lundi 9 mars 2009

Les Arragoussets

Nains troglodytes des îles anglo-normandes, notamment Guernesey, originaires d'une caverne de la côte ouest appelée le Creux des Fées, ils envahirent et dévastèrent l'île avant de s'y établir.

Paul Sébillot rapporte : "Un homme nommé Jean Letocq s'étant levé plus matin qu'à l'accoutumée, pour se rendre à sa bergerie, vit des troupes innombrables de petites gens, armés de toutes pièces, qui sortaient du creux des Fées : ils se répandirent bientôt, malgré la résistance qu'on leur fit, par toute l'île, tuant tous les hommes, et prenant possession de leurs femmes et de leurs demeures. Deux personnes du sexe masculin échappèrent à ce carnage, un homme et un jeune garçon de la paroisse de Saint-André, qui réussirent à se cacher dans un four. Pendant bien des années, les envahisseurs, qui appartenaient évidemment à la race des Fées, vécurent tranquillement avec les femmes qu'ils s'étaient appropriées, se conduisant en bons pères de famille et engendrant fils et filles. C'est à ce mélange de races que l'on attribue la petite taille et l'intelligence supérieure de quelques familles".

Dans Les Travailleurs de la mer, Victor Hugo les appelle les sarregousets : "La nuit, quand il tonne, si l'on voit des hommes voler dans le rouge des nuées et dans le tremblement de l'air, ce sont les sarregousets. Une femme, qui demeure au Grand-Mielles, les connaît. Un soir qu'il y avait des sarregousets dans un carrefour, cette femme cria à un charretier qui ne savait quelle route prendre : "Demandez-leur votre chemin, c'est des gens bienfaisants, c'est des gens civils à deviser au monde". Il y a gros à parier que cette femme est une sorcière".

Pour une raison demeurée inconnue, les arragoussets quittèrent un jour leurs femmes, leurs enfants et leurs maisons pour se réfugier dans l'invisibilité. Mais ils reviennent parfois, la nuit, visiter leurs anciennes demeures pour rendre de menus services ménagers.


Les Hamadryades

Les hamadryades sont des nymphes des bois qui naissent avec un arbre et meurent avec lui, contrairement aux dryades, qui survivent à la destruction de leurs protégés.

Ovide conte le triste destin d'une hamadryade condamnée à mourir à cause de la hache d'Erysichton : "Je suis une nymphe chère à Cérès. J'habite cet arbre, et je meurs par ton crime. Le ciel me vengera : le châtiment qu'il te réserve et que je t'annonce en périssant réjouira mon ombre dans la nuit du trépas".
Mais l'homme s'acharne et abat le chêne où résidait la nymphe.
"Les dryades épouvantées pleurent la perte de leur soeur, et la forêt de son honneur dépouillée. Elles se couvrent de vêtements funèbres et vont, gémissantes, demander à Cérès qu'Erysichton reçoive la peine due à son impiété".


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