lundi 9 mai 2011

Le lait de mai


 
A Tours, jeunes gens et jeunes filles allaient le 1er mai à la ferme de le Belle-Fille au Sanitas, boire le lait frais tiré ; ce lait donnait force et vigueur et du bonheur pour toute l'année.
Cette ferme exista jusqu'en 1930 environ. 
A Bourgueil, les paysans offraient gracieusement ce lait de mai. La femme la plus âgée de la maison trempait un sarment dans un bol de lait et goûtait en le suçant. Elle disait alors : "Je souhaite du bonheur à tous les présents pour toute l'année", puis elle gardait précieusement le sarment qui servait de garantie aux souhaits formulés. 
Si l'année donnait du bon vin, le sarment était orné d'un ruban sur lequel on avait inscrit la date et on le conservait soigneusement. Dans le cas contraire, on le brûlait et on le jetait le 1er mai de l'année suivante.

  "Le lait de mai" qui passait pour meilleur et plus délicat que celui de tout autre mois de l’année, était le plus souvent utilisé pour ses vertus thérapeutiques.
Pourquoi ? Parce qu’au joli mois de mai en Normandie, l’herbe, drue, fraiche et jeune, toute imprégnée des premières caresses du soleil et de la rosée, fournit aux vaches rousses, blanches et noires, une alimentation de qualité et donne donc un lait jugé plus sain et meilleur pour la santé.
Ce "lait de mai", ce "lait sauveur" était préconisé notamment comme remède aux malades atteints par la phtisie.

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Image : "Le lait de Mai" de François Louis Lanfant de Metz - (1814-1892)

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