vendredi 30 avril 2010

Le muguet

Dans la symbolique des plantes, le muguet est reconnu comme le retour du bonheur et c'est en 1561 que l'idée vint à Charles IX d'en offrir en guise de porte-bonheur.
Mais connaissez-vous cette légende ?
L'ami de Clovis, Saint-Léonard de Noblac, patron des prisonniers s'en occupait avec beaucoup de sollicitude, de telle sorte qu'il intercédait auprès du Roi en faveur de leur libération. Il se retira dans un monastère à l'abri des bois pour mener une vie d'ascète. Un jour, le démon lui apparût sous l'apparence d'un dragon pour reconquérir cet espace qu'il considérait comme sien.
Léonard, plongé dans sa prière, fit abstraction de lui.
De ces longues flammes qu'il cracha, il brûla l'humble demeure de Léonard qu'il avait construite de ces propres mains et les cendres recouvrirent son corps.
Les prières terminées, il se présenta devant la bête qui le terrassa avec une férocité telle que de chaque goutte de sang qui coulait de ses blessures et tombait à terre, naissait une clochette blanche et parfumée.
En très peu de temps, la forêt fut recouverte de ces fleurettes. Ainsi le muguet est né du triomphe du bien sur le mal car le dragon fut à son tour terrassé, une croix planté dans sa gorge et brûla de ses propres flammes.
La légende dit encore qu'à la création du monde, le muguet ornait la porte du Paradis, de chaque côté. A l'approche d'un brave homme, les clochettes se mettaient à tinter sensibles à ses vertus et sa conscience humble.

Et n'oubliez pas, en faisant votre cueillette, on dit que celui qui trouve un brin de muguet à 13 clochettes sera particulièrement choyé par le destin !

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Création Isis

Similaires de Poucet

L'épisode des enfants conduits au milieu des bois et volontairement perdus par leurs parents, figure dans la plupart des versions qui rappellent le thème du petit Poucet ; quelquefois c'est une jeune fille que l'on y égare parce qu'elle est plus belle que sa sœur, ou parce que sa marâtre est jalouse de sa beauté. Cet abandon est aussi fait, comme dans la légende de Geneviève de Brabant, par des gens qui, chargés de tuer une fille ou une femme et de rapporter son cœur, y substituent celui d'un animal.

Souvent les personnages perdus au milieu des bois montent sur un arbre et aperçoivent une lumière qui les conduit, comme la Perle et ses frères et plusieurs des similaires de Poucet, à la maison d'un ogre.
D'autres fois, ils sont plus heureux : la princesse Crépuscule arrive à un château de cristal, le prince d'un conte littéraire du XVIIe siècle à une superbe demeure en porcelaine transparente, la jolie fille d'un récit gascon à un énorme château, qui ne sont point habités par des hôtes aussi méchants.

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Gravure colorée pour Le Petit Poucet par Charles Perrault.
Paris, Masson, XIXe siècle.
BnF, Estampes et photographie.
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