jeudi 12 novembre 2009

Nains raccommodant les outils


A Houmont, dans le Luxembourg, on dit que les Lutins des cavernes faisaient jadis un commerce considérable de silex taillés, et que ce sont eux qui ont apporté ceux qu'on a trouvé en grand nombre dans un endroit appelé le Thier du Tirifin.
La Grotte de Michel à Frommelennes était habitée par des nains invisibles auxquels on portait le soir des outils ou des chaussures à raccommoder, qu'on allait reprendre le lendemain matin, en ayant soin de toujours payer ce travail en nature.
On ne voyait jamais de jour un sorcier qu'on appelait pour cela le Nuton, parce qu'il ne se montrait que la nuit ; il demeurait dans une des grottes de Montigny-sur-Meuse. On déposait le matin, à l'entrée, les chaussures qui avaient besoin d'être raccomodées, et on allait les chercher à la nuit, en lui laissant pour son salaire, des provisions de toutes sortes, jamais d'argent.
Quand on avait un fer à cheval ou un soc de charrue à réparer, il suffisait de le déposer le soir à l'entrée de la caverne appelée la Lutinière, près d'Amancey, avec un gâteau garni de beurre ou de confitures. Le lendemain matin, le gâteau avait disparu, mais le soc de la charrue ou le fer à cheval était réparé...
Plusieurs récits de l'est de la France rapportent que les nains se plurent à rendre service aux hommes jusqu'au jour où ils éprouvèrent leur ingratitude : comme les Korrigans de Bretagne, ils n'ont cessé leurs relations avec eux, et n'ont abandonné le pays qu'à la suite d'actes irrévérencieux ou méchants commis à leur égard, ce que nous verrons dans le billet suivant....

1 commentaire:

  1. toujours un plaisir de passer ici: de si belles histoires, et des illustrations à faire rêver! Un véritable petit musée de féérie ici. Amitiés.

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