mercredi 19 août 2009

Métamporphoses temporaires d'êtres humains


Les métamorphoses en plantes d'êtres animés s'appliquent à des individus et non à toute une espèce...

On raconte dans les Ardennes belges qu'un garde-champêtre ayant aperçu une femme qui ramassait de l'herbe dans le champ d'autrui, se dirigea vers elle pour la surprendre ; à la place où il l'avait vue se dressait un chardon énorme ; il en coupa une feuille et aussitôt, au lieu de la plante, il vit une vieille femme, réputée sorcière, qui portait à l'oreille la trace de la blessure qu'il lui avait faite en coupant la feuille.


Vers le milieu du XVIIIe siècle, une sorcière de Boulay en Lorraine se changea, pour éviter d'être prise, en un paquet de ramures de fèves.

Ces deux traits se rattachent à la sorcellerie, et la transformation est essentiellement temporaire ; celles qui figurent dans les contes ont plus de durée.


C'est ainsi qu'une fée, d'un coup de baguette, métamorphose en touffes d'herbes un jeune homme, son cheval et son chien.


Les contes littéraires de la fin du XVIIe siècle, présentent quelques épisodes analogues.
Dans l'histoire de
Fortunée, un chou qui parle est un garde auquel une fée qui voulait secourir une princesse a donné cette forme : un œillet, le fils d'une fée, redevient homme quand il a été arrosé avec une certaine eau. Madame de Murat, née et élevée à Brest, avait pu trouver dans la tradition le germe du récit dont voici le résumé : Une princesse, voyant son amant changé en turbot par une fée, veut se précipiter dans les eaux pour le suivre, mais la fée, dans un mouvement de jalousie, la transforme en une petite herbe qui ne quitte point le bord de la mer, et que l'on nomme Crispe (criste) marine.


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...