mardi 1 novembre 2011

Présages funestes


En Béarn, l'arbre qui étend ses rameaux sur une maison présage des revers à ses habitants.
Dans les Landes, une rose qui, restée seule sur sa tige, est tournée vers une habitation, indique que l'un de ceux qui y demeurent cessera bientôt de vivre.
Un proverbe béarnais dont il existe une variante en Lavedan, constate une croyance analogue :
 
Si ra rosa det  casau
Baxe de cap at houstau
Ara porte ra mourt que he : hnau !
Si la rose de jardin 
penche vers la maison, 
la Mort fait (entendre) : miaou !

Les floraisons ou les circonstances anormales qui accompagnent la fructification constituent de fâcheux pronostics. Lorsque les arbres se couvrent de fleurs avant d'avoir des feuilles, on dit à Liège que la récolte de fruits sera médiocre.
Dans la Gironde, l'arbre qui fleurit deux fois porte malheur.
En Suisse romande, le pommier qui a des fleurs au coeur de l'été présage une mort.
A Guernesey, lorsqu'un poirier ou un pommier porte en même temps des fleurs et des fruits, un décès dans l'année se produira dans la famille de son propriétaire.
En Poitou, les fruits hors de saison pronostiquent une mort.

On a pendant longtemps considéré la présence d'insectes dans les "pommes de chêne", comme l'annonce d'événements fâcheux. Voici comment on l'interprétait au XVIe siècle :
Les noix de galles donnent présage de trois choses : si vous ouvrez celles qui sont entières, vous y trouverez une petite mouche ou une petite araignée ou un petit ver ; si la petite mouche s'envole, elle présage une guerre future ; si le petit ver se traîne, c'est signe de cherté d'année ; si le petite araignée court çà et là, elle pronostique d'infinies maladies pestilentes.
Cette superstition était naguère encore courante chez les paysans lorrains.

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