mardi 5 mai 2009

Légende secrète de la tulipe

La tulipe est ma fleur préférée ; aussi, je n'ai pu m'empêcher de vous raconter ici le pouvoir qu'elle exerce sur moi, d'après un extrait du livre"légendes de fleurs" ....

Elle se transforma tour à tour en rosée du matin, en soleil ardent, en buisson bruissant de vent, en nuage discret... simplement pour conquérir le cœur d'une belle indifférente. Fille de Protée, dieu de la mer, elle se nommait Tulipe ! La légende est trop belle pour être vraie car elle semble tout droit sortir de la ruelle de la Princesse de Clèves et de sa carte du Tendre. La jeune Tulipe, en fuyant son amant désespéré, un certain Vertumme, se jeta dans un buisson d'épines. Elle demanda à Diane de la sauver. Celle-ci la transforma en fleur renaissant chaque année, pour célébrer le printemps, avant de disparaître dans la terre jusqu'à l'année suivante.

Une légende persane bien plus ancienne, raconte qu'une belle arménienne lasse d'attendre son amant parti pour un long voyage, se jeta du haut d'une falaise en éclaboussant les roches de son sang. Les gouttes donnèrent naissance à une fleur rouge : la tulipe, nom tiré d'un vieux mot persan signifiant turban. Devenue l'un des grands symboles de l'amour dans toute l'Asie Mineure, la tulipe n'a jamais perdu son pouvoir et chaque année en Turquie comme en Iran le jour de la fête de la tulipe, les amoureux l'offrent à leur belle, en la glissant entre les croisillons des moucharrabiers qui protègent les harems des regards indiscrets. Attention toutefois à bien en choisir la couleur : rouge, amour ardent, panachée admiration, jaune, amour sans espoir, noire (si vous en trouvez une !), " je me ruine
pour vous" et rose enfin, "mon amour pour vous est fou".
Apprenez donc à parler tulipe.

Les botanistes qui sont gens sérieux, précisent que la première tulipe fleurit en Europe en 1559 dans le jardin d'un amateur allemand qui l'avait reçue de l'ambassadeur d'Allemagne, alors en poste à Istanbul. Mais plus que tout cela, voici pourquoi la tulipe est précieuse à mes yeux. On dit qu'un bouquet de fleurs offert à un homme, est un message de confiance, d'estime et d'amitié. De beaux sentiments fleur qui, paraît-il, sert de berceau aux fées pour endormir leurs enfants.

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Sources : LEGENDE DES FLEURS par Michel Lys
Editions du MONT

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Image : miss Tulipe de Nils Gleyen

La vieille dans la forêt

Il était une fois une pauvre servante qui voyageait avec ses maîtres, et comme ils traversaient une grande forêt, leur voiture fut attaquée par des bandits qui surgirent des fourrés et qui tuèrent tout ce qui se présentait. il n'y eut pas un survivant, hormis la jeune servante qui s'était jetée de la voiture dans sa peur, et qui s'était cachée derrière un arbre. Lorsque les bandits se furent éloignés avec leur butin, timidement elle approcha, et ne put que constater le malheur sans remède.
- Pauvre de moi, gémit-elle, que vais-je devenir ? Jamais je ne serai capable de sortir de cette immense forêt où ne demeure âme qui vive, et je vais y mourir de faim !
En larmes, elle se mit à errer à la recherche de quelque chemin, mais ne put en trouver aucun. De plus en plus malheureuse, quand le soir arriva, elle se laissa tomber au pied d'un arbre, se recommanda à la grâce de Dieu et décida de ne plus bouger de là, quoi qu'il pût arriver. Il n'y avait pas bien longtemps qu'elle y était, et l'obscurité n'était pas encore venue quand elle vit arriver une blanche colombe qui volait vers elle, tenant une petite clef d'or dans son bec. La colombe lui posa la petite clef dans la main et lui dit :
- Tu vois ce grand arbre là-bas ? il y a dans son tronc une petite serrure ; si tu l'ouvres avec cette petite clef, tu trouveras de la nourriture en suffisance pour ne plus souffrir de la faim.
Elle alla jusqu'à l'arbre, ouvrit sa serrure et trouva à l'intérieur du lait dans une petite jatte et du pain blanc pour tremper dans le lait; ainsi put-elle manger son content. Sa faim passée, elle songea.
- Voici l'heure où les poules rentrent se coucher, et je me sens si fatiguée, si fatiguée... Comme je voudrais pouvoir me mettre dans mon lit !
Elle vit alors la colombe blanche revenir vers elle, tenant une autre petite clef d'or dans son bec.
- Ouvre l'arbre que tu vois là-bas, dit la colombe en lui donnant la petite clef d'or. Tu y trouveras un lit.
Elle ouvrit l'arbre et y trouva un beau lit bien doux ; elle demanda dans sa prière au bon Dieu de la garder pendant la nuit, se coucha et s'endormit aussitôt. Au matin, la colombe revint pour la troisième fois lui apporter une petite clef.
- Si tu ouvres cet arbre là-bas, tu y trouveras des robes, dit la colombe. Et quand elle l'eut ouvert, elle trouva dedans des robes brodées d'or et de pierres précieuses, des vêtements d'une telle magnificence que même les princesses n'en possèdent pas d'aussi beaux. Alors elle vécut là pendant un temps, et la colombe revenait tous les jours et s'occupait de tout ce dont elle pouvait avoir besoin, ne lui laissant aucun souci ; et c'était une existence calme, silencieuse et bonne. Puis un jour, la colombe vint et lui demanda :
- Voudrais-tu me rendre un service ?- De tout coeur ! répondit la jeune fille
- Je vais te conduire à une petite maison, dit alors la colombe; tu entreras et il y aura là, devant la cheminée, une vieille fernrne qui te dira bonjour ; mais tu ne dois à aucun prix lui répondre un seul mot. Pas un mot, quoi qu'elle dise ou fasse; et tu iras sur ta droite où tu verras une porte, que tu ouvriras pour entrer dans une petite chambre, où il y a un tas de bagues de toutes sortes sur une table : une énorme quantité de bagues parmi lesquelles tu en verras de très précieuses, de merveilleux bijoux montés de pierres fines, de brillants extraordinaires, de pierres les plus rares et les plus éclatantes ; mais tu les laisseras de côté et tu en chercheras une toute simple, un anneau ordinaire qui doit se trouver dans le tas. Alors tu me l'apporteras, en faisant aussi vite qu'il te sera possible.
La jeune fille arriva devant la petite maison, poussa la porte et entra ; il y avait une vieille femme assise, qui ouvrit de grands yeux en la voyant et qui lui dit :
- Bonjour, mon enfant !
Sans lui répondre, la jeune fille alla droit à la petite porte.
- Où vas-tu ? lui cria la vieille femme en essayant de la retenir par le pan de sa robe. Tu es chez moi ici ! C'est ma maison, et nul n'y doit entrer sans mon consentement. Tu m'entends ?
Toujours sans souffler mot, la jeune fille se dégagea d'un coup de reins et pénétra dans la petite chambre. Mon Dieu ! Quelle fantastique quantité de bagues s'entassait donc sur l'unique table, jetant mille feux, étalant mille splendeurs sous ses yeux ! Mais elle les dédaigna et se mit à fouiller pour chercher l'anneau tout simple, tournant et retournant tout le tas sans le trouver. Elle le cherchait toujours quand elle vit, du coin de I'oeil, la vieille femme se glisser vers la porte en tenant dans ses mains une cage d'oiseau qu'elle voulait emporter dehors. D'un bond, elle fut sur elle et lui enleva des mains cette cage, dans laquelle elle vit qu'il y avait un oiseau ; et cet oiseau avait la bague dans son bec ! Elle s'empara de l'anneau qu'elle emporta, tout heureuse, en courant hors de la maison, s'attendant à voir la colombe arriver pour le recevoir. Mais la colombe n'était pas là et ne vint point.
Alors elle se laissa tomber au pied d'un arbre, un peu déçue, mais décidée en tout cas à l'attendre ; et alors il lui sembla que l'arbre se penchait sur elle et la serrait tendrement dans ses branches. L'étreinte se fit insistante et elle se rendit compte, soudain, que c'étaient bien deux bras qui la serraient ; elle tourna un peu la tête et s'aperçut que l'arbre n'était plus un arbre, mais un bel homme qui l'enlaçait avec amour et l'embrassait de tout son coeur avant de lui dire avec émotion :
- Tu m'as délivré du pouvoir de la vieille, qui est une méchante sorcière. C'est elle qui m'avait changé en arbre, et pendant quelques heures, chaque jour, j'étais une colombe blanche ; mais tant qu'elle gardait l'anneau en sa possession, je ne pouvais pas reprendre ma forme humaine.
Le sort avait également frappé les serviteurs et les chevaux du jeune seigneur, qui furent délivrés en même temps que lui, après avoir été, tout comme lui, changés en arbre à ses côtés. Ils reprirent leur voyage avec la jeune fille et chevauchèrent jusque dans leur royaume, car le jeune seigneur était le fils d'un roi. Alors, ils se marièrent et ils vécurent heureux.


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Frères Jacob et Wilhelm Grimm


Le pivert


En plusieurs pays, le pivert est appelé l'avocat ou le procureur des meuniers ; son nom et l'interprétation de son chant indiquent qu'il implore la pluie qui, suivant la croyance générale, peut seule le désaltérer.

Des légendes expliquent pourquoi il est ainsi puni : les paysans de la Gironde disent que lorsque le bon Dieu fut à même de creuser la mer, les fleuves et les fontaines, il chargea de ce travail les oiseaux du ciel, qui tous se mirent à l'ouvrage, sauf le pivert. La besogne achevée, Dieu déclara que le pivert n'étant pour rien dans le creusement des réservoirs terrestres ne boirait d'autre eau que celle de la pluie, happée en l'air comme il pourrait

Suivant une tradition du pays de Dinan, après la fin du Déluge, le globe se trouva si parfaitement desséché qu'il n'y restait plus la moindre humidité : Dieu ordonna à tous les oiseaux de se rendre au paradis, de prendre chacun une goutte de rosée sur les arbres qui y croissent, et de venir la déposer à un endroit qu'il leur indiqua. Ils obéirent et, en quelques minutes, la mer fut remplie et les ruisseaux se remirent à couler. Le pivert, qui seul avait refusé de se déranger, fut condamné à ne jamais se désaltérer aux ruissseaux et aux fontaines : c'est pour cela que, lorsque la soif le dévore, il frappe les troncs d'arbres avec son bec, espérant y trouver la goutte de rosée qu'il n'a pas voulu aller chercher au ciel.


Les fleurs

Hormis le plaisir que cela apporte, la coutume d'offrir des fleurs aux gens est un don de bonne fortune et de plaisir. Les anciens Egyptiens pour ne citer qu'eux croyaient que les fleurs étaient porteuses de chance.

Maintes personnes à la campagne prétendent, cependant, qu'il porte malchance de ramener dans une maison des fleurs qui fleurissent hors de saison. On dit en effet souvent qu'une plante qui doit fleurir en été et qui éclôt en hiver attire le malheur sur tous ceux avec qui elle est en contact.
En offrant des fleurs à un malade, il est bon de se rappeler les superstitions attachées aux couleurs bénéfiques des fleurs.
Les fleurs blanches sont tabous pour toute personne malade tandis que les rouges (en particulier les roses) conviennent bien ; elles symbolisent le sang et la vie. Cependant, n'offrez jamais un bouquet mélangé à un hospitalisé.
Les violettes montrent la bienveillance de celui qui les offre et les jaunes et les orange, attributs du soleil, feront plaisir à tous quel que soit leur état de santé.
Pour une personne malade, il est maléfique de déposer des fleurs sur son lit.
N'arrachez jamais une fleur d'une tombe pour la jeter ensuite, sinon l'endroit où elle tombera sera hanté.

Après ces sinistres superstitions, voici une croyance allemande pour détendre l'atmosphère. Elle veut que si vous preniez une fleur avant de passer à table et l'utilisiez pour essuyer vos lèvres après avoir bu un peu de vin, si vous la donnez à l'être que vous aimez, vous serez assuré de son amour éternel.

Plus sérieuses sont les croyances qui affirment que les fleurs plantées à la nouvelle lune fleurissent mieux et que les tournesols attirent la bonne chance sur le jardin entier.

Selon le mois de votre naissance, voici votre fleur porte-bonheur, selon une superstition très commune :
Janvier : Oeillet et perce-neige
Fèvrier : Primerose
Mars : Jonquille
Avril : Marguerite
Mai : Muguet
Juin : Rose
Juillet : Lis
Août : Glaïeul
Septembre : Aster
Octobre : Dahlia
Novembre : Chrysanthème
Décembre : Houx

Pour finir, mentionnons un vieux dicton anglais voulant que si vous sentez le parfum de fleurs là, où il n'y en a point, c'est un présage de mort.

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Image : Miss Pavot de
Nils Gleyen

Le lutin Nicole et les hauts-fonds

Certains hauts-fonds sont le théâtre des ébats de Nicole, lutin protéiforme qui s'amuse à enlever les ancres des bateaux, à les entraîner à la dérive, à couper leurs amarres, à embrouiller si bien les lignes, qu'on ne peut les démêler.
Il se montre le plus habituellement sous la forme d'un gros poisson ; parfois, il s'élève au-dessus des flots pour se mettre à rire de ses tours, et il parle comme une personne ; les pêcheurs sceptiques disent que c'est un marsouin qui, en poursuivant les petits poissons, enlève les grappins ou brouille les lignes.
Pour beaucoup c'est une âme en peine, un ancien garde-pêche trop dur aux pauvres gens, et qui les tourmente encore après sa mort.
D'autres le regardent comme le diable lui-même ; c'est en cette qualité qu'il fut exorcisé par le recteur de Saint-Jacut, d'autres disent par celui de Saint-Gast, qui monta sur son dos, et ne le laissa partir qu'après lui avoir fait signer un parchemin, par lequel il s'engageait à ne plus tourmenter ses paroissiens.



Le berger et la fée de Rossberg

Dans les temps les plus reculés, le Rossberg, mont qui s’élève entre la vallée de la Doller et celle de la Thur, aux confins des cantons de Masevaux et Thann, se nommait Rosenberg, ou Montagne des Roses(1). Un berger solitaire vivait au pied de ce massif. Il eut la lèpre et fut chassé par son entourage. Alors, il se réfugia dans les forêts proches des pâturages du Rossberg, pensant y trouver quelque abri pour y mourir en paix.

Un jour qu’il errait au fond d’une gorge, il entendit, douce comme celle d’un ange, une voix féminine qui suppliait :
- Berger, viens me délivrer !
Guidé par cet appel plusieurs fois renouvelé, il parvint à l’entrée d’une grotte. Mais, quand il voulut y pénétrer, apparut soudain, lui barrant le passage, un énorme crapaud à la gueule enflammée, aux gros yeux tout flamboyants. Le berger recula d’effroi, cependant que la voix, venant de la grotte, implorait toujours :
- Berger, je t’en prie : viens me délivrer !

Le lépreux s’éloigna néanmoins, se blottit au creux d’un vieux chêne et se mit à réfléchir au moyen de vaincre le crapaud géant et de sauver la prisonnière.
- Je dispose d’un solide couteau, d’une bonne hache ; je vais donc, dès demain m’attaquer au monstre. De toute façon, malade comme je le suis, ma vie ne vaut pas cher; autant la risquer pour essayer d’accomplir une bonne action.
Et il se recroquevilla dans son abri, adressa une prière au ciel, et s’endormit.

Il fut sur pied dès le petit matin. Il s’approcha de la grotte. L’énorme et hideux crapaud, toutes griffes dehors, les yeux et la gueule jetant des flammes, en gardait l’entrée. Mais le berger, plein de courage, lui sauta dessus, lui creva les yeux avec son couteau et l’acheva à grands coups de hache. Le monstre s’effondra, la terre s’entrouvrit, l’engloutit, et le berger entra dans la caverne.

Il y trouva, attaché à un arbuste épineux, un petit oiseau au plumage brillant de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Il s’empressa de le libérer. Aussitôt, l’oiselet se transforma en une ravissante jeune fille, qui lui déclara :
- Je suis la fée de ces montagnes. Tu m’as délivrée d’un démon qui m’enchaînait, et je veux t’en récompenser. Prends ce gobelet d’or et sers t’en pour y recueillir, trois matins de suite, la rosée des fleurs que je vais faire éclore dans les pâturages. Tu répandras ce précieux liquide sur tes plaies, et tu guériras. Maintenant, suis-moi.

La fée conduisit le berger au sommet de la montagne. Là-bas, elle toucha l’herbe à quatre endroits différents. A chacun des trois premiers, jaillit du sol un rosier portant trois roses somptueuses; au quatrième endroit, surgit une grande ferme autour de laquelle paissait un beau troupeau de moutons, et un clair et gazouillant ruisseau courait dans une immense prairie odorante et fleurie.
- Tout cela t’appartient, dit la bonne fée ; vis en paix et sois heureux.
Et sur ces mots, elle disparut.

Le berger n’oublia certes pas les recommandations de la fée. Trois matins de suite il emplit de rosée le gobelet d’or, en versa le contenu sur ses plaies, et guérit comme promis. Quelques temps plus tard, il épousa une pauvre orpheline et passa avec elle une vie très heureuse. Et, tous les ans, les roses fleurirent sur la montagne, qui devint ainsi la Montagne des Roses (1).

(1) : en fait, le nom du Rossberg signifie "Mont du Cheval", allusion aux chevaux sauvages qui y vécurent jusqu’au XVIe siècle (Ross = cheval sauvage en allemand). Le Rossberg culmine à 1191m d’altitude.

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Légende tirée de "Légendes d’Alsace, tome II"
par Gabriel Gravier dans la Collection du Mouton Bleu.

Les masques

Un masque se fait toujours sur une peau parfaitement démaquillée et propre ; nettoyez-la à l'eau de rose ou de fleur d'oranger, à l'infusion chaude de thym ou de camomille (dans de l'eau minérale).

La préparation des masques ci-dessous ne dure jamais plus de 5 minutes, et ne se fait jamais à l'avance. Le masque doit avoir une consistance pâteuse, comme du miel.


Le matériel, à défaut du chaudron de sorcière, se réduira à un bol, à une fourchette et à un pinceau pour appliquer la pâte sur la peau du visage et du cou. On ne recouvre jamais les paupières, ni le dessous des yeux. La durée d'un masque va de 20 minutes à une demi-heure.


Le masque s'enlève avec de l'eau minérale chaude, ou de l'eau de rose, ou une infusion.


Préparez des mouchoirs à papier ou de tissu propre pour essuyer le visage et le cou. Pour ne pas mouiller les cheveux, poser un bandeau au-dessus du front, ou mettez un bonnet de bain.


Voici ces formules magiques de masques ultra-rapides, sans aucune "cuisine" et dont la préparation dépasse rarement plus de 5 minutes.


Masque à la tomate (pour peaux grasses) ; coupez en tranches fines une belle tomate, appliquez les tranches à plat sur la peau ; allongez-vous une demi-heure.


Préparez de la même façon :

Masque au concombre (pour toutes les peaux)

Masque à l'orange (peaux grasses)

Masque à l'avocat (peaux sèches)

Masque au chou et à la salade (pour toutes). Ici, il faut hacher finement les feuilles et les mélanger avec un peu d'huile d'olive.

Les résultats vous surprendront !


Masques de fruits

Soit en formule ultra-simple, comme plus haut :

Masque à la framboise (peaux sèches)

Masque à la pêche (toutes peaux)

Masque à l'ananas (peaux sèches)

Masque à la fraise (toutes peaux, sauf cas d'allergie)


Quelques recettes encore plus efficaces :

Chacun des masques de fruits ou de légumes ci-dessus peut être préparé de la façon suivante : écrasez 4 à 5 grosses fraises (ou cuillerées de pulpe, ou un gros fruit épluché) dans un bol. Ajoutez une cuillerée de miel, une autre de crème fraîche, jusque obtenir une pâte. Appliquez sur le visage une demi-heure, rincez avec une eau minérale ou une infusion. Si ce rinçage n'est pas fait soigneusement, vous sentirez la crème rancie toute la soirée, et l'effet de séduction sera raté !


Masque à la farine (pour toutes les peaux)

Utilisez uniquement de la très bonne farine fraîche, biologique. Mélangez à la fourchette, 4 ou 5 cuillerées de farine d'avoine, de blé, d'orge ou de sarrasin, à une cuillerée de miel fondu dans un demi-verre de lait chaud. Ajoutez une cuillerée d'huile d'olive, éventuellement, le jus d'un citron.

Ce masque peut se pratiquer froid ou chaud : dans ce cas, on réchauffe doucement le tout au bain-marie.


Masque au citron et au jaune d'œuf

Hachez un citron entier, jus, pulpe, zeste. Mélangez à un jaune d'œuf. Étalez sur le visage avec un pinceau. Éventuellement, ajoutez une cuillerée d'huile d'olive si vous avez la peau sèche.


Masque au miel et au fromage blanc (pour peaux sèches)

Mélangez deux cuillerées de miel chauffé au bain-marie avec le jus d'un citron et deux cuillerées de fromage blanc.


Masque au miel et au blanc d'œuf, pour peaux grasses.

Battez le blanc d'œuf en neige, ajoutez trois cuillerées de miel et, pour donner un peu de consistance, une cuillerée de farine.


Masque à l'argile (toutes les peaux)

Il se prépare très simplement, comme un cataplasme, avec un peu d’eau minérale ou une infusion (de thym ou de camomille). Pour un masque ordinaire, achetez de l'argile blanche chez le pharmacien ou dans un magasin de diététique. Laisser une heure.


Masque de beauté à base de miel

Ces masques sont faits à partir de produits naturels, ils peuvent donc être renouvelés assez fréquemment. N'oubliez pas d'appliquer les soins sur le cou également, lui aussi mérite toute votre attention !


Pour avoir une peau douce et rayonnante :

Mélanger un petit morceau de banane écrasée avec une cuillerée de miel et un peu de yaourt. Étaler sur le visage et laisser reposer pendant 10 minutes
Rincer à l'eau tiède.


Pour nettoyer la peau :

50 g de flocons d'avoine mixé + 2 cuillerées de miel + ½ yaourt

Mélanger le tout et appliquer cette pâte sur le visage.

Laisser reposer 15 minutes et rincer.


Pour nourrir la peau :

100 cl de crème fraîche épaisse + 1 avocat réduit en purée + 1 carotte cuite réduite en purée + 3 cuillerées de miel.

Mélanger tous les ingrédients et étaler le masque sur le visage et le cou.

Laisser agir 10 à 15 minutes et rincer.


Les masques sont très efficaces, même pour un soir, une seule fois. Si vous les répétez régulièrement, vous arriverez à des résultats tout à fait extraordinaires.


L'arbre à légendes


Il est un arbre qui se souvient encore de Merlin, de Viviane
et de la merveilleuse forêt de Brocéliande.
J'ai vu le chêne sacré, gardien d'orage et de justice,
cacheur d'oiseaux et de fées,
cacheur d'aurores très anciennes,
je chante le vieux chêne des routes de poussière.

Aux soirs des plus hauts étés, dans le suspens où montent les ténèbres,
Merlin parle encor dans son ombre et Viviane a des palais sous sa ramure.
A leur pas lumineux s'offre une mousse plus fine que poil de taupe.
J'ai embelli le monde aujourd'hui, dit Merlin, j'ai coloré des pommes dans les vergers.

Mon regard a mûri les froments et j'ai tendu cette paix mauve sur les toits des villages ;
ô bien aimée, ouvre-moi tes châteaux.
Viviane entend et des voiles se forment.
On voit tourner un portail de buée, on voit Merlin baiser une main d'or.
Mais l'arbre est seul à savoir les battements de ces coeurs.

Un chevreuil blanc viendra goûter l'herbe qui pousse entre ses racines,
un chevreuil blanc viendra lisser son pelage à l'écorce.
Je chante l'arbre légendaire.
Je dis qu'il règne et qu'il le père de ces champs et de ces collines.
Le ciel qui passe avec son front rapide a fait le signe
et le grand chêne a répondu de tout son lourd feuillage.
Ici fut scellée l'amitié, ici la parole fut dite,
ici l'anneau fut échangé, ici la coupe fut vidée,
ici fut jeune une antique chanson.
Qui sait aimer cet arbre est aimé du silence.

Et l'oiseau bleu qui vit en ramée
couve jalousement la légende future au goût de sève et de rosée.

Geo Norge (1898-1990)

***
Image : Michael Kormack

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