dimanche 25 décembre 2011

Le quatrième roi mage



Une légende venant on ne sait d’où raconte qu’un quatrième Roi mage s’était rendu à la crèche pour voir l’Enfant-Jésus. Il arrivait de l’extrémité du pays des Gaules, d’un endroit nommé Pelloc’hoaz.
Le roi de Pelloc’hoaz avait reçu en rêve la nouvelle de l’arrivée sur terre du Roi des Rois et qu’une étoile brillante le guiderait jusqu’à Lui. Dès le lendemain, il se mit en route, apportant avec lui trois perles extrêmement rares, qu’il tenait de ses ancêtres.
La première perle brillait comme du nacre rose et portait les couleurs douces du lever du soleil. Sa forme rappelait celle d’un cœur. Le roi de Pelloc’hoaz tenait à l’offrir au Seigneur comme porte-bonheur.
La seconde perle, de couleur verte, rappelait la campagne et la beauté de la nature. Le roi tenait à l’offrir au Divin Enfant car il s’y reflétait les splendeurs du monde et l’amour du Créateur pour tout ce qui vit.
La troisième perle, de couleur blanche, était plutôt transparente comme le cristal. Elle diffusait tellement de lumière qu’elle éclairait tout ce qui l’entoure. Avec elle, on recevait en pensée le conseil à proposer, la solution depuis longtemps recherchée, le chemin à prendre. Avec cette perle, la vie se simplifiait ainsi que les rapports entre les gens. Pour le roi de Pelloc’hoaz, elle symbolisait l’intelligence et la sagesse de l’esprit.
La légende raconte qu’après un voyage long et ardu, le roi arrivait enfin dans la région où se trouvait la grotte, quand il rencontra des soldats d’Hérode à qui il dut céder la perle rose pour éviter que des nourrissons mâles ne soient tués. Un peu plus loin, pour sauver la vie d’un pauvre hère accusé à tort, il se défit de la perle verte. Il ne lui restait plus que la perle blanche pour éclairer son chemin.
Il arrivait à destination lorsqu’une mère éplorée appela à l’aide car on venait chercher son seul fils, qui venait de voler un pain pour leur permettre de survivre. Le roi de Pelloc’hoaz paya la rançon avec la perle blanche.
Quand il se présenta sans aucun cadeau devant l’Enfant-Jésus, le roi était très triste. Le nourrisson ouvrit sa petite main et les trois perles qui y étaient déposées brillaient de mille feux. Il entendit alors une voix intérieure parler à son cœur :
"Tu vois, ton offrande, je l’ai bien reçue ".

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L’Adoration des Mages (conservé au J. Paul Getty Museum à Los Angeles)
Andrea Mantegna approx. de 1495 à 1505

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