mardi 13 avril 2010

Croyance à l'existence contemporaine des sirènes

Les récits qui parlent de la sirène comme d'un être existant encore, et que l'on peut rencontrer en mer, lui assignent aussi un rôle malfaisant. les marins trécorrois assurent qu'ils l'ont vue quelquefois, et plus souvent entendue : elle a la tête et la poitrine d'une femme, le reste du corps est un poisson.
C'est Dahut, la fille du roi Grallon, que saint Guénolé, pour la punir d'avoir vendu la ville d'Ys au diable, obligea de se jeter dans la mer à Poul-Dahut en Trestel. Toutes les sirènes sont nées de celle-là. Leur chant est mélodieux, mais il ne faut pas rester à l'écouter, parce qu'elle attirent les marins pour les perdre.
Au cap Sizun, une sirène, qui est aussi une incarnation de Dahut, paraît assez fréquemment auprès des bateaux ; elle annonce toujours la tempête, et on lui donne le nom de Marie du Cap.
Maint pêcheur du Finistère prétend avoir vu au moins une de ces divinités de la mer : elles sont belles comme le jour ; leur occupation favorite semble être de démêler avec un peigne d'or leurs longs et épais cheveux blonds. on vante aussi la douceur pénétrante de leurs voix, la puissance de séduction de leurs chants ; elles connaissent de merveilleux soniou qui feraient oublier père, mère, femme et enfants si on s'attardait à les écouter.
Dans les environs des îles d'Hyères, s'il y a tant de naufrages, c'est que les marins ne songent plus à s'orienter quand ils sont fascinés par le chant si doux et si mélodieux de ces charmeuses.
Les pêcheurs de la baie de Saint-Malo aimaient à entendre pendant le jour la chanson de la "seraine", mais ils la redoutaient la nuit, car c'était un présage de tempête et de mort.



1 commentaire:

  1. entre légende, réalité et merveilleux. Toujours un plaisir de se balader chez toi, Mélusine.

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