mercredi 15 avril 2009

La fée marraine

Si vos pas vous conduisent vers le moulin de Saint-Marmé, à Torxé, vous pourrez admirer la restauration de ce monument qui a retrouvé son toit, ses ailes et ses meules.
Pour plus de détails, rendez-vous
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A la fin du XVIIIe siècle, au temps où les fées habitaient encore la contrée, il appartenait à un certain Gauthier, surnommé Tête-de-Roc, tant il était têtu. Sa fille, Jhane, était l'une des plus jolies bergères du coin et ne manquait pas de prétendants.
Un jour, un jeune batelier, très épris de la belle, vint demander sa main à son père. Ce dernier refusa tout net. Quelques mois plus tard, un seigneur des environs tomba, lui aussi, sous le charme de la bergère et fit connaitre à Gauthier sa volonté de l'épouser. Ne voulant pas marier sa fille, Tête-de-Roc répondit qu'il la donnerait à celui qui parviendrait à faire passer la Boutonne à son moulin, laquelle rivière se trouvait au moins à cinq cents mètres.
Il ajouta que le canal devrait être terminé le lendemain matin. Voilà qui était impossible. Mais le seigneur avait pour marraine une fée qui vint à son secours. Grandes bâtisseuses, les fées sont capables d'effectuer en une nuit le plus considérable des ouvrages, et l'affaire était perdue d'avance pour le batelier. Dès la tombée du jour, la fée se mit à l'oeuvre. Son travail progressait à une allure vertigineuse. Comprenant qu'on se jouait de lui, le batelier décida d'employer la ruse à son tour.
Il se dissimula derrière un buisson, et avant que la fée ait fini sa besogne, il imita le chant du coq. Croyant le jour arrivé, la fée s'enfuit, laissant le canal inachevé. Ayant compris toute l'histoire, le père, pris de remords, serra le batelier dans ses bras et lui accorda, sur-le-champ, la main de l'élue de son coeur.


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