vendredi 11 janvier 2013

Roues de char et meubles de fées


A Locronan, les roues de la charrette qui transportait le corps de saint Ronan sont marqués sur des rochers ; l'empreinte d'une roue sur un bloc voisin de la chapelle, où, près de Tréguier, on venait autrefois conjurer saint Yves de juger le litige entre deux ennemis, est celle du char de la Mort, qui part de là pour aller chercher, à l'époque fixée, celui qui, ayant tort, a accepté l'assignation de son adversaire.
Le char du diable avait creusé des ornières sur les rochers de l'île  d'Arz, où des vieillards prétendaient l'avoir vu rouler au milieu d'une épouvantable lumière.
Au bas de la falaise de Fréhel (Côtes-du-Nord), une raie sur le grès rouge attestait qu'une charrue y avait passé.
Une rainure su un rocher dans le bois de Montgommery en la Lande de Goult ( Manche) commémore le passage du chariot de Gargantua, alors qu'il revenait de Tombelaine après avoir jeté dans la mer cet îlot et le Grand Mont.

A Bredons, dans le cantal, on montre une dépression qui figure un char sur la Pierre du Carrosse, dont le nom semble indiquer une légende.
Près de Saales, en Alsace-lorraine, on fait voir l'empreinte de l'arche de Noé sur des blocs granitiques.


Les creux à la surface des rochers, qui affectent assez souvent une certaine irrégularité, ont aisément éveillé l'idée de meubles ou d'ustensiles en rapport avec leur forme.
Les empreintes du gros mobilier des fées sont rares, sans doute parce que le peuple place leur résidence sous al terre ou dans des grottes plutôt qu'en plein air.
Cependant, on trouve un Lit des Fées à Aisy-sous-Thil, dans la Côte -d'Or, et des berceaux de leurs enfants sur les blocs épars sur les collines de la partie montagneuse des Côtes-du-Nord, qui, d'après des traditions très répandues, étaient fréquentées par les Margots-La-Fée.
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