samedi 21 avril 2012

Des joies du printemps au début des moissons



De la fête de Pâques à la Saint-Jean, la végétation connait son épanouissement maximal : forêts et pâturages sont autant de lieux où l'exubérance de la vie de la nature se manifeste. Jeunes gens et jeunes filles se rendent dans les jardins et la campagne avoisinante pour s'adonner aux jeux traditionnels qui vont égayer leurs relations et porter leur joie de vivre au paroxysme.

Les fillettes et les jeunes filles confectionnent des couronnes de fleurs, qui vont décorer leurs têtes.
Les jeunes filles vont sonder le monde végétal pour connaître de manière certaine la qualité et la profondeur des sentiments de celui vers qui vont les élans de leur cœur, soit en effeuillant une marguerite, soit en utilisant d'autres pratiques de divination où intervient la belle-de-nuit.

A Kruth, dans le haut-Rhin, au fond de la vallée Saint-Amarin, la jeune fille doit couper autant de belles-de-nuit qu'elle a d'amoureux. Chaque fleur reçoit le nom d'un soupirant, les inflorescences marginales sont coupées et, pendant huit jours, les fleurs sont conservées dans la poche sans y jeter un coup d’œil pour savoir si l'une d'entre elles allait s'épanouir à nouveau.
Si, au bout des huit jours, l'une des fleurs s'ouvre une nouvelle fois, elle indique le nom du futur mari.

Le garçons fabriquent des sifflets et des pipeaux avec les tiges de diverses plantes, le sureau ayant une place de choix.
Pour ôter plus facilement l'écorce des branches coupées, il faut la marteler ; c'est l’occasion de réciter des formules qui ont pour but de faciliter l'opération :

François, François
Laisse mon
Sifflet entier

Saint, saint Laurent
Ne laisse pas mon sifflet se fendre
Saint, saint Laurent
Laisse mon sifflet entier

Sifflet, sifflet, réussit
Ou je te tue
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