lundi 23 février 2009

La fée de Draguignan


La Pierre-de-la-Fée, à Draguignan.
Classée à l'inventaire des Monuments Historiques en 1889.

Près de Draguignan, la Peyra-de-la-fade (Pierre de la Fée), le plus imposant des dolmens de Provence, doit son origine aux amours malheureuses d'une fée et d'un génie.
Selon la légende, un peu arrangée, un génie tomba amoureux d'une fée déguisée en bergère. Cette dernière consentit à l'épouser à condition que le mariage fût célébré sur une table formée de trois énormes pierres.
Ayant dépeint à son amoureux la table en question, celui-ci se mit au travail. Il trouva les pierres décrites par la bergère et commença à les redresser. Mais s'il parvint à mettre en place les deux premières, la troisième résista tant et si bien qu'il dut abandonner. Devant la désolation du jeune homme, la fée décida de terminer le travail à son insu, imaginant déjà sa joie devant l'oeuvre achevée.

Ce ne fut pas le cas. Lé génie réalisa qu'il n'était pas digne de l'amour de cette bergère, qui était une fée aux immenses pouvoirs, et mourut de desespoir.
D'aucuns prétendirent que le troisième support du dolmen, n'était autre que le corps pétrifié du génie.

La fée qui revenait, par les nuits claires d'hiver, chercher le trésor qu'elle avait dissimulé sous le dolmen était-elle la même que celle de cette histoire ? Nul ne peut le dire. Mais les jeunes filles qui la guettaient au clair de lune espéraient recevoir quelque bijou, dont la fée n'était pas avare, à ce qu'il paraît.
En un coup de baguette, elle faisait tourner les pierres, s'ouvrir la terre et apparaissaient alors des coffres remplis d'or et de joyaux.


***
Photo : Nadine Duvar

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...