mardi 26 octobre 2010

Les dames qui glissent sur les eaux (2)

On voyait aussi la nuit une grande dame blanche, enveloppée d'un manteau de brume, glisser rapidement sur les eaux de l'étang de Saint-Saud (Dordogne) puis se promener en prononçant des paroles mystérieuses, sur les débris d'un dolmen voisin ; une dame paraissait marcher sans y enfoncer les pieds sur le marais de Monterny, au crépuscule du soir ou au clair de lune ; elle remontait ensuite au château où son père demeurait dans les anciens temps ; quelques-uns la prenaient pour la Bonne Vierge.

Suivant une légende qui figure dans un recueil de nouvelles, chaque année, au 13 juillet, quand sonne minuit, on voit apparaitre sur la surface de l'étang Saint-François, dans la forêt de Fougères, deux âmes réprouvées qui, enlacées, tourbillonnent dans une sorte de ronde et finissent par s'évaporer en fumée.
Ce sont les spectres d'un moine et d'une femme du voisinage qui avaient autrefois des rendez-vous galants, la nuit, dans une barque ; un soir, le mari outragé prit une faux fraîchement affilée, monta dans une autre barque, et, ayant pu s'approcher sans bruit, des amants, leur trancha la tête ; c'est depuis cette époque qu'au jour anniversaire de leur mort, le moine et sa complice reviennent, et il en sera ainsi jusqu'au jugement dernier.

Bien des gens ont vu, la nuit, au-dessus de la Mare aux Messieurs en Saint-Potan (Côtes-du-Nord) deux ombres blanches s'élancer avec rage, l'une sur l'autre, l'épée à la main, et au même moment, l'on entend un bruit de ferraille. Ces fantômes sont ceux de deux seigneurs, qui se battirent en duel sur ses bords, et s'enferrèrent si bien qu'ils moururent de leurs blessures.

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