jeudi 26 mars 2009

Bains de beauté

On peut tout soigner, ou presque, avec des bains, et en tout cas sa beauté !

Au Moyen Âge, on se baignait beaucoup. Les siècles suivants furent des siècles de lumière, peut-être, mais des siècles de crasse épaisse, et la Cour à Versailles ne donnait guère l'exemple de la propreté. Le sommer de la saleté fut certainement le XIXe siècle, où la pudibonderie interdisait presque de regarder son propre corps : on n'osait plus se baigner tout nu dans sa baignoire ! Heureusement, vers 1870 apparaît Sébastien Kneipp, qui met au point sa fameuse méthode fondée sur l'hydrothérapie : bains, douches, bains de vapeur, affusions, promenades pieds nus dans la rosée… Il guérit des centaines de gens, et, grâce à lui, l'Europe redécouvre les merveilleuses vertus curatives de l'eau. En Afrique du Nord, on ne le savait jamais oubliées : le "hammam" est l'héritier direct des "thermes" romains, et le cousin du "sauna" finlandais. Le principe est le même : faire transpirer le corps dans de la vapeur d'eau très chaude, pour que la peau évacue ses toxines avec la sueur. Ensuite tonifier par un bain froid. Après, on se sent rajeuni de vingt ans !


Quelques conseils pratiques


* Nettoyage de la baignoire : Ne nettoyez jamais votre baignoire avec des détergents et des abrasifs du commerce. Tout de suite après le bain, brossez les parois de la baignoire, et rincez à la douche avec de l'eau très chaude. S'il faut vraiment gratter la baignoire, utilisez du sable ou de l'argile. Les détergents du commerce, même très dilués par des rinçages successifs, risquent d'être encore agressifs pour les peaux sensibles, en se mêlant à l'eau du prochain bain.


* La température des bains : les bains très chauds font transpirer, et, par là, maigrir. Mais ils sont très fatigants pour le cœur. En aucun cas, ils ne doivent dépasser 20 minutes. Prenez-en, chaque fois que vous pouvez les supporter, mais connaissez vos limites et ne les dépassez jamais.


* Terminez toujours un bain par une douche fraîche. Les bains froids sont aussi éprouvants, si on a le foie fragile. Ils sont toniques, mais l'effet de choc n'est pas supporté par tout le monde. Les bains froids sont plutôt à prendre le matin, et les bains chauds, le soir, pour aider à s'endormir.


Recettes de bains


* Bain au gros sel pour maigrir


N'utilisez que du gros sel gris séché en marais salants, comme celui de l'île de Ré, du Languedoc, ou de Corse.

Dosage : 300 g de sel dans la baignoire. C'est un bain fatigant, parce qu'il faut beaucoup transpirer : reposez-vous après le bain, enroulé dans un peignoir, et allongé.

Ne prenez pas ce bain tous les jours, ou alors pendant un temps limité : deux semaines, par exemple. Votre peau risque de se dessécher, il faut la huiler ensuite.


* Bain au ribot pour les peaux sèches


Achetez 3 litres de lait ribot (ou de lait de beurre) et versez-le dans le bain. Bien entendu, ne vous savonnez pas : votre savon, c'est la crème contenue dans le lait. C'est aussi efficace que le lait d'ânesse de la favorite !


* Bain contre la cellulite, au lierre


Ramassez 100 feuilles de lierre fraîches. Hachez-les, et mettez-les dans du vinaigre bouillant. Retirez la casserole presque immédiatement du feu, et laissez macérer les feuilles pendant six heures. Ensuite, versez dans le bain.

Précisons : il s'agit du lierre grimpant et non du lierre terrestre (fleurs bleues). D'autre part, il est inutile d'employer du savon, le lierre contient de la saponine, c'est un savon naturel.


Un joli blog de Mes elféebulations où vous trouverez tout sur le savon de Marseille :

http://meselfeebulations.unblog.fr/tag/elfeeries-cosmetiques/ღ-savons-and-co/


Variante : un kilo de feuilles de lierre, fraîches ou séchées, à cuire à feu doux dans 1 litre d'eau pendant trois heures. Versez dans le bain.


* Bain de son pour assouplir la peau
Deux kilos de son pour un bain. Le son de blé se trouve dans les magasins diététiques.

Variante pour raffiner :

Chauffez le son dans 4 litres de lait, et laissez bouillir 15 minutes. Je suis sûre qu'en allant faire couler le bain, vous avez laissé déborder le lait, dans la cuisine ! Hou ! Et bien, retournez chez l'épicier rachetez 4 litres de lait et recommencez !!

N'utilisez pas de savon !


* Bains de farine pour peaux sèches


Mettre 1 kilo de farine (avoine, seigle, ou blé) dans un sac en toile, suspendu sous le robinet d'eau chaude. C'est une très vieille recette, qui date au moins du temps des Romains.


* Bains au vinaigre pour peau grasse


Ajoutez 6 cuillerées à soupe de vinaigre par litre d'eau, soit un litre pour une grande baignoire. N'utilisez que du bon vinaigre, que vous avez fabriqué vous-même.


Une bonne recette de Mes Elféebulations avec un vinaigre désinfectant :

http://meselfeebulations.unblog.fr/2008/08/09/vinaigre-desinfectant-egratignures-piqures-demangeaisons/


* Bain à l'infusion de citron, pour peau grasse


Hachez 8 citrons, mettez-les dans un plat creux. Remplissez celui-ci d'eau bouillante, et couvrez. Après un quart d'heure, versez dans l'eau du bain. (Attention, uniquement des citrons non traités).

Variante : remplacez l'eau par du vinaigre bouillant.


* Bain de mer à domicile (anticellulite)


On vend dans le commerce des algues toutes préparées. Mais c'est aussi facile, quand vous allez au bord de la mer, de ramasser vous-même votre goémon. Faites sécher au soleil, et, lorsque les algues sont complètement séchées, c'est-à-dire dures et cassantes, pilez-les en morceaux, et mettez-les dans un bocal. Vous pouvez tout aussi bien les réduire en poudre, car plus la plante est broyée et plus ses propriétés se font sentir. Mettez la poudre dans l'eau du bain ou ramollissez les plantes broyées ne infusion (250 g d'algues par bain)


Vous pouvez également utiliser des huiles pour votre bain


Pour peau sèches : Ajoutez 4 cuillerées à soupe de très bonne huile : noix, olive, amades douces, à l'eau du bain. Pas de savon.



***

Image : Clélia Grillon
Visitez son blog Etat Dame

Ses croquis sont sublimes !

La coutume des oeufs de Pâques

Les oeufs occupent une grande place dans le folklore des oiseaux de basse-cour, contrairement aux oiseaux sauvages. Ils sont l'objet de la préoccupation constante des fermières, et depuis le moment où la poule les a pondus jusqu'à celui où ils éclosent, d'innombrables pratiques ont pour but de les préserver de toute fâcheuse influence, et même d'attirer sur eux la protection des puissances surnaturelles.
Et puisque Pâques approche, laissez-moi, aujourd'hui, vous raconter la coutume des oeufs de Pâques, avant de vous narrer d'autres croyances à leur sujet.

L'époque de Pâques est celle par excellence des oeufs offerts à diverses personnes ; la coutume remonte à une époque fort ancienne. Dès le IVe siècle, l'usage des oeufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l'Eglise. Une grande quantité d'oeufs se trouvant entassée dans les provisions de ménage, le moyen le plus expéditif de s'en débarrasser était de les donner aux enfants. Le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de choeur et ramassaient dans des corbeilles les oeufs qu'on leur donnait.
Dans le Béarn, cette quête se faisait la veille de Pâques, appelée alors " le samedi des oeufs ". Et le jour de Pâques, tous ces oeufs étaient dégustés en omelette.

Dès le XIIe siècle, dans de nombreux pays européens, les gens du peuple avaient l'habitude de s'échanger des oeufs tout simples, bénis à l'église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s'adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des oeufs-joyaux, c'est à dire décorés de peintures délicates, d'émaux ou de pierres précieuses.
Quant à la surprise contenue dans l'oeuf, c'est une tradition qui remonte au XVIe siècle, et certaines sont même passées à l'histoire tant elles étaient exceptionnelles : c'est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry, du brûle-parfum trouvé en 1770 par Catherine II ou encore de la minuscule poulette cachée dans un précieux oeuf conservé à Copenhague dans les collections royales du château de Rosemborg.
La coutume des oeufs de Pâques n'est certifiée qu'au cours du XVIe siècle à la cour des rois de France. Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'oeufs dorés qu'il remettait en cérémonie à ses proches ; Madame Victoire, fille du roi Louis XV, avait même reçu deux oeufs de Pâques peints et historiés par Lancret et Watteau.
Au XVIIe et XVIIIe siècles jusqu'à la révolution qui y mit un terme, " l'oeuf " était l'apanage de la cour et de la noblesse. L'oeuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi. On peut distinguer les oeufs teints que l'on consomme, des oeufs décorés que l'on conserve et que l'on offre à sa famille, à ses amis en témoignage d'amour et d'amitié.
Et c'est au XVIIIe siècle, en France, qu'on décida de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat.

De là est venue l'expression : Donner les oeufs de Pâques, à laquelle les conteurs du XVIe siècle font plusieurs allusions :
Des gourmands s'attendent comme à leurs oeufs de Pasques à un repas friand... La maistresse eut ses oeufs de Pasques à toutes restes (de son galant).
Dans les Vosges, il est d'habitude dans les maisons où il y a des enfants, d'en cacher quelque part le samedi matin. Quand les cloches annoncent le retour de Rome, on leur dit de chercher les oeufs de Pâques qu'elles rapportent.
A Liège, on leur assure qu'elles les sèment dans les jardins, et qu'à midi arrive un bateau d'osier sur le quai de la Batte, qui en est tout rempli.
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