samedi 12 juin 2010

L'arbre qui monte au ciel

Les personnages qui parviennent au ciel en grimpant le long d'une tige merveilleuse y arrivent le plus ordinairement au moyen d'une plante qui, sitôt semée, se développe d'une façon prodigieuse ; mais des arbres ont aussi le même privilège : dans un récit poitevin, le bonhomme Trinquet plante un gland qui, en peu de jours, est assez haut pour arriver à la porte du Paradis.
En Corse, l'arbre n'a été ni semé ni planté ; c'est un châtaignier si élevé qu'un aventurier monte tout le long en se  disant qu'il parviendra - ce qui a lieu, en effet - jusqu'au séjour es bienheureux.
Finette Cendron abandonnée avec ses sœurs, trouve un gland qu'elle plante, et tous les matins, elle et ses sœurs vont l'arroser en disant : " Crois, crois, mon beau gland ! ". Il finit par monter si haut que la jeune fille en montant jusqu'à la cime, découvre un palais merveilleux.
Cet épisode se retrouve exactement, y compris une formulette analogue, dans un conte languedocien où trois enfants ont été égarés.

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Finette Cendron - conte de Mme d'Aulnoy
"Le cabinet des fées", T III

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