mercredi 21 octobre 2009

Les lutins ne sont guère associés aux fontaines

Il est rare que les lutins fréquentent les sources : pourtant on rencontrait les farfadets de Pyrome (Deux-Sèvres) près d'une fontaine située au pied des rochers.
En Vendée, un lutin qui se tenait aux environs de la Fontaine daus Frères Fadets , devint amoureux d'une paysanne qui venait y puiser.
On trouve dans la Lozère la Foun del Drac, ce qui suppose qu'elle est en relation avec cet esprit protéiforme, et en Limousin une fontaine du même nom, où le drac vient faire sa lessive...

Sur les rives de la Semoys, des nains bossus et barbus, appelés les Satis, après s'être divertis à danser, se baignaient dans une fontaine et s'étendaient ensuite sur la mousse pour se sécher.
Au milieu du 17e siècle, on parlait en Berry d'un esprit des eaux d'un caractère malfaisant, dont les gestes rappellent ceux des dracs du Moyen Age qui avaient leur résidence dans les rivières.
Les mères recommandent à leurs enfants de ne pas aller jouer au bord d'une fontaine qui coule dans les ruines du château de Bois-Foucaud (Cher), parce que le lutin pourrait les attirer au fond des eaux. La chronique raconte que le fils du sire de Bois-Foucaud, s'amusant à y puiser avec une petite tasse d'argent, glissa sur l'herbe et y fut entraîné. Depuis, on voit quelquefois, dans les jours d'été, la petite tasse flotter légèrement à la surface de l'onde ; plus d'un paysan a voulu la saisir, mais alors elle s'agite, et son brillant métal qui réfléchit les rayons du soleil lance des étincelles dont les yeux sont éblouis. Au même instant, le fadet trouble l'eau et lance au visage du curieux comme une poignée de perles humides.
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