mercredi 11 février 2009

L'amour et le mariage

Saint Valentin arrive ces prochains jours, aussi permettez-moi de vous parler d'amour durant toute cette semaine....

La pomme sert, dans quelques communes du pays de Redon, à une sorte de communion amoureuse ; celui qui va demander en mariage une fille qu'il connaît depuis son enfance, a soin de se munir d'une pomme et quand il se trouve avec elle, il y mord en disant :


M'aimes-tu ? M'aimes-tu pas ?

Si tu m'aimes, mords dans mon mias !


Si la fille accepte, le mariage est décidé ; si elle refuse, tout est rompu. Lors de la demande en mariage, des fruits servent, sans qu'il soit nécessaire de parler, à faire connaître comment elle sera accueillie : en Berry si le "menon" qui accompagne le jeune homme trouve, en remuant le feu avec son bâton, une pomme sous les cendres, il doit bien augurer de la négociation.


Dans les Landes, lorsqu'au repas qui suit une demande en mariage la jeune fille présente au dessert un plat de noix, c'est signe de refus.


Les branches et les fleurs sont aussi associées aux diverses phases de mariage : en plusieurs localités du Languedoc, on décore de guirlandes de myrte et de laurier et dune couronne de fleurs la porte de l'habitation des époux.


Dans le Gers on distribue aux hommes qualifiés de la noce un bouquet au centre duquel est une petite orange verte piquée au bout d'une baguette, et qui s'appelle le fiançalhoun.


En Béarn existait autrefois la coutume de tendre une ronce sur le chemin que les mariés prenaient pour se rendre à l'église ; ils ne pouvaient passer qu'après avoir donné quelque monnaie aux jeunes gens ; elle est encore observée dans la vallée d'Aspe et dans la Bigorre.


Vers le milieu du XIXe siècle, une singulière pratique avait lieu à Gaillac, dans le Tarn : lorsque les époux étaient agenouillés au pied de l'autel, les assistants faisaient pleuvoir une grêle de noix sur leur dos, et le premier qui se retournait vers les agresseurs devait être celui qui, selon le dire des bonnes femmes, apporterait le plus de jalousie dans le ménage.


Dans les Hautes Alpes, vers 1840, sur la table dressée à l'entrée de chaque village lorsqu'on savait qu'une noce devait y passer, il y avait deux noix confites, une pour chaque époux, et un verre de liqueur que les époux n'osaient refuser de boire la moitié chacun, ce qui signifiait qu'ils devaient être unis comme les coquilles d'une noix.


Dans le pays de Kernevel, on donnait des noisettes à la mariée pendant toute la première nuit de ses noces.


Dans certaines parties de l'Anjou, lorsque le cortège revient de l'église, on trouve un arbre planté la veille au centre d'une roue recouverte de terre. On invite tous les jeunes gens, marié et garçons d'honneur en tête, à venir essayer de l'arracher pour montrer leur vigueur ; après de vains efforts, on le brise en le tordant et on danse autour du tronçon.


En Saône et Loire, le jour qui termine les fêtes on pose un laurier sur le haut de la maison de l'épousée lorsqu'il n'y reste plus de fille à marier, et l'on danse autour si l'inclinaison du toit le permet.


Il y a quelques années encore, dans le Maine, la mère qui mariait son dernier enfant, s'attachait au dos, le soir du bal de noces, un petit sac rempli de noisettes rousses, et, où se trouvait un trou étroit qui laissait passer les noisettes une à une ; elle dansait jusqu'à ce que la dernière fût tombée.

***

Image : les amoureux de Peynet


3 commentaires:

  1. passe une trés bonne nuit et fait de trés beau rêves Amitié @ plus bisous.

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  2. merci Angel-uane... les contes féeriques me permettent de dormir comme un bébé....
    Gros bisous à toi

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  3. Je suis de Gaillac et je ne connaissais pas cette tradition bizarre...

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