maître m'enseigna. Mais, chut, voici la fin du prodige.&lt;br /&gt;En effet, les chevaliers venaient chercher les dames,j les damerets et les demoiselles. Se tenant par la main, les couples dansèrent en direction de la forêt. Les uns après les autres, ils disparurent. A son tour, les château se dilua dans l'air, tandis que réapparaissaient les arbres. Puis, au concert d'instruments, succédèrent les trilles des oiseaux.&lt;br /&gt;- Oh ! Le verger ! regretta Viviane. Quel dommage, tant il me plaisait.&lt;br /&gt;- Je vous le laisse, dit Merlin. Puisqu'il vous convient.&lt;br /&gt;- Je l’appellerai "Repaire de joie et de liesse".&lt;br /&gt;- Que voilà un joli nom. Il me servira de gage à ma parole.&lt;br /&gt;- De gage ? s'étonna la belle. Allez-vous partir ?&lt;br /&gt;- Hélas, il le faut. le crépuscule est proche.&lt;br /&gt;Viviane ne put retenir ses larmes au bord de ses longs cils.&lt;br /&gt;- Je suis doublement triste, gémit-elle. car vous ne m'avez enseigné aucun de ces secrets.&lt;br /&gt;- Je vous en dirai deux ou trois.&lt;br /&gt;- Ah ! beau sire, ce n'est pas assez !&lt;br /&gt;- Il faudrait plus de loisir et longtemps vivre auprès de vous. Je désire donc qu'en échange de mon savoir, vous me promettiez d'unir nos existences.&lt;br /&gt;Viviane sut faire voir juste ce qu'il fallait de joie triomphante, et elle dit avec une moue adorable :&lt;br /&gt;- Sire, je serai votre dame dès que vous m'aurez enseigné tout ce que je voudrai savoir.&lt;br /&gt;Le temps pressait l'enchanteur, mais il parvint à arrêter quelques heures, juste pour expliquer comment on fait couler une rivière selon sa fantaisie et quelques tours aussi aimables. Sa belle écrivit cela sur un parchemin que Merlin parut saisir dans l'air lorsqu'il se matérialisa.&lt;br /&gt;Enfin, il fallut s'en aller et ce n'est qu'après la promesse qu'il reviendrait pour la veille de Saint-Jean qu’elle sécha ses larmes.&lt;br /&gt;Alors, Merlin partit pour la cour où l'on devait fêter les noces du roi Arthur et de la belle Guenièvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Maguelonne Toussaint-Samat&lt;br /&gt;Contes et légendes des arbres de la forêt&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4062405322361583516?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4062405322361583516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/merlin-et-viviane-broceliande-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4062405322361583516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4062405322361583516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/merlin-et-viviane-broceliande-1.html' title='Merlin et Viviane à Brocéliande - 1'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-vKnaTM9hTDY/TsdwJbfjfSI/AAAAAAAAHnM/om9Auuu8L7Q/s72-c/Maitre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1623672612281083060</id><published>2011-11-16T08:50:00.002+01:00</published><updated>2011-11-16T08:50:00.518+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des fées'/><title type='text'>Esprit des passages dangereux</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-NsY34bDzz6k/TsI4IylL1HI/AAAAAAAAHkc/I0e1rrGDAKc/s1600/1.FEERIE--82-.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="385" src="http://2.bp.blogspot.com/-NsY34bDzz6k/TsI4IylL1HI/AAAAAAAAHkc/I0e1rrGDAKc/s400/1.FEERIE--82-.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les passages difficiles, où un étroit sentier surplombe de profondes crevasses dans lesquelles bien des voyageurs ont trouvé la mort, sont hantés par des êtres méchants qui se font un malin plaisir de troubler ceux qui osent s'aventurer sur leur domaine, et de les forcer à se précipiter dans le vide. Suivant la croyance des montagnards dauphinois, il y a dans tous les abîmes des esprits invisibles qui tiennent leurs regards fixés sur ceux des passants, afin de les fasciner et de les entraîner dans leur demeure humide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les Pyrénées, chacun des rochers dangereux des gouffres, est sous l'invocation d'une fée malfaisante appelée la fée des Vertiges. Ces sirènes aux regards de flammes, aux provocations ardentes, fascinent le voyageur imprudent qui ose contempler leur sauvage beauté. Éperdu, le cœur serré d'effroi, il sent bien tout à coup un pressentiment de malheur prochain courir dans ses veines avec le frisson. Mais il n'est plus temps, il paie de sa vie les imprudences de sa curiosité et l'on entend les rires d'une joie satanique se mêler aux rumeurs du vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'Ain, on donne le nom de Pierrettes à des esprits féminins qui font rouler des morceaux de rocs sur ceux qui passent dans la gorge des Hôpitaux, dominée par de hauts rochers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1623672612281083060?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1623672612281083060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/esprit-des-passages-dangereux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1623672612281083060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1623672612281083060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/esprit-des-passages-dangereux.html' title='Esprit des passages dangereux'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-NsY34bDzz6k/TsI4IylL1HI/AAAAAAAAHkc/I0e1rrGDAKc/s72-c/1.FEERIE--82-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-5028646423118622908</id><published>2011-11-15T08:05:00.002+01:00</published><updated>2011-11-15T08:05:00.627+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Herbier féerique'/><title type='text'>Jardin des fées</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-04VBahiOFtk/TsEWPSzl7uI/AAAAAAAAHkU/4zzDn2fIs2o/s1600/3b93eccf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/-04VBahiOFtk/TsEWPSzl7uI/AAAAAAAAHkU/4zzDn2fIs2o/s640/3b93eccf.jpg" width="267" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les fées ont longtemps joui d'une association bénéfique et protectrice avec la nature, assurant le rôle d'esprits gardiens pour un grand nombre de plantes et d'arbres qui nous sont familiers. Leur aptitude exceptionnelle pour le jardinage est réputée.&lt;br /&gt;Dans les contes et légendes qui nous sont parvenus, il semble évident que les fées nourissent une immense affection  pour les fleurs, y compris pour celle qui croissent dans nos propres jardins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une autre légende de l'ouest de la Grande Bretagne, une vieille dame parvint à cultiver un massif de tulipes si magnifique que les fées viennent la nuit y faire dormir leurs bébés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Les belles gens appréciaient tant son jardin qu'ils y auraient apporté leurs bébés elfes, murmurant des chansons pour qu'ils se reposent en ce lieu. Souvent, au plus profond de la nuit, on entendait une douce berceuse, et les accords de la plus délicieuse des musiques flottait dans les airs, qui semblaient émaner des tulipes elles-mêmes. Pendant que ces délicates fleurs se balançaient dans la brise vespérale, il semblait parfois qu'elles suivaient le rythmes de leur propre mélodie."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En hommage à leurs admirateurs surnaturels, ces tulipes fleurissaient bien plus longtemps que n'importe quelle autre plante du jardin, et dégageaient une fragance comparable au jardin des roses. Subjuguée par ces précieuse fleurs, la vieille femme reconnaissante ne voulut jamais en cueillir une seule, et c'est ainsi  qu'elle côtoya les fées en toute harmonie.&lt;br /&gt;Lorsqu'elle mourut, son héritier arracha les tulipes pour planter du persil à la place !&lt;br /&gt;Les fées furieuses, répliquèrent en transformant tout le jardin en un terrain vague à jamais stérile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles continuèrent cependant à honorer la mémoire de l'aïeule en magnifiant sa tombe, où poussaient les plus belles fleurs, sans que jamais quiconque les y eu plantées ou semées...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-5028646423118622908?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/5028646423118622908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/jardin-des-fees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5028646423118622908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5028646423118622908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/jardin-des-fees.html' title='Jardin des fées'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-04VBahiOFtk/TsEWPSzl7uI/AAAAAAAAHkU/4zzDn2fIs2o/s72-c/3b93eccf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2879188453233273781</id><published>2011-11-14T13:48:00.000+01:00</published><updated>2011-11-14T13:48:55.973+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythes'/><title type='text'>La brume : causes et personnification</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-RvtyVpn4TSU/TsEOJfVWUGI/AAAAAAAAHkM/-W_a6t0a7Zg/s1600/dameblanche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-RvtyVpn4TSU/TsEOJfVWUGI/AAAAAAAAHkM/-W_a6t0a7Zg/s400/dameblanche.jpg" width="400" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La brume est, à juste titre, redoutée des marins qui l’appellent leur ennemie ; ils rattachent à des causes surnaturelles son apparition et les diverses circonstances qui l'accompagnent.&lt;br /&gt;Ceux de la Haute-Bretagne, qui regardent la mer comme la vassale de la Lune, racontent que l'astre des nuits la couvre de brume pour la punir quand elle est fâchée avec elle ; ils disent aussi que ce phénomène est produit par un monstre qui, jaloux de la lumière du soleil, se met à souffler du fond des eaux pour l’assombrir, ou par la fumée de volcans sous-marins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la brume est épaisse, les pêcheurs de la Manche prétendent que l'on voit des bouchons noirs au milieu ; ce sont les diables qui viennent chercher les âmes des noyés et tracasser les vivants. Les démons des brouillards sont aussi redoutés en Basse-Bretagne parce qu'ils égarent les barques, et les matelots du pays de Tréguier croient voir des diablotins noirs danser dans la brume ; au XVIIIe siècle, on attribuait aux âmes des noyés les cris plaintifs que l'on entend dans les moments où les navires sont enveloppés de brouillards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce météore est assez rarement personnifié ; cependant quand il se manifeste sur les eaux douces, et qu'il commence à se dissiper, les riverains en font parfois une dame blanche presque diaphane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un géant de Brume, haut de cent toises, avec un œil de diamant au milieu du front, court, suivant un conte gascon, à travers la campagne, du lever du soleil à son coucher, et, partout où il passe, les blés, les arbres, les vignes sèchent pour ne reverdir jamais. &lt;br /&gt;Dans les hautes vallées de Béarn, on appelle &lt;i&gt;Loup de Sent-Yoan&lt;/i&gt; un brouillard qui, aux approches de la Saint-Jean, est très nuisible aux biens de la terre. &lt;br /&gt;Une devinette de Velay, dans laquelle saint Gris vient de vers Paris avec sa cape et sa capuche, personnifie les brumes d'automne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2879188453233273781?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2879188453233273781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-brume-causes-et-personnification.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2879188453233273781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2879188453233273781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-brume-causes-et-personnification.html' title='La brume : causes et personnification'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-RvtyVpn4TSU/TsEOJfVWUGI/AAAAAAAAHkM/-W_a6t0a7Zg/s72-c/dameblanche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-99985878550968809</id><published>2011-11-12T08:40:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T08:40:01.010+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Le Pin Huon de Tasmanie : 10.500 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-1jqZaqTaTCs/TmjGbZUAmSI/AAAAAAAAHL4/n98obJsewTs/s1600/arbre_pin_huon_tasmanie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://4.bp.blogspot.com/-1jqZaqTaTCs/TmjGbZUAmSI/AAAAAAAAHL4/n98obJsewTs/s400/arbre_pin_huon_tasmanie.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Un groupe d’arbres, des Pins Huon situés au nord-ouest de la Tasmanie&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;a révélé un âge de &lt;strong&gt;10.500 ans&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Chacun des arbres du bosquet est un mâle&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;strong&gt;génétiquement identique&lt;/strong&gt;  à tous  les autres,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;de sorte que ce bosquet peut être considéré&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;comme  formé d’un  seul individu.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Pas assez protégés,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;ces conifères restent  très menacés par les compagnies minières qui les entourent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A la naissance de cet arbre, vers &lt;strong&gt;8500 avant JC&lt;/strong&gt;, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;la ville de &lt;strong&gt;Er Riha&lt;/strong&gt; (Jéricho )  est  une des premières villes au monde&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;à voir progressivement le jour.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;L’homme se sédentarise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-99985878550968809?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/99985878550968809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-pin-huon-de-tasmanie-10500-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/99985878550968809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/99985878550968809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-pin-huon-de-tasmanie-10500-ans.html' title='Le Pin Huon de Tasmanie : 10.500 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-1jqZaqTaTCs/TmjGbZUAmSI/AAAAAAAAHL4/n98obJsewTs/s72-c/arbre_pin_huon_tasmanie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-5315857756627128504</id><published>2011-11-12T07:53:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T07:53:00.099+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>La harpe féerique</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hBgv95jPRuA/Tru8sJ6OY1I/AAAAAAAAHjs/NtVjxtbiCIk/s1600/harpiste-elfe-.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-hBgv95jPRuA/Tru8sJ6OY1I/AAAAAAAAHjs/NtVjxtbiCIk/s400/harpiste-elfe-.jpg" width="281" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La compagnie de fairies qui demeurait dans les recoins de Cader Idris avait coutume de faire le tour des maisonnettes dans cette partie de la région afin de tester les qualités de leurs occupants. Ceux qui leur réservaient un accueil mal embouché étaient assurés d'avoir le mauvais œil pour le restant de leur vie ; par contre, ceux qui se montraient généreux avec le petit peuple qui leur apparaissait sous un quelconque déguisement recevaient de sa part de substantielles faveurs.&lt;br /&gt;Le vieux Morgan ap Rhys était un soir assis au coin de sa cheminée et il trompait sa solitude en fumant sa pipe et en buvant de la bière de Llangollen. L'alcool aidant, Morgan se sentait le cœur léger. Il se mit à chanter - enfin, il avait l'impression de chanter.&lt;br /&gt;Sa voix, en effet, n'avait rien de mélodieux. Un barde qu'il avait insulté - c'est une chose bien risquée de heurter la susceptibilité des bardes du pays de Galles car ils ont souvent la langue fielleuse - avait comparé son chant au meuglement d'une vieille vache ou au jappement d'un chien aveugle au beau milieu d'une étable.&lt;br /&gt;Son chant donnait pourtant à Morgan une très vive satisfaction, et ce soir-là en particulier, il était encore plus content de la mélodie harmonieuse qu'il réussissait à produire. La seule chose qui tempérait son plaisir était qu'il manquait de public. Juste au moment où il atteignait le point culminant de son oeuvre vocale, il entendit qu'on frappait à la porte. Enchanté à l'idée qu'il y avait quelqu'un pour l'écouter, Morgan se mit à chanter à tue-tête, mettant dans son chant toute la puissance dont il était capable. Selon son opinion personnelle, sa note extrême était un véritable petit chef-d'œuvre d'une exquise beauté, un ravissement pour tous. &lt;br /&gt;Quand il eut presque terminé, il entendit à nouveau frapper. Il s'écria :&lt;br /&gt;- Est-ce que la porte vous empêche d'entrer ? Allez, rentrez, qui que vous soyez.&lt;br /&gt;Morgan, comme vous pouvez le constater, n'était guère porté sur la politesse. La porte s'ouvrit et trois voyageurs entrèrent, crottés par le voyage et paraissant épuisés. &lt;br /&gt;En réalité, il s'agissait de fairies de Cader Idris déguisés ainsi afin de se rendre compte de la manière dont Morgan traitait les étrangers. &lt;br /&gt;Mais lui ne se doutait pas le moins du monde qu'ils puissent être autres que leur apparence.&lt;br /&gt;- Mon bon monsieur, dit l'un des voyageurs, nous sommes réellement épuisés, mais nous ne vous demanderons rien d'autre qu'un peu de nourriture que nous mettrons dans nos sacs avant de reprendre la route.&lt;br /&gt;- Bon sang, dit Morgan, c'est tout ce que vous voulez ? Eh bien alors, regardez donc ! Là, il y a du pain et du fromage, et même un couteau. Prenez ce que vous voulez. Mangez votre content et remplissez vos sacs. Il ne sera dit nulle part que Morgan ap Rhys refuse le pain et le fromage aux étrangers qui se présentent sous son toit. &lt;br /&gt;Les voyageurs se servirent donc tout seuls et Morgan, pour respecter les règles de l'hospitalité, poussa la chansonnette pendant qu'ils se sustentaient, sans oublier de s'humecter le gosier avec de la bière de Llangollen quand celui-ci devenait sec. Les voyageurs féeriques, après s'être rassasiés, se levèrent et dirent : &lt;br /&gt;- Mon cher monsieur, nous vous remercions pour votre divertissement. Et puisque vous vous êtes montrés si généreux, nous allons vous témoigner de notre gratitude. Il est dans notre pouvoir de satisfaire l'un de vos vœux : dites-nous ce qui vous ferait plaisir.&lt;br /&gt;- Eh bien, dit Morgan, j'ai toujours eu envie d'une harpe qui vibrerait sous mes doigts, même si j'en jouais mal ; une harpe qui jouerait des airs engageants, vous comprenez, je n'aime pas la musique mélancolique. Mais vous êtes sûrement en train de vous moquer de moi.&lt;br /&gt;Ce n'était pas le cas : il avait à peine fini de parler que, à sa grande stupéfaction, là, juste devant lui, il découvrit une harpe splendide. Il regarda autour de lui ; ses invités avaient disparu. &lt;br /&gt;- C'est la chose la plus incroyable que j'ai jamais vue, se dit Morgan. Ça devait être des fairies. &lt;br /&gt;Il en était si abasourdi qu'il se sentit obligé de reprendre de la bière. Cela lui permit de se remettre de sa perplexité. Il décida alors d'essayer cet instrument qui était si mystérieusement apparu devant lui. Dès que ses doigts en effleurèrent les cordes, la harpe se mit à jouer un air endiablé. A ce moment, il entendit un bruit de pas. C'était sa femme qui rentrait en compagnie de quelques amis. A peine eurent-ils entendu les accords de la harpe qu'ils se mirent à danser, et aussi longtemps que les doigts de Morgan restèrent posés sur les cordes, ils marquèrent le pas comme des pantins désarticulés. &lt;br /&gt;La nouvelle que Morgan était entré en possession d'une harpe dotée de pouvoirs mystérieux se répandit dans le pays comme une traînée de poudre. On venait de partout pour voir le musicien et son instrument. Et chaque fois qu'il en jouait, l'assistance se mettait irrésistiblement à danser et ne pouvait plus s'arrêter avant que Morgan ne le décide. Mêmes les boiteux se mettaient à cabrioler ; jusqu'à un unijambiste qui lui avait rendu visite et qui dansa aussi joyeusement que n'importe quel bipède.&lt;br /&gt;Un jour, parmi la foule de curieux qui avaient fait le déplacement pour vérifier que les allégations qui circulaient à propos de cette harpe étaient vraies, Morgan reconnut le barde qui lui avait fait une si désobligeante remarque à propos de sa voix. Il décida de lui rendre la monnaie de sa pièce. Au lieu de s'arrêter comme d'habitude après quelques minutes de danse, il continua de jouer. Il joua et joua jusqu'à ce que les danseurs épuisés lui crièrent d'arrêter. &lt;br /&gt;Mais Morgan trouvait cette scène tellement divertissante qu'il ne voulait plus s'arrêter. Il riait à gorge déployée, à en avoir mal aux côtes et des larmes ruisselaient le long de ses joues au spectacle que lui procuraient ses visiteurs, et plus spécialement le barde. Plus il jouait, plus la danse devenait folle. Les danseurs virevoltaient, tournoyaient, se cognant brutalement contre les meubles, quelques-uns bondissant si haut qu'ils en heurtaient le plafond à s'en faire éclater le crâne. Morgan ne cessa pas de jouer avant que le barde n'eut eu les jambes brisées et que les autres soient pratiquement disloqués. A ce moment là, sa vengeance fut complète. Il avait tellement mal aux côtes et aux mâchoires d'avoir ri qu'il retira ses doigts de dessus les cordes. Ce fut aussi la dernière occasion qu'il eut de décharger son dépit contre ses ennemis. Le lendemain matin, la harpe avait disparu et on ne la revit plus jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fairies, fâché du mauvais usage qui avait été fait de leur cadeau, étaient venus le reprendre durant la nuit. Ceci est une mise en garde à tous ceux qui détournent de leur usage, les cadeaux que font les fairies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;CONTES FÉERIQUES DU PAYS DE GALLES&lt;br /&gt;Welsh Fairy Stories © W. Jenkyn Thomas et publiés en 1907&lt;br /&gt;Traduits par Jean Louis Laurin © 2003&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-5315857756627128504?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/5315857756627128504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-harpe-feerique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5315857756627128504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5315857756627128504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-harpe-feerique.html' title='La harpe féerique'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-hBgv95jPRuA/Tru8sJ6OY1I/AAAAAAAAHjs/NtVjxtbiCIk/s72-c/harpiste-elfe-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3005268102760033110</id><published>2011-11-10T12:13:00.002+01:00</published><updated>2011-11-10T13:01:56.878+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>La jeune mariée du lac rouge</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Y36jGdJbu9w/Trux4I2jMPI/AAAAAAAAHjk/_w0q4Ph0nM0/s1600/femme-pomme-273677658c.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-Y36jGdJbu9w/Trux4I2jMPI/AAAAAAAAHjk/_w0q4Ph0nM0/s400/femme-pomme-273677658c.jpg" width="257" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Un jour de brume, un fermier pêchait dans le Llyn Coch, le Lac Rouge qui est au cœur de la forêt de Snowdon. Une brusque saute de vent créa, dans la vapeur grise en suspension sur les eaux, une brèche par laquelle il aperçut un petit homme perché sur une échelle et fort occupé à entasser de la paille. Le chaume et l'échelle s'appuyaient sur la surface du lac.&lt;br /&gt;La vision s'effaça au bout de quelques instants et l'eau reprit son friselis là où il avait vu du foin et du chaume. Par la suite, le fermier prit l'habitude de revenir fréquemment au bord du lac, mais il n'y remarqua plus rien d'exceptionnel jusqu'à cette chaude journée d'automne où, chevauchant à proximité du lac, il emmena son cheval s'y désaltérer.&lt;br /&gt;Pendant que l'animal étanchait sa soif, il regardait machinalement les ondulations de l'eau quand à sa grande surprise, il s'aperçut qu'un très beau visage, sous la surface de l'eau et à courte distance de lui, l'observait. &lt;br /&gt;Comme il l'examinait, déconcerté, la tête toute entière, puis les épaules émergèrent. Il sauta de son cheval et se précipita vers la demoiselle. Quand il eut atteint l'endroit de cette apparition, celle-ci s'était évanouie, pour réapparaître presque immédiatement à un autre endroit. Il se précipita à nouveau vers elle : elle disparut à nouveau. &lt;br /&gt;Cela se produisit une troisième fois et une quatrième et une cinquième, après quoi le fermier renonça à sa poursuite et rentra chez lui, inconsolable. &lt;br /&gt;Le lendemain il revînt au bord du lac où il s'assit, espérant revoir la belle demoiselle. Pendant un long moment, elle ne se manifesta d'aucune façon. Pour tromper son ennui, il sortit de sa poche quelques excellentes pommes qui lui avaient été données par un voisin. Il commença à en croquer une. C'est alors que brusquement, la dame apparut dans toute son éblouissante beauté, presque à côté de lui, et le pria de lui en jeter une. &lt;br /&gt;- Si vous désirez une pomme, il va falloir que vous veniez la chercher vous-même, dit le fermier.&lt;br /&gt;Il exhiba le fruit tentant en faisant miroiter ses belles couleurs rouges et vertes. Elle se rapprocha davantage, mais au moment où elle s'apprêtait à saisir la pomme qu'il tenait de la main gauche, avec sa main droite, il lui attrapa le poignet et serra fermement son étreinte. Elle se mit alors à pousser des cris perçants. Un vieil homme avec une longue barbe blanche et une couronne de nénuphars émergea au milieu du lac.&lt;br /&gt;- Oh, mortel, que veux-tu à ma fille ? demanda-t-il.&lt;br /&gt;Le fermier lui répondit que son cœur se briserait si la nymphe du lac n'acceptait pas de l'épouser. Après de nombreux palabres, le père donna son accord à cette union, sous condition toutefois que le jeune homme ne jetât jamais d'argile sur son épouse. Le mariage se fit immédiatement et le couple connut un immense bonheur. &lt;br /&gt;Un jour, la jeune femme exprima l'envie de manger l'une de ses délicieuses pommes avec lesquelles le fermier avait réussi à l'attirer hors du lac pour la séduire. Le mari se rendit donc chez le voisin qui les produisait et en rapporta non seulement des pommes, mais un bel arbrisseau, un jeune pommier de cette variété, cadeau de son ami. Ils décidèrent de le mettre en terre sans tarder, lui creusant, elle le tenant jusqu'à ce que le trou fut assez grand pour qu'on l'y plante. &lt;br /&gt;- Il est assez profond maintenant," dit le fermier. Et, pour que la chance demeure, il balança par-dessus son épaule la dernière pelletée de terre. C'était de l'argile. Il n'avait pas regardé où il la projetait. Elle atteignit son épouse en pleine poitrine. Elle n'eut pas plutôt reçu cette volée de terre qu'elle se mit à sangloter, pleurant à chaudes larmes. &lt;br /&gt;- Adieu à toi, mon cher mari, dit-elle. Puis elle courut se jeter dans le lac et disparut sous la surface lisse et limpide des eaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;i&gt;**&lt;br /&gt;CONTES FÉERIQUES DU PAYS DE GALLES&lt;br /&gt;Welsh Fairy Stories © W. Jenkyn Thomas et publiés en 1907"&lt;br /&gt;Traduits par Jean Louis Laurin © 2003 &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3005268102760033110?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3005268102760033110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-jeune-mariee-du-lac-rouge.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3005268102760033110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3005268102760033110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/la-jeune-mariee-du-lac-rouge.html' title='La jeune mariée du lac rouge'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Y36jGdJbu9w/Trux4I2jMPI/AAAAAAAAHjk/_w0q4Ph0nM0/s72-c/femme-pomme-273677658c.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-94726194815967385</id><published>2011-11-09T15:52:00.000+01:00</published><updated>2011-11-09T15:52:49.632+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><title type='text'>Al Lew-Dréz</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hWDtFiKBTZ0/TrqTnn6LsrI/AAAAAAAAHi8/jU5d-4XyevI/s1600/12l.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-hWDtFiKBTZ0/TrqTnn6LsrI/AAAAAAAAHi8/jU5d-4XyevI/s400/12l.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois, en Bretagne, un garçon d'une vingtaine d'années, bourgeonné, ébouriffé, qui marchait la tête rejetée en arrière avec une telle expression de dédain qu'on ne remarquait pas sa petite taille. Ses parents étaient morts et on ne lui connaissait pas de famille. Après avoir passé deux années à l'école, Périk, ainsi se nommait-il, était devenu vacher, mais il avait acquis la conviction qu'il pourrait faire beaucoup mieux que ça. Quoi ? Il n'eût su le dire exactement. Cependant, nullement ébranlé par son manque d'instruction, il pensait qu'il lui fallait simplement devenir riche.&lt;br /&gt;Or, un jour qu'il se promenait aux pieds de la dune de Saint-Efflam, il rencontra un vieux vagabond qui se reposait au soleil. Après lui avoir souhaité le bonjour, le vieillard demanda à notre jeune homme s'il était allé à quelque fête. Comme la réponse fut non, et la raison de ce non l’absence de moyens financiers, le vagabond hocha la tête et dit, après une minute de profonde réflexion :&lt;br /&gt;- Je vais peut-être te donner la possibilité de devenir très riche...&lt;br /&gt;- Vraiment ? dit Périk tout de suite intéressé. Et comment ?...&lt;br /&gt;- Oh ! Tu vas sans doute rire de mon idée. La jeunesse ne croit plus à rien.&lt;br /&gt;Il s'interrompit, se passa la main dans les cheveux, et lorsque Périk lui eut demandé à quoi il falalit croire, il poursuivit :&lt;br /&gt;- Sais-tu que là où nous sommes, sur cette dune de Saint-Efflam, s'étendait jadis une ville puissante ? Une ville dont les voiliers couraient les mers et rapportaient des monceaux de denrées rares et précieuses. Un roi la gouvernait qui avait pour sceptre une baguette de noisetier, une baguette magique aussi puissante que celle des fées.&lt;br /&gt;Périk réfléchit une seconde, et lui demanda où se trouvait aujourd'hui ce sceptre merveilleux.&lt;br /&gt;- Je vais te dire, répondit le vagabond en jetant un regard farouche autour de lui pour s'assurer que personne ne les écoutait. Le roi commit des crimes atroces et pour le punir, Dieu, un matin, fit surgir des flots une grève qui engloutit la ville du roi et le roi lui-même. Seulement, chaque année, la nuit de la Pentecôte, au premier coup de minuit, un passage s'ouvre dans la montagne et permet d'arriver jusqu'au palais du roi. Là, dans la dernière salle à laquelle des escaliers de marbre donnent accès, se trouve, posé sur un velours écarlate, le sceptre ou la baguette qui donne tout pouvoir. Te voilà averti, jeune homme. Il faut tenter ta chance, si tu es agile, car au dernier coup de minuit, le passage se referme pour ne se rouvrir qu'à la Pentecôte suivante.&lt;br /&gt;Périk remercia et demeura un moment dans une sorte de stupeur. Une telle richesse à portée de main, était-ce possible ?&lt;br /&gt;Et dès qu'arriva le Pentecôte, sans douter une seconde du succès de son entreprise, Périk se prépara à pénétrer dans la ville engloutie.&lt;br /&gt;Il faisait très beau, dans les buissons en fleurs les moineaux gazouillaient. De toutes parts, chantaient les oiseaux. Périk ressassa toute la journée des rêves fous, jonglant avec l'argent dont il pourrait disposer grâce à la baguette magique. Il arrondissait les mains comme s'il faisait couler entre ses doigts les pièces d'or. Puis, lorsque le soir arriva, sa figure prit une expression de méprisant défi et de témérité, l'expression d'un homme sur le point de faire courber le monde entier sous son bon plaisir.&lt;br /&gt;Il était donc sur le sable de la Lew-Dréz, quand minuit sonna à l’église de Saint-Michel-en-Grève. Le front de Périk devint moite et rapidement il s'épongea avec son mouchoir. puis avec un tressaillement de joie, il vit le rocher de granit s'entrouvrir lentement comme la gueule d'un fauve qui s'éveille.&lt;br /&gt;D'un bond rapide, Périk fut dans le passage qui d'abord était sombre comme une cave, puis qui s'éclaira peu à peu à mesure que le jeune homme avançait. il aurait voulu courir, mais l'émotion faisait vaciller ses jambes. Enfin, il déboucha sur la place d'une grande ville où l'on y voyait comme en plein jour. Les maisons étaient en pierre, mais l'une d'elles était si belle, si ornée et si grande que ce ne pouvait être que le palais du roi.&lt;br /&gt;Le cœur battant, Périk y pénétra sans même prendre garde aux soldats qui se tenaient devant l'entrée. La première salle qu'il vit était garnie de tables sur lesquelles se trouvaient toutes sortes de monnaies d'argent et d'or, autant qu'il y a de grains de blé dans une ferme après la moisson. Périk en prit une poignée qu'il mit dans ses poches et s'en alla plus loin.&lt;br /&gt;A cet instant, au clocher de Saint-Michel-en-Grève sonna le sixième coup de minuit.&lt;br /&gt;très ému, Périk passa le seuil de la deuxième salle. Il vit des bahuts, des coffres où s'entassaient bijoux et vaisselle d'or. il y en avait autant que de fleurs dans les prairies, au printemps. Or, chose étrange, Périk n'eut pour tout cet or étalé qu'un regard indifférent, comme si déjà tout cela lui appartenait et qu'il en voulût plus encore.&lt;br /&gt;Le septième coup tinta quand il mit le pied dans la troisième salle. Elle offrait le spectacle d'un amas de corbeilles disposées les unes sur les autres, où étincelaient perles et pierres précieuses. Il y en avait autant que des graviers dans le fond de la rivière. Périk regarda cette orgie de pierres brillantes et miroitantes, toutes plus belles les unes que les autres, passa tendrement la main sur des corbeilles, puis saisit quelques rubis et quelques saphirs, faisant le geste de l'offrir à une jeune beauté qu'il voyait en rêve. Il se mit à rire, mais quand il entendit retentir le huitième coup, son rire s'éteignit sur ses lèvres et il se précipita dans la quatrième salle où des milliers de diamants et de cristaux jetaient de tels feux qu'il chancela, ébloui. Une expression de sombre détermination passa sur son visage et il courut dans la dernière salle.&lt;br /&gt;A cet instant, le clocher sonnait le neuvième coup. Périk ne put distinguer tout de suite la baguette de noisetier, puis il entendit des voix qui l'invitaient à avancer et il vit, le regardant fixement, des jeunes filles belles à ravir. La découverte le laissa bouche bée et il fit quelques pas vers elles qui étaient bien au nombre de cent et qui tenaient à la main une couronne de chêne. Elles lui indiquaient le sceptre qui était posé au fond de la salle, sur un socle d'or recouvert d'écarlate. Avec un hurlement de triomphe, Périk allait s'en emparer, mais il ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil vers les jeunes personnes qui lui souriaient. Et tandis qu'il cherchait quelle pouvait être la plus jolie, le douzième coup se fit entendre, comme un coup de tonnerre, sans que Périk sût et pût dire si les deux coups précédents qui l'annonçaient avaient tinté.&lt;br /&gt;Alors tout se brouilla dans son esprit, il se retourna et fila en arrière, mais les gardes avaient déjà fermé les portes. Il revint en toute hâte demander secours aux belles jeunes filles, elles n'étaient plus que des statues de granit. Une nuit opaque avait remplacé la lumière.&lt;br /&gt;Périk s'évanouit de terreur.&lt;br /&gt;Il n'avait pas de famille, aussi personne au village ne s'inquiéta beaucoup de son absence.&lt;br /&gt;Cependant, quand le vieux vagabond revint quelques mois plus tard, il demanda aux uns et aux autres où était Périk. Or, Périk était devenu mystérieux et introuvable ; allez donc savoir où il cachait quelque joie - ou quelque peine !&lt;br /&gt;Le vagabond redit alors l'histoire de la ville engloutie sous la grève, et du passage qui s'ouvre, la nuit de la Pentecôte... Personne ne voulut le croire, ni croire que Périk avait tenté l'aventure. Et seules les bonnes grand-mères, le soir, à la veillée, racontent cette histoire à leurs petits-enfants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-94726194815967385?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/94726194815967385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/al-lew-drez.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/94726194815967385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/94726194815967385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/al-lew-drez.html' title='Al Lew-Dréz'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hWDtFiKBTZ0/TrqTnn6LsrI/AAAAAAAAHi8/jU5d-4XyevI/s72-c/12l.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-771408661997645859</id><published>2011-11-08T08:36:00.002+01:00</published><updated>2011-11-08T08:36:00.260+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Evahonne</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UN6pdJvaQuk/TreuzgMUESI/AAAAAAAAHis/IYHj3ULx5YQ/s1600/ydaaq3ec.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-UN6pdJvaQuk/TreuzgMUESI/AAAAAAAAHis/IYHj3ULx5YQ/s400/ydaaq3ec.jpg" width="296" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Evahonne ! Quel joli nom pour une fée, n'est-ce-pas ? &lt;br /&gt;Celle qui le porta fut la première que l'on connut au pays Marchois. Les archives ne nous disent pas d'où elle était originaire. Vous savez, le lieu de naissance de telle ou telle fée est toujours un peu difficile à déterminer. Elles vivent si longtemps, échappant à la vieillesse comme à la maladie ! Et elles se déplacent si facilement !&lt;br /&gt;En tout cas, quelque mille ans avant l'envahissement de la Gaule, par les Barbares, Evahonne avait élu domicile du côté d'Evaux. Elle s'y était fait de solides amitiés non seulement parmi ses pareils, mais aussi parmi les humains. Compatissante et serviable, elle guidait le voyageur égaré, allumait le feu dans la cheminée de pauvres paralytiques qui, laissés à leurs propres moyens eussent grelotté de froid devant l'âtre éteint, apportait aux malades des herbes de grande efficacité médicinale... elle veillait sur les enfants dont les parents étaient obligés de travailler au loin... Enfin, elle était toujours là quand on avait besoin d'elle. Elle jouissait de la reconnaissance et de l'affection de tous. On l'invitait aux baptêmes, aux noces...&lt;br /&gt;En ce temps bienheureux, les humains frayaient avec les fées, et les fées ne se cachaient pas, ne se rendaient pas invisibles.&lt;br /&gt;Donc, Evahonne et ses compagnes s’ébattaient en toute liberté dans le gracieux pays d'Evaux...&lt;br /&gt;Et puis, surgirent ces hordes dont vous parle votre Histoire de France. Finies, pour nos amies, les danses au clair de lune... Finies les poursuites à travers les forêts où chaque feuille est un chant... Finis les mélodieux orchestres des dryades... Finies les rondes autour des chêns séculaires... Finies le sbaignades dans l'echevellement des cascades, où riaient le sondines... La sombre guerre effaçait la joie du monde.&lt;br /&gt;Les fées s'enfuirent.&lt;br /&gt;Evahonne s'enfonça dans le sol comme feront les hommes, mille ans après, pour s'abriter des bombes.&lt;br /&gt;Je dois vous dire que cette stratégie, de sa part, fut plus féminine que militaire.&lt;br /&gt;Le génie Sodosulfon, qui régnait dans les sous-sols du Monde, l'avait plus d'une fois demandée en mariage, mais, fille de l'air, Evahonne ne tenait pas à aller s'enterrer, à renoncer au soleil, aux arbres, aux gais cours d'eau... A part ça, Sodosulfon lui plaisait. S'il avait été sylphe ou elfe, elle l'eût, sans hésiter, agréé. Cependant, en cette triste conjoncture, elle pensa que mieux valait être sous terre, en sûreté, que dessus, au danger. Car les fées, que la maladie et la vieillesse épargnent, pas plus que vous et moi n'échappent à la mort et à certains accidents...&lt;br /&gt;Elle chercha donc à se réfugier chez son amoureux transi. Sodosulfon, informé par ses guetteurs, se hâta au-devant d'elle.&lt;br /&gt;La vérité m'oblige à dire que, sachant le mobile de sa visite, il ne peut s'empêcher, au fond de lui-même, de bénir la hideuse circonstance qui poussait Evahonne. Il y a toujours des êtres à qui les guerres profitent...&lt;br /&gt;Son palais était merveilleux et ne croyez pas qu'il y fit nuit noire. Creusé dans ces pierres, transparentes comme de l'eau figée, que les spéléologues de l'avenir appelleraient des stalactites et des stalagmites, il resplendissait.&lt;br /&gt;Evahonne s’émerveilla du phénomène.&lt;br /&gt;- J'ai capté le jour éternel, lui expliqua le souverain. tandis que sur terre, l'ombre succède à la lumière, celle-ci, en mes palais, ne s'éteint qu'à mon gré ! Que je le veuille et les mille millions de facettes où elle s'accroche se la renvoient perpétuellement...&lt;br /&gt;En effet, les murs de la grande salle où ils pénétraient semblaient de diamants, et de diamants, aussi, les voûtes et leurs lustres, de diamants, les piliers...&lt;br /&gt;- Ce constant éclat pourrait fatiguer la vue ! continuait le seigneur du lieu, aussi mes architectes n'ont-ils pas oublier les dispositifs permettant de le tamiser ou de l'éteindre... Voyez !&lt;br /&gt;Sodosulfon tournait un bouton dissimulé dans un coin de la paroi. Un demi-tour et le miroitement adamantin faiblit. Un tour complet et ce fut l'obscurité.&lt;br /&gt;- Que préférez-vous ? s'informa-t-il. La pleine lumière ou un jour plus discret ?&lt;br /&gt;- La pleine lumière ! s'écria Evahonne, enthousiasmée, et qui n'avait pas assez d'yeux pour tout voir.&lt;br /&gt;Sodosulfon rendit à la salle immense son incomparable lustre. Ensuite, du chaton de l'une de ses bagues, il heurta l'une des aspérités de la paroi irisée. On entendit un tintement cristallin et le gnome-chambellan apparut.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-x4BA812hz4w/Trexyk5xrlI/AAAAAAAAHi0/xI4XTKZbxwc/s1600/day%255B1%255D.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-x4BA812hz4w/Trexyk5xrlI/AAAAAAAAHi0/xI4XTKZbxwc/s400/day%255B1%255D.jpg" width="268" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;- Qu'il soit connu de chacun ici, proclama Sodosulfon que tous et toutes doivent obéir à Mme Evahonne qui nous honore de sa présence. Conduis-la à ses appartements. Si ceux que nous lui avons fait préparer ne lui conviennent pas, qu’elle veuille en choisir d'autres, à son gré. Pour la servir, tu désigneras dans le personnel féminin les plus habiles...&lt;br /&gt;Evahonne remercia son hôte avec grâce et s'éloigna en compagnie du gnome-chambellan. Ils traversèrent une nefilade de pièces qui furent, pour elle, autant de surprises.&lt;br /&gt;Même après les magnificences de la salle de réception, la salle de bal l'éblouit. Dans la salle de musique, plus haute qu'une cathédrale, elle se sentit parcourue d'un frisson comme si d’harmonieuses ondes y fussent encore vibrantes...&lt;br /&gt;Elle ne retint pas un ci d'admiration lorsque, d'une clé d'or, le gnome eut ouvert la "suite" comme l'on dirait aujourd'hui en langage de palace, qui avait été aménagée à son intention. C'était, comme ailleurs, des murs irradiants, mais leurs jeux de lumière variaient de pièce en pièce. L'antichambre chatoyait sous la gamme des verts, du vert pâle au sinople... Puis venait un salon où scintillaient tous les ors, de l'or blanc à l'or rouge... Sa chambre était un tendre feu d'artifice rose...&lt;br /&gt;Quant au mobilier, il faudrait, pour vous en décrire les merveilles, des pages et des pages... mais je ne veux pas omettre de vous parler des fleurs qui ornaient les vases d'or, de porphyre, de jaspe...&lt;br /&gt;Quelques espèces rappelaient une étoile. Il y en avait qui étaient absolument nouvelles. Leurs parfums, à toutes, composaient une atmosphère si suave et si fraîche que l'on eût pu se croire non pas dans les entrailles de la terre, mais en un jardin d'été que la brise évente.&lt;br /&gt;- Où trouvez-vous ces fleurs ? s'écria Evahonne.&lt;br /&gt;- Elles proviennent des serres du palais, madame, répondit le gnome-chambellan sans dissimuler sa fierté.&lt;br /&gt;Evahonne eut une autre raison de s'extasier.&lt;br /&gt;Les armoires débordaient de toilettes dont l'élégance et le faste dépassaient l'imagination.&lt;br /&gt;Sur une table, qui lui parut de corail rose, un coffret à bijoux montrait ses trésors. Je ne vous les énumérerai pas, vous croiriez que j'exagère.&lt;br /&gt;Or, Evahonne était fée, amis aussi, femme...&lt;br /&gt;Sodosulfon savait ce qu'il faisait.&lt;br /&gt;Elle commença de penser que la vie auprès du souterrain seigneur ne serait pas trop désagréable.&lt;br /&gt;L'habile prétendant sut l’affermir dans cette conviction.&lt;br /&gt;Trois mois après lui avoir demandé refuge, elle devint sa femme "pour le meilleur et pour le pire".&lt;br /&gt;Leurs noces furent relativement discrètes. L'écho des combats qui se livraient sur terre parvenait jusqu'à eux. Ils plaignaient cette pauvre race humaine incapable de résister aux démons exterminateurs. Ils songeaient, aussi, à ceux de leurs frères qui n'avaient pu s'enfuir, par exemple aux génies des arbres qui meurent avec le chêne ou le hêtre, le châtaignier ou le tilleul, le frêne ou le peuplier, que sais-je ? dont ils sont parties intégrantes...&lt;br /&gt;pour tout dire, le mariage d'Evahonne et du plus puissant souverain de dessous la terre fut un mariage de guerre. Ils partirent en voyage, cependant.&lt;br /&gt;Sodosulfon emmena sa fée vers celui de ses palais de villégiature qu'il préférait et qui était sis, dans le sous-sol, du côté de Brive, "cette porte du Midi", non loin de Rocamadour !&lt;br /&gt;Il reste des vestiges de ce palais-là. Vous pouvez les visiter. les guides touristiques désignent ces ruines étincelantes du nom du gouffre de Padirac.&lt;br /&gt;Hélas ! Le séjour du royal couple fut tragiquement interrompu. Sous l'assaut des hommes en folie, le sol trembla, de sinistres craquements se firent entendre, ébranlant les murs d'eau figée.&lt;br /&gt;Dare-dare, ils plièrent bagages et regagnèrent Evaux. Hélas ! le palais d'Evaux n'était plus qu'un amas lumineux de décombres ! La plupart des serviteurs du roi avaient péri ! Avec un petit nombre de rescapés, Evahonne et Sodosulfon s'enfoncèrent davantage au sein de la terre... Las ! A peine les matériaux d'une nouvelle demeure furent-ils réunis qu'il fallut descendre encore plus bas... et puis encore plus bas...&lt;br /&gt;Ils atteignirent presque jusqu'au feu central ! Mais le palais que fit construire Sodosulfon en ce lieu retiré et brûlant dut à l'art des techniciens qu'il engagea un climat intérieur agréablement tempéré. Ils s'y plurent. Il paraîtrait qu'ils ne l'ont plus quitté depuis, peu pressés de courir le risque d'un autre exode.&lt;br /&gt;Evahonne ne regretta-elle jamais, malgré son amour pour son mari, les prairies de dessus la terre, où elle jouait avec se sœurs, les forêts, les pétulantes cascades, les ruisseaux ?&lt;br /&gt;Il n'est pas interdit de le supposer car, lorsque leur fils et filles (j'ai oublié de vous dire qu'ils avaient&amp;nbsp; eu sept enfants) émirent le souhait de connaître le dessus de la terre, elle les approuva, et elle intercéda auprès de Sodolfon pour qu'il consentît...&lt;br /&gt;César (Evahonne avait choisi ce nom pour son fils, ayant entendu dire qu'il avait été celui d'un homme glorieux) et ses sœurs (leurs noms, à elles, ne figurent sur aucun registre) montèrent donc à la surface du globe et là - fut-ce atavisme ? fut-ce l'attrait de la nouveauté ? - ils se plurent tant qu'ils sollicitèrent de leur père la permission de partager la vie des hommes.&lt;br /&gt;Sodosulfon trouva ce goût singulier, mais il était un père libéral. Il acquiesça aux désirs de ses enfants.&lt;br /&gt;Evahonne déplora, sans doute, l’imprudence qu'elle avait commise en facilitant leur voyage ! Elle versa des larmes lorsqu'elle les vit s'éloigner, heureux ingrats...&lt;br /&gt;Ils promirent de retourner fréquemment, au souterrain palais paternel... Les premières années, ils se souvinrent de leurs promesses... Et puis, leurs visites s'espacèrent... Ils se marièrent, César avec une jolie humaine, ses sœurs avec des jeunes gens du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez que ces mariages mixtes n'étaient point exceptionnels au temps des fées (Les enfants d'un tel couple portaient au front une petite marque en forme d'étoile et ils avaient la faculté supranormale de comprendre le langage des bêtes...)&lt;br /&gt;On m'a affirmé que, de nos jours encore, la population d'Evaux comptait de nombreux descendants d'Evahonne et de Sodosulfon.&lt;br /&gt;La contrée, en tous cas, garde des sept qui y firent souche un autre témoignage.&lt;br /&gt;Il date de l'installation définitive des jeunes génies à Evaux.&lt;br /&gt;César apprit la maladie d'un certain Léonard Marien, qui ne pouvait plus remuer bras ni jambes.&lt;br /&gt;- Baignez-le dans cette fontaine ! dit-il à son fils.&lt;br /&gt;Connaissant l'origine du nouveau venu au pays, les fils de Léonard n’hésitèrent pas et, malgré les protestations de l'impotent, le plongèrent dans la fontaine indiquée. Il en sortit de lui-même et s'ébroua joyeux. Il était guéri !&lt;br /&gt;Ce fut alors que César, comblé de remerciements par tous, proclama :&lt;br /&gt;- Bonnes gens d'Evaux, par la grâce de notre père, Seigneur d'en dessous la terre, et de notre mère, la belle Evahonne, nous sommes autorisés à demeurer parmi vous. Pour l'acquit de nos droits de cité, nous dotons les sources d'ici et d'alentours du pouvoir de maintenir en santé les bien-portants et de rendre vigueur et jeunesse à qui ne les a plus...&lt;br /&gt;On fêta l'événement pa rune bourrée si sonore, qu'elle retentit jusqu'au tréfonds du domaine d'Avahonne et de Sodosulfon...&lt;br /&gt;- Les enfants s’amusent ! constatèrent-ils.&lt;br /&gt;Et comme tous les parents du monde, ils y trouvèrent une consolation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Jean Portail&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tiré des "Contes et légendes de la Marche et du Limousin"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Fernand Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-771408661997645859?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/771408661997645859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/evahonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/771408661997645859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/771408661997645859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/evahonne.html' title='Evahonne'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-UN6pdJvaQuk/TreuzgMUESI/AAAAAAAAHis/IYHj3ULx5YQ/s72-c/ydaaq3ec.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3685523494670803581</id><published>2011-11-07T08:36:00.001+01:00</published><updated>2011-11-07T08:36:00.536+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Pando, une colonie clonale de peupliers faux-trembles, Utah, USA : 80.000 ans !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HAtZSex0liU/TmjFhflryzI/AAAAAAAAHLw/BPZXhVvWAjM/s1600/AspenOverview0172.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/-HAtZSex0liU/TmjFhflryzI/AAAAAAAAHLw/BPZXhVvWAjM/s400/AspenOverview0172.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Pando&lt;/strong&gt; est le nom donné à une immense colonie clonale&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;de peupliers faux-trembles&amp;nbsp; &lt;em&gt; &lt;/em&gt; située à l’ouest des  États-Unis dans l'Utah.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cette colonie de &lt;strong&gt;40 hectares &lt;/strong&gt;est considérée&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; comme l’&lt;strong&gt;organisme vivant le plus lourd et le plus vieux de la planète&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;avec un poids estimé à &lt;strong&gt;6 millions de kilogrammes&lt;/strong&gt;,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; et un  âge de &lt;strong&gt;80.000 ans&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Toutes les pousses sont issues d’un immense système racinaire unique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Voilà 80.000 ans sur Terre débutait la quatrième glaciation&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; dite glaciation de Würm&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et les jeunes &lt;strong&gt;Homo Sapiens&lt;/strong&gt; pouvaient croiser les hommes de Neandertal .&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Toute l’histoire de l’humanité résumée dans une plante :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;voilà qui laisse songeur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3685523494670803581?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3685523494670803581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/pando-une-colonie-clonale-de-peupliers.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3685523494670803581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3685523494670803581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/pando-une-colonie-clonale-de-peupliers.html' title='Pando, une colonie clonale de peupliers faux-trembles, Utah, USA : 80.000 ans !'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HAtZSex0liU/TmjFhflryzI/AAAAAAAAHLw/BPZXhVvWAjM/s72-c/AspenOverview0172.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-400014236288574180</id><published>2011-11-04T08:08:00.002+01:00</published><updated>2011-11-04T08:08:01.112+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Le roi des Korrigans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-s2xRaZtsyGo/TpfTKs8t8hI/AAAAAAAAHR0/6XJlMhb0Cxw/s1600/JBMonge17.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-s2xRaZtsyGo/TpfTKs8t8hI/AAAAAAAAHR0/6XJlMhb0Cxw/s400/JBMonge17.jpg" width="347" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;A Riantec, il y avait autrefois une veuve qui avait un fils. Tous deux vivaient pauvrement, &lt;br /&gt;et ils étaient obligés de tirer la charrue à tour de rôle parce  qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour acheter une paire de bœufs. &lt;br /&gt;Néanmoins, la veuve tirait parti de tout ce qu'elle pouvait et sa cabane était tenue très proprement. &lt;br /&gt;On ne tarissait pas d'éloges sur elle, dans le pays, et on aurait bien voulu qu'elle se tirât d'affaire. Malheureusement, les temps étaient rudes alors, et personne ne pouvait les aider autrement qu'en leur donnant parfois du pain et quelques galettes de blé noir. Cela n'empêchait pas le fils d'être un beau garçon courageux au travail. &lt;br /&gt;Or, une nuit, la veuve eut un songe : elle se vit dans une grande  forêt à la poursuite d'un attelage tiré par deux bœufs blancs et noirs. Au bout d'une course épuisante, elle parvenait enfin à rattraper  l'attelage et elle le ramenait à la maison. Elle fut très impressionnée  par ce rêve, et, le matin, elle dit à son fils :  &lt;br /&gt;- Allons à la foire d'Hennebont pour y chercher une paire de bœufs  &lt;br /&gt;- Mais, ma mère, répondit le fils, nous n'avons pas le moindre argent !  &lt;br /&gt;- Cela ne fait rien, dit-elle, je sais que j'en trouverai.&lt;br /&gt;Ils  partirent donc pour la foire d'Hennebont. Ils marchaient d'un pas rapide  et, à la croisée de trois chemins, ils virent un petit un petit homme sortir de dessous la terre et venir vers eux.  &lt;br /&gt;- Où allez-vous comme cela ? demanda le petit homme.  &lt;br /&gt;- À la foire, à Hennebont, répondit le fils, pour acheter une paire de bœufs. Mais nous n'avons pas d'argent pour payer.  &lt;br /&gt;- Si vous descendez avec moi dans ce trou, dit le petit homme, et si vous savez vous comporter comme il faut, je vous garantis que vous ne manquerez de rien.&lt;br /&gt;Ils suivirent le  petit homme et s'engagèrent dans un trou, au milieu d'un buisson. Le trou leur paraissait bien trop petit pour eux, mais quand ils descendirent, ils ne sentirent aucun gêne. Ils furent alors saisis d'étonnement, car ils se trouvaient dans  une grande maison remplie d'enfants qui n'étaient pas plus grands qu'un  sabot de bois. &lt;br /&gt;C'étaient tous des korrigans. On leur dit que le père était très  malade et sur le point de mourir, mais que s'ils connaissaient quelque  remède, ils en seraient récompensés largement. La veuve réfléchit et demanda qu'on allât lui chercher des herbes. Les korrigans sortirent et revinrent peu après, apportant ce que la femme avait demandé. Alors elle confectionna des tisanes et les fit boire au malade. Celui-ci commença à se sentir mieux.  &lt;br /&gt;- Si vous sauvez mon mari, leur dit la mère des korrigans, vous ne manquerez jamais plus de rien. &lt;br /&gt;Ils restèrent là trois jours et trois nuits à soigner le père des korrigans, mais ils ne trouvaient pas &lt;br /&gt;le temps long et s'imaginaient être là seulement depuis trois heures. &lt;br /&gt;Le père des korrigans fut bientôt guéri. Il dit à la veuve et à son fils :  &lt;br /&gt;- Venez avec mon épouse et moi-même. Nous vous donnerons une maison et tout ce qu'il faut pour bien y vivre. &lt;br /&gt;Ils arrivèrent à un grand bois dont les arbres n'avaient pas été  élagués depuis bien longtemps. Le korrigan se dirigea vers une grosse  pierre que, malgré sa petite taille, il souleva sans difficulté. Il y avait là un trou, très profond, mais très étroit, comme celui que la veuve et son fils avaient emprunté pour aller chez les korrigans. &lt;br /&gt;Le petit homme leur demanda d'y pénétrer. Ils descendirent et furent bien étonnés de ce qu'ils voyaient : il y avait là une grande maison, avec de beaux meubles et de la vaisselle abondante, et de bons lits avec des couvertures. &lt;br /&gt;Par la fenêtre, on voyait une prairie bien verte, avec des vaches et des bœufs qui paissaient.  &lt;br /&gt;- Tout cela est à vous, dit le père des korrigans. Vous méritez puisque vous m'avez sauvé la vie. &lt;br /&gt;Mais je dois vous avertir qu'un grave danger vous menace. Dans huit jours, quelqu'un viendra ici. C'est mon père. Il est vieux et très méchant. Il viendra ici pour vous effrayer et tenter de vous chasser. Si vous refusez de partir, il vous tuera après avoir prononcé contre vous toutes sortes de malédictions. Mais je vais vous dire ce qu'il faut faire. Quand vous l'entendrez arriver, que la mère se place au pied du lit tandis que le fils se cachera dessous. Mon père aura un énorme couteau et un revolver à sept coups, mais  quand il tirera, jetez-vous par terre et il ne pourra vous atteindre. &lt;br /&gt;Il essaiera alors de vous tuer avec son couteau et c'est alors que votre fils interviendra. Mais, je vous l'assure, s'il vous attrape, il vous tuera.&lt;br /&gt;La  huitième nuit, la mère et le fils entendirent un grand bruit et  commencèrent à trembler. &lt;br /&gt;Ils virent le vieux korrigan qui tempêtait et jurait.  &lt;br /&gt;- Ah ! criait-il, je vous vois et vous êtes à moi !&lt;br /&gt;Il les  poursuivait l'un et l'autre. La mère se plaça au pied du lit tandis que  le fils se cachait dessous. &lt;br /&gt;Il tira sept coups de revolver, mais la veuve s'était jetée par  terre et elle ne fut pas atteinte. Alors, le vieux korrigan brandit son  couteau,  qui était presque aussi grand que lui-même, et se précipita vers la pauvre femme. Mais, à ce moment, le fils sortit de dessous le lit et lui coupa la  tête.&lt;br /&gt;Alors, à ce même moment, arrivèrent des korrigans en grand  nombre, ils étaient sûrement plus d'une centaine. Ils riaient et dansaient de joie en répétant :  &lt;br /&gt;- Que s'est-il donc passé ici ? Que de plaisir nous allons avoir !  Il est mort, le barbare, le cruel qui nous tyrannisait ! Nous allons  faire la fête. Nous danserons et nous planterons un arbre en signe de notre liberté.&lt;br /&gt;Et les korrigans manifestaient bruyamment leur joie. &lt;br /&gt;Quant à la veuve et son fils, ils vécurent tranquillement dans la  maison que leur avaient donnée les korrigans, et ils ne manquèrent  jamais de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : &lt;a href="http://www.jbmonge.com/"&gt;Jean-Baptiste Monge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-400014236288574180?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/400014236288574180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-roi-des-korrigans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/400014236288574180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/400014236288574180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-roi-des-korrigans.html' title='Le roi des Korrigans'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-s2xRaZtsyGo/TpfTKs8t8hI/AAAAAAAAHR0/6XJlMhb0Cxw/s72-c/JBMonge17.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1246844803397404099</id><published>2011-11-03T15:39:00.001+01:00</published><updated>2011-11-03T15:40:25.218+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes lorraines de mémoire celte'/><title type='text'>Le néflier aux apparitions</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XhcIc8DNkKQ/TrKne47JJ7I/AAAAAAAAHg0/JL_ddRqD2yY/s1600/SiroccoTsubmission%255B1%255D.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-XhcIc8DNkKQ/TrKne47JJ7I/AAAAAAAAHg0/JL_ddRqD2yY/s400/SiroccoTsubmission%255B1%255D.jpg" width="330" /&gt;&lt;/a&gt;Un soir, un jeune homme s'était attardé à Béva (nom d'une ancienne métairie située dans les Quemines près du chemin de Plante, non loin du village de Corny, en Moselle) où habitait sa fiancée. le temps passe vite quand on est avec celle qu'on aime, aussi la nuit était-elle déjà fort avancée lorsqu'il prit le chemin du retour.&lt;br /&gt;Les parents de la jeune fille lui avaient bien conseillé de rester, mais notre fanfaron avait répondu qu'il se moquait pas mal des sorcières, et il s'en était allé. Le cœur lui battait bien un peu. Il hâtait le pas, quand arrivé près du néflier, ne voilà-t-il pas qu'il aperçoit un grand feu, au milieu duquel se tenait une femme. Toute environnée de flammes, elle avait une clé dans sa main droite, et lui faisait signe comme pour l'inviter à venir la prendre. Vous pensez bien que cela ne le tentait guère. Il ne faisait plus le hardi !&lt;br /&gt;Fou de peur, il prit ses jambes à son cou et se sauva à travers les vignes. Il n'arrêta sa course qu'arrivé aux premières maisons du village. Il lui semblait toujours que quelqu'un cherchait à l'agripper par derrière...&lt;br /&gt;On assure que cette clé était magique et que son possesseur serait devenu maître de richesses immenses. Qui aurait cependant été assez courageux pour la chercher au milieu des flammes, au risque de perdre son âme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dans cette légende, la référence aux sorciers(ères) ne doit pas nous abuser. Même si elle est entourée de flammes (allusion sans doute à l'Enfer), la gardienne du trésor est sans doute de même nature que les vierges ou fées du Nonnenfels, et la clé qu’elle détient permet sûrement l'accès à la chambre des trésors et peut-être, d'une manière plus symbolique, à l'Autre Monde, pour celui qui aurait su le mériter.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Roger Wadier&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;"Légendes Lorraines de Mémoire Celte"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Éditions Pierron&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1246844803397404099?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1246844803397404099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-neflier-aux-apparitions.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1246844803397404099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1246844803397404099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/le-neflier-aux-apparitions.html' title='Le néflier aux apparitions'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-XhcIc8DNkKQ/TrKne47JJ7I/AAAAAAAAHg0/JL_ddRqD2yY/s72-c/SiroccoTsubmission%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-5998729371741677227</id><published>2011-11-01T08:44:00.001+01:00</published><updated>2011-11-01T08:44:00.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croyances et présages'/><title type='text'>Présages funestes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-kJi1vngbqdY/TqpS0iRX3lI/AAAAAAAAHYs/50OKJir31Zw/s1600/Enchantement.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="365" src="http://4.bp.blogspot.com/-kJi1vngbqdY/TqpS0iRX3lI/AAAAAAAAHYs/50OKJir31Zw/s400/Enchantement.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En Béarn, l'arbre qui étend ses rameaux sur une maison présage des revers à ses habitants.&lt;br /&gt;Dans les Landes, une rose qui, restée seule sur sa tige, est tournée vers une habitation, indique que l'un de ceux qui y demeurent cessera bientôt de vivre.&lt;br /&gt;Un proverbe béarnais dont il existe une variante en Lavedan, constate une croyance analogue :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Si ra rosa det&amp;nbsp; casau&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Baxe de cap at houstau&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Ara porte ra mourt que he : hnau !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Si la rose de jardin&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;penche vers la maison,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;la Mort fait (entendre) : miaou !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les floraisons ou les circonstances anormales qui accompagnent la fructification constituent de fâcheux pronostics. Lorsque les arbres se couvrent de fleurs avant d'avoir des feuilles, on dit à Liège que la récolte de fruits sera médiocre.&lt;br /&gt;Dans la Gironde, l'arbre qui fleurit deux fois porte malheur.&lt;br /&gt;En Suisse romande, le pommier qui a des fleurs au coeur de l'été présage une mort.&lt;br /&gt;A Guernesey, lorsqu'un poirier ou un pommier porte en même temps des fleurs et des fruits, un décès dans l'année se produira dans la famille de son propriétaire.&lt;br /&gt;En Poitou, les fruits hors de saison pronostiquent une mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a pendant longtemps considéré la présence d'insectes dans les "pommes de chêne", comme l'annonce d'événements fâcheux. Voici comment on l'interprétait au XVIe siècle :&lt;br /&gt;Les noix de galles donnent présage de trois choses : si vous ouvrez celles qui sont entières, vous y trouverez une petite mouche ou une petite araignée ou un petit ver ; si la petite mouche s'envole, elle présage une guerre future ; si le petit ver se traîne, c'est signe de cherté d'année ; si le petite araignée court çà et là, elle pronostique d'infinies maladies pestilentes.&lt;br /&gt;Cette superstition était naguère encore courante chez les paysans lorrains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-5998729371741677227?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/5998729371741677227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/presages-funestes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5998729371741677227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5998729371741677227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/11/presages-funestes.html' title='Présages funestes'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-kJi1vngbqdY/TqpS0iRX3lI/AAAAAAAAHYs/50OKJir31Zw/s72-c/Enchantement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7664798961307226670</id><published>2011-10-31T09:50:00.001+01:00</published><updated>2011-10-31T09:50:00.309+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Petit mot de Mélusine'/><title type='text'>HAPPY HALLOWEEN</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-se51SI4R9JA/TqpfBHZVMjI/AAAAAAAAHZE/WMiV6PysgBY/s1600/090922030850280143.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="325" src="http://2.bp.blogspot.com/-se51SI4R9JA/TqpfBHZVMjI/AAAAAAAAHZE/WMiV6PysgBY/s400/090922030850280143.gif" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ce soir, les fées vont retrouver quelques amies sorcières,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; pour fêter avec elles Halloween !!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Bon, c'est vrai que certains lutins semblent ne pas aimer cette proximité...&lt;br /&gt;Enfin, quoi ?&lt;br /&gt;Cela n'arrive qu'une fois par an&lt;br /&gt;Et puis, c'est amusant de se déguiser !!&lt;br /&gt;D'autant que parfois, les sorcières rejoignent notre groupe&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;pour nous mettre des bâtons dans les roues !&lt;br /&gt;Profitons d'Halloween, pour leur rendre la pareille...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Amusons-nous&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et Vive Halloween !!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7664798961307226670?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7664798961307226670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/happy-halloween.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7664798961307226670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7664798961307226670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/happy-halloween.html' title='HAPPY HALLOWEEN'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-se51SI4R9JA/TqpfBHZVMjI/AAAAAAAAHZE/WMiV6PysgBY/s72-c/090922030850280143.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-844698542695064982</id><published>2011-10-31T08:33:00.001+01:00</published><updated>2011-10-31T08:33:00.337+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Un epicéa de la province de Dalarna, Suède : 9550 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-40TwjrBa8ig/TmjEfFPKdTI/AAAAAAAAHLs/A8ue_q82miY/s1600/arbre_epicea_suede.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-40TwjrBa8ig/TmjEfFPKdTI/AAAAAAAAHLs/A8ue_q82miY/s400/arbre_epicea_suede.jpg" width="268" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Situé au nord-ouest de Stockholm en &lt;strong&gt;Suède&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;dans une zone montagneuse de la province de Dalécarlie&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;(Dalarna en suédois),&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;cet épicéa atteint l’âge incroyable de &lt;strong&gt;9550 ans&lt;/strong&gt;  !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les épicéas peuvent se multiplier avec leurs branches&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;au contact du  sol  formant des racines adventives,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;  produisant ainsi des &lt;strong&gt;clones&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La &lt;strong&gt;racine mère&lt;/strong&gt;  de cet arbre peut donc vivre très longtemps,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;alors que de nouvelles  pousses apparaissent régulièrement .&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Elle a pu ainsi survivre à des  changements climatiques radicaux&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;à travers les âges.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-844698542695064982?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/844698542695064982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/un-epicea-de-la-province-de-dalarna.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/844698542695064982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/844698542695064982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/un-epicea-de-la-province-de-dalarna.html' title='Un epicéa de la province de Dalarna, Suède : 9550 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-40TwjrBa8ig/TmjEfFPKdTI/AAAAAAAAHLs/A8ue_q82miY/s72-c/arbre_epicea_suede.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7349293387175995138</id><published>2011-10-29T07:58:00.001+02:00</published><updated>2011-10-29T07:58:00.109+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Le plus petit des Korrigans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-r8RkLpMaX3I/TpfRG2Z9PLI/AAAAAAAAHRs/c8PREtjy-cs/s1600/korrigan-bougie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-r8RkLpMaX3I/TpfRG2Z9PLI/AAAAAAAAHRs/c8PREtjy-cs/s400/korrigan-bougie.jpg" width="280" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anicet le Bossu faisait métier de jouer du biniou. Sitôt qu'il y avait une noce dans le pays,&lt;br /&gt;on le voyait arriver l'instrument sous le bras et suivi de son chien  Gwendal. Il jouait le temps qu'il fallait et souvent plus. &lt;br /&gt;- A se revoir la compagnie ! Allez Gwendal, derrière ! Et le voilà  parti allant d'un côté à l'autre, de gauche à droite, de droite à  gauche.&lt;br /&gt;Il est vrai que la dernière bolée de cidre est souvent la bolée de trop.&lt;br /&gt;- Je ferais mieux de me coucher, oui !&lt;br /&gt;Et il se laissa tomber au pied  d'un rocher tapissé de fougères sèches. Il n'eut guère le temps de  dormir ! Il fut vite réveillé par les aboiements plaintifs de Gwendal qui n'en finissait pas de trembler sur ses pattes.- Vrai, il se passe quelque chose de pas normal ! et c'est alors qu'il  entendit tout un remue-ménage à un mètre à peine, sous une énorme  pierre.  &lt;br /&gt;- Seigneur Dieu! Un repaire de korrigans ! C'est bien ma chance !&lt;br /&gt;Et  de répéter chaque fois qu'un des lutins sortait de la terre : &lt;br /&gt;- Le bonjour à toi…et à toi aussi…le bonjour à vous tous !  &lt;br /&gt;- Et le bonjour à toi ! répondit celui qui avec sa barbe en pointe et ses sourcils broussailleux avait des allures de chef.&lt;br /&gt;Et à son signal, les korrigans se mirent tous à danser autour d'Anicet en chantant :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dilin ha dimern, Mar de achiui hou tra ho Ké ha ké ha ké Mar de achiui ou traou Ka hé ké ha ké…&lt;br /&gt;( Lundi et Mardi si vous achevez votre travail, regrets et regrets vous aurez !)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;La chanson s'arrêtait là.&lt;br /&gt;Il y avait bien une suite, mais aucun korrigan n'en connaissait le  premier mot ! Alors ils reprenaient sans cesse, des fois que l'idée leur  en vienne. &lt;br /&gt;- Tu connais la loi des korrigans ? demanda celui qui avait des allures de chef. &lt;br /&gt;- Ma foi non ! &lt;br /&gt;- Soit tu trouves la fin de la chanson et tu deviens l'homme le plus riche du monde... &lt;br /&gt;- Et si je ne trouve pas ?  &lt;br /&gt;- Je ne sais pas encore. On te changera peut être en crapaud ! soit  on te collera une deuxième bosse sur le dos ! Attends un peu... J'ai une autre idée ! Sais-tu quel jour nous sommes ? &lt;br /&gt;- Ma foi non ! &lt;br /&gt;- Le 23 septembre... Le jour de la Saint-Kadog, le saint patron des  korrigans ! La tradition veut que ce jour là nous racontions des  histoires, des histoires de lutins bien sûr et toujours en exagérant. Alors, puisque tu es là, nous te choisissons comme juge. A toi de décider, entre trois de nos conteurs lequel est le plus vantard. Seulement souviens-toi de ce que je vais te dire : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Per gwirion n'eo ked mad da laret !" (toute vérité n'est pas bonne à dire !)  &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Le premier korrigan commença ainsi :  &lt;br /&gt;- Ne cherchez pas ! Je suis le plus petit. Et c'est de famille ! A  l'époque où mon pauvre père vivait et où un lutin était encore un lutin, il passait sous le poitrail d'un cheval sans avoir à se baisser !&lt;br /&gt;Et on l'applaudit comme il se devait. Le deuxième était déjà plié en  deux par le fou rire :  &lt;br /&gt;- Eh bien moi, mon père était plus petit encore ! Pensez un peu,  d'une niche à un chien il s'était fait une demeure de cinq pièces ! &lt;br /&gt;Et on l'applaudit tout autant. Vint le troisième concurrent.  &lt;br /&gt;- Quelle chance vous avez tous les deux d'avoir connu vos pères ! Le mien est mort bien avant ma naissance.  C'est ma mère qui m'a appris qu'il s'était tué en tombant d'une  échelle alors qu'il cueillait des fraises dans la région de Plougastel !   &lt;br /&gt;- Alors ? Lequel des trois a le plus exagéré ?  &lt;br /&gt;- Pas plus l'un que l'autre.  &lt;br /&gt;- Comment, rugit le troisième korrigan-conteur, n'ai-je pas mieux menti que les autres ? &lt;br /&gt;- Peut être, mais si je l'avais dit, les deux autres m'auraient assommé. &lt;br /&gt;- ça c'est sûr ! Dis donc, tu as oublié d'être bête toi ! &lt;br /&gt;- Je me suis souvenu: "Toute vérité n'est pas bonne à dire !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt; Image : &lt;a href="http://www.jbmonge.com/"&gt;Jean-Baptiste Monge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7349293387175995138?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7349293387175995138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-plus-petit-des-korrigans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7349293387175995138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7349293387175995138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-plus-petit-des-korrigans.html' title='Le plus petit des Korrigans'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-r8RkLpMaX3I/TpfRG2Z9PLI/AAAAAAAAHRs/c8PREtjy-cs/s72-c/korrigan-bougie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6180885176825218405</id><published>2011-10-28T08:05:00.001+02:00</published><updated>2011-10-28T08:05:00.413+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des fées'/><title type='text'>La Teugghia</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-t7J4BWINUiU/Tp6Gqd4-xHI/AAAAAAAAHWM/5dHG1MSEuTo/s1600/fees_45.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-t7J4BWINUiU/Tp6Gqd4-xHI/AAAAAAAAHWM/5dHG1MSEuTo/s400/fees_45.jpg" width="285" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La Teugghia est sans doute la plus connue des fées déchues.&lt;br /&gt;Il faut pourtant savoir que seuls les dieux et la reine des fées ont le droit de déchoir une fée afin de la bannir de la cour noble. Pour être déchue, il faut que cette fée ait commis de bien triste vilénie comme un crime, ou qu'elle se soit adonnée à quelques sorcelleries ou bien encore qu'elle ait par amour révélé de grands secrets à l'homme, mettant ainsi en péril l'existence même des fées.&lt;br /&gt;Il faut cependant bien comprendre les lois du royaume de féerie. Ce qui peut nous sembler anodin, à nous simple mortel, peut se révéler fatal chez les fées. Si couper une haie nous parait naturel, pour les fées il s'agit d'un assassinat. Bien sûr si certaines créatures fantastiques n'ont pas mérité telle punition, comme la petite sirène, la plupart du temps les fées déchues ont mérité leur sort. Rien n'arrive jamais par hasard dans l'autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reconnait la Teugghia à son aspect physique. Son visage et son corps sont partagés en deux. Le côté droit est jeune, avenant tandis que le gauche est décrépit, repoussant. Il en va de même pour sa tenue, scindée en deux. Un coté en haillon, l'autre portant de beaux apparats. Seul son esprit malfaisant est d'un seul tenant. Aigrie et rongée par le vice, la Teugghia est assoiffée de vengeance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fées déchues sont des créatures à la fois repoussées par les siens et chassées par l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus célèbre Teugghia nous vient de la vallée d'Aoste.&lt;br /&gt;Embusquée au fond de sa caverne, elle est destinée au mal. Elle vit entourée d'orchons. Les orchons, tout comme elle, sont malfaisants, ce sont des enfants velus et méchants. Bien que lubrique, la Teugghia ignore la provenance de ces orchons qu'elle chérit par-dessus tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Teugghia d'Aoste fut vaincue grâce au stratagème d'une vieille femme. Elle suggéra de donner aux orchons, qui mendiaient, du pain au fenouil. Comme chacun sait, le fenouil est une plante consacrée qui s'avère fatale aux êtres malfaisants. Empoisonnés par le fenouil, les orchons meurent. Restée seule, laTeugghia s'en alla pleurer vers les autres Teugghia de la montagne et elles partirent toutes du jour au lendemain... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Source : La grande encyclopédie des fées&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6180885176825218405?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6180885176825218405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-teugghia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6180885176825218405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6180885176825218405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-teugghia.html' title='La Teugghia'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-t7J4BWINUiU/Tp6Gqd4-xHI/AAAAAAAAHWM/5dHG1MSEuTo/s72-c/fees_45.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7237131168306812671</id><published>2011-10-27T08:57:00.002+02:00</published><updated>2011-10-27T08:57:00.717+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>La légende des vagues</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-h6KrID1ZjJ8/Tp6EQCXhTWI/AAAAAAAAHWE/1MVqGqUDS68/s1600/080812015201982392.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="318" src="http://2.bp.blogspot.com/-h6KrID1ZjJ8/Tp6EQCXhTWI/AAAAAAAAHWE/1MVqGqUDS68/s400/080812015201982392.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Tout le jour, le vent avait soufflé sur la mer. Et la mer s'était faite grise sous le ciel gris. Toute la journée, les vagues s'étaient lancées à l'assaut de la plage et de la falaise, arrachant sables et pierres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sous le sable, il y avait encore du sable. Et derrière la pierre, il y avait encore de la pierre. Et la mer vaincue, lasse, s'était retirée avec le jour. Maintenant, calme, elle brillait sous les étoiles. Seules, le long de récif, quelques vagues folles faisaient résonner le corail, dans le vain espoir d'atteindre la lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taaora, le grand, avait créé la mer lisse, comme un immense bloc de glace, sans rides, sans mouvements. Et elle s'ennuyait, la mer. Ce n'est pas gai d'être une chose inanimée, figée. Elle résolut de voyager, de dépasser ses frontières. Et elle se mit à monter doucement, doucement, pour recouvrir le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle savait que cela lui était défendu. Elle avait droit à la moitié du monde, l'autre moitié appartenait aux pierres, aux arbres, aux hommes. Aussi choisissait-elle les nuits les plus sombres, les plus noires. Et elle engloutissait sans bruit les vallées et les montagnes, avec les maisons des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne fallait pas donner l'éveil aux dieux. Elle s'écartait donc soigneusement des lieux du culte et de sacrifices, ces lieux tabou. Elle passait de chaque côté et faisait une île. Les hommes avaient beau s'inquiéter, les dieux les ignoraient.&lt;br /&gt;Et la mer, peu à peu,agrandissait son domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arai,debout sur la colline qui surplombait son village, voyait la mer s'approcher, nuit après nuit. Les dieux semblaient dormir, et il savait que bientôt il n'y aurait plus de vie humaine. Aussi avait-il décidé d'arrêter la mer. Il avait observé que la mer semblait éviter soigneusement les lieux tabou. Une nuit, il alla dans le plus proche lieu de culte. Il savait qu'en violant le tabou, il risquait sa vie, mais il voulait arrêter la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prit une pierre de l'autel, et il lui sembla que la pierre lui brûlait les doigts. Il alla la cacher dans une grotte connue de lui seul et attendit. Il attendit la prochaine nuit. Quand le soir arriva, il alla chercher cette pierre et s'avança vers la mer. Puis, dissimulé derrière un tronc d'arbre, il enfouit la pierre dans le sable. La mer bientôt se mit à monter, à avancer sans bruit, pour surprendre les hommes dans leur sommeil. Elle monta, monta, et ne vit pas le piège. D'un coup, elle recouvrit la pierre sacrée. Déjà il était trop tard. Le dieu, averti, fit éclater sa menace dans un coup de tonnerre qui arrêta la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est depuis ce temps-là que la mer et l'homme sont toujours en train de se battre. La mer voudrait bien l'engloutir, mais chaque fois qu'elle bouge, elle fait naître une multitude de vagues bruyantes, qui sont un signal d'alarme, et l'homme a le temps de construire des digues, et la mer, depuis ce temps-là, a toujours pu être repoussée à temps...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7237131168306812671?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7237131168306812671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-legende-des-vagues.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7237131168306812671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7237131168306812671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-legende-des-vagues.html' title='La légende des vagues'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-h6KrID1ZjJ8/Tp6EQCXhTWI/AAAAAAAAHWE/1MVqGqUDS68/s72-c/080812015201982392.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8241785773223805222</id><published>2011-10-26T08:38:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T08:38:00.702+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>La fée de la rivière d'Ouysse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-gyiRkPT-xEM/Tp6CcsBF2gI/AAAAAAAAHV8/CwnoKn8faoc/s1600/370718.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-gyiRkPT-xEM/Tp6CcsBF2gI/AAAAAAAAHV8/CwnoKn8faoc/s400/370718.jpg" width="370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un cheval, un jeune et beau cavalier sifflotant sur le chemin de Thémines, voilà comment commence mon histoire. Une vieille "fatsilière", noire et ridée, une de ces antiques fées gauloises, l'arrête en saisissant la bride de son cheval. La vieille réclame un baiser.&lt;br /&gt;- Ne la contrarions pas, se dit le chevalier.&lt;br /&gt;Il en est aussitôt récompensé car la vieille fée satisfaite lui tend alors une superbe turquoise.&lt;br /&gt;- Donne-la à la dame de tes pensées et quand tu seras en danger, la pierre pâlira et conduira ta mie, saine et sauve, là où tu seras.&lt;br /&gt;Le chevalier des Arnis, puisque tel est son nom, s'empressa d'obéir à la "fatsilière" bienfaisante et passa la bague au doigt de sa fiancée Gayette.&lt;br /&gt;A quelques temps de là, par un chaud après-midi d'été, il voulut se désaltérer dans les eaux fraîches et limpides de la rivière Ouysse. C'est alors qu'une force inconnue l'entraîna vers le fond et qu'il se trouva bientôt au milieu d'ondines forts jolies entourant un trône où siégeait la plus belle d'entre elles.&lt;br /&gt;- Je suis la fée de l'Ouysse, dit-elle. Tu es mon prisonnier ; à moins que tu ne me donnes un baiser, qui, seul, pourra rompre le sortilège qui me tient enfermée ici.&lt;br /&gt;- Dame, je ne trahirai pas ma mie !&lt;br /&gt;- Eh bien ! Qu'on l'enferme !&lt;br /&gt;Et le chevalier se retrouva au fond d'une prison sombre et humide.&lt;br /&gt;C'est alors, qu'au doigt de son amie, la turquoise pâlit et qu'une force magique la guide vers la rivière puis l'entraîne jusqu'au fond. A sa vue, la fée de l'Ouysse entre dans une violente colère et, comme la jeune fille ose lui réclamer son fiancé, elle la fait jeter avec lui au fond du même cachot. Il faut vous dire que cette fée de l'Ouysse, malgré sa très grande beauté, était une mauvaise fée punie par la reine des fées, pour avoir usé de ses pouvoirs fort méchamment. Elle avait, en effet, causé la mort d'un jeune homme et de sa fiancée parce qu'il avait osé dédaigner son amour. Depuis, la reine des fées la tenait enfermée sous l'eau, sans voir le jour, aussi sa colère était-elle grande et ne laissait place à aucune pitié pour les deux jeunes gens. Ceux-ci, persuadés qu'ils ne pourraient l'infléchir, entreprirent de s'enfuir de leur sombre cachot ; mais en vain ; la méchante fée les rattrapa et lance au poing voulut tuer le chevalier désarmé. Mais, sa fiancée, courageusement, s'interposa.&lt;br /&gt;La fée, stupéfaite, d'un tel courage, attendrie par cette preuve d'amour, lâcha sa lance. Le chevalier, soulagé, heureux qu'elle ait ainsi épargné son amie, lui donna aussitôt un baiser spontané et reconnaissant.&lt;br /&gt;Le maléfice avait pris fin, la pitié avait pénétré dans le coeur de la fée de l'Ouysse qui pouvait enfin ressortir à l'air libre, jurant qu'elle ne recommencerait jamais, tandis que les jeunes gens, heureux, s'en allaient vers leur bonheur terrestre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8241785773223805222?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8241785773223805222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-fee-de-la-riviere-douysse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8241785773223805222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8241785773223805222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-fee-de-la-riviere-douysse.html' title='La fée de la rivière d&apos;Ouysse'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-gyiRkPT-xEM/Tp6CcsBF2gI/AAAAAAAAHV8/CwnoKn8faoc/s72-c/370718.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2106804818241882259</id><published>2011-10-25T07:51:00.002+02:00</published><updated>2011-10-25T07:51:00.915+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>La légende du manoir de Coatbily</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-YlPC2YTCkIs/TpfPGvBWTyI/AAAAAAAAHRk/p7YXoLupgZM/s1600/JBMonge5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-YlPC2YTCkIs/TpfPGvBWTyI/AAAAAAAAHRk/p7YXoLupgZM/s400/JBMonge5.jpg" width="370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au temps passé , il existait sur la montagne voisine une maison de korrigans, sans doute un dolmen, et ces malicieux petits êtres avaient pris la fâcheuse habitude  d'envahir chaque nuit le manoir pour s'y livrer à un infernal fête. On les entendait courir de la cave au grenier, s'appeler de leurs voix graves et discordantes, mener dans toutes les chambres un affreux remue-ménage. Les habitants, même de Coatbily, n'étaient pas à l'abri de leurs brimades.&lt;br /&gt;Le dernier d'entre eux qui se couchait était assuré de recevoir, sur cette partie charnue de sa personne qu'il devait tendre pour se fourrer dans le lit clos, une épouvantable tape saluée aussitôt par des rires  stridents et des hurlements de jubilation. Le tapage était tel, les ustensiles, la vaisselle, le meubles semblaient si terriblement bouleversés, secoués, traînés à hue et à dia, qu'on s'attendait à les retrouver le lendemain matin disloqués ou réduits en miettes. Eh bien pas du tout !&lt;br /&gt;A l' aurore, chaque chose avait  repris sa place habituelle et n'offrait aucune trace de dur traitement que les lutins lui avaient fait subir.  D'ailleurs, ceux-ci, lorsqu'ils exécutaient dans la grande salle leurs rondes folles, s'accompagnaient  souvent d'un refrain breton traduisible à peu près ainsi : &lt;i&gt;"Rions, sautons, chantons, dansons, &lt;br /&gt;Du crépuscule à l'aube claire.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mais tout ce que nous défaisons,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Hélas ! Il nous faut refaire ".&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Désolé de ne plus  pouvoir dormir en paix, d'être abandonné par ses domestiques qui cherchaient ailleurs des maisons plus tranquilles, le seigneur de Coatbilly s'en alla consulter la vieille Tinah de la  Croix des Gardiens, matrone expérimentée et d"excellent conseil. &lt;br /&gt;Après lui avoir offert un écu neuf et une poule pondeuse, il lui  exposa son cas en détail. La bonne femme écoutait sans mot dire. Elle réfléchit longtemps, puis , se levant, sortit sur le seuil et examina le soleil, qui descendait vers les bois de Quistinic au milieu de nuages rouges comme braise. &lt;br /&gt;- Cela va bien, prononça-t-elle. Il y aura vent cette nuit, il faut en profiter. Mais dites-moi d'abord : &lt;br /&gt;par où les Korrigans entrent-ils dans votre manoir ?  &lt;br /&gt;- Par n'importe où, Tinah, au besoin par le trou de la serrure. J'ai beau tout fermer et verrouiller soigneusement, ils arrivent toujours à découvrir quelques pertuis. Mais je dois dire qu'avant d'envahir ma maison, ils en ont fait le tour, et ils remarquent une porte ou une fenêtre mal close, &lt;br /&gt;c'est par là qu'ils pénètrent chez moi. &lt;br /&gt;- Eh bien , monsieur, voici ce qu'il convient de faire. Ce soir, vous laisserez ouvertes des lucarnes de votre grenier. Vous poserez sur l'appui un sac de plumes dont l'ouverture sera déliée et tournée en dehors. Vous y attacherez une corde qui traînera jusqu'au pied de la muraille. &lt;br /&gt;Soyez sûr que les Korrigans voudront se servir de cette corde pour  entrer. Ils s'y suspendront et leur poids fera basculer le sac. Mais celui-ci ne tombera pas jusqu'en bas , parce que vous l'aurez  retenu par une corde fixée à l'une des solives. Il restera donc en  suspens. &lt;br /&gt;Tout son contenu se videra et sera emporté par le vent. Comme ils  l'avouent dans leurs chansons, les Korrigans sont obligés, par leur  nature, de remettre en place ce qu'ils ont dérangé. Ils seront donc forcés de courir après vos plumes et de toutes les ramasser. Celles-ci étant dispersées aux quatre coins du ciel, ils n'arriveront jamais à tout retrouver, et la honte les empêchera de revenir désormais chez vous. &lt;br /&gt;Les instructions de la vieille Tinah furent suivies de point en point et les choses se passèrent selon ses prévisions. &lt;br /&gt;Un concert horrible de glapissements et d'imprécautions suivit la chute du sac et l'envol éperdu de ce qu'il renfermait. Il y eut des galopades, des bonds, des clameurs dans la cour, dans les bois, dans les champs, dans les prés, puis le bruit s'éloigna, s'amoindrit, s'éteignit. &lt;br /&gt;Depuis, Coatbilly n'a jamais reçu la visite des Korrigans, et ses aimables habitants peuvent dormir, &lt;br /&gt;aujourd'hui, sans crainte des mauvais esprits, sur leurs deux oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : &lt;a href="http://www.jbmonge.com/"&gt;Jean-Baptiste Monge.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2106804818241882259?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2106804818241882259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-legende-du-manoir-de-coatbily.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2106804818241882259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2106804818241882259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-legende-du-manoir-de-coatbily.html' title='La légende du manoir de Coatbily'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-YlPC2YTCkIs/TpfPGvBWTyI/AAAAAAAAHRk/p7YXoLupgZM/s72-c/JBMonge5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6100744730929935468</id><published>2011-10-24T08:23:00.001+02:00</published><updated>2011-10-24T08:23:00.427+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Le pin de Bristlecone Mathusalem, Californie, USA : 4842 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ZsV5yiPhTuQ/TmjD7cL6I8I/AAAAAAAAHLo/MCJ74wFK_DU/s1600/arbre_mathusalem_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZsV5yiPhTuQ/TmjD7cL6I8I/AAAAAAAAHLo/MCJ74wFK_DU/s400/arbre_mathusalem_2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le pin de Bristlecone Mathusalem&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;pousse à plus de 3000 m d’altitude dans les &lt;em&gt;White Mountains&lt;/em&gt; en Californie, USA.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; Son âge a été évalué à &lt;strong&gt;4842 ans&lt;/strong&gt; (en 2010) par dendrochronologie .&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cet arbre est nommé ainsi en référence à Mathusalem,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;personnage de l’&lt;em&gt;Ancient Testament&lt;/em&gt;  mort à l’âge de 969 ans,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;devenu synonyme de longévité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Amusant  cependant de penser qu’étant né en 2800 avant JC,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;il est lui même 2200  ans plus vieux que l'Ancien Testament&amp;nbsp; (daté à 605 avant JC).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A l’époque de sa naissance Sumer rayonnait sur la Mésopotamie&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; et l'écriture cunéiforme sur tablette d’argile avait déjà été inventée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Son aspect tortueux a rendu cet arbre  célèbre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; Bien qu’il n’ait pas de feuilles,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;les scientifiques affirment  que l’arbre est toujours vivant&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et continue sa très lente croissance.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; Son emplacement exact est tenu secret ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; en effet,Prométheus un autre pin de Bristlecone avait &lt;strong&gt;5000 ans&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; lorsqu’il fût abattu en 1963 dans des circonstance inexpliquées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il reste à ce jour, &lt;strong&gt;le plus vieil arbre non clonal&lt;/strong&gt; connu sur Terre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6100744730929935468?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6100744730929935468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-pin-de-bristlecone-mathusalem.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6100744730929935468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6100744730929935468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-pin-de-bristlecone-mathusalem.html' title='Le pin de Bristlecone Mathusalem, Californie, USA : 4842 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ZsV5yiPhTuQ/TmjD7cL6I8I/AAAAAAAAHLo/MCJ74wFK_DU/s72-c/arbre_mathusalem_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1126003805068171352</id><published>2011-10-22T08:29:00.001+02:00</published><updated>2011-10-22T08:29:00.104+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>L'arbre qui chantait</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Z9tGx5b1-lQ/Tp5-F68cVGI/AAAAAAAAHV0/D3Ai8KRFS2o/s1600/magicien8.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-Z9tGx5b1-lQ/Tp5-F68cVGI/AAAAAAAAHV0/D3Ai8KRFS2o/s400/magicien8.jpg" width="291" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;Il y a très, très longtemps, un vieux sorcier entreprit un long voyage. Un jour qu'il avait tant et tant marché qu'il ne sentait plus ses pieds, il décida de chercher un endroit pour se reposer. C'est alors qu'il entendit soudain chanter. Ce n'était pas un chant comme celui des oiseaux, ni comme celui du vent à travers les feuilles, mais une voix claire, qui prononçait des mots qu'il ne comprenait point. Poursuivant son chemin, il arriva dans une clairière. Juste au centre, se dressait un arbre majestueux, dont les feuilles brillaient au soleil. On eût dit qu'il était en or ! Alors, le sorcier entendit à nouveau le chant, mais, cette fois, plus fort que précédemment. Regardant tout autour de lui, il ne vit personne. Il n'y avait là que les branches dorées de l'arbre, plus quelques souris grises qui couraient dans l'herbe. Le sorcier s'assit contre l'arbre pour souffler un peu. Il songea qu'il serait sage de piquer un petit somme avant de continuer sa route. Mais le chant le tenait éveillé ! Enervé, il regarda encore autour de lui, sans rien remarquer d'anormal.&lt;br /&gt;- Il faut que je trouve ce chanteur ! se dit-il. J'aimerais bien qu'il se taise, pour que je puisse me reposer.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Le vieux sorcier se leva et observa les alentours à travers le feuillage de l'arbre. Ce faisant, il posa ses mains sur le tronc et sentit l'écorce vibrer. Il comprit alors que le chant provenait de l'arbre lui-même !&lt;br /&gt;- Tiens ! Cela fait bien longtemps que je n'avais plus, entendu un arbre chanter ! grommela-t-il. Mais, par chance, je connais encore le moyen de le faire cesser ! &lt;br /&gt;Il sortit de la poche de son manteau long morceau de corde et le lança en l'air tout en marmonnant une formule. La corde se tortilla quelque peu, puis s'enroula deux fois autour du tronc. Le sorcier prononça ensuite d'autres mots magiques, puis il termina en faisant un gros nœud dans la corde. Aussitôt, le l'arbre d'or cessa de chanter.&lt;br /&gt;- Je vais enfin pouvoir me reposer, soupira le sorcier avant de s'allonger dans l'herbe.&lt;br /&gt;Mais il découvrit alors des rubans de fumée, qui se dégageaient des racines de l'arbre. Peu à peu, la fumée s'épaissit, jusqu'à former un gros nuage gris, qui changea progressivement de couleur. Il devint d'abord gris foncé, et puis noir. Tout à coup... il se mit à tournoyer sur lui-même et se transforma en un hideux génie aux longues oreilles, avec un gros nez bourgeonnant de verrues, des bras démesurés et des mains larges des pelles !&lt;br /&gt;- Hahaha ! Hihihi ! ricana le génie. Quel stupide sorcier tu es ! Il y a des années, un de tes confrères m'a enfermé dans cet arbre. Mais maintenant que tu lui as cloué le bec, je suis libre ! Et j'ai fort envie de te dévorer !&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Ce disant, le génie saisit le vieux sorcier par la barbe. Heureusement, ce dernier savait que les esprits des bois sont toujours idiots ! Et celui-là semblait encore plus bête que les autres...&lt;br /&gt;- Vas-tu me faire mijoter ou rôtir ? demanda-t-il au génie. Tu sais que les vieux sorciers ne se mangent pas crus. Tu aurais des crampes d'estomac !&amp;nbsp; &lt;br /&gt;L'affreux génie réfléchit quelques instants. &lt;br /&gt;- Je vais faire un grand feu et t'attacher à une branche. Ensuite, je te ferai rôtir au-dessus des flammes, déclara-t-il, tout content.&lt;br /&gt;- Mais je vais m'enfuir pendant que tu allumeras le feu, insinua le sorcier.&lt;br /&gt;- C'est vrai... , admit le génie. Je vais... euh ... je vais ...&amp;nbsp;&lt;br /&gt;- Pourquoi ne me ligotes-tu pas ? suggéra le sorcier. Ainsi, je serai incapable de fuir.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;- Très bonne idée ! s'exclama le génie. Mais à quoi donc vais-je t'attacher ? &lt;br /&gt;- A cet arbre, bien sûr ! répondit le sorcier. Utilise donc la corde que j'avais enroulée autour du tronc pour le faire taire !&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Convaincu, l'esprit des bois alla détacher la corde. Il commença par défaire le nœud... tout comme le sorcier l'avait espéré. En effet, dès que la corde eut été dénouée, l'enchantement se trouva rompu ! L'arbre se remit à chanter et le génie, de violet qu'il était, vira au mauve foncé. Puis, très lentement, il se transforma en fumée noire, puis en fumée grise, pour disparaître enfin en minces rubans de vapeur blanche. Le sorcier remit alors la corde dans la poche de son large manteau. Avant de se remettre en route, il prononça quelques mots magiques et ni bête ni homme - pas même un sorcier - ne revit jamais le génie des bois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1126003805068171352?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1126003805068171352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/larbre-qui-chantait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1126003805068171352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1126003805068171352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/larbre-qui-chantait.html' title='L&apos;arbre qui chantait'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Z9tGx5b1-lQ/Tp5-F68cVGI/AAAAAAAAHV0/D3Ai8KRFS2o/s72-c/magicien8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7951383180977340580</id><published>2011-10-21T08:05:00.001+02:00</published><updated>2011-10-21T08:05:00.360+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Le chêne géant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-51M3BSi9C3Y/Tp552ftHY_I/AAAAAAAAHVk/bZwTzuYcS7g/s1600/fantasy-pictures-surrealism-big.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="331" src="http://1.bp.blogspot.com/-51M3BSi9C3Y/Tp552ftHY_I/AAAAAAAAHVk/bZwTzuYcS7g/s400/fantasy-pictures-surrealism-big.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il fut un temps où la création du monde semblait achevée. Les royaumes originels bosselés de montagnes, creusés de vallées, recouverts de forêts n’avaient jamais été aussi éclatants. Les étoiles parsemaient la voûte céleste,  le soleil et la lune se montraient à tour de rôle, hommes et animaux cohabitaient en toute tranquillité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette époque lointaine, trois jeunes filles étaient amoureuses d’un beau chevalier. Elles plantèrent un chêne dans l’espoir que cet arbre leur porterait bonheur. Les années passèrent. Aucune des trois jeunes filles n’épousa le chevalier mais le chêne était devenu le plus beau de la région. Bientôt, plus personne ne se souvint de celles qui l’avaient planté mais le chêne grandissait toujours, dépassant la cime des arbres les plus hauts. Au début les hommes, fiers de ce chêne géant, venaient d’aussi loin que les quatre espaces pour l’admirer, puis, voyant que sa croissance n’avait pas de fin, ils s’inquiétèrent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, un petit nuage poussé par le vent s’accrocha aux branches du chêne et y resta prisonnier : la cime avait atteint le ciel, ce qui entraîna une série de catastrophes. En effet, d’autres nuages vinrent se jeter dans la ramure de l’arbre, qui formait une barrière infranchissable. Le climat se détériora, et la situation s’aggrava lorsque le soleil et la lune à leur tour trouvèrent leur route barrée. Les deux astres, masqués en permanence par les nuages accumulés sur le chêne, ne parvenaient plus à éclairer les royaumes originels. Les ténèbres et le froid s’installèrent... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes essayèrent d’abattre l’immense chêne, mais leurs haches se brisaient en touchant l’arbre et aucun d’entre eux ne réussit à en entamer le tronc. Les hommes les plus forts, les plus instruits, les plus compétents se succédèrent devant le chêne sans trouver la moindre solution. Découragés, ils abandonnèrent tout espoir de revoir un jour la lumière du soleil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que tout semblait perdu, on vit surgir au loin le beau chevalier dont les trois jeunes femmes étaient amoureuse. Après tout ce temps passé, il ne semblait pas avoir vieilli d’une année. Il sorti de son grand sac de cuir une hache en or pur et sans dire un mot, il s’approcha du chêne qui était des milliards et des milliards de fois plus grand que lui et l’abattit d’un seul coup puissant et net. Aussitôt, les nuages délivrés reprirent leur course et les astres éclairèrent à nouveau les terres. Mais quelques étoiles restèrent prisonnières de la ramure du chêne qui s’était couché dans le ciel... Le beau chevalier repartit comme il était venu et nul ne sut jamais qui il était. Et il n’y eu que quelques bardes, émus par cette belle histoire d’amour entre ces trois jeunes femmes et cet étrange inconnu qui s’aperçurent que les étoiles prisonnières de la ramure du chêne dessinaient trois visages en pleurs...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7951383180977340580?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7951383180977340580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-chene-geant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7951383180977340580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7951383180977340580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-chene-geant.html' title='Le chêne géant'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-51M3BSi9C3Y/Tp552ftHY_I/AAAAAAAAHVk/bZwTzuYcS7g/s72-c/fantasy-pictures-surrealism-big.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1573575722520878057</id><published>2011-10-20T08:05:00.001+02:00</published><updated>2011-10-20T08:05:00.679+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poèmes'/><title type='text'>Que l'exemple vous serve...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-LhLOjx554zY/Tp53AxS90PI/AAAAAAAAHVc/y-wQPA5XOfk/s1600/JBMongeb24.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-LhLOjx554zY/Tp53AxS90PI/AAAAAAAAHVc/y-wQPA5XOfk/s400/JBMongeb24.jpg" width="306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; Était fort amoureux d’une fée, et l’envie&lt;br /&gt;Qu’il avait d’épouser cette dame s’accrut&lt;br /&gt;Au point de rendre fou ce pauvre cœur tout brut ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;L’ogre un beau jour d’hiver peigne sa peau velue,&lt;br /&gt;Se présente au palais de la fée, et salue,&lt;br /&gt;Et s’annonce à l’huissier comme prince Ogrousky.&lt;br /&gt;La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche,&lt;br /&gt;Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,&lt;br /&gt;Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,&lt;br /&gt;Il était sous la porte et jouait au cerceau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;On laissa l’ogre et lui tout seuls dans l’antichambre.&lt;br /&gt;Comment passer le temps quand il neige en décembre,&lt;br /&gt;Et qu’on n’a personne avec qui dire un mot ?&lt;br /&gt;L’ogre se mit alors à croquer le marmot.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;C’est très simple. Pourtant c’est aller un peu vite,&lt;br /&gt;Même lorsqu’on est ogre et qu’on est moscovite,&lt;br /&gt;Que de gober ainsi les mioches du prochain.&lt;br /&gt;Le bâillement d’un ogre est frère de la faim.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Quand la dame rentra, plus d’enfant. On s’informe.&lt;br /&gt;La fée avise l’ogre avec sa bouche énorme.&lt;br /&gt;As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j’ai ?&lt;br /&gt;Le bon ogre naïf lui dit : je l’ai mangé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Or, c’était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,&lt;br /&gt;Jugez ce que devint l’ogre devant la mère&lt;br /&gt;Furieuse qu’il eut soupé de son dauphin.&lt;br /&gt;Que l’exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Adorez votre belle, et soyez plein d’astuce ;&lt;br /&gt;N’allez pas lui manger, comme cet ogre russe,&lt;br /&gt;Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Victor Hugo&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Image : &lt;a href="http://www.jbmonge.com/"&gt;Jean-Baptiste Monge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1573575722520878057?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1573575722520878057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/que-lexemple-vous-serve.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1573575722520878057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1573575722520878057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/que-lexemple-vous-serve.html' title='Que l&apos;exemple vous serve...'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-LhLOjx554zY/Tp53AxS90PI/AAAAAAAAHVc/y-wQPA5XOfk/s72-c/JBMongeb24.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3677062340333377328</id><published>2011-10-19T08:32:00.002+02:00</published><updated>2011-10-19T08:32:00.326+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Fosse au Dragon, à Mézières (Ardennes)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-EcCSgaAiqNA/TpfakiJjkzI/AAAAAAAAHR8/Kov0IEE3g3M/s1600/gothique-1188136941.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-EcCSgaAiqNA/TpfakiJjkzI/AAAAAAAAHR8/Kov0IEE3g3M/s400/gothique-1188136941.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="chapo"&gt;&amp;nbsp;Tous les Macériens (noms des habitants de Mézières,  avant sa fusion avec Charleville en 1966) connaissent la Fosse au  Dragon, écrit Paul Hanrion en 1894. C’est &lt;/span&gt;un trou, dans le lit de la Meuse, &lt;span class="chapo"&gt;situé au sud du faubourg de Saint-Julien, derrière la maison qui porte l’enseigne du Beau Séjour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière est en cet endroit assez profonde et  les tourbillons nombreux qu’elle y forme ont causé souvent la mort de  baigneurs imprudents&amp;nbsp;: de là une mauvaise réputation qui remonte à  plusieurs siècles. Mais d`où vient ce nom de &lt;i&gt;Fosse au Dragon&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? La légende nous le dira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Un des treize chanoines du chapitre de l’église collégiale de Mézières, qui vivait vers la fin du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle, s’était épris, dit-on, d’un amour terrestre pour une nonne d’un  couvent voisin d’Annonciades Célestes. L’annonciade ne sut pas y rester  insensible&amp;nbsp;; mais Dieu punit terriblement les coupables. La nonne donna  le jour à un petit monstre, qui, en grandissant, devint un dragon d’une  méchanceté sans pareille. Il dévorait les enfants et les jeunes filles,  et rendait la ville déserte par ses hurlements et par l’odeur  empoisonnée qu’il dégageait. On résolut de l’enfermer, afin de pouvoir  l’enchaîner plus facilement. Prêtres et chevaliers sortirent par la  porte Saint-Julien en longue procession à la rencontre de la bête&amp;nbsp;; un  saint évêque s’avança intrépidement et l’aspergea d’eau bénite. On  enferma le monstre vaincu dans une cave, mais on jugea plus prudent de  le faire périr&amp;nbsp;; on le traîna à grand’peine hors de la ville et on le  précipita dans la Meuse. Il fit de vains efforts pour s’échapper, et, en  se noyant, il creusa le gravier du fleuve de ses longues griffes.  Depuis lors, il y a en cet endroit, un trou qui prit le nom de &lt;i&gt;Fosse au Dragon&lt;/i&gt;, et dont on n’a jamais, paraît-il, pu trouver le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là une des variantes de la légende. L’histoire était connue depuis  fort longtemps&amp;nbsp;; elle a dû être maintes fois modifiée et amplifiée par  l’imagination populaire. Une autre version a été conservée par dom  Ganneron, chartreux du Mont-Dieu, dans ses &lt;i&gt;Centuries de l’estat ecclésiastique du pays des Essuens&lt;/i&gt; (1640). Ce récit est curieux&amp;nbsp;; aussi le reproduisons-nous en entier. &lt;br /&gt;"Il arriva autrefois qu’un chanoine de ladite église [l’église  collégiale de Mézières, fondée vers 1190 par Manassés VI, comte de  Rethel et son fils Hugues], homme curieux des secrets de nature, voulut  expérimenter que deviendrait, un ver de terre qui pourrait vivre  longuement. Il en enferma un dans une petite fiole, lui donnant aliment  convenable pour sa sustentation. Quand il le vit grossir et que la fiole  ne le pouvait plus contenir, il le mit dans une bouteille, et à mesure  qu’il grossissait, il le transportait de vase en vase, de plus grand en  plus grand. Enfin il devint si gros, qu’il fut contraint de le mettre en  un tonneau&amp;nbsp;; mais comme sa curiosité ne se bornait point, voulant en  avoir le passe-temps jusqu’au bout, il fit faire une cage de fer en sa  cave où il le mit&amp;nbsp;; mais telle épreuve lui coûta la vie et la perdition  de la ville, pour l’infection de l’air qui s’en allait suivre. Car,  comme ce ver était devenu dragon, jetant feux et flammes, le pauvre  chanoine fut contraint d’en raconter l’histoire à ses amis pour tirer  conseil d’eux, comme il se devait délivrer du malheur qui le menaçait et  toute la ville.&lt;br /&gt;Conclusion fut prise de le tirer de la cave et de le jeter dans la  rivière de Meuse. Cela fut aisé assez dire, mais Dieu sait si ceux qui  eurent charge de le traîner avec sa cage sur le pont, eurent belle peur  d’être infectés de l’haleine de ce dragon. On trouve donc invention de  le tirer et de le mener à la vue du monde sur le pont, d’où il fut  précipité dans la rivière, en laquelle, après avoir fait quelques sauts  et virevoltes, il s’alla enfin noyer à quelque espace de là&amp;nbsp;; depuis  quoi, on ne le vit plus, et le peuple remarqua fort bien la place où il  fut abîmé."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, se dira quelque Aristarque, un beau petit conte qui sent le  papin des enfants du Rethelois et les élans de quelque vieille édentée  de Mézières. Je l’ai cru ainsi auparavant, mais depuis que des gens  honorables et personnes religieuses me l’ont assuré ainsi, j’ai changé  de croyance. On fait annuellement une procession à Mézières, au lieu où  ledit dragon fut abîmé, qu’on appelle la procession des jambons, à cause  que chaque ecclésiastique doit avoir pour son assistance et  distribution un jambon, selon les termes de la fondation. Cette histoire  aussi est dépeinte aux vitres de l’église, et dit-on que le chanoine  s’enfuit, craignant la fureur du peuple&amp;nbsp;». L’usage de fournir ce jambon  est constaté notamment en 1764, dans le bail de la cense de Saint-Julien  à Pierre Lacatte (&lt;i&gt;Archives départementales des Ardennes&lt;/i&gt;). La  procession se faisait après le mardi de la Trinité et c’était le fermier  de cette cense qui le donnait au doyen de Mézières.&lt;br /&gt;Comme on le voit, précise Paul Hanrion, un des vitraux de l’église  rappelait aux habitants de Mézières la légende du dragon, qui avait  fourni matière au grand vitrail, placé derrière le maître-autel. Le  bombardement de 1815 l’avait laissé intact&amp;nbsp;: il fut détruit en 1870. On a  replacé dans la fenêtre flamboyante qui surmonte la porte de la  sacristie, au sud de l’abside, tous les débris qu’on a pu retrouver. Ces  débris, provenant de tous les anciens vitraux de l’église, ont été  réunis de manière à occuper toute la fenêtre. Ils ne présentent aucune  unité et sont placés pêle-mêle. En haut et à gauche de ladite fenêtre,  on voit un fragment, bien petit, de la superbe verrière. Du dragon, il  ne reste qu’un morceau d’environ 8 centimètres de hauteur sur 10 de  largeur. Le monstre a la face grimaçante&amp;nbsp;: on dirait qu’il possède une  tête de singe&amp;nbsp;: la partie antérieure du corps est verte&amp;nbsp;; ce qui en  reste est jaunâtre. Il est encastré dans un panneau représentant un  évêque, levant le bras comme pour bénir ou jeter de l’eau sainte&amp;nbsp;; à  côté de l’évêque on a rassemblé un arbre couvert d’oiseaux, une tête de  chien et un grand lévrier jaune, qui faisaient peut-être partie du  vitrail primitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lY2O3X19NQE/TpfdvhGeyvI/AAAAAAAAHSE/0a47vNNBP5w/s1600/vitrail.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-lY2O3X19NQE/TpfdvhGeyvI/AAAAAAAAHSE/0a47vNNBP5w/s400/vitrail.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;D’après "Revue d’Ardenne et d’Argonne" paru en 1894&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tiré de la &lt;a href="http://www.france-pittoresque.com/"&gt;France Pittoresque &lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3677062340333377328?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3677062340333377328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/fosse-au-dragon-mezieres-ardennes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3677062340333377328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3677062340333377328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/fosse-au-dragon-mezieres-ardennes.html' title='Fosse au Dragon, à Mézières (Ardennes)'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-EcCSgaAiqNA/TpfakiJjkzI/AAAAAAAAHR8/Kov0IEE3g3M/s72-c/gothique-1188136941.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-1049132495552354072</id><published>2011-10-18T07:42:00.001+02:00</published><updated>2011-10-18T07:42:00.347+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Le Korrigan de la bibliothèque</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-rLvY-Kd6gww/TpfNjCDvi2I/AAAAAAAAHRc/7o7dEvBWW1U/s1600/JBMongea56.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="273" src="http://3.bp.blogspot.com/-rLvY-Kd6gww/TpfNjCDvi2I/AAAAAAAAHRc/7o7dEvBWW1U/s400/JBMongea56.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'histoire débute le jour où, le grand-père de Marie, libraire de son  état, décide qu'il n'a plus la force de s'occuper de sa boutique. Il est somme toute serein car Marie, qui va le remplacer, a  développé cette même passion pour les livres, grâce à lui en partie. &lt;br /&gt;Mais, une ombre efface son sourire alors qu'il observe sa petite  fille qui, rayonnante de bonheur, découvre son nouveau royaume.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Il se décide enfin à lui confier ce qu'il estime être un lourd fardeau: &lt;br /&gt;- Mon enfant", dit-il, ta joie me fait chaud au cœur, mais j'ai quelque chose de grave à te révéler. Devant le regard soudain perplexe de Marie, il continue : &lt;br /&gt;- Tu vois, cette boutique, ça a été mon morceau de bonheur à moi dans ma vie. Mais il faut pourtant que tu saches que la nuit il s'y passe d'étranges choses.&lt;br /&gt;Il continua son récit pour en arriver à la fatale conclusion: "&lt;br /&gt;- Je crois la boutique hantée !...&lt;br /&gt;Marie, qui aime trop son grand-père pour se moquer de lui, lui assure du plus sérieux qu'elle peut qu'elle gardera la situation bien en main et qu'elle saura, le cas échéant, tenir tête à une bande d'ectoplasmes férus de littérature. &lt;br /&gt;Le lendemain, arrivant tôt à la boutique, Marie trouve qu'il y règne un désordre indescriptible. Elle en reste sans voix. Marie n'est pas superstitieuse et ne croit pas aux sortilèges.  Aussi, tout en remettant de l'ordre, elle décide d'en avoir le coeur net  et, la journée finie, elle s'enferme à double tour dans sa boutique.&lt;br /&gt;Les heures s'égrènent, au clocher voisin, désespérément monotones quand, passés les douze coups de minuit, un léger bruit la tire  brusquement de la douce somnolence dans laquelle elle avait peu à peu  sombré. Levant lentement les yeux, elle découvre, ahurie, juché sur l'encrier du comptoir, un être minuscule à la barbe immense, râlant et pestant, le nez plongé dans un manuscrit. &lt;br /&gt;Tout à coup, le petit homme jette au loin le livre et se met à  sauter en tout sens, grimpant sur les rayonnages en faisant tomber  quantité de livres. &lt;br /&gt;Tout à son désarroi devant cette apparition insensée, la folle attitude du lutin la surprend encore davantage. &lt;br /&gt;Quand aux premières lueurs de l'aube, le chant du coq se fait entendre dans le lointain, le Korrigan se faufile dans son trou de souris et disparaît. Encore  sous le coup de la surprise, elle se met machinalement le fatras de  livres. &lt;br /&gt;Tout au long de la journée, elle songe à l'extraordinaire aventure qu'elle vient de vivre et soudain, &lt;br /&gt;comme l'après-midi touche à sa fin, une idée lui vient "....Et si ? ..." &lt;br /&gt;Elle ouvre un des tiroirs où elle a fourré tout le bric-à-brac de son grand-père et sort le fruit de ses recherches : un vieux monocle, oublié là par un client distrait. &lt;br /&gt;"Et si c'était simplement cela ?..." se dit-elle. &lt;br /&gt;Le soir venu, elle met le monocle bien en évidence sur le comptoir  et se cache à nouveau. Quand minuit sonna à la vieille horloge, notre petit bougre jaillit de son trou et grimpa sur le bureau.  Curieux comme tout lutin qui se respecte, il observe le monocle, le tourne et le retourne et regardant au travers découvre, éberlué, le grossissement des lettres d'une enveloppe posée là. &lt;br /&gt;Pris soudain d'une joie folle, il bondit en tout sens. &lt;br /&gt;De sa cachette Marie sourit : "C'était bien cela, à force d'avoir le nez plongé dans les livres, &lt;br /&gt;le pauvre Korrigan était devenu incapable de lire quoi ce soit, l'âge y étant sans doute pour beaucoup, ce qui le mettait dans une  rage folle."&lt;br /&gt;De ce jour, la librairie brilla comme un sou neuf, rangée à la perfection, les livres époussetés, les bois des bibliothèques bien cirés. &lt;br /&gt;Un sourire venait souvent aux lèvres de sa libraire à l'idée des efforts que le lutin déployait pour la remercier. &lt;br /&gt;Mais si elle n'en parla jamais à son grand-père, cela nul ne le sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : &lt;a href="http://www.jbmonge.com/"&gt;Jean-Baptiste Monge&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-1049132495552354072?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/1049132495552354072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-korrigan-de-la-bibliotheque.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1049132495552354072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/1049132495552354072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-korrigan-de-la-bibliotheque.html' title='Le Korrigan de la bibliothèque'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-rLvY-Kd6gww/TpfNjCDvi2I/AAAAAAAAHRc/7o7dEvBWW1U/s72-c/JBMongea56.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2927116545828190569</id><published>2011-10-17T08:20:00.001+02:00</published><updated>2011-10-17T08:20:00.239+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>L’If de Llangernyw, Pays de Galles : 4000 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-eO4H2dnLPvE/TmjBfmXduQI/AAAAAAAAHLk/X9yxEmREF44/s1600/arbre_Llangernyw1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="297" src="http://1.bp.blogspot.com/-eO4H2dnLPvE/TmjBfmXduQI/AAAAAAAAHLk/X9yxEmREF44/s400/arbre_Llangernyw1.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cet &lt;strong&gt;if&lt;/strong&gt; hors du commun&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;situé dans le village de Llangernyw au nord du Pays de Galles&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; serait âgé de &lt;strong&gt;4000 ans&lt;/strong&gt;  environ.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;L’arbre a pris racine pendant l’âge de bronze&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; et il croît  toujours.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C’est à cette époque, que sur la même île sont érigés&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; les  structures en pierres dréssées comme le célèbre Stonehenge&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;(site mégalithique).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2927116545828190569?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2927116545828190569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/lif-de-llangernyw-pays-de-galles-4000.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2927116545828190569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2927116545828190569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/lif-de-llangernyw-pays-de-galles-4000.html' title='L’If de Llangernyw, Pays de Galles : 4000 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-eO4H2dnLPvE/TmjBfmXduQI/AAAAAAAAHLk/X9yxEmREF44/s72-c/arbre_Llangernyw1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4096833577129629199</id><published>2011-10-15T08:21:00.003+02:00</published><updated>2011-10-15T08:21:00.172+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Wolfdietrich</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Dz0DL1Q6Jlo/TpWS-gj2rpI/AAAAAAAAHQs/GQYT4NPE8CE/s1600/9i6b3fyo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="270" src="http://1.bp.blogspot.com/-Dz0DL1Q6Jlo/TpWS-gj2rpI/AAAAAAAAHQs/GQYT4NPE8CE/s400/9i6b3fyo.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans le beau château fortifié de Salneck vivait une princesse d'une grande beauté, nommée Hildegonde. Elle était si belle que son père, jaloux d'un tel trésor, la tenait enfermée dans une haute tour pratiquement inaccessible. L'on ne sait comment, mais toujours est-il que le récit de sa triste destinée parvint aux oreilles du chevalier Hugdietrich qui, en entendant parler de sa grande beauté, tomba aussitôt amoureux de la jeune prisonnière. Il décida sur le champ de la délivrer :&lt;br /&gt;- J'ai déjà combattu contre beaucoup d'ennemis, je suis fort, je suis vaillant ; je parviendrai à pénétrer dans la tour.&lt;br /&gt;Grâce à un ingénieux déguisement et à la complaisance des valets, il réussit à pénétrer d'abord dans le château, puis du château dans la fameuse tour.&lt;br /&gt;Hildegonde est cloîtrée depuis de longues années ; sa seule distraction est de broder ou de faire de longs travaux de tapisserie. Et tout en tirant l'aiguille d'or, elle rêve, et dans ses rêves, il y a toujours un prince, plus beau que le soleil, qui viendra un jour dans la tour.&lt;br /&gt;Et le jour vient où le rêve prend corps. Hildegonde ne peut rester insensible au courage de Hugdietrich et à de telles preuves d'amour. Elle donne son coeur et sa main au jeune et séduisant chevalier.&lt;br /&gt;Un vieux prêtre favorable à leurs projets les marie, une nuit, en cachette.&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, Hildegonde s'aperçoit qu’elle va être mère. Comment se soustraire au courroux du père qui va tout apprendre et qui certainement se vengera cruellement d'avoir été trompé par sa propre fille ? Hugdietrich prend une décision cruelle, mais il est brave et son cœur est dur.&lt;br /&gt;- Aussitôt que l'enfant sera né, dit-il à sa femme, nous le déposerons dans les douves du château et alors, à la grâce de Dieu.&lt;br /&gt;Hildegonde, malgré son chagrin, se range à l'avis de son époux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était en plein hiver, il faisait très froid; une louve, qui rôdait dans les parages, entendit des cris, et découvrit l'enfant nouveau-né couché dans le fossé d'enceinte. La louve avait bon coeur.&lt;br /&gt;- Si je laisse ce pauvre petit ici, il va mourir de froid et bien que j'aie déjà dix louveteaux, une bouche de plus ou de moins à nourrir, ce n'est pas grand-chose et,d 'ailleurs, il va amuser les petits.&lt;br /&gt;L'enfant grandit donc au milieu des jeunes loups, jouant avec eux dans les clairières ; il était heureux et les considérait comme ses frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au château, maintenant, l'union d'Hugdietrich et d'Hildegonde est reconnue par le père.&lt;br /&gt;Un jour que le chevalier poursuit un sanglier dans la forêt, il aperçoit un jeune enfant jouant avec les louveteaux et reconnaît son fils grâce à la chaîne d'or que sa mère lui avait mise au cou avant de l’abandonner.&lt;br /&gt;Fou de joie, il prend l’enfant en croupe et le ramène au grand galop à sa mère.&lt;br /&gt;Hildegonde, qui avait souvent pleuré son fils perdu si lâchement voit en son retour le pardon de sa faute et embrasse son enfant. Elle décide aussitôt de l’appeler Wolfdietrich, après avoir entendu le récit de son époux.&lt;br /&gt;Mais Wolfdietrich a toujours habité la forêt ; il n'aime pas les hommes qui se moquent de lui et le surnomment " Le Loup. Ses propres frères eux-mêmes refusent de partager leurs jeux avec lui :&lt;br /&gt;- Tu ne peux être notre frère, puisque tu es un loup, un vilain loup.&lt;br /&gt;Le père lui-même finit par détester ce fils et, cédant aux désirs de ses autres enfants, il appelle son fidèle écuyer :&lt;br /&gt;- Il faut aujourd'hui même me débarrasser du Loup, prends-le avec toi, conduis-le dans un endroit écarté de la forêt et tue-le.&lt;br /&gt;Le vieux serviteur sent ses yeux se mouiller à la pensée de ce crime abominable qu'il lui faudra commettre pour obéir à son maître. Il prend sa grande épée, et, accompagné de l'enfant se dirige vers la forêt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Loup sautait de joie, tout heureux de revoir sa forêt, loin de ses frères si méchants et de son père, qui, sans cesse, le grondait. Mais le vieil écuyer ne peut se décider à accomplir l'ordre de son maître ; il s'enfonce toujours davantage avec l'enfant dans la forêt, lorsqu'ils parviennent à une pauvre chaumière auprès de laquelle travaille un bûcheron, à qui l'écuyer conte son aventure.&lt;br /&gt;- Mon fils vient de mourir et ma femme ne peut se consoler. Confie-moi l'enfant, dit le pauvre homme, ma femme l'aimera comme le sien. Nous en ferons notre fils, il vivra dans la forêt, et plus tard travaillera avec moi, s'il le veut.&lt;br /&gt;Ainsi fut fait. la femme aima comme son fils l'enfant qui grandissait et devenait d'une force peu commune. Rien ne lui faisait peur ; ses camarades de jeux avaient pour lui une admiration mêlée de crainte.&lt;br /&gt;Un jour, il fait voler en éclats, d'un coup de marteau, l'enclume sur laquelle il travaille. il apprend le métier de bûcheron, puis celui de forgeron et décide ensuite de connaître le monde.&lt;br /&gt;Il part donc à l'aventure, terrasse des géants, lutte contre des monstres. Sa force et son courage sont maintenant connus de toute l'Alsace, mais sa vertu n'a pas encore été éprouvée et le destin va le placer dans des embûches redoutables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour que Dietrich se reposait dans une clairière, par une belle soirée d'été, une fée d'une grande beauté, toute couverte d'or et d 'argent, lui apparut.&lt;br /&gt;- Suis-moi, dit-elle, je vais te conduire dans un lieu merveilleux, mais là tu devras résister à l'emprise du luxe et du plaisir que de tous côtés tu verras. Si tu m'obéis en tout point, tu seras royalement récompensé.&lt;br /&gt;Tout en parlant, la fée le conduisit dans une grotte enchantée. Douze grâces d'une beauté incomparable l'entourent et se mettent à son service. Pendant les repas, il voit les mets les plus riches et le plus délicats s'offrir sur la table, les vins les plus parfumés couler indéfiniment dans sa coupe d'or. Rien ne l'émeut, rien en le trouble. Il résiste et sort vainqueur de l'épreuve.&lt;br /&gt;La fée Sigeminne, la plus belle de toutes, lui fait présent d'une tunique tissée par les Normes et qui a la vertu de préserver son corps des blessures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dietrich, après ce succès, va affronter le dragon furieux qui terrorise toute la montagne voisine, et pour prix de la victoire le vainqueur doit recevoir la plus belle couronne.&lt;br /&gt;C'est un combat sans merci. Le monstre enserrant le malheureux l'a déjà englouti tout vivant quand soudain ayant transpercé l’animal, notre héros reparaît vivant, mais inondé de sang des pieds à la tête. Ce bain de sang a accru encore l'invulnérabilité du Loup et lui a donné le pouvoir de comprendre le langage de tous les oiseaux. Et en récompense de sa bravoure et de son audace, il obtient la main de la ravissante Sidrata, la plus noble et la plus riche de toutes les princesses du royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour seul régit leur mode de vie, ils connaissent les jours les plus heureux dans leur château. Mais un jour Sidatra désire apprendre le secret de l’invulnérabilité de Wolfdietrich. Il le lui explique et lui confie qu'il pouvait toutefois être blessé près du cœur. Durant son combat avec le dragon, en effet, sa poitrine n'avait pas été entièrement baignée par le sang du monstre. Aussitôt la princesse fait broder sur la tunique de son époux une croix à l'endroit vulnérable.&lt;br /&gt;Elle appelle son valet Hagen le Borgne&lt;br /&gt;- Tu veilleras, lui dit-elle, à la chasse, comme à la guerre, que jamais un coup ne soit porté sur cette marque.&lt;br /&gt;Mais Hagen est jaloux et perfide. Un jour qu'il accompagne son maître à la chasse, il le transperça de sa lance.&lt;br /&gt;Si vous passez par la montagne d'Ax à une heure avancée de la nuit, vous pourrez entendre un cliquetis d'armes. C'est le fier Dietrich, dit Le Loup, qui fourbit ses armes et qui s'exerce au combat. Un jour viendra où le héros livrera la bataille décisive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Émile Hinzelin&lt;br /&gt;Tiré des Contes et légendes d'Alsace&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4096833577129629199?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4096833577129629199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/wolfdietrich.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4096833577129629199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4096833577129629199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/wolfdietrich.html' title='Wolfdietrich'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Dz0DL1Q6Jlo/TpWS-gj2rpI/AAAAAAAAHQs/GQYT4NPE8CE/s72-c/9i6b3fyo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-5254168569175787799</id><published>2011-10-14T08:19:00.002+02:00</published><updated>2011-10-14T08:19:00.073+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><title type='text'>Le lac de Seeburg</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-opNlmrFhjrg/TpV1DF-9iNI/AAAAAAAAHQE/LVCvyNPMwmo/s1600/m3h3q3es.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-opNlmrFhjrg/TpV1DF-9iNI/AAAAAAAAHQE/LVCvyNPMwmo/s400/m3h3q3es.gif" width="348" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-dehors le vent grondait, il sifflait dans la cheminée et chassait de grosses gouttes de pluie sur les vitres. Un rayon de lune entrait par les interstices des volets. Cependant le grand-père qui venait de raconter des histoires à ses petits-enfants ne prêtait nullement attention à tout cela. Il restait la tête entre les mains, songeant au superbe château habité par le comte Isang dont il venait de retracer l'existence. Dans le pétillement des flammes, il lui semblait voir le regard fou et moqueur qui semblait toujours chercher à tuer encore ou à faire une dupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir où le rugissement de la tempête était aussi intense qu'aujourd'hui, le comte Isang, tel un soudard, avait sauté par-dessus le mur du couvent de Lindau, en Allemagne, pour enlever une jeune religieuse. Quand il s'aperçut que celle-ci n'était autre que sa propre sœur dont il avait perdu la trace depuis longtemps, il s'empressa de la renvoyer là où il l'avait prise, comblée de présents.&lt;br /&gt;Les flammes dansantes de l'âtre devinrent un instant pour notre grand-père le frémissement même des gens qui, lorsqu'ils parlaient entre eux de cela, songeaient encore à tout ce que le comte Isang avait fait et pouvait faire de répréhensible. Cet homme sans foi ni loi, qui s'entourait de vauriens, endossant chaque matin une casaque rapiécée pour courir avec eux les risques d'une méchante facétie, n'allait-il point attirer le malheur sur le pays ? &lt;br /&gt;C'était, il faut le dire, il y a bien longtemps. Or, un soir où le comte avait joué du couteau dans une rue sombre pour rançonner des voyageurs, se trouvant de fort bonne humeur, il voulut fêter joyeusement cet événement. Et il commanda pour son dîner des anguilles.&lt;br /&gt;Un valet courut donc chez le poissonnnier du village qui leva les sourcils, sortit de derrière son comptoir et vendit, à la place d’anguilles qu'il n'avait pas, une couleuvre blanche comme de l'argent.&lt;br /&gt;- Qu importe ! dit le comte Isang quand il fut mis au courant de la chose. J'ai faim. Fais donc cuire et assaisonner convenablement cette couleuvre. Et nous verrons bien la suite, ajouta-t-il avec un gros rire.&lt;br /&gt;Puis il rappela le valet :&lt;br /&gt;- Je t'interdis sous peine de mort d'en manger, dit-il, brusquement sévère.&lt;br /&gt;Le valet n'osant demander pourquoi, s'inclina.&lt;br /&gt;Quand la couleuvre fut cuite à point, le valet souleva le couvercle de la marmite, goûta, fit claquer sa langue, lécha la cuillère et se promit de terminer les restes.&lt;br /&gt;Or, le comte Isang trouva lui aussi excellente cette couleuvre ainsi apprêtée, et ne laissa presque rien dans le plat. Mais ce presque rien, le malheureux valet s'en régala. Ah ! s'il avait pu se douter de ce qu'il allait arriver... &lt;br /&gt;Quant au comte Isang, il s'était retiré dans sa chambre où sur ses instructions on avait allumé un bon feu. Les lunettes sur le nez, il tentait de vérifier les comptes de ses vassaux, mais soudain sa pensée devint confuse, encombrée du souvenir de toutes les vilénies qu'il avait commises. Aussi laissa-t-il ses comptes en plan.&lt;br /&gt;Tout à coup, dans un grand bruissement d'ailes, un oiseau entra dans la chambre dont la fenêtre était entrebâillée, et atterrit près du comte qui le regarda avec étonnement.&lt;br /&gt;- Je viens avertir le propriétaire de ce château que sa sœur religieuse est morte des suites de son enlèvement.&lt;br /&gt;Déconcerté par cette nouvelle et ahuri d'entendre un oiseau parler, le comtre Isang se souvint de ce que disaient les braves gens : manger de la couleuvre blanche comme de l'argent donne le pouvoir de connaître le langage des animaux.&lt;br /&gt;Un peu remis de sa surprise, le comte chassa cet oiseau impertinent. Une soif le tourmentait comme s'il eût soufflé le feu de l'enfer.&lt;br /&gt;Avant de commander à son valet de lui apporter à boire, il décida d’aller voir du côté de la basse-cour s'il pourrait s'entretenir avec les volatiles.&lt;br /&gt;Or, jugez de sa colère : coqs, oies, canards et pigeons qui à cette heure auraient dû dormir, n'en finissaient pas de raconter les méfaits du comte. C'était à qui révélerait le crime le plus odieux, le vol le plus inique. Le comte, qui ne s'attendait pas à un tel étalage de ses fautes, s'arrêta et regarda les bêtes fixement. Toutes lui rendirent un regard méprisant. Le comte Isang, pour la première fois de sa vie, demeurait perplexe, sentant le rouge de la honte envahir son visage, incapable de tordre le cou au premier qui se trouverait à portée de sa main.&lt;br /&gt;Cependant, il avança, menaçant, et il comprit alors les mots que des moineaux, en sautillant, répétaient de branche en branche :&lt;br /&gt;- La punition est arrivée ; dans quelques instants, les superbes tours du château vont s'écrouler et tout ne sera plus que ruine...&lt;br /&gt;Les yeux du comte étincelaient de colère. Ne pourrait-il faire taire ces bavards ? Mais loin de paraître s'épuiser, les moineaux continuaient de plus belle. Il en arrivait toujours d'ailleurs qui mêlaient leurs piaillements à ceux des autres pour répéter la terrible menace.&lt;br /&gt;Le comte Isang était si absorbé par ce charivari et si ému, ouvrant les lèvres en un rictus embarrassé et indécis, qu'il ne vit pas venir à lui son valet à qui il avait pourtant demandé à boire.&lt;br /&gt;Quand il l'aperçut, il se sentit un peu rasséréné, car une certaine entente s'était établi entre lui et ce valet qui lui apportait sa nourriture et lui faisait la barbe.&lt;br /&gt;Il lui demanda :&lt;br /&gt;- Sais-tu pourquoi la basse-cour ne peut dormir, ce soir ?&lt;br /&gt;Le valet, à cette question, tressaillit. Il prêtait l'oreille aux cris des bêtes et, stupéfait, comprenait ce qu’elles disaient. Jamais chose pareille ne lui était arrivée ! Aussi, tout troublé, répondit-il à son maître :&lt;br /&gt;- Les volailles ont peur, car elles ne cessent de crier : sauvez-vous ! sauvez-vous ! A cause des crimes du comte Isang, le château va s écrouler et tout le village qui l'entoure.&lt;br /&gt;Le comte Isang devint blanc comme un linge.&lt;br /&gt;- Quoi ? fit-il. Tu aurais donc mangé de la couleuvre ? &lt;br /&gt;- Pardon, maître, dit le valet, la figure plissée, mais ne nous attardons pas en explications. Le mieux serait de nous enfuir au plus vite...&lt;br /&gt;Le comte Isang regardait avec angoisse son château. Il y eut un silence. puis il commanda :&lt;br /&gt;- Va faire seller un cheval...&lt;br /&gt;Le valet se précipita vers les écuries. Le comte le suivit à pas lents, en s'épongeant le fronrt avec son mouchoir. Mais soudain, il entendit les pas rapides du cheval que le valet avait monté et qui déjà s'éloignait au grand galop. "Traître ! Traître !" fit-il entre ses dents. Il était si irrité qu'il demeura un moment sans pouvoir bouger. De qui pouvait-il attendre du secours ? Il n'était pas un homme à qui il n'eût porté préjudice.&lt;br /&gt;Dans la pénombre, il lui sembla soudain que les arbres se rapprochaient. Un oiseau poussa un gloussement d'alarme et tous s'envolèrent aussitôt vers d'autres cieux. Le comte Isang se hâta d'aller vers son château comme s'il eût pu le préserver du malheur. Mais tout à coup la terre trembla sous ses pas, et, dans un fracas épouvantable, remparts, murs et tours et tout le village environnant s'écroulèrent, entraînant le comte Isang dans leur chute.&lt;br /&gt;A leur place s’étend aujourd'hui un lac immense, profond de quelque trente à quarante pieds. C'est le lac de Seeburg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand-père écoutait le vent tout en continuant à regarder le feu qui s'éteignait doucement. Des ombres se projetaient sur le parquet, sur les murs, elles paraissaient s'agiter et trembler sur place comme avait dû s'agiter et trembler sur place le comte Isang. Il n'avait pu parcourir les deux petites lieues qui le séparaient de Gottingue, en Allemagne...&lt;br /&gt;Mais qui donc s'en souvenait encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Par Laurence Camilieri&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Tiré des Contes et Légendes des Cités Disparues&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-5254168569175787799?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/5254168569175787799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-lac-de-seeburg.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5254168569175787799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/5254168569175787799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-lac-de-seeburg.html' title='Le lac de Seeburg'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-opNlmrFhjrg/TpV1DF-9iNI/AAAAAAAAHQE/LVCvyNPMwmo/s72-c/m3h3q3es.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8478679421236502567</id><published>2011-10-13T07:56:00.001+02:00</published><updated>2011-10-13T07:56:00.710+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><title type='text'>Lutins déguisés en animaux égarés</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-4HhjO8gkL_k/TpVaN68rhSI/AAAAAAAAHP8/_5Q1nEXcDdI/s1600/attrapemoi.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-4HhjO8gkL_k/TpVaN68rhSI/AAAAAAAAHP8/_5Q1nEXcDdI/s320/attrapemoi.jpg" width="206" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Un lutin de la Loire-Inférieure, qu'on appelle Misti Courtin, prend le soir la forme d'un animal égaré, surtout celle d'un beau mouton ; c'est en vain qu'on l'enferme dans l'étable ; un instant après, il est dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Nord de la Haute-Bretagne, le mouton errant se présente sous l'apparence d'un de ceux du troupeau, et il s'amuse à faire courir le pâtre après lui ; il se promène aussi dans les clairières et les avenues au clair de lune , et frappe à coups de cornes le passant qui s'approche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux environs de Saint-Malo, c'est à un mouton tout blanc qu'on attribue cette méchante humeur : quelquefois il se place sur une passerelle étroite pour précipiter dans l'eau celui qui s 'y est engagé, et c'est aussi ce que fait le mouton noir des campagnes de Lorient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lutin de la Creuse revêt la forme d'une bête à laine pour amuser le créancier ou l'huissier qui se rend chez un débiteur et donner à celui-ci le temps de s'échapper ; il se présente à eux, et ils essaient , sans jamais y parvenir, de l'attraper.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8478679421236502567?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8478679421236502567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/lutins-deguises-en-animaux-egares.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8478679421236502567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8478679421236502567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/lutins-deguises-en-animaux-egares.html' title='Lutins déguisés en animaux égarés'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-4HhjO8gkL_k/TpVaN68rhSI/AAAAAAAAHP8/_5Q1nEXcDdI/s72-c/attrapemoi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7090213831510145484</id><published>2011-10-12T08:10:00.001+02:00</published><updated>2011-10-12T08:10:01.189+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>La punition des fées</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-pq6j-W-xLjk/TowjeOQWwfI/AAAAAAAAHPg/VsYPiI3DHS0/s1600/fawecaj0.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-pq6j-W-xLjk/TowjeOQWwfI/AAAAAAAAHPg/VsYPiI3DHS0/s400/fawecaj0.jpg" width="281" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;On a déjà parlé des fées de &lt;a href="http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2007/12/les-fes-bienveillantes-lgard-des-filles.html"&gt;la grotte du Puy de Préchonnet&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;mais connaissez-vous la légende qui s'y rapporte ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;Les fées de la Grotte des fées du Puy de Préchonnet vivaient depuis  longtemps heureuses sur leur mont hospitalier. Elles régnaient en  souveraines sur la contrée, qu'elles comblaient de dons et de bienfaits.  Elles étaient chéries, bénies et adorées. Elles présidaient aux  naissances, aux alliances conjugales, rien ne se faisait que sous leurs  auspices ; jamais on ne recourut en vain à leurs baguettes magiques.&lt;br /&gt;Un  seul instant les perdit.&lt;br /&gt;Humiliées de voir leur riant Préchonnet dominé  par le superbe Puy de Dôme, elles osèrent conspirer contre le mont  gigantesque ; elles tinrent conseil et demandèrent qu'un nouvel effort  de la nature vînt abaisser l'un en le bouleversant, et ajouter à  l'autre, en élargissant ses flancs, en rehaussant sa tête jusqu'au  niveau des plus hautes montagnes.&lt;br /&gt;Voeu téméraire !&lt;br /&gt;Elles furent changés  en chauves-souris et condamnées à expier sur le lieu même de leur faute,  l'indiscrétion, d'un désir bien pardonnable, s'il n'avait été dicté par  l'orgueil et l'envie.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7090213831510145484?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7090213831510145484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-punition-des-fees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7090213831510145484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7090213831510145484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-punition-des-fees.html' title='La punition des fées'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-pq6j-W-xLjk/TowjeOQWwfI/AAAAAAAAHPg/VsYPiI3DHS0/s72-c/fawecaj0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8947164421829738476</id><published>2011-10-11T08:04:00.001+02:00</published><updated>2011-10-11T08:04:00.707+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le monde des lutins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>Les nains de la Gorge-aux-Loups</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-G41IUYUx1uQ/ToweIG32l0I/AAAAAAAAHPc/NWRsdPEMLBM/s1600/grotte-des-nains-.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://2.bp.blogspot.com/-G41IUYUx1uQ/ToweIG32l0I/AAAAAAAAHPc/NWRsdPEMLBM/s400/grotte-des-nains-.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="tl"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="tl"&gt;La Gorge-aux-Loups est à une demi-lieue au sud de  Ferrette. Elle s'enfonce profondément dans la montagne, entre les  rochers de l'Heidenflüe. Il y a bien des siècles, un petit peuple de  nains habitait là ; ils avaient élu domicile dans d'innombrables petites  chambres taillées à même le roc. Ils vivaient par groupes de deux,  homme et femme, dans une entente parfaite. Tous leurs ustensiles  familiers, en particulier leurs instruments de culture et de jardinage,  étaient d'argent brillant et joliment travaillé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Ces  nains jouissaient depuis un temps immémorial d'une éternelle jeunesse.  Tous ceux qui avaient réussi à les voir vantaient l'agrément de leur  personne et surtout l'éclat particulier de leurs yeux, luisants comme  les étoiles. Ils n'avaient jamais d'enfants. Il leur plaisait parfois de  sortir de leur solitude et de fréquenter les humains du pays, dont leur  jolie petite voix douce imitait le langage.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Au  moment des foins et de la moisson, leur foule grouillante sortait  généralement des cavernes ; ils venaient avec leurs instruments  aratoires, s'alignaient avec les faucheurs et faisaient tomber dru le  blé mûr sous les coups de leurs faucilles. Dans les villages du pays,  presque chaque ménage avait son petit couple de nains qui prenait part à  ses peines et à ses joies : quand ils passaient le seuil de la maison,  c'était toujours fête ; ils ne se retiraient pas sans laisser de beaux  cadeaux à tous, jeunes ou vieux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Les gens se  montraient pleins de gratitude pour leurs petits bienfaiteurs. Les jours  de fêtes patronales ou de festins de noces, ils leur réservaient les  premières places, leur servaient les meilleurs morceaux et le vin le  plus doux du cellier. Mais il y avait une chose qui leur déplaisait chez  ces petits nains ; c'est qu'ils portaient de très longs vêtements qui  tombaient jusqu'à terre et cachaient toujours leurs pieds.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Quelques  jeunes filles ne résistèrent pas à la tentation de savoir comment ces  pieds étaient faits. Un jour, elles montèrent, avant le lever du soleil,  vers la Gorge-aux-Loups ; il y avait, à l'entrée, une large plate-forme  rocheuse ; elles répandirent là du sable fin. « Quand les nains,  pensaient-elles, iront faire leur promenade matinale, il faudra bien que  leurs pieds laissent des traces sur le sable ; nous finirons bien par  savoir. » Et elles se cachèrent dans les taillis pour observer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Aussitôt  que le soleil envoya ses premiers rayons chauds sur les rochers à  l'entrée de la Gorge, les petits bonshommes et les petites bonnes femmes  du monde souterrain, deux par deux, sortirent en se trémoussant et  passèrent, selon leur cou­tume, sur la plate-forme rocheuse pour aller  au bois.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="tl"&gt;Alors les jeunes filles découvrirent  qu'ils avaient laissé sur le sable des traces de pieds de chèvres. Cela  les fit rire si fort que les nains les entendirent ; en se retournant  ils comprirent la trahison et rentrèrent tout attristés au fond de la  Gorge. Depuis ce jour-là, ils ne se sont plus jamais montrés.&lt;/div&gt;&lt;div class="tl"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="tl" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;br /&gt;La légende est tirée du livre " Légendes d'Alsace"&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="tl" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;de Auguste Stoeber (Paul Desfeuilles)&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="tl" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8947164421829738476?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8947164421829738476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/les-nains-de-la-gorge-aux-loups.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8947164421829738476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8947164421829738476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/les-nains-de-la-gorge-aux-loups.html' title='Les nains de la Gorge-aux-Loups'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-G41IUYUx1uQ/ToweIG32l0I/AAAAAAAAHPc/NWRsdPEMLBM/s72-c/grotte-des-nains-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7945838842426562415</id><published>2011-10-10T08:18:00.001+02:00</published><updated>2011-10-10T08:18:00.257+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Cyprès d’Abarqu, Iran : 4000 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kJFbCkBNa9A/TmjA6QGUjoI/AAAAAAAAHLg/GPSuzQ9jpU4/s1600/arbre_cypres_Abarqu.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-kJFbCkBNa9A/TmjA6QGUjoI/AAAAAAAAHLg/GPSuzQ9jpU4/s400/arbre_cypres_Abarqu.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le &lt;strong&gt;cyprès d’Abarqu&lt;/strong&gt;, aussi appelé &lt;em&gt;Zoroastrian Sarv&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;est un arbre de la province de Yazd en Iran.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ce monument national iranien serait âgé de &lt;strong&gt;4000 ans&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C’est le &lt;strong&gt;plus vieil arbre d’Iran&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et probablement le plus vieil organisme vivant d’Asie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il serait donc né 2000 ans avant JC,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;à l’époque de la toute première dynastie royale Chinoise&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et au moment où les Olmèques apparaissaient dans le golfe du Méxique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7945838842426562415?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7945838842426562415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/cypres-dabarqu-iran-4000-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7945838842426562415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7945838842426562415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/cypres-dabarqu-iran-4000-ans.html' title='Cyprès d’Abarqu, Iran : 4000 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kJFbCkBNa9A/TmjA6QGUjoI/AAAAAAAAHLg/GPSuzQ9jpU4/s72-c/arbre_cypres_Abarqu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8803751406442829733</id><published>2011-10-08T08:31:00.001+02:00</published><updated>2011-10-08T08:31:00.296+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Le chasseur maudit</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ouM0yT1c4Gc/TomCz4zCNBI/AAAAAAAAHO0/7mBebh-xUzw/s1600/Nazgul.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="202" src="http://2.bp.blogspot.com/-ouM0yT1c4Gc/TomCz4zCNBI/AAAAAAAAHO0/7mBebh-xUzw/s400/Nazgul.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Entendez-vous l’orage gronder au-dessus de nous dans la nuit ? La pluie tombe sur le lac, la brume danse au-dessus de l’eau troublée et s’étire en fins lambeaux le long des sentiers. Tous les parfums de l’humus et de la terre gorgée d’eau s’élèvent et nous enivrent. Le vent hurle dans les arbres, et des silhouettes sombres tournoient dans le relief tourmenté des nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les cavaliers maudits de la Mesnie Hennequin qui accompagnent le Seigneur de la Haute-Pierre, condamné à pourchasser pour l’éternité un gibier qu’il n’attrapera jamais. Il part de Moyenmoûtier, dans le bruit infernal des cors qui grondent et les aboiements de ses chiens, et galope dans la forêt obscurcie par l’orage jusqu’à rencontrer sa proie, un cerf noir aux yeux flamboyants. Alors, avec un cri de défi et de rage, il s’élance derrière la bête et la poursuit. Il la traque sans jamais s’arrêter, du creux des vallées aux sommets des montagnes. Il oblige son cheval écumant à sauter par-dessus les ruisseaux furieux que la pluie fait cascader autour des rochers, à bondir de ravin en ravin. Il évite les arbres qui se dressent devant lui, écarte à coups d’épée les branches qui tendent leurs longues griffes pour le ralentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand brocard noir arrive à la Maix, tourne autour du lac, narguant ses poursuivants impuissants, et se précipite dans l’eau avec un crépitement sinistre de métal en fusion. Les cavaliers hurlent de dépit et de colère, les sabots de leurs chevaux martèlent le sol comme pour le briser. Mais voilà que le cerf jaillit à nouveau, superbe, et entraîne la meute et les chasseurs derrière lui à travers les profondeurs de la forêt en une course folle, jusqu’à la Roche du Pilier où il disparaît, une fois de plus....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors le Seigneur de la Haute-Pierre, bredouille, retourne jusqu’à Moyenmoûtier, jusqu’aux ruines de ce château qui domina la vallée et dont il fut le maître, il y a bien longtemps. Les cavaliers qui l’accompagnent disparaissent, dissipés comme le brouillard à la clarté du matin. Et les ténèbres l’enveloppent, comme les bras d’une amante jalouse qui l’entraîne avec elle dans le néant. Ainsi en est-il depuis des siècles, ainsi en sera-t-il jusqu’à ce que le chasseur damné ait enfin accompli sa pénitence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : les Nazgul, les chasseurs maudits &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson (2001).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8803751406442829733?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8803751406442829733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-chasseur-maudit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8803751406442829733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8803751406442829733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-chasseur-maudit.html' title='Le chasseur maudit'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ouM0yT1c4Gc/TomCz4zCNBI/AAAAAAAAHO0/7mBebh-xUzw/s72-c/Nazgul.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6227089482218870186</id><published>2011-10-07T08:32:00.001+02:00</published><updated>2011-10-07T08:32:00.473+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>Le banc de la Vierge</title><content type='html'>&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XDAdqaImaQ0/Tol_EqSiAHI/AAAAAAAAHOw/fqx1FMVE9a4/s1600/rocher-du-banc-de-la-vierge.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-XDAdqaImaQ0/Tol_EqSiAHI/AAAAAAAAHOw/fqx1FMVE9a4/s400/rocher-du-banc-de-la-vierge.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le rocher du banc de la Vierge&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&amp;nbsp;C’est une roche ancienne, lentement polie par le ruissellement de la pluie et le manteau de la neige, siècle après siècle, et couronnée de mousse. Elle s’élève au flanc de la montagne au-dessus du lac, légèrement creusée, calice né de la terre pour recueillir les dons du ciel. Les sapins ont tissé un rideau verdoyant de branches autour d’elle, qu’ils écartent juste assez pour qu’elle puisse voir la beauté du lac et que l’or du jour vienne l’envelopper en même temps que les parfums de la forêt. S’y asseoir soigne, dit-on, de nombreuses maladies. Il n’est pas rare que l’on vienne vers elle de tous les villages environnants dans l’espoir d’une guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on l’observe bien, on peut découvrir sur cette pierre une marque en forme de main. Une main délicate, fine, qui se serait posée avec tant de douceur que la roche se serait courbée pour mieux sentir sa caresse et en aurait gardé la trace, mystérieusement préservée de l’usure du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en croire les anciens du pays c’est une femme qui apposa sa marque sur la pierre, une femme si belle que les mots ne peuvent suffire à la décrire. Et les anciens ont raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens sa présence comme un écho murmuré, comme je sens la texture millénaire de la pierre sous mes doigts, comme je sens la force féconde de la terre humide sous mes pieds et la branche de sapin qui me frôle et dépose sur mon front l’onction d’une goutte de rosée. Je porte à mes lèvres l’eau fraîche du ruisseau, et moi aussi je me souviens de ce que les sources ont connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me faudrait la harpe d’un barde et les mots d’un prophète pour dire ce que je vois. La brume qui enveloppe sa nudité et les fleurs qui s’ouvrent sous ses pas, les étoiles qui descendent dans la clairière pour danser avec elle et les loups rassemblés, le cerf magnifique qui la regarde et la verte couronne de ses bois, le saumon qui bondit près d’elle lorsqu’elle traverse la cascade, et le faucon qui tournoie dans le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire a la douceur et la fraîcheur d’un matin de printemps, son regard la vivacité joyeuse d’un ruisseau de montagne et la sérénité limpide d’un crépuscule flamboyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vint, un jour, jusqu’au Lac de la Maix. Elle s’assit sur la roche, fatiguée peut-être de son voyage ou simplement désireuse de rester là, à se plonger dans la contemplation de ce lieu. Elle posa une main sur la pierre, et elle se mit à chanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix était le parfum des fleurs de mai, l’insouciance des jeunes feuilles qui s’étirent à la lumière, la pluie qui cascade entre les arbres pour nourrir la terre, la générosité paisible de l’humus qui tapisse la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends encore cette mélodie mêlée aux reflets scintillants de l’eau du lac. Je sais qu’elle alla caresser les sommets où les plus vieux des sapins gardent l’écho du vent qui souffla dans leurs cimes pour l’accompagner. Elle se glissa dans les villages, sema des graines de joie dans les coeurs et fit jaillir des bouquets de rires flamboyants. Elle serpenta jusqu’à la fraîcheur humide des combes tapissées de menthe et de cresson, joua dans les fourrés avec les renardeaux et s’élança vers l’infini avec les jeunes oiseaux. Les bûcherons et les poètes qui vivent dans les bois l’entendirent mieux que tous les autres. Ils se rassemblèrent pour la rejoindre, dame du lac, de l’arbre et de la fontaine. Ils l’écoutaient, leurs yeux s’ouvraient à la beauté du monde, et leurs cœurs étaient bouleversés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui était-elle, fleur de brume et de lumière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être la Vierge, venue visiter son sanctuaire et recueillir les âmes des enfants qui lui étaient confiées pour les conduire au Paradis. Peut-être une fée, fille et gardienne du lac et de la forêt. Ou une sage prêtresse des anciens dieux, amante d’un seigneur des esprits des bois et protectrice de Salm. Peut-être une Muse, déesse merveilleuse qui fait éclore l’enchantement là où ses pas la conduisent. Peut-être Artémis ou Athéna, ou bien Ceridwen, Morrigan ou Dana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne le sait vraiment et peut-être, aussi, n’existe-t-il aucun mot ni aucun mythe qui puisse décrire la plénitude de son essence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sur une roche du pays de Salm, près du Lac de la Maix, la marque de sa main demeure, promesse et bénédiction.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6227089482218870186?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6227089482218870186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-banc-de-la-vierge.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6227089482218870186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6227089482218870186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-banc-de-la-vierge.html' title='Le banc de la Vierge'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-XDAdqaImaQ0/Tol_EqSiAHI/AAAAAAAAHOw/fqx1FMVE9a4/s72-c/rocher-du-banc-de-la-vierge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-8181638055837570465</id><published>2011-10-06T08:30:00.001+02:00</published><updated>2011-10-06T08:30:00.450+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>Le Seigneur brigand</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-nOspo9hL-ew/Tol9e4e5YWI/AAAAAAAAHOs/AKn4SZ1OEYo/s1600/linda_bergkvist___jeirehneen_finished.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-nOspo9hL-ew/Tol9e4e5YWI/AAAAAAAAHOs/AKn4SZ1OEYo/s400/linda_bergkvist___jeirehneen_finished.jpg" width="258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Outre la légende de &lt;a href="http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/la-cloche-et-le-violon.html"&gt;la cloche et du violon&lt;/a&gt;, il existe une autre légende pour le lac de la Maix...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au Moyen-Age, dit-on, on laissa pendant près de vingt ans les ronces et les taillis envahir les sentiers qui menaient à la chapelle de la Maix car nul n’osait plus s’y rendre, tant était grande la terreur qu’inspirait le seigneur de ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où désormais s’étendent les eaux paisibles du lac s’élevaient à cette époque les tours élancées et arrogantes d’un château aux sinistres murailles de pierre noire, plus dures que l’acier et si froides que même le lierre refusait de pousser sur leurs flancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître des lieux était craint dans toute la région, renommé pour sa cruauté sanguinaire et les supplices qu’il infligeait à ceux qui avaient le malheur de lui déplaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa jeunesse, pourtant, il avait été un chevalier vertueux. Courageux face à l’ennemi, généreux avec son peuple, beau comme un prince des légendes lorsque le vent venait danser dans ses cheveux couleur de feu. Lorsqu’il passait dans les villages on sortait des fermes et des chaumières pour le saluer et lui s’enquérait toujours de la santé et des préoccupations des uns et des autres, et venait en aide sans hésiter à ceux qui avaient besoin de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais de ce jeune homme au sourire lumineux il ne restait plus rien, le Sire de la Maix n’était plus que ténèbres, silhouette sombre et menaçante arpentant les replis solitaires de la nuit. Car son cœur avait cessé de battre vraiment, il était mort en même temps qu’il poignardait une femme trop belle aux cheveux d’or....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire honneur à son nom et à ses ancêtres le Sire de la Maix, alors jeune écuyer, était parti courir l’aventure de l’autre côté du Rhin. Au pays des Niebelungen il avait mis son épée au service d’un noble seigneur dont la cause lui semblait juste, et lui avait juré fidélité. Hélas ! Ce seigneur avait une épouse volage, une jeune princesse aussi belle et trompeuse qu’une tempête au cœur de l’été. Elle trouva le Sire de la Maix à son goût, le charma, lui promit un amour éternel et en fit son amant. Le jeune homme, tout à sa passion, trahit son serment et serra dans ses bras l’épouse de celui qu’il aurait dû servir, rêvant de la ramener bientôt dans son pays avec lui....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la châtelaine se lassa bientôt de celui qui n’était pour elle qu’un jouet et le rejeta. Elle le fit jeter dans un cachot pour qu’il y meure dans l’ombre et l’oubli, et s’offrit à un nouvel amant. Elle ignorait que le Sire de la Maix n’était pas homme à se laisser mourir ainsi. A force de ruse et de patience il s’évada et une nuit, il se glissa dans la chambre de sa maîtresse endormie. Envahi par le désespoir et la colère, il la poignarda avant de s’enfuir et de regagner ses terres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, pour oublier sa douleur, il s’enivra de massacres, chassant la moindre bête dans les profondeurs des bois, égorgeant les cerfs, éventrant les loups, jusqu’à ce que la forêt devienne un tombeau silencieux. Il s’entoura d’une bande de pillards, aventuriers fascinés par la brûlure de sa haine, et devint un tyran. Les habitants de son domaine tremblaient, terrifiés, lorsqu’il descendait dans les villages pour y assouvir sa rage. Les femmes s’enfuyaient à son approche, les enfants hurlaient dans la nuit lorsqu’il apparaissait dans leurs cauchemars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vingt longues années passèrent, pendant lesquelles le sombre seigneur ravagea son domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, le Sire de la Maix conçut le caprice de faire donner en sa demeure une fête grandiose. Il ordonna à ses soudards de lui apporter le plus riche des butins et de faire venir tous ceux qui, sur ses terres, étaient capables de jouer d’un instrument pour égayer son festin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, debout sur la plus haute tour de son château, il vit venir jusqu’à lui la longue procession ricanante de ses serviteurs, poussant devant eux leurs prisonniers chargés du fruit de leurs pillages. Avec un sourire voluptueux et cruel, le Sire de la Maix les contempla jusqu’à ce que le vent rassemble de sombres nuages au-dessus de lui et que la pluie, finalement, le force à regagner l’intérieur de sa demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors l’orgie commença. Entouré de ses complices qui s’enivraient de vin après s’être enivrés de sang, le Sire de la Maix exigea que les paysans lui jouent leurs plus beaux airs. Mais le chant des vielles et des flûtes qui s’éleva dans la nuit était d’une tristesse insondable, plein des échos du foyer dévasté, de la femme et des enfants réfugiés dans les bois, grelottants, des troupeaux volés, des récoltes piétinées.... Et la pluie frappait les vitres du château, et le vent sifflait dans les cimes des sapins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à tant de douleur, porté par le chagrin des musiques des paysans, le Sire de la Maix se souvint. Il se rappela les moments heureux et l’amour oublié.... Il voulut hurler aux musiciens de s’arrêter, mais il n’en avait plus la force....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, la foudre frappa la forteresse, faisant trembler les murs, éteignant les torches d’un souffle plein de colère. Un grondement sauvage tonna dans le tourbillon obscur des nuages, les vents se rassemblèrent et se jetèrent à l’assaut des murailles comme des cavaliers furieux. Les épaisses portes de chêne du château volèrent en éclat et les pillards qui festoyaient, paralysés par la peur, virent des lynx et des sangliers aux yeux de flamme s’engouffrer dans la salle et se jeter sur eux, les déchirant de leurs défenses et de leurs griffes, laissant sur les murs tremblants de longues traînées de sang....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sire de la Maix, les yeux voilés de larmes, restait immobile alors que sa cour était massacrée et que de larges fissures taillées par l’orage déchiquetaient son orgueilleuse forteresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, alors qu’il restait seul survivant, le silence revint. Les nuages s’écartèrent, révélant la clarté opaline et sereine de la lune. Les rochers s’ouvrirent et, lentement, le château acheva de s’effondrer. Il sombra à jamais dans un gouffre béant que des eaux pures vinrent recouvrir, lac paisible reflétant les sapins et le scintillement des étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, dans le calme profond du soir, on peut entendre un chant d’une infinie tristesse monter des profondeur du lac, accompagné par la mélodie lointaine des vielles et des flûtes. C’est la complainte du Sire de la Maix qui pleure son âme blessée et son amour perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Image : &lt;a href="http://www.epilogue.net/cgi/database/art/list.pl?gallery=142"&gt;Linda Bergkvist&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-8181638055837570465?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/8181638055837570465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-seigneur-brigand.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8181638055837570465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/8181638055837570465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/le-seigneur-brigand.html' title='Le Seigneur brigand'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-nOspo9hL-ew/Tol9e4e5YWI/AAAAAAAAHOs/AKn4SZ1OEYo/s72-c/linda_bergkvist___jeirehneen_finished.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7009923454354766628</id><published>2011-10-05T08:50:00.001+02:00</published><updated>2011-10-05T08:50:00.572+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Créateurs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques de l&apos;elfe cultivé'/><title type='text'>Fantastique Siudmak</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-r0dF09LwBlM/Tol6XZu7RwI/AAAAAAAAHOk/39rW9vtNeao/s1600/med_idylle.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-r0dF09LwBlM/Tol6XZu7RwI/AAAAAAAAHOk/39rW9vtNeao/s400/med_idylle.jpg" width="356" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cette image est l'une de mes préférées.&lt;br /&gt;Sans doute la connaissez-vous aussi, mais ne pouviez l'attribuer à son véritable auteur, ou mieux, son peintre !&lt;br /&gt;Et celle-ci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-51_ZeD6ocF4/Tol6ic_5NMI/AAAAAAAAHOo/SceDs7TMGh8/s1600/med_l_instant_immobile.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-51_ZeD6ocF4/Tol6ic_5NMI/AAAAAAAAHOo/SceDs7TMGh8/s400/med_l_instant_immobile.jpg" width="310" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je pense que vous l'avez déjà vue à plusieurs reprises dans le monde du fantastique...&lt;br /&gt;Mais qui est ce peintre&amp;nbsp; ?&lt;br /&gt;A vrai dire, Lunéville ouvre son 30&lt;i&gt;eme&lt;/i&gt; salon d'automne pour y présenter des œuvres de qualité et de haut niveau ! Parmi elles, cet artiste, polonais, invité d'honneur de ce salon, considéré comme l'un des représentants majeurs du réalisme fantastique, art qui consiste à exprimer de façon concrète, l'expression de l'imaginaire.&lt;br /&gt;Un fantastique, dit-il, avec cette envie qui naît en soi, qui s'installe déjà avec les contes que l'on raconte aux enfants.&lt;br /&gt;Car le peintre, dont le talent premier lui permettrait sans doute de figurer parmi les perfectionnistes du réalisme, admet finalement ne "pas pouvoir peindre sur commande, ni être capable de peindre sur un thème imposé".&lt;br /&gt;Pour lui, une oeuvre réalisée n'est pas un catalogue : elle démarre toujours sur une base d'une émotion, naît, se développe puis aboutit et là, il s'éclipse. Et c'est à celui qui regarde de comprendre et de faire son propre voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;Si vous habitez dans la région de Lunéville, en Lorarine, le salon se tient jusqu'au 24 octobre, tous le sjours au centre Erckmann&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;Et pour découvrir ce peintre, rendez-vous sur son &lt;b style="color: #d9ead3;"&gt;&lt;a href="http://www.siudmak.fr/"&gt;SITE&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7009923454354766628?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7009923454354766628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/fantastique-siudmak.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7009923454354766628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7009923454354766628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/fantastique-siudmak.html' title='Fantastique Siudmak'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-r0dF09LwBlM/Tol6XZu7RwI/AAAAAAAAHOk/39rW9vtNeao/s72-c/med_idylle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3680306765385849780</id><published>2011-10-04T07:57:00.001+02:00</published><updated>2011-10-04T07:57:00.109+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>La roche des Fées (Breitenau, bas-Rhin)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ghVfC8E9Fhg/ToWF-cdQ_tI/AAAAAAAAHOQ/IFNqL1bKaE4/s1600/Breitenau_031.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-ghVfC8E9Fhg/ToWF-cdQ_tI/AAAAAAAAHOQ/IFNqL1bKaE4/s400/Breitenau_031.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;L'endroit était très certainement fréquenté par des prêtresses&amp;nbsp; pour le culte celtique.&lt;br /&gt;La roche des fées a fait dire à certains que ce lieu est priviliégié,  car l'addition des trois chiffres (777 m) donne le nombre de 21, qui  peut être réduit à trois, le nombre de la Trinité. Cet endroit est souvent noyé dans la brume&amp;nbsp; et lorsqu'il fait beau on a une belle vue sur le fond de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, sur Breitenau, Villé, le Taennchel, le col de Fouchy, le Brézouard et le Climont.&lt;br /&gt;L'endroit est aussi réputé comme un haut lieu vibratoire. D'après la légende , des couples stériles se rendaient à cette place dans le ferme espoir de guérir de leur stérilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-iEgRcNkUITw/ToWGKepQJTI/AAAAAAAAHOU/U6IZVPBDx_M/s1600/Breitenau_028.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-iEgRcNkUITw/ToWGKepQJTI/AAAAAAAAHOU/U6IZVPBDx_M/s400/Breitenau_028.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Un peu plus bas de la roche des fées se trouve la grotte de  Heidenkeller qui servait d'abri. Cette grotte était utilisée par les profanes&amp;nbsp; comme lieu de méditation&amp;nbsp; qui devait amener les randonneurs&amp;nbsp; vers la lumière. Dans ces lieux, se déroulaient le culte celtique et plus tard, auraient pu servir aux Alamans&amp;nbsp; qui habitaient alors la région.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3680306765385849780?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3680306765385849780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-roche-des-fees-breitenau-bas-rhin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3680306765385849780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3680306765385849780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/la-roche-des-fees-breitenau-bas-rhin.html' title='La roche des Fées (Breitenau, bas-Rhin)'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ghVfC8E9Fhg/ToWF-cdQ_tI/AAAAAAAAHOQ/IFNqL1bKaE4/s72-c/Breitenau_031.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6612428821976511318</id><published>2011-10-03T08:14:00.001+02:00</published><updated>2011-10-03T08:14:00.146+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Les Alerces du Chili : 3600 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-VbPOYJZ0jOo/TmjAM_7-ZhI/AAAAAAAAHLc/hmPcxA1oIgE/s1600/arbre_alerce_chili.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="263" src="http://3.bp.blogspot.com/-VbPOYJZ0jOo/TmjAM_7-ZhI/AAAAAAAAHLc/hmPcxA1oIgE/s400/arbre_alerce_chili.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les &lt;strong&gt;forêts pluviales du Chili&lt;/strong&gt; ont connu une  déforestation massive.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il reste cependant des parcs nationaux protégés&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;  contenant des arbres parmi les plus majestueux :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;les &lt;strong&gt;Alerces&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Fitzroya cupressoides).&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Certains spécimens d’Alerces ont été évalués (par carottage) à &lt;strong&gt;3625 ans&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A l’époque de la naissance de ces arbres&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;débutait le puissant Nouvel Empire Égyptien ,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;où les souverains étaient ensevelis dans des tombeaux&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;creusés dans le roc de  la vallée des Rois .&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6612428821976511318?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6612428821976511318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/les-alerces-du-chili-3600-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6612428821976511318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6612428821976511318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/les-alerces-du-chili-3600-ans.html' title='Les Alerces du Chili : 3600 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-VbPOYJZ0jOo/TmjAM_7-ZhI/AAAAAAAAHLc/hmPcxA1oIgE/s72-c/arbre_alerce_chili.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4896887344017151576</id><published>2011-10-01T08:23:00.004+02:00</published><updated>2011-10-01T08:23:00.671+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>Roche des fées de l'Ormont (Vosges)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lHza6LXhpg8/ToV843l_xQI/AAAAAAAAHOI/k5n64vrWR5c/s1600/roche_des_fees.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-lHza6LXhpg8/ToV843l_xQI/AAAAAAAAHOI/k5n64vrWR5c/s400/roche_des_fees.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;La roche des fées&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;A 4 km au nord-est de Saint-Dié sur la crête sud du massif de  l’Ormont les trois pierres des Roches de Fées en grès de formes  irrégulières de 20m environ de haut et autant de large, sont toutes  trois accessibles non sans difficultés.&lt;br /&gt;Au pied de ces roches se trouve  l’entrée d’un souterrain que l’on disait autrefois communiquer avec la  citadelle.&lt;br /&gt;La tradition rapporte que c’est à ces roches que les sorciers et  sorcières du Val tenaient leurs sabbats, l’église s’en émut, et le 2  février 1555 s’empressa t-elle de les faire exorciser, ainsi qu’en  témoigne l’inscription encore assez lisible que porte la plus grande de  trois roches&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;i&gt;a.d. 1555&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;i&gt;Die 2 feb. M.T.D.E. Wildenstein&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;i&gt;Exorcavit Hunc Lapidem&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Rappelons qu’au temps fabuleux ces roches devaient supporter la  troisième arche du pont cyclopéen qui devait être construit par les fées  du jardin des fées par-dessus les vallées au Cambert.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4896887344017151576?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4896887344017151576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/roche-des-fees-de-lormont-vosges.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4896887344017151576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4896887344017151576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/10/roche-des-fees-de-lormont-vosges.html' title='Roche des fées de l&apos;Ormont (Vosges)'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-lHza6LXhpg8/ToV843l_xQI/AAAAAAAAHOI/k5n64vrWR5c/s72-c/roche_des_fees.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2670391546794786954</id><published>2011-09-30T10:13:00.000+02:00</published><updated>2011-09-30T10:13:10.672+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux de charme'/><title type='text'>La légende du chariot d'or</title><content type='html'>&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-GAEnQ7EDB88/ToV51fFliRI/AAAAAAAAHOE/VPFrKFL_9Ig/s1600/roche_du_charriot.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-GAEnQ7EDB88/ToV51fFliRI/AAAAAAAAHOE/VPFrKFL_9Ig/s400/roche_du_charriot.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Les roches du Chariot&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il existait autrefois dans l’Ormont un chariot rempli  d’or et de pierres précieuses, une véritable fortune. Nul ne savait  comment il était arrivé là, il y était depuis 1800 ans. Nul ne savait à  qui il appartenait, mais il serait à celui qui irait le chercher.  Pourtant l’entreprise n’était pas sans danger, car de tous ceux qui  avaient tenté leur chance, nul n’en était jamais revenu. Les gnomes du  lac et les lutins de la forêt, gardiens du trésor, usaient de leurs  maléfices pour faire échouer toutes les tentatives. Et les malheureux  qui succombaient étaient engloutis pour toujours.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il  fallait, pour réussir, trouver le timon qui seul émergeait d’un petit  lac au sommet du massif, disaient les uns, à même la terre parmi les  bruyères et les fougères, disaient les autres. Avant le départ, il  fallait faire pénitence puis partir à la tombée du jour avec une paire  de bœufs blancs immaculés. Il fallait chercher le timon au clair de lune  et une fois trouvé, y attacher son attelage et là l’affaire devenait  difficile. Il ne fallait ni se laisser griser par la fortune qui  arrivait, ni par l’impatience qui gagnait, car un seul juron et tout  était perdu, la fortune bien sûr, mais la vie aussi. Et c’est là que les  gnomes méchants et les lutins à l’esprit retors intervenaient. Ils  usaient de tous leurs maléfices à faire prononcer le juron fatidique.  Jusqu’à la lisière de la forêt, même en vue des premières maisons, rien  n’était gagné. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Margot, un charretier de Senones,  s’y était risqué. Il avait pris la précaution de faire bénir ses bœufs  par le moine de l’abbaye. Hélas, rien n’y fit, lui aussi par les lutins  envoûté laissa échapper le juron fatal.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le dernier  à avoir tenté sa chance est un paysan de Robache, un esprit fort  disait-on. Il faillit réussir, il avait attelé deux magnifiques bœufs  blancs au timon et encourageait paisiblement ses bêtes à l’effort. Le  chariot avait atteint la rive lorsque ses bêtes faiblirent. Au lieu de  se reposer, l’appât de l’or étant le plus fort, il les flagella  cruellement. Comme les bêtes piétinaient, un juron sortit de sa bouche.  Alors, irrémédiablement, le chariot recula et le tout fut englouti en  quelques instants.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis que le féerique a quitté  nos esprits pragmatiques, le lac s’est asséché et le chariot s’est  pétrifié. Ce sont les roches du chariot que le promeneur peut encore  voir aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Or » est un ancien mot celtique qui signifie montagne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«  Mont » signifie aussi montagne, ce qui pourrait désigner la montagne  des montagnes, c’est à dire la montagne la plus importante des environs,  ce qui est bien le cas (altitude : 899 m).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2670391546794786954?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2670391546794786954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/la-legende-du-chariot-dor.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2670391546794786954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2670391546794786954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/la-legende-du-chariot-dor.html' title='La légende du chariot d&apos;or'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-GAEnQ7EDB88/ToV51fFliRI/AAAAAAAAHOE/VPFrKFL_9Ig/s72-c/roche_du_charriot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4279522010601300772</id><published>2011-09-29T11:12:00.002+02:00</published><updated>2011-09-29T11:14:03.766+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Légendes'/><title type='text'>La cloche et le Violon</title><content type='html'>&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ofgo58gQh5o/ToQ1J0v5sEI/AAAAAAAAHNY/T0sxQlf3CaM/s1600/danse_paysans.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="222" src="http://4.bp.blogspot.com/-ofgo58gQh5o/ToQ1J0v5sEI/AAAAAAAAHNY/T0sxQlf3CaM/s400/danse_paysans.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;"&lt;i&gt;Danse de paysans devant une auberge&lt;/i&gt;" de David Terniers&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Vous avez découvert &lt;b&gt;&lt;a href="http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2009/08/le-lac-de-la-maix-vosges.html"&gt;le lac de la Maix&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, mais connaissez-vous sa légende ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Alors prenez le temps de nous lire...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;***&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;Le lac de la Maix, au milieu des Vosges, s'ouvre comme une vaste coupe pleine de mystère. très sombre, très pure, très calme, son eau retient invinciblement le regard.&lt;br /&gt;Quand l'oreille se penche vers ce lac, elle entend parfois assez distinctement des cloches sonner, lentes et poignantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait jadis, près de là, un grand et riche village dont les habitants étaient honnêtes, mais un peu trop fiers de leur richesse et surtout trop enclins à succomber aux tentations qui en résultent. Eux-mêmes se rendaient compte de cette faiblesse et, pour y porter remède, ils avaient résolu de s'imposer une discipline salutaire en ne manquant aucun des offices religieux.&lt;br /&gt;Or, le matin du jour où l'on célèbre la Saint-Jean d'été, apparut sur la route de ce village un ménétrier de haute et bizarre mine. Très grand et très mince, vêtu d'un pourpoint noir, coiffé d'un feutre que surmontait une plume rouge, il marchait à grands pas, en cachant à demi son instrument sous un pan de son manteau.&lt;br /&gt;A son arrivée dans la belle prairie qui s'étendait à l'entrée du village, au pied des montagnes, prairie d'herbe épaisse, gaie et luisante, toute piquée de renoncules, de cardamines, de parnassies aux corolles d'un blanc laiteux et aux étamines roses, l'étrange musicien fit halte devant un groupe d'hommes et de femmes conversant entre eux ; puis, sans mot dire, mit le violon à l'épaule.&lt;br /&gt;Il jouait un air de danse si brusque et si doux, si caressant et si impérieux que les femmes, involontairement, par un imperceptible mouvement de leur corps, en marquèrent la cadence.&lt;br /&gt;Un des plus jeunes hommes sourit, tendit la main à sa voisine et la prit par la taille.&lt;br /&gt;A côté de ce premier couple qui tourna presque sur place, un second couple se forma, puis un troisième.&lt;br /&gt;Le violoniste ne les regardait pas. Il semblait jouer pour lui tout seul. Mais son violon vibrait avec une puissance toujours plus pénétrante et dominatrice.&lt;br /&gt;Bientôt, tous les assistants dansaient dans la prairie. Ceux du village, qui, étonnés de leur longue absence, les venaient quérir, ne résistaient pas à la séduction de la musique et à la contagion de l'exemple. Après avoir dit : "Que faites-vous donc ici ? ", ils méritaient tout de suite que d'autrtes nouveaux venus, leur adressassent la même question.&lt;br /&gt;Les airs de danse qu'exécutaient le maigre musicien au profil busqué étaient d'une beauté inconnue, mais d'un rythme facile à saisir. Les oreilles les entendaient pour la première fois, mais les jambes semblaient les avoir toujours connus.&lt;br /&gt;Dans la large prairie ombragée de forêts, comme faite à souhait pour un bal, les couples se mêlaient sans se heurter ; chacun d'eux participait à l'ivresse commune et l'augmentait d'autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZSG9Y2y0D1k/ToQ2EwZePYI/AAAAAAAAHNc/rxYrk3f0UEU/s1600/cloche+Maix.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZSG9Y2y0D1k/ToQ2EwZePYI/AAAAAAAAHNc/rxYrk3f0UEU/s400/cloche+Maix.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;La cloche de la chapelle de la Maix&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, la cloche sonna. C'était le premier coup de la messe.&lt;br /&gt;Les doigts osseux du violoniste se crispèrent sur les cordes. L'archet, plus appuyé, arracha de l'instrument des notes si passionnées, si intenses que le son de la cloche en fut presque étouffé.&lt;br /&gt;Du village acoururent des hommes et des femmes déjà sur l'âge :&lt;br /&gt;- Le premier coup de la messe sonne. Venez vite.&lt;br /&gt;Baissant la tête afin de dissimuler la flamme de ses yeux, le violoniste mêlait à la netteté rythmique de son jeu les fioritures jolies et rieuses qui disaient :&lt;br /&gt;- Hé ! ce n'est que le premier coup. On a le temps de terminer cette danse. L’église sera toujours là. On s'arrêtera au second coup, si l'on veut.&lt;br /&gt;En attendant le second coup, pour se rendre compte de ce qui exerçait un tel ascendant sur leurs cadets, les aînés entrèrent dans la danse, gravement.&lt;br /&gt;- Voyons si nous savons encore ! disait un brave homme à sa femme.&lt;br /&gt;Il savait encore. Il savait même de mieux en mieux.&lt;br /&gt;Le second coup sonna. Le violon fit entendre une sorte d'éclat de rire et commença un air de danse si neuf, si franc, si décisif que personne ne songea :&lt;br /&gt;"Le second coup, c'est l'avant-dernier. Il serait temps de s'apprêter".&lt;br /&gt;Ce fut alors que le doyen de la commune, homme respecté de tous et craignant Dieu, s'avança vers les danseurs comme un vivant rappel au devoir.&lt;br /&gt;Pour la première fois, le musicien parut s'apercevoir de ce qui se passait autour de lui.&lt;br /&gt;Tout en jouant, il s'inclina très bas, en signe de déférence, et il commença un air de danse très ancien, d'une correction discrète et d'une noble bonhomie.&lt;br /&gt;Le doyen de la commune s'arrêta court : l'image de sa jeunesse se dressait devant lui. N'avait-on pas justement joué cet air-là, le jour de ses noces ?&lt;br /&gt;Les danseurs obéissaient spontanément à l'indication de l'instrument. Ils exécutaient tant bien que mal cette danse simple et digne, laquelle depuis longtemps passait pour une danse morte.&lt;br /&gt;Le vieillard les observait avec pitié et impatience. D'abord, il leur donna quelques conseils. Puis, soucieux de se faire mieux comprendre, il esquissa un pas. Enfin, comme une jeune fille s'approchait de lui pour lui demander un éclaircissement, il dansa.&lt;br /&gt;L’attention de tous était si étroitement maintenue sur cette résurrection des réjouissances ancestrales, que le troisième coup sonna en vain.&lt;br /&gt;Peu à peu, la musique reprenait son allure ardente. Elle devenait même plus éperdue, plus troublante, plus sauvage que jamais.&lt;br /&gt;Chose inouïe : la cloche sonna une quatrième fois.&lt;br /&gt;Cloche austère et sacrée, elle disait : "Je fais tout pour que vous m'écoutiez. L'esprit du mal vous assiège. Rompez tout liens avec lui. Revenez à la maison. Revenez à vous. Revenez à moi".&lt;br /&gt;Le violon répondait : "La vie n'est qu'un jour, le jour n'est qu'une minute. Savourons le charme de la minute présente. Mieux encore ! Oublions tout, même le bonheur, même le plaisir. Le délice suprême est dans l'oubli".&lt;br /&gt;La cloche sonna de nouveau, et si douloureusement.&lt;br /&gt;- C'est moi, votre amie, votre véritable amie ; moi, qui ai béni votre naissance ; qui ai béni le dernier soupir de ceux que vous pleurez, et qui voudrais bénir votre pieuse fin. Entendez-moi, par pitié pour vous-mêmes. Prenez garde. Le piège est sous vos pas.&lt;br /&gt;- Sous vos pas, répondait le violon, les fleurs écrasées répandent leur parfum d'amour. Sur vos têtes, à travers les branches, luit un ciel d'enchantement. La danse à laquelle on se livre sans réserve abonde en félicités surhumaines. Voilà la vérité. Le reste n'est que superstitions.&lt;br /&gt;Quelques danseurs tentèrent de se dérober. Mais certaines notes stridentes du violon étaient comme des chiens de berger qui les ramenaient au troupeau.&lt;br /&gt;Sur le visage des jeunes filles, aux couleurs de la fièvre, avait succédé la pâleur de la mort. Les hommes avaient dans les yeux un peu de cette flamme qui étincelait dans ceux du musicien.&lt;br /&gt;Le musicien, du bout de son pied nerveux, battait la mesure, triomphalement.&lt;br /&gt;- Prenez garde ! hurla soudain la cloche. Vous vous enfoncez dans l'abîme. regardez autour de vous. Déjà vous ne pouvez plus apercevoir les cimes des sapins. Regardez ! Regardez ! Sur les talus, les racines des buissons pendent, déchaussées ou arrachées. Le sol s'effondre. Fuyez.&lt;br /&gt;- Que veut dire cette bravade ? répliquait le violon. Si vous n'apercevez plus les cimes des monts, c'est que l'adorable ivresse de la danse trouble tendrement vos yeux, et si quelques racines sont arrachées, c'est que vos pas, vos pas bien rythmés, ô belles danseuses, font tressaillir voluptueusement le sol.&lt;br /&gt;Soudain retentit un formidable coup de tonnerre qui ne venait pas du ciel. Le sol s'effondra.&lt;br /&gt;Une nappe d'eau montait, bouillonnante, et s'étalait à la place de la prairie.&lt;br /&gt;Il ne restait plus qu'un lac d'une eau glacée et limpide, toute sombre à force d'être profonde. Peut-être même, doit-on dire, sans fond. Au milieu, c'est toujours en vain qu'on a jeté la sonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le jour est très clair, on y distingue, près des bords, des silhouettes qui dansent autour d'une plume rouge pareille à une flamme.&lt;br /&gt;Ce lac en entonnoir est tout encadré dans de sauvages et magnifiques forêts de sapins, entièrement désertes.&lt;br /&gt;Il s'appelait jadis la Mer. Le docte dom Calmet, qui travaillait dans le voisinage, à l'abbaye de Senones, écrivait :&lt;br /&gt;"Vers 1040 fut dédiée en l'honneur de la Trinité la chapelle de La Mer, à deux lieues de Senones, dans une solitude affreuse".&lt;br /&gt;Un acte signé par l'empereur Henri III, vers la même époque, désigne La Maix par ces mots : &lt;i&gt;locus qui dictur Mare&lt;/i&gt; (le lieu dit : La Mer).&lt;br /&gt;- Une mer qui n'a pas même quatre cent cinquante mères de tour ! s'écria quelque railleur.&lt;br /&gt;- En vérité, si le lac de la Maix n'est pas la mer par son étendue, il l'est par sa profondeur.&lt;br /&gt;Parmi les innombrables poissons qui le peuplent, les pêcheurs connaissent, pour les avoir "manquées" souvent, deux énormes truites toutes moussues, dont l'une à sur le dos l'image d'un violon et l'autre image d'une cloche. Toutes deux vivent en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;br /&gt;Tiré des Contes et légendes d'Alsace&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;par Émile Hinzelin&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Fernand Nathan&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Et pour tout savoir de ce lac, rendez-vous sur ce &lt;b&gt;&lt;a href="http://e.noel57.free.fr/lamaix.htm"&gt;site&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4279522010601300772?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4279522010601300772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/la-cloche-et-le-violon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4279522010601300772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4279522010601300772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/la-cloche-et-le-violon.html' title='La cloche et le Violon'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ofgo58gQh5o/ToQ1J0v5sEI/AAAAAAAAHNY/T0sxQlf3CaM/s72-c/danse_paysans.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-2484596926115635750</id><published>2011-09-28T15:40:00.000+02:00</published><updated>2011-09-28T15:40:54.729+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les effroyables'/><title type='text'>L'ogresse de Karnak</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-xB4nRrvxaTE/ToMjsLMRUZI/AAAAAAAAHNU/L7FvvyPJazI/s1600/SEKHMET+SOURCE+INCONNUE.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-xB4nRrvxaTE/ToMjsLMRUZI/AAAAAAAAHNU/L7FvvyPJazI/s400/SEKHMET+SOURCE+INCONNUE.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;C'était au temps où le dieu Râ régnait en Égypte. Karnak formait alors une grande et belle cité, à l'ombre fraîche des palmiers. Ses rues étaient bordées de superbes monuments. Trois avenues ornées de statues de sphinx et de béliers y donnaient accès. Les temples se comptaient nombreux. Parmi eux se trouvait celui de Ptah, le dieu au beau visage, dont la femme Sekhmet était une ogresse redoutable et redoutée. Déesse chatte ou lionne au mufle fauve et aux yeux féroces, elle fut chargée par le dieu soleil de punir les habitants de Karnak, qui s'étaient révoltés contre lui, ne le trouvant pas assez prompt pour accéder à toutes leurs demandes. Sekhmet s'acquitta si bien de cette tâche qu'il fallut pour arrêter le massacre la soûler de mandragore mêlée de sang humain.&lt;br /&gt;L'ogresse s'endormit si longtemps que les hommes purent enfin respirer en paix !&lt;br /&gt;Cependant, elle se réveilla un beau matin. Un vent diabolique avait crevassé la terre et roussi l'herbe. L'ogresse s'étira puis poussa un cri rageur avant de se rendre compte de l'endroit où elle se trouvait. Car elle ne reconnaissait plus du tout la jolie ville où elle avait fait régner la terreur. Eh oui, avec le temps, Karnak avait pris un autre visage. Sous le soleil implacable, elle étalait ses ruines et ses statues mutilées, sans tête, sans bras, sans buste. Plus personne n'y habitait. Dans la lumière dorée du matin, Sekhmet comprit, horrifiée, que dans une cité qui n'était plus qu'un souvenir, elle n'aurait qu'un rôle secondaire à jouer. Elle décida cependant de rester en ce lieu.&lt;br /&gt;Toute maussade, elle en fit le tour et quand la nuit tomba, elle s’amusa, pour se distraire, à faire peur à de paisibles visiteurs qui s'étaient égarés là. Satisfaite, elle recommença les nuits suivantes, contemplant un instant, avec une attention ravie, ceux qu’elle effrayait par des cris étranges et par le feu des prunelles de centaines de chats dont elle s'entourait et qui éclairaient bizarrement les ténèbres.&lt;br /&gt;En plus de ce jeu singulier, Sekhmet découvrit un autre intérêt dans la vie : grâce à sa taille de géante, elle s'empara du plus grand obélisque qui restait encore debout à Karnak et s'en servit comme d'une quenouille pour filer de la laine. Mais elle se lassa très vite de ce travail, s'enhardit de plus en plus et se souvenant qu’elle avait une nature d'ogresse, elle mangea de petits enfants.&lt;br /&gt;Maintenant, Sekhmet soupirait de bonheur. Elle avait enfin retrouvé un rôle redoutable et effrayant, même si Karnak n'existait plus !&lt;br /&gt;Or, il arriva qu'un jour, un grand égyptologue du nom de Mariette entreprit avec une équipe d'ouvriers le déblaiement du temple de Ptah. Il employa à cette opération quelques enfants.&lt;br /&gt;L'ogresse supporta très mal de voir cetet intrusion dans son domaine. Elle sentit la colère la gagner, tandis qu'un appétit insatiable lui tiraillait l'estomac. Que fit-elle ?&lt;br /&gt;Elle attendit le moment opportun. lorsque des pierres détachées les unes des autres furent dans une position d'équilibre instable, elle les poussa jusqu'à ce qu’elles s’écroulent, ensevelissant ainsi sept enfants dont elle fit un excellent repas. Mariette interrompit aussitôt ses travaux et l'ogresse digéra dans un profond et paisible sommeil.&lt;br /&gt;Elle se réveille encore de temps en temps, la nuit, lorsqu’elle surprend des voleurs de trésors dont les ruines de Karnak regorgent ; elle les embarque sur un vaisseau fantôme, aux matelots d'argent, qui a, parait-il, une vitesse extraordinaire. Personne ne sait où il accoste.&lt;br /&gt;Oh ! rassurez-vous, il y a un moyen d'échapper aux griffes de la terrible déesse Sekhmet : il suffit de réciter à voix haute une formule d’incantation magique, écrite depuis des milliers d'années, au temps où Karnak était une cité resplendissante, au pied de la statue de l'ogresse...&lt;br /&gt;Seulement voilà : beaucoup ne le savent pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Laurence Camiglieri&lt;br /&gt;Extraite des Contes et légendes des Cités Disparues&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;Aux Éditions Nathan&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-2484596926115635750?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/2484596926115635750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/logresse-de-karnak.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2484596926115635750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/2484596926115635750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/logresse-de-karnak.html' title='L&apos;ogresse de Karnak'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-xB4nRrvxaTE/ToMjsLMRUZI/AAAAAAAAHNU/L7FvvyPJazI/s72-c/SEKHMET+SOURCE+INCONNUE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6491986027173095651</id><published>2011-09-27T08:11:00.000+02:00</published><updated>2011-09-28T15:42:06.165+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Le Sénateur, Floride, USA : 3500 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jpIcJH7dQ0g/Tmi_imjn2cI/AAAAAAAAHLY/vja87zrlIvM/s1600/arbre_senator_usa.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-jpIcJH7dQ0g/Tmi_imjn2cI/AAAAAAAAHLY/vja87zrlIvM/s400/arbre_senator_usa.jpg" width="265" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Le Sénateur est le plus grand (38 mètres de haut)&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et le plus vieux des cyprès chauves des Etats-unis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cet arbre est situé dans le &lt;i&gt;Big Tree Parc&lt;/i&gt; en Floride.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Bien qu’un cyclone ai détruit sa cime, il reste très impressionnant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il serait âgé de &lt;b&gt;3500 ans&lt;/b&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A cette époque de l’autre côté de l’Atlantique,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Cnossos ,  la capitale de la Crète était rayée de la carte,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;probablement suite à  un tremblement de terre&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et à l’éruption cataclysmique d’un volcan sur  l’île voisine de Théra (Santorin).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6491986027173095651?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6491986027173095651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/le-senateur-floride-usa-3500-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6491986027173095651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6491986027173095651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/le-senateur-floride-usa-3500-ans.html' title='Le Sénateur, Floride, USA : 3500 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-jpIcJH7dQ0g/Tmi_imjn2cI/AAAAAAAAHLY/vja87zrlIvM/s72-c/arbre_senator_usa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-697399581925588244</id><published>2011-09-26T08:12:00.001+02:00</published><updated>2011-09-26T08:12:01.217+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Secrets des fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Remèdes naturels'/><title type='text'>Décoctions, infusions et macérations</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-X9JNI-CtrJU/TnNH0o2xNHI/AAAAAAAAHMg/oKO2DbgkZP8/s1600/2744292hw36rq8wfe.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="375" src="http://1.bp.blogspot.com/-X9JNI-CtrJU/TnNH0o2xNHI/AAAAAAAAHMg/oKO2DbgkZP8/s400/2744292hw36rq8wfe.gif" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Depuis les temps les plus reculés, l’homme connaît les vertus bénéfiques des plantes, des feuilles, des fleurs, des racines, des écorces, des bourgeons, de tout ce que le monde végétal peut offrir pour aider à soigner les maux. Mais pour obtenir des remèdes efficaces, il faut savoir extraire les principes actifs des plantes afin de les maîtriser au mieux. Plusieurs techniques existent, qui ont traversé les siècles avec succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La tisane, un antique remède&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;L'utilisation des plantes sous forme d'infusions, de décoctions ou de macérations est le fruit de milliers d'années d’expériences humaines, depuis les sumériens en passant par les Grecs et les Romains, les Indiens, les Égyptiens, les Perses ou les Chinois.&lt;br /&gt;L'ayurvéda, médecine traditionnelle indienne, est un système thérapeutique fondé sur les plantes, qui présente de nombreuses similitudes avec la phytothérapie chinoise, considérée elle-même comme la plus ancienne médecine du monde, et dont la pratique n'a jamais cessé.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la phytothérapie a retrouvé une place de choix à côté de la médecine classique, car les plantes agissent dans la douceur et dans la durée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La macération&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Pour extraire les principes actifs d'une plante, on peut aussi laisser celle-ci en contact plus ou moins longtemps avec un liquide chaud ou, le plus souvent, froid : de l'eau, mais parfois aussi du vin ou de l'alcool.&lt;br /&gt;La "liqueur de sauge", aux vertus stimulantes et qui accroîtrait la mémoire et les capacités d'assimilation du cerveau, s'obtient de cette façon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;La recette :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Hachez 50 cl de sauge fraîche à l'aide d'un robot, ajoutez 1 litre de vin rouge, mixez et versez dans une bouteille hermétique ; laissez macérer pendant 10 jours et filtrez.&lt;br /&gt;Buvez 1 cuillerée à soupe par jour de ce "vin à la sauge" dilué dans 1 verre d'eau tiède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'infusion&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Cette méthode d'extraction des substances bénéfiques d'une matière végétale, principalement les feuilles et les fleurs, est d'une extrême simplicité : il suffit de verser de l'eau bouillante sur des herbes, fraîches ou séchées, que l'on retire ensuite au moyen d'un filtre après 5 à 10 minutes de repos. C'est d'ailleurs le synonyme le plus courant de "tisane".&lt;br /&gt;Le tilleul qui calme la nervosité, la verveine qui apaise les migraines, la camomille qui aide à digérer : autant d'exemples usuels d'infusions parfumées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La décoction&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est la méthode que l'on utilise de préférence pour extraire les substances d'une matière végétale plus dure que les feuilles ou les fleurs. Il s'agit alors de racines, de tiges, de graines ou de baies, qui sont d'abord broyées ou coupées en petits morceaux, puis placées dans de l'eau froide ; le tout est porté à ébullition de 10 minutes à 1 heure avant d'être filtré.&lt;br /&gt;La décoction contient souvent une plus grande quantité de principes actifs de la plante que l'infusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Filtrer avant de boire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Macération,j infusion ou décoction ont toutes les trois pour but d'extraire les principes actifs des végétaux. Ce sont par ailleurs des procédés courants en cuisine et qui ne présentent aucune difficulté de réalisation.&lt;br /&gt;Quelle que soit la préparation, le liquide obtenu est en général filtré avant d'être bu. Bien souvent, on lui ajoute en quantité modérée du sucre ou du miel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-697399581925588244?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/697399581925588244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/decoctions-infusions-et-macerations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/697399581925588244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/697399581925588244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/decoctions-infusions-et-macerations.html' title='Décoctions, infusions et macérations'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-X9JNI-CtrJU/TnNH0o2xNHI/AAAAAAAAHMg/oKO2DbgkZP8/s72-c/2744292hw36rq8wfe.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3428535983700353451</id><published>2011-09-24T07:56:00.001+02:00</published><updated>2011-09-24T07:56:00.581+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte de fées'/><title type='text'>Le prince Fatal et le prince Fortuné</title><content type='html'>&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-p6Gkus0H7C8/Tnh7-6ofj5I/AAAAAAAAHM8/miDEwsD7WVE/s1600/Nana+Robala+-+Sotho+Baby+Faerie.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-p6Gkus0H7C8/Tnh7-6ofj5I/AAAAAAAAHM8/miDEwsD7WVE/s400/Nana+Robala+-+Sotho+Baby+Faerie.jpg" width="291" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il y avait une fois une reine qui eut deux petits  garçons, beaux comme le jour. Une fée, qui était bonne amie de la reine,  avait été priée d’être la marraine de ces princes, et de leur faire  quelque don&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Je doue l’aîné, dit-elle, de toutes sortes de malheurs jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans, et je le nomme Fatal. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;À ces paroles, la reine jeta de grands cris et conjura la fée de changer ce don.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Vous ne savez pas ce que vous demandez, dit-elle à la reine&amp;nbsp;; s’il n’est pas malheureux, il sera méchant. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;La reine n’osa plus rien dire&amp;nbsp;; mais elle pria la fée de lui laisser choisir un don pour son second fils.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Peut-être choisirez-vous tout de travers, répondit  la fée&amp;nbsp;; mais n’importe, je veux bien lui accorder ce que vous me  demanderez pour lui.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Je souhaite, dit la reine, qu’il réussisse toujours dans tout ce qu’il voudra faire&amp;nbsp;; c’est le moyen de le rendre parfait.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Vous pourriez vous tromper, dit la fée&amp;nbsp;; ainsi, je ne lui accorde ce don que jusqu’à vingt-cinq ans. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;On donna des nourrices aux deux petits princes, mais  dès le troisième jour, la nourrice du prince aîné eut la fièvre&amp;nbsp;; on lui  en donna une autre qui se cassa la jambe en tombant, une troisième  perdit son lait, aussitôt que le prince Fatal commença à la téter&amp;nbsp;; et  le bruit s’étant répandu que le prince portait malheur à ses nourrices,  personne ne voulut plus le nourrir, ni s’approcher de lui. Ce pauvre  enfant, qui avait faim, criait, et ne faisait pourtant pitié à personne.  Une grosse paysanne, qui avait un grand nombre d’enfants qu’elle avait  beaucoup de peine à nourrir, dit qu’elle aurait soin de lui, si on  voulait lui donner une grosse somme d’argent&amp;nbsp;; et comme le roi et la  reine n’aimaient pas le prince Fatal, ils donnèrent à la nourrice ce  qu’elle demandait, et lui dirent de le porter à son village. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Le second prince, qu’on avait nommé Fortuné, venait  au contraire à merveille. Son papa et sa maman l’aimaient à la folie, et  ne pensaient pas seulement à l’aîné. La méchante femme, à qui on  l’avait donné, ne fut pas plutôt chez elle, qu’elle lui ôta les beaux  langes dont il était enveloppé, pour les donner à un de ses fils, qui  était de l’âge de Fatal&amp;nbsp;; et, ayant enveloppé le pauvre prince dans une  mauvaise jupe, elle le porta dans un bois où il y avait bien des bêtes  sauvages, et le mit dans un trou, avec trois petits lions, pour qu’il  fût mangé. Mais la mère de ces lions ne lui fit point de mal, et au  contraire, elle lui donna à téter, ce qui le rendit si fort qu’il  courait tout seul au bout de six mois.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Cependant, le fils de la nourrice, qu’elle faisait  passer pour le prince, mourut, et le roi et la reine furent charmés d’en  être débarrassés. Fatal resta dans le bois jusqu’à deux ans, et un  seigneur de la cour, qui allait à la chasse, fut tout étonné de le  trouver au milieu des bêtes. Il en eut pitié, l’emporta dans sa maison,  et ayant appris qu’on cherchait un enfant pour tenir compagnie à  Fortuné, il présenta Fatal à la reine.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;On donna un maître à Fortuné pour lui apprendre à  lire&amp;nbsp;; mais on recommanda au maître de ne le point faire pleurer. Le  jeune prince, qui avait entendu cela, pleurait toutes les fois qu’il  prenait son livre&amp;nbsp;; en sorte qu’à cinq ans il ne connaissait pas les  lettres, au lieu que Fatal lisait parfaitement et savait déjà écrire.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Pour faire peur au prince, on commanda au maître de  fouetter Fatal toutes les fois que Fortuné manquerait à son devoir&amp;nbsp;;  ainsi, Fatal avait beau s’appliquer à être sage, cela ne l’empêchait pas  d’être battu&amp;nbsp;; d’ailleurs, Fortuné était si volontaire et si méchant,  qu’il maltraitait toujours son frère, qu’il ne connaissait pas. Si on  lui donnait une pomme, un jouet, Fortuné le lui arrachait des mains&amp;nbsp;; il  le faisait taire&amp;nbsp;; en un mot, c’était un petit martyr, dont personne  n’avait pitié. Ils vécurent ainsi jusqu’à dix ans, et la reine était  fort surprise de l’ignorance de son fils.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- La fée m’a trompée, disait-elle&amp;nbsp;; je croyais que  mon fils serait le plus savant de tous les princes, puisque j’ai  souhaité qu’il réussît dans tout ce qu’il voudrait entreprendre. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Elle fut consulter la fée sur cela, qui lui dit&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Madame, il fallait souhaiter à votre fils de la  bonne volonté plutôt que des talents&amp;nbsp;; il ne veut qu’être bien méchant,  et il y réussit, comme vous le voyez. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Après avoir dit ces paroles à la reine, elle lui  tourna le dos&amp;nbsp;: cette pauvre princesse, fort affligée, retourna à son  palais. Elle voulut gronder Fortuné pour l’obliger à mieux faire&amp;nbsp;; mais,  au lieu de lui promettre de se corriger, il dit que si on le  chagrinait, il se laisserait mourir de faim. Alors la reine, tout  effrayée, le prit sur ses genoux, le baisa, lui donna des bonbons et lui  dit qu’il n’étudierait pas de huit jours, s’il voulait bien manger  comme à son ordinaire. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Cependant le prince Fatal était un prodige de science  et de douceur&amp;nbsp;; il s’était tellement accoutumé à être contredit, qu’il  n’avait point de volonté, et ne s’attachait qu’à prévenir les caprices  de Fortuné. Mais ce méchant enfant, qui enrageait de le voir plus habile  que lui, ne pouvait le souffrir, et les gouverneurs, pour plaire à leur  jeune maître, battaient à tous les moments Fatal. Enfin, ce méchant  enfant dit à la reine qu’il ne voulait plus voir Fatal, et qu’il ne  mangerait pas, qu’on ne l’eût chassé du palais. Voilà donc Fatal dans la  rue, et comme on avait peur de déplaire au prince, personne ne voulut  le recevoir. Il passa la nuit sous un arbre, mourant de froid, car  c’était en hiver, et n’ayant pour son souper qu’un morceau de pain qu’on  lui avait donné par charité. Le lendemain matin, il dit en lui-même&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Je ne veux pas rester à rien faire, je travaillerai  pour gagner ma vie jusqu’à ce que je sois assez grand pour aller à la  guerre. Je me souviens d’avoir lu dans les histoires que de simples  soldats sont devenus de grands capitaines&amp;nbsp;; peut-être aurai-je le même  bonheur, si je suis honnête homme. Je n’ai ni père, ni mère&amp;nbsp;; mais Dieu  est le père des orphelins&amp;nbsp;; il m’a donné une lionne pour nourrice, il ne  m’abandonnera pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Après avoir dit cela, Fatal se leva, fit sa prière,  car il ne manquait jamais à prier Dieu soir et matin&amp;nbsp;; et quand il  priait, il avait les yeux baissés, les mains jointes, et il ne tournait  pas la tête de côté et d’autre. Un paysan, qui passa, et qui vit Fatal  qui priait Dieu de tout son cœur, dit en lui-même&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Je suis sûr que cet enfant sera un honnête garçon&amp;nbsp;;  j’ai envie de le prendre pour garder mes moutons. Dieu me bénira à  cause de lui. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Le paysan attendit que Fatal eût fini sa prière, et lui dit&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Mon petit ami, voulez-vous venir garder mes moutons&amp;nbsp;? Je vous nourrirai et j’aurai soin de vous.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Je le veux bien, répondit Fatal, et je ferai tout mon possible pour vous bien servir. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Ce paysan était un gros fermier qui avait beaucoup de  valets qui le volaient fort souvent&amp;nbsp;; sa femme et ses enfants le  volaient aussi. Quand ils virent Fatal, ils furent bien contents&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- C’est un enfant, disaient-ils, il fera tout ce que nous voudrons. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Un jour, la femme lui dit&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Mon ami, mon mari est un avare qui ne me donne  jamais d’argent&amp;nbsp;; laisse-moi prendre un mouton, et tu diras que le loup  l’a emporté.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Madame, lui répondit Fatal, je voudrais de tout mon cœur vous rendre service, mais j’aimerais mieux mourir que de dire un  mensonge et être un voleur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Tu n’es qu’un sot, lui dit cette femme&amp;nbsp;; personne ne saura que tu as fait cela.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Dieu le saura, madame, répondit Fatal&amp;nbsp;; il voit tout ce que nous faisons et punit les menteurs et ceux qui volent. "&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Quand la fermière entendit ces paroles, elle se jeta  sur lui, lui donna des soufflets et lui arracha les cheveux. Fatal  pleurait, et le fermier, l’ayant entendu, demanda à sa femme pourquoi  elle battait cet enfant.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Vraiment, dit-elle, c’est un gourmand, je l’ai vu ce matin manger un pot de crème que je voulais porter au marché.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– Fi&amp;nbsp;! que cela est vilain d’être gourmand&amp;nbsp;! dit le  paysan&amp;nbsp;; et tout de suite il appela un valet et lui commanda de  fouetter Fatal.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Ce pauvre enfant avait beau dire qu’il n’avait pas  mangé la crème, on croyait sa maîtresse plus que lui. Après cela, il  sortit dans la campagne avec ses moutons, et la fermière lui dit&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Eh bien&amp;nbsp;! voulez-vous à cette heure me donner un mouton&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;– J’en serais bien fâché, dit Fatal, vous pouvez  faire tout ce que vous voudrez contre moi, mais vous ne m’obligerez pas à  mentir. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-DnDuNCoDT4Q/Tnh3EVR6_VI/AAAAAAAAHM4/bEaRrAMKcgk/s1600/boy.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-DnDuNCoDT4Q/Tnh3EVR6_VI/AAAAAAAAHM4/bEaRrAMKcgk/s400/boy.jpg" width="270" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cette méchante créature, pour se venger, engagea tous  les autres domestiques pour faire du mal à Fatal. Il restait à la  campagne le jour et la nuit, et au lieu de lui donner à manger, comme  aux autres valets, elle ne lui envoyait que du pain et de l’eau&amp;nbsp;; et  quand il revenait, elle l’accusait de tout le mal qui se faisait dans la  maison.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Il passa un an avec ce fermier&amp;nbsp;; et quoiqu’il couchât  sur la terre, et qu’il fût si mal nourri, il devint si fort, qu’on  croyait qu’il avait quinze ans, quoiqu’il n’en eût que treize&amp;nbsp;;  d’ailleurs, il était devenu si patient, qu’il ne se chagrinait plus  quand on le grondait mal à propos.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Un jour qu’il était à la ferme, il entendit dire  qu’un roi voisin avait une grande guerre. Il demanda congé à son maître  et fut à pied dans le royaume de ce prince pour être soldat. Il  s’engagea à un capitaine qui était un grand seigneur&amp;nbsp;; mais il  ressemblait à un porteur de chaise, tant il était brutal&amp;nbsp;; il jurait, il  battait ses soldats, il leur volait la moitié de l’argent que le roi  donnait pour les nourrir et les habiller&amp;nbsp;; et sous ce méchant capitaine,  Fatal fut encore plus malheureux que chez le fermier. Il s’était engagé  pour dix ans, et quoiqu’il vît déserter le plus grand nombre de ses  camarades, il ne voulut jamais suivre leur exemple&amp;nbsp;; car il disait&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- J’ai reçu de l’argent pour servir dix ans, je volerais le roi si je manquais à ma parole. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Quoique le capitaine fût un méchant homme et qu’il  maltraitât Fatal tout comme les autres, il ne pouvait s’empêcher de  l’estimer, parce qu’il voyait qu’il faisait toujours son devoir. Il lui  donnait de l’argent pour faire ses commissions, et Fatal avait la clef  de sa chambre, quand il allait à la campagne ou qu’il dînait chez ses  amis. Ce capitaine n’aimait pas la lecture, mais il avait une grande  bibliothèque pour faire croire à ceux qui venaient chez lui qu’il était  un homme d’esprit&amp;nbsp;; car, dans ce pays-là, on pensait qu’un officier qui  ne lisait pas l’histoire ne serait jamais qu’un sot et qu’un ignorant.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Quand Fatal avait fait son devoir de soldat, au lieu  d’aller boire et jouer avec ses camarades, il s’enfermait dans la  chambre du capitaine et tâchait d’apprendre son métier en lisant la vie  des grands hommes, et il devint capable de commander une armée. Il y  avait déjà sept ans qu’il était soldat, lorsqu’il fut à la guerre. Son  capitaine prit six soldats avec lui pour aller visiter un petit bois&amp;nbsp;;  et quand il fut dans ce petit bois, les soldats disaient tout bas&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Il faut tuer ce méchant homme qui nous donne des coups de canne et qui nous vole notre pain. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Fatal leur dit qu’il ne fallait pas faire une si  mauvaise action&amp;nbsp;; mais au lieu d’écouter, ils lui dirent qu’ils le  tueraient avec le capitaine, et mirent tous les cinq l’épée à la main.  Fatal se mit à côté de son capitaine, et se battit avec tant de valeur,  qu’il tua lui seul quatre de ces soldats. Son capitaine, voyant qu’il  lui devait la vie, lui demanda pardon de tout le mal qu’il lui avait  fait&amp;nbsp;; et ayant conté au roi ce qui lui était arrivé, Fatal fut fait  capitaine, et le roi lui fit une grosse pension. Oh dame&amp;nbsp;! les soldats  n’auraient pas voulu tuer Fatal, car il les aimait comme ses enfants&amp;nbsp;;  et, loin de leur voler ce qui leur appartenait, il leur donnait de son  argent quand ils faisaient leur devoir. Il avait soin d’eux quand ils  étaient blessés, et ne les reprenait jamais par mauvaise humeur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Cependant on donna une grande bataille, et celui qui  commandait l’armée ayant été tué, tous les officiers et les soldats  s’enfuirent&amp;nbsp;; mais Fatal cria tout haut qu’il aimait mieux mourir les  armes à la main que de fuir comme un lâche. Ses soldats lui crièrent  qu’ils ne voulaient point l’abandonner, et leur bon exemple ayant fait  honte aux autres, ils se rangèrent autour de Fatal, et combattirent si  bien, qu’ils firent le fils du roi ennemi prisonnier. Le roi fut bien  content quand il sut qu’il avait gagné la bataille, et dit à Fatal qu’il  le faisait général de toutes les armées. Il le présenta ensuite à la  reine et à la princesse sa fille, qui lui donnèrent leurs mains à  baiser. Quand Fatal vit la princesse, il resta immobile. Elle était si  belle, qu’il en devint amoureux comme un fou, et ce fut alors qu’il fut  bien malheureux&amp;nbsp;: car il pensait qu’un homme comme lui n’était pas fait  pour épouser une grande princesse. Il résolut donc de cacher  soigneusement son amour, et tous les jours il souffrait les plus grands  tourments&amp;nbsp;; mais ce fut bien pis quand il apprit que Fortuné, ayant vu  un portrait de la princesse, qui se nommait Gracieuse, en était devenu  amoureux, et qu’il envoyait des ambassadeurs pour la demander en  mariage. Fatal pensa mourir de chagrin&amp;nbsp;; mais la princesse Gracieuse,  qui savait que Fortuné était un prince lâche et méchant, pria si fort le  roi son père de ne la point forcer à l’épouser, qu’on répondit à  l’ambassadeur que la princesse ne voulait point encore se marier.  Fortuné, qui n’avait jamais été contredit, entra en fureur quand on lui  eut rapporté la réponse de la princesse&amp;nbsp;; et son père, qui ne pouvait  lui rien refuser, déclara la guerre au père de Gracieuse, qui ne s’en  embarrassa pas beaucoup, car il disait&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Tant que j’aurai Fatal à la tête de mon armée, je ne crains pas d’être battu. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Il envoya donc chercher son général et lui dit de se  préparer à faire la guerre&amp;nbsp;; mais Fatal, se jetant à ses pieds, lui dit  qu’il était né dans le royaume du père de Fortuné et qu’il ne pouvait  pas combattre contre son roi. Le père de Gracieuse se mit fort en colère  et dit à Fatal qu’il le ferait mourir s’il refusait de lui obéir&amp;nbsp;; et  qu’au contraire, il lui donnerait sa fille en mariage s’il remportait la  victoire sur Fortuné. Le pauvre Fatal, qui aimait Gracieuse à la folie,  fut bien tenté&amp;nbsp;; mais à la fin, il se résolut à faire son devoir, sans  rien dire au roi&amp;nbsp;; il quitta la cour et abandonna toutes ses richesses.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Cependant Fortuné se mit à la tête de son armée pour  aller faire la guerre&amp;nbsp;; mais au bout de quatre jours, il tomba malade de  fatigue&amp;nbsp;; car il était fort délicat, n’ayant jamais voulu faire aucun  exercice. Le chaud, le froid, tout le rendait malade. Cependant,  l’ambassadeur, qui voulait faire sa cour à Fortuné, lui dit qu’il avait  vu à la cour du père de Gracieuse ce petit garçon qu’il avait chassé de  son palais&amp;nbsp;; et qu’on disait que le père de Gracieuse lui avait promis  sa fille. Fortuné, à cette nouvelle, se mit dans une grande colère, et  aussitôt qu’il fut guéri, il partit pour détrôner le père de Gracieuse,  et promit une grosse somme d’argent à celui qui lui amènerait Fatal.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Fortuné remporta de grandes victoires, quoiqu’il ne  combattît pas lui-même, car il avait peur d’être tué. Enfin, il assiégea  la ville capitale de son ennemi, et résolut de faire donner l’assaut.  La veille de ce jour, on lui amena Fatal, lié avec de grosses chaînes,  car un grand nombre de personnes s’étaient mises en chemin pour le  chercher. Fortuné, charmé de pouvoir se venger, résolut, avant de donner  l’assaut, de faire couper la tête à Fatal à la vue des ennemis. Ce  jour-là même, il donna un grand festin à ses officiers, parce qu’il  célébrait son jour de naissance, ayant justement vingt-cinq ans. Les  soldats qui étaient dans la ville, ayant appris que Fatal était pris, et  qu’on devait dans une heure lui couper la tête, résolurent de périr, ou  de le sauver&amp;nbsp;; car ils se souvenaient du bien qu’il leur avait fait,  pendant qu’il était leur général. Ils demandèrent donc permission au roi  de sortir pour combattre, et cette fois, ils furent victorieux. Le don  de Fortuné avait cessé&amp;nbsp;; et comme il voulait s’enfuir, il fut tué. Les  soldats victorieux coururent ôter les chaînes à Fatal, et dans le même  moment, on vit paraître en l’air deux chariots brillants de lumière. La  fée était dans un de ces chariots, et le père et la mère de Fatal  étaient dans l’autre, mais endormis. Ils ne s’éveillèrent qu’au moment  où leurs chariots touchaient la terre, et furent bien étonnés de se voir  au milieu d’une armée. La fée alors, s’adressant à la reine et lui  présentant Fatal, lui dit&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;- Madame, reconnaissez dans ce héros votre fils  aîné&amp;nbsp;; les malheurs qu’il a éprouvés ont corrigé les défauts de son  caractère, qui était violent et emporté. Fortuné, au contraire, qui  était né avec de bonnes inclinations, a été absolument gâté par la  flatterie, et Dieu n’a pas permis qu’il vécût plus longtemps, parce  qu’il serait devenu plus méchant chaque jour. Il vient d’être tué&amp;nbsp;;  mais, pour vous consoler de sa mort, apprenez qu’il était sur le point  de détrôner son père, parce qu’il s’ennuyait de n’être pas roi. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Le roi et la reine furent bien étonnés, et ils  embrassèrent de bon cœur Fatal, dont ils avaient entendu parler fort  avantageusement. La princesse Gracieuse et son père apprirent avec joie  l’aventure de Fatal, qui épousa Gracieuse, avec laquelle il vécut fort  longtemps, parfaitement heureux et fort vertueux.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jeanne-Marie LEPRINCE DE BEAUMONT,&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Contes moraux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3428535983700353451?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3428535983700353451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/le-prince-fatal-et-le-prince-fortune.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3428535983700353451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3428535983700353451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/le-prince-fatal-et-le-prince-fortune.html' title='Le prince Fatal et le prince Fortuné'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-p6Gkus0H7C8/Tnh7-6ofj5I/AAAAAAAAHM8/miDEwsD7WVE/s72-c/Nana+Robala+-+Sotho+Baby+Faerie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-3403789781775887170</id><published>2011-09-23T07:26:00.001+02:00</published><updated>2011-09-23T07:26:00.553+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythes'/><title type='text'>Les ronds de danse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QE_SYB0KMUo/TnhgNlP9rEI/AAAAAAAAHM0/wvmSLIFZXHI/s1600/rondssorcic3a8res.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-QE_SYB0KMUo/TnhgNlP9rEI/AAAAAAAAHM0/wvmSLIFZXHI/s400/rondssorcic3a8res.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Les endroits où la tradition populaire place les ébats des divinités champêtres ou des personnages qui se rattachent au monde infernal, ont en effet souvent une forme circulaire, et c'est vraisemblablement cette circonstance qui les a fait considérer comme ayant en quelque sorte servi de salle de bal. Ordinairement cet espace présente une aridité exceptionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'Aveyron, et dans un assez grand nombre d'autres pays, l'herbe ne croît plus où les fées ont dansé, ces lieux s’appellent le Bal des fées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Saint-Cast, dans les Côtes-du-Nord, on désigne sous ce nom le terrain où les bonnes dames venaient jadis former des rondes, et qui est complétement dénudé ; elles se réunissaient aussi chaque nuit au Rond des Fées, dans al commune de Saint-Sylvestre (Cantal) et elles répondaient aux personnes qui venaient les interroger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les Ardennes, l'herbe ne pousse jamais au Rond de la Dame ; jadis les fées venaient danser au clair de lune : une nuit d'été, un paysan se leva, croyant qu'il était temps d'aller à la moisson, et, arrivé à cet endroit, il vit des formes blanches qui dansaient en rond. Il s'approcha, et les fées lui demandèrent quelle heure il était.&lt;br /&gt;- Trois heures du matin, répondit le paysan&lt;br /&gt;- Imbécile ! crièrent les fées, s'il était trois heures du matin, tu ne nous aurais pas trouvées ; passe ton chemin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Warloy-Baillon (Somme), les fées tenaient autrefois leur sabbat au Champ des Fées, où un grand espace circulaire complétement inculte marquait le théâtre de leurs danses nocturnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Orvilliers (Aube), les paysans disent que les fées ont dansé le sabbat dans des sortes de cercles où les moissons ne poussent pas ou poussent mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-3403789781775887170?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/3403789781775887170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/les-ronds-de-danse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3403789781775887170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/3403789781775887170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/les-ronds-de-danse.html' title='Les ronds de danse'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QE_SYB0KMUo/TnhgNlP9rEI/AAAAAAAAHM0/wvmSLIFZXHI/s72-c/rondssorcic3a8res.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4144549784592563440</id><published>2011-09-22T08:09:00.001+02:00</published><updated>2011-09-22T08:09:00.703+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>L’olivier de Vouves, Crète : 3000 ans.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7F9LeYpEywU/Tmi-9QSz6EI/AAAAAAAAHLU/A_IqfGKSh6I/s1600/arbre_olivier_vouves1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://1.bp.blogspot.com/-7F9LeYpEywU/Tmi-9QSz6EI/AAAAAAAAHLU/A_IqfGKSh6I/s400/arbre_olivier_vouves1.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;L’&lt;strong&gt;olivier le plus vieux du monde&lt;/strong&gt; serait situé à &lt;strong&gt;Vouves &lt;/strong&gt;à l’ouest de la Crète.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Il serait âgé d’approximativement &lt;strong&gt;3000 ans&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;A cette époque Rome n’était pas fondée&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et les phéniciens établissaient  leurs premiers comptoirs en Italie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;L’arbre produit toujours des  olives.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les oliviers sont très résistants aux maladies et au feu ;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;un  des critères qui leur assure une grande longévité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4144549784592563440?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4144549784592563440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/lolivier-de-vouves-crete-3000-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4144549784592563440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4144549784592563440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/lolivier-de-vouves-crete-3000-ans.html' title='L’olivier de Vouves, Crète : 3000 ans.'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-7F9LeYpEywU/Tmi-9QSz6EI/AAAAAAAAHLU/A_IqfGKSh6I/s72-c/arbre_olivier_vouves1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-4807287877678672523</id><published>2011-09-21T08:05:00.001+02:00</published><updated>2011-09-21T08:05:00.729+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France mystérieuse'/><title type='text'>Explication de la couleur des rochers</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-xRVwIdH9h18/Tnha9DydGpI/AAAAAAAAHMw/5cTL5vqQ9VI/s1600/St_Benoit_polissoir_St_James.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/-xRVwIdH9h18/Tnha9DydGpI/AAAAAAAAHMw/5cTL5vqQ9VI/s400/St_Benoit_polissoir_St_James.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs récits du bord de la mer racontent en quelles ciorconstances les falaises ou les rochers prirent la couleur qui les distingue de ceux du voisinage ; on ne rencontre dans l'intérieur des terres que trois ou quatre de ces légendes explicatives.&lt;br /&gt;Des taches rouges sur une des pierres d'une fontaine à Vieille-Brioude sont les gouttes du sang de saint Julien qui y fut décapité.&lt;br /&gt;Une marque blanche sur un rocher près de Moncontour de Bretagne a été produite par une goutte du lait de la Vierge.&lt;br /&gt;Un polissoir appelé Pierre de saint Benoît à Saint-James &lt;i&gt;(dont photo ci-dessus)&lt;/i&gt; a des veines roses que certains paysans regardent comme les veines du saint qui aurait été pétrifié en cet endroit.&lt;br /&gt;On montre en Touraine les taches du sang de saint Martin sur une pierre, et l'on raconte à la suite de quel incident elles s'y produisirent. Il gardait les boeufs d'un fermier, près d'une fontaine appelée Fontaine Saint-Martin, commune de la Chapelle-Blanche, lorsque des charpentiers, venant de Ciran, lui cherchèrent dispute. Saint-Martin les poursuivit jusque chez eux ; mais les charpentiers, s'armant de lattes, le chassèrent à leur tour et le maltraitèrent si fort que le saint dut s'arrêter à la fontaine qui porte aujourd'hui son nom, pour y laver ses plaies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-4807287877678672523?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/4807287877678672523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/explication-de-la-couleur-des-rochers.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4807287877678672523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/4807287877678672523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/explication-de-la-couleur-des-rochers.html' title='Explication de la couleur des rochers'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-xRVwIdH9h18/Tnha9DydGpI/AAAAAAAAHMw/5cTL5vqQ9VI/s72-c/St_Benoit_polissoir_St_James.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7459354297621344180</id><published>2011-09-20T07:55:00.001+02:00</published><updated>2011-09-20T07:55:00.846+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Remèdes naturels'/><title type='text'>Histoire et vertus des tisanes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-58NoRlqe-Ts/TnM8s6Q7USI/AAAAAAAAHMc/e6x-qtK2MIw/s1600/9782356740144_pg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-58NoRlqe-Ts/TnM8s6Q7USI/AAAAAAAAHMc/e6x-qtK2MIw/s400/9782356740144_pg.jpg" width="290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand, pour la première fois, l'homme a -t-il jeté une poignée d'herbes, de feuilles ou de racines séchées dans un bol d'eau bouillante pour boire le liquide après avoir laissé infuser ou macérer ces substances ? Nul ne le sait, mais on peut supposer que ce "rite" remonte à la plus haute antiquité, voire à la préhistoire. La connaissance des vertus des plantes fait partie des pratiques les plus anciennes du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Petite leçon d'étymologie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le mot tisane tel qu'on le connait aujourd'hui est apparu dans la langue française au XIVe siècle.&lt;br /&gt;Auparavant, on disait "tisaine", et ce terme drive directement du latin &lt;i&gt;ptisanha&lt;/i&gt;. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car c'est en Grèce qu'il faut aller chercher l'explication : &lt;i&gt;ptisanê&lt;/i&gt;, en grec, veut dire "infusion d'orge". Il fallait en effet broyer, piler (&lt;i&gt;ptissein&lt;/i&gt; en grec) des grains d'orge pour obtenir ce breuvage. C'est donc la "décoction d'orge mondé" qui a donné au mot tisane le sens plus général qui est le sien de nos jours : une boisson résultant de l'action dissolvante de l'eau sur certaines substances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;De la magie à la réalité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIe siècle, on croyait encore que boire des tisanes pouvait accroître la fertilité. &lt;br /&gt;Autrefois, on pensait aussi que boire certaines infusions augmentait la longévité et pouvait même permettre d'atteindre l'immortalité.&lt;br /&gt;Aujourd'hui encore, la phytothérapie apparaît à certains comme une science bizarre, proche de l'alchimie. Et pourtant, rien de plus simple que les "simples", et les bonnes recettes d'antan, basées sur les herbes et leurs secrets, permettent de soulager, prévenir ou guérir bien des maux ou affections de la vie quotidienne....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7459354297621344180?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7459354297621344180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/histoire-et-vertus-des-tisanes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7459354297621344180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7459354297621344180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/histoire-et-vertus-des-tisanes.html' title='Histoire et vertus des tisanes'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-58NoRlqe-Ts/TnM8s6Q7USI/AAAAAAAAHMc/e6x-qtK2MIw/s72-c/9782356740144_pg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6925435942645455864</id><published>2011-09-19T09:00:00.001+02:00</published><updated>2011-09-19T09:00:16.801+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croyances et présages'/><title type='text'>Talismans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-d1wZgN7Jepg/TmoUFKTt2cI/AAAAAAAAHMY/yKclAl1gG8Q/s1600/424734914.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-d1wZgN7Jepg/TmoUFKTt2cI/AAAAAAAAHMY/yKclAl1gG8Q/s400/424734914.jpg" width="280" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Autrefois, les bateliers de Trebeurden avaient soin de renfermer des coquilles Saint-Jacques dans un coffre à l'avant du bateau, et s'il s'élevait une tempête, chacun s'armait d'une coquille, et essayait de conjurer les vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Provence, une coquille appelée à cause de sa forme "oreille de Madone" porte bonheur à celui qui l'approche de son oreille. Une vieille légende de Charente-Maritime veut que ceux qui mangent certaines moules cueillies sur ce rivage aient ensuite le désir ardent de ne plus quitter le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Normandie, l'eau dans laquelle on a fait cuire des moules semble avoir été considérée comme un aphrodisiaque : on la versait dans l'oreille des vaches pour les faire entrer en amour à n'importe quelle saison de l'année.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-6925435942645455864?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/6925435942645455864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/talismans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6925435942645455864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/6925435942645455864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/talismans.html' title='Talismans'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-d1wZgN7Jepg/TmoUFKTt2cI/AAAAAAAAHMY/yKclAl1gG8Q/s72-c/424734914.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-7627368334190993487</id><published>2011-09-17T08:06:00.002+02:00</published><updated>2011-09-17T08:06:00.583+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte des arbres'/><title type='text'>Jōmon Sugi, Japon : entre 2100 et 7200 ans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7OJxvSopNlo/Tmi-UpaqeYI/AAAAAAAAHLQ/sX84UE9Ezts/s1600/arbre_jomon_sugi.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-7OJxvSopNlo/Tmi-UpaqeYI/AAAAAAAAHLQ/sX84UE9Ezts/s400/arbre_jomon_sugi.jpg" width="366" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Jōmon Sugi est un grand cèdre du Japon&amp;nbsp; situé à Yakushima ,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;un site du patrimoine mondial de  l’humanité, au &lt;b&gt;Japon&lt;/b&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C’est le plus ancien arbre de l’île&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;et son âge est estimé selon les spécialistes &lt;b&gt;entre 2100 et 7200 ans&lt;/b&gt; !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les spécialistes ne sont pas toujours d’accord semble t-il.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1325087990574542682-7627368334190993487?l=aupaysdemelusine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/feeds/7627368334190993487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/jomon-sugi-japon-entre-2100-et-7200-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7627368334190993487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1325087990574542682/posts/default/7627368334190993487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aupaysdemelusine.blogspot.com/2011/09/jomon-sugi-japon-entre-2100-et-7200-ans.html' title='Jōmon Sugi, Japon : entre 2100 et 7200 ans'/><author><name>Mélusine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01242850122016781302</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_ljTgT89tnOs/SznflA4LQ3I/AAAAAAAAGM8/KhQ9iuOdTF8/S220/n9hle7nx.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-7OJxvSopNlo/Tmi-UpaqeYI/AAAAAAAAHLQ/sX84UE9Ezts/s72-c/arbre_jomon_sugi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1325087990574542682.post-6776151361735359198</id><published>2011-09-16T07:42:00.001+02:00</published><updated>2011-09-28T15:48:02.762+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cités disparues'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythes'/><title type='text'>Carrosse de fiancée
