jeudi 5 mars 2009

L'elf-shot et les maladies des elfes

L'elf-shot, ou "coup de l'elfe", consiste en une pointe de flèche, ou de silex, que l'elfe en chasse projette avec une extraordinaire habileté en direction de sa proie.

L'elf-shot est habituellement utilisé pour décimer les troupeaux.
Le révérend Kirk en a fait l'expérience en Ecosse :
"Leurs armes sont faites en partie de solides matières terrestres sans aucun fer, mais surtout en pierre semblable au tendre silex jaune de Spa, et façonnées en pointe de flèche bardée, qu'ils lancent avec force comme un dard. Ces armes (fabriquées avec un art et des instruments plus qu'humain, semble-t-il) ont quelque chose de la subtilité du tonnerre et blessent mortellement les parties vitales sans endommager la peau ; j'ai remarqué ces sortes de blessures chez les bêtes et je les ai touchées de mes mains".

En dehors du mortel elf-shot, les elfes sont rendus coupables de bien des maladies qui touchent aussi bien le bétail que l'homme.
On leur doit notamment :
- la folie et l'épilepsie - qui se disent ylfig, "elfique", en vieil anglais
- l'urticaire - elveblest en norvégien ; alfarbruni en islandais
- la colique - alvskot en danois
- la couperose - Elfeuer ou "feu de l'elfe" en allemand
- et le lumbago - Alpschuss, "le trait de l'elfe", toujours en allemand.

Le Laeceboc et les Lacnunga, deux recueils de pharmacopée anglaise du Xe siècle, évoquent des affections telles que la "succion de l'elfe", le "mal de l'elfe des eaux", ou encore la "maladie des elfes", que l'on combat avec un onguent composé d'eau bénite, d'absinthe, de fenouil, d'encens, de lichen et de la partie inférieure de "l'ombre d'un enchanteur".
Ces mêmes recueils mettent en garde contre les maladies du bétail dues aux elfes : "Si un cheval ou une autre bête a reçu la flèche d'un elfe, prends de la graine d'oseille et de la cire écossaise, et qu'un homme chante douze messes là-dessus. Mets de l'eau bénite sur le cheval, et quelle que soit la blessure, aie toujours ces plantes sur toi".

Pour se prémunir de l'haleine empoisonnée des elfes, voici de que préconise un charme allemand du XVe siècle :
Elfe au nez crochu,
Je te défends de me souffler au viasge !
Je te défends, elfe, de fumer,
De ramper, d'aspirer,
Fils d'elfes, démons,
Eloignez vos griffes de moi !

3 commentaires:

  1. Oh la la ! Pas très sympas ces créatures ! Ils sont la cause de bien des maux !

    Douce journée petite fée... attention toutefois à ne pas en croiser un sur ton chemin !

    Gros bisous

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  2. L'Elfe, archer perspicace, est aussi habile à tirer les flèches là où ça fait mal, montrer d'une pointe bien tirée ce que l'humain ne voyait pas ou ne voulait pas inconsciemment, le plus souvent, regarder...

    Un art de grand valeur qui peut parfois être un malédiction tant ses tirs sont, pertinents, ou parfois au contraire impertinent lorsque non désirés.

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  3. Anielys... Ouh la la... je touche du bois... (du coup les dryades)pour éviter les flèches de ces elfes !! pas le moment !!
    Bisous belle impératrice

    Isildinann... tu en parles si bien que je te soupçonne d'en être ou de m'en avoir décochée une tant les petites choses ont pris une valeur impertinente à aes yeux...
    (Soupir)

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