lundi 20 octobre 2008

Les martes sauvages

Quelques tribus de Martes, comprenant mâles et femelles, résidaient dans le sud de l'Indre, à la limite des départements de la Creuse et de la Haute-Vienne.

Ces fées sauvages, particulièrement disgracieuses, avait été déchues par on ne sait quelle divinité. Certains clans s'étaient installés sous les dolmens de la Pierre-à-la-Marte (Saint Plantaire) et de l'Aire-aux-Martes (Parnac), ou encore à la cascade du portefeuille, près de Saint-Benoît-du-Sault, où l'on pouvait voir, à basses eaux, les traces de leurs ustensiles – chaudron et poêle – creusées dans la pierre.


Le territoire des martes s'étendait aux départements voisins. C'est ainsi que le site mégalithique des Pierres Jaumatres, jadis Pierres-aux-Martes à Toulx-Sainte-Croix (Creuse) et la Maison-aux-Martes, sorte de grotte naturelle à Cromac (Haute-Vienne), leur servirent également de résidence.


***

Info supplémentaire de notre ami Cromas :

Les Martes, êtres fantastiques du Centre de la France

Les Martes, espèces de fées, mais très laides et malfaisantes, connues surtout dans la région du Centre, résidaient aussi quelquefois au milieu des blocs et également dans le voisinage de l'eau. Les paysans appellent la Maison aux Martes une sorte de grotte naturelle, dans la commune de Cromac, près de la rivière, dont le plafond est formé par un banc de granit que d'autres blocs ont soutenu en l'air. Les Martes étaient de grandes femmes brunes, aux bras nus ainsi que la poitrine, dont les mamelles descendaient jusqu'aux genoux, leurs cheveux épars tombaient presque jusqu'à terre. Elles inspiraient le plus grand effroi aux paysans qu'elles poursuivaient en criant« Tète, laboureur ! » et en jetant leurs mamelles par-dessus leurs épaules.

Extrait de "Le folklore de France", de Paul Sébillot
dont la première édition remonte à 1904-1906.
Cromac est un village de Haute Vienne qui fait encore sa "publicité" touristique sur la grotte des Martes (entre autre).

Libellés : France, légende, martes, Sébillot

Les anciens du village ne vous diront pas « Tète, laboureur ! » mais faites plutôt une recherche sur le mot "tétrabouilli" là est le mot de la vrai légende.


Peau d'âne


Pour échapper au Roi
qui la voulait pour femme
sa fille, belle princesse
revêtit une peau d'âne.

De la sorte enlaidie
elle put fuir le palais
et se mêler aux gueux
sans qu'on la reconnaisse.

(Plus tard, elle rencontra
un prince qui l'épousa
- la question n'est pas là...)

Peau d'âne ne pouvait
faire un pas au dehors
sans qu'éclate derrière elle
un tintamarre terrible...

(La pauvre pressait le pas
qui donc la harcelait ?)

... baudets et bourricots !
... Bourriques et bâtés !
... Mules, roussins et bardots !
lui brayaient leur amour...

(... car jamais ils ne virent
une plus belle ânesse !)

***
Tiré du Petit Bêtisier Féerique
Texte : Renaud Marhic avec Joëlle Rose
Illustration : David Roussel

Les Demoiselles et Milloraines

Les Demoiselles de Normandie appartenaient à la famille des dames Blanches.

En Basse-Normandie, les Milloraines, Demoiselles aux proportions gigantesques, se plaisaient à terrifier les habitants. Si un malheureux les surprenait lorsqu'elles chantaient en cercle près d'un lavoir, elles le forçaient à tordre leur linge et lui cassaient le bras s'il ne faisait pas les gestes qu'elles attendaient de lui.


Ces fées changeaient de comportement au gré de leur humeur fantasque. À la vue d'un humain, elles pouvaient disparaître dans un bruit d'ouragan ou s'élancer brusquement sur lui. Elles pesaient alors de toutes leurs forces sur ses épaules et l'aveuglaient pour lui faire perdre l'équilibre.


Parfois, elles montaient en coupe derrière les voyageurs et tentaient de les entraîner dans l'eau pour les y noyer.


Il leur arrivait aussi de se métamorphoser en un beau cheval, sellé et bridé. Elles trottinaient ensuite près d'un piéton, l'engageant à grimper sur leur dos. Si l'homme dédaignait la monture, celle-ci s'éloignait. Mais gare à celui qui se laissait tenter ; sitôt monté, le cheval s'emballait et filait à travers les ronces et les fondrières. La fée finissait par jeter son cavalier au beau milieu d'un étang, puis s'enfuyait en poussant un éclat de rire cruel.


Les Vélanes

Les Vélanes ou "Vilas", telles qu'elles apparaissent dans les légendes serbes, sont des "nymphes alpines, jeunes et belles, vêtues de blanc, avec de longs cheveux flottants et d'un charme incomparable.
Les Vily, fées slovic qui peuvent prendre la forme d'oiseaux, ont le teint clair et des cheveux bruns ou roux, bouclés, qui tombent à leurs pieds. Elles portent des vêtements blancs chatoyants ou des couvertures faites de vertes feuilles.

Lorsqu'elles chantent, elles envoûtent presque tous les hommes qui les écoutent. Elles dansent aussi d 'une façon sensuelle. Elles sont considérées comme des créatures tirées de nombreuses sources décrivant un esprit légendaire de la nature venant d'Europe, en particulier la Bulgarie.

Ce sont des gardiennes de la nature qui prennent soin des arbres, des cours d'eaux, et des fleurs qui sont sur leur territoire. Elles sont extrêmement jalouses des belles femmes. Leurs humeurs sont aussi variables que le temps et elles peuvent à la fois provoquer ou soigner les maladies.

Si les Vélanes sont énervées, elles perdent alors toute leur beauté : leur corps entier se transforme en celui d'un oiseau : il leur pousse des ailes recouvertes d'écailles. Il est dit que leur voix ressemble à celle d'un pivert.

Un humain essayant de goudronner leur territoire peut être tué par une flèche ou mourir soudainement d'une crise cardiaque, d'un lumbago, ou être emporté par une avalanche.
Fait intéressant, les personnes nées un mardi ou un samedi peuvent voir plus facilement les Vily.


Lotion des plantes à la fois démaquillantes et toniques

À utiliser tous les jours, selon votre type de peau

Pour les peaux sèches, fragiles, dévitalisées

Fleurs d'aubépine, de bourrache, feuilles et fleurs de romarin, feuilles et bourgeons de mélisse, racines de fenouil, hamamélis. Toutes ces plantes freinent l'apparition des rides et ralentissent le dessèchement, en activant la circulation du sang.


Pour les peaux grasses, acnéiques, aux pores dilatés
Écorce de frêne, ou de chêne, feuilles et fleurs de tussilage, de menthe, de mille pertuis, d'achillée, feuilles de sauge, de ronce, tiges de prêle. Ce sont des plantes astringentes qui resserrent les pores de la peau et ont des propriétés anti-inflammatoires.


Pour toutes les peaux

Persil, thym, fleurs de tilleul et de camomille, pétales de rose rouge, jus de cresson, de tomate frais, de fraises, de concombres. Toutes ces plantes sont plus ou moins désinfectantes et bactéricides, comme le thym, toniques et désincrustantes.


Comment préparer et utiliser ces lotions de plantes

Commencez par essayer chaque plante : au bout d'un mois, voyez le résultat sur vous-même. Ensuite, vous pourrez combiner plusieurs plantes qui vous réussissent. Chaque femme a une peau différente, et chacune doit trouver elle-même ce qui lui convient.


Infusions et décoctions
Plutôt les infusions pour les feuilles et fleurs, et plutôt les décoctions pour les graines et écorces plus dures. Vous n'êtes pas obligée de vous faire un "thé de beauté" tous les soirs : mettez-le au réfrigérateur pour les deux ou trois jours suivants.


Les jus frais

Si vous avez un appareil pour extraire les jus de légumes et de fruits. Appliquez-les sur la peau et essuyez le surplus avec un mouchoir de papier ou de tissu propre.


Les compresses

Froides ou chaudes, sont plus actives. Imbibez un coton ou un linge que vous gardez une demi-heure sur la peau, en restant allongée. Rincez à l'eau de rosé, ou à l'eau minérale (en bouteille, pas en bombe).


Fées gardant ou protégeant les troupeaux ou rendant service

Les fées qui demeuraient dans une caverne près de Panex, venaient dans les champs pour protéger les récoltes et indiquer aux montagnards les jours les plus favorables pour ensemencer.

Celles de la Grotte aux fées de Sancey faisaient la pluie et le beau temps au gré des cultivateurs des environs.


À Landaville (Vosges) lorsqu'une brebis ou une vache était perdue, les fées d'une grotte voisine la ramenaient la nuit devant la maison du maître. Quand les gens faisaient la corvée en carême, elles leur apportaient des tourtes : pendant la moisson, c'étaient des prunes.


Une fée qui habitait dans le Trou-aux-Fades, près de Notre-Dame de Pouligny, avait grand soin des brebis du domaine du Bos. Tous les jours elle les conduisait aux champs et les ramenait au bercail. Les fermiers en étaient venus à ne plus s'occuper de ces animaux. Grâce à la Fade, le troupeau croissait et multipliait, chaque toison pesait au moins dix livres et la laine, lorsqu'elle était filée, était aussi déliée et aussi blanche que les fils de la Vierge.


Les Margot la fée gardaient aussi les bestiaux de leurs voisins ; il suffisait d'aller dire auprès de leur demeure le lieu où se trouvaient ceux que l'on voulait confier à leur surveillance ; elles poussaient même parfois l'obligeance jusqu'à leur donner à manger dans leurs cavernes.


Le lin qu'on portait à une grotte près du sommet du Bergons, qui a longtemps passé pour être la demeure des fées, se changeait en fil pendant la nuit, et il se passait là, d'après la tradition, bien d'autres merveilles.


Les fées de Haute-Bretagne et celles du Trou aux fées, dans le Hainaut, rendaient parfaitement blancs les draps que l'on avait déposées la veille à l'entrée de leur demeure en ayant soin d'y joindre quelques aliments.


Plusieurs légendes parlent d'animaux domestiques que possédaient les fées, et qui avaient leur étable dans un coin de leurs vastes cavernes. Elles prêtaient leurs bœufs eux gens du voisinage qui venaient les leur demander ; mais elles leur imposaient certaines conditions : le plus ordinairement elles recommandaient de ne pas les faire travailler avant le lever ou le coucher du soleil ; si les bêtes traçaient un seul sillon après le crépuscule, elles crevaient aussitôt et les fées venaient maudire les laboureurs imprudents. Suivant d'autres, ces boeufs qui se nourrissaient seuls et travaillaient du soir au matin, disparaissaient en même temps que le soleil.


Leurs danses

Les légendes de fées danseuses, dont l'habitation est expressément localisée dans les cavernes, sont surtout connues dans l'est de la France.

On voit danser au clair de lune, près de la grotte de la Chapelle des Fées, à Censeray, des dames blanches qui vont ensuite se désaltérer à la rivière.


Celles de la caverne de Talent faisaient à minuit, des rondes autour de la Roche fendue.


Les fées du Dauphiné, qui habitaient les fissures de rochers qu'on appelle Pierres des Fayules, restent invisibles pendant le jour ; mais au crépuscule, elles forment des rondes silencieuses près de leurs grottes.


Celles de la spacieuse caverne à deux étages de Vallorbe étaient bonnes musiciennes, et l'on se souvient de les avoir entendues chanter au bord des eaux et des précipices.

La grotte mystérieuse

Il était une fois... Dans la Grande Forêt, au Pays des Contes de Fées... une joyeuse bande de lutins. Ceux-ci ne pensaient qu'à s'amuser en jetant des sorts par-ci, par-là sur tout ce qu'ils voyaient. Ce qui n'était pas aussi amusant pour ceux à qui cela arrivait... Oh... Ce n'était pas bien méchant mais ils ne pouvaient voir un chat sans aussitôt le transformer en grenouille ; un écureuil en hirondelle ou une tourterelle en souris. Cela devenait franchement désagréable et perturbait le calme légendaire de la forêt.
Un jour où, comme à l'accoutumée, nos joyeux lurons se promenaient, ils passèrent devant l'entrée d'un trou béant qui baignait dans le noir le plus total.
- Brrrr !, fit l'un des lutins. Que cet endroit est sinistre !
- Si nous entrions juste pour voir ?, dit un autre.
- Sûrement pas ! Il y fait bien trop noir ! répondirent les autres en coeur.
-A moins..., suggéra l'un d'entre eux, que nous nous changions en mouches. Nous serions moins visibles et pourrions fuir plus rapidement en cas de danger.
A cet instant, à l'intérieur de la grotte, brillèrent deux énormes yeux jaunes qui semblaient les regarder méchamment.
- Ouaah !, s'exclamèrent les lutins, s'enfuyant en tous sens.
Quelques dizaines de mètres plus loin, ils se rassemblèrent et décidèrent donc de se métamorphoser tous en mouches. Mais afin de ne pas être aperçus par l'étrange habitant de la caverne, ils ne reviendraient que dès qu'il ferait nuit. Le soir tombé, un petit essaim de mouches pénétra dans la grotte mystérieuse. Mais à peine s'y trouvait-il, que les branchages entourant l'entrée se refermèrent aussitôt derrière eux les empêchant ainsi de pouvoir ressortir. Soudain, l'action se déroula à une vitesse extrême. L'occupant des lieux goba les mouches les unes après les autres.
- A l'aide ! Glob...
- Au secours ! Glob...
- A moi ! Glob... Glob... Glob...
Lorsqu'il ne resta plus qu'une seule mouche, une douce lumière éclaira l'intérieur de la caverne. Elle dévoila un hibou géant. De ses grands yeux jaunes, il fixa la dernière mouche et lui dit :
- Ah ! Ah ! Ah ! A mon tour de rire, vilains farceurs ! Vous rappelez-vous de moi ? Je suis le pauvre bûcheron que vous avez changé en hibou le printemps dernier... Quant à toi, mouche ridicule, je sais qui tu es et je t'ai laissé la vie sauve uniquement pour que tu puisses me rendre mon apparence d'homme... Dès que tu m'auras promis cela, alors seulement, je libérerai tes amis.
- Bzzz ! D'accord, Monsieur le hibou... Euh ! Boucheron... Oh, pardon, je voulais dire : bûcheron. Sincèrement, nous regrettons. Nous vous avions complètement oublié.
La mouche redevint lutin et le hibou ouvrit largement son bec laissant échapper les autres mouches qui, à leur tour, redevinrent lutins. Comme promis, les petits farceurs prononcèrent la formule magique. Immédiatement, le hibou se transforma en bûcheron costaud qui toisait les petits lutins d'un air mécontent.
- Excusez-nous, Monsieur le bûcheron, implorèrent-ils. La leçon que vous venez de nous donner nous a fait comprendre nos erreurs. Nous promettons de ne plus jamais recommencer et de laisser la Nature telle qu'elle est.
Ayant pardonné les coquins, le bûcheron s'en retourna à la civilisation pour y reprendre son métier. Saluant une dernière fois ses nouveaux amis, il disparut dans les fourrés. Plus tard, muni de sa grand hache, le bûcheron se posta aux pieds d'un beau hêtre qu'il se préparait à abattre. Il leva très haut son outil, prêt à fendre le bois. Au moment de frapper l'arbre, il se ravisa, sourit et reposa lentement son outil au pied du hêtre. Il venait de comprendre que l'homme non plus, n'a pas le droit de modifier la Nature.

Princesse des bois



Ton sourire de framboise,
Parfume l'eau du ruisseau.

Tes yeux noisette,
N'échappent pas à l'écureuil,
Qui perché sur la branche d'un vieux chêne,
Te guette.

Ta robe de mousse,
Ondule et Verdoie,
Sous un rai de soleil,
Il repousse les feuilles
Pour venir jusqu'à toi.

Tes cheveux lisses,
Attirent les papillons.
Ils ne demandent qu'à venir se poser,
En guise de barrettes, et d'ornements.

Tu es pieds nus,
Par terre, sur le sol,
Et dans l'herbe.
Mille petits champignons lèvent leur chapeau
Saluent ton passage.

Les escargots sont tous réunis pour te transporter
Sur leur carrosse doré.
Mais où veulent-ils bien t'emmener ?

Là-bas, tout au fond de la forêt,
Là, où seules les princesses sont autorisées,
La grande prairie enchantée.
Aujourd'hui, c'est ta fête,
Pour toi est célébré le bal des fées.


Leurs lessives

Les fées des grottes, comme celles des fontaines et des lacs, faisaient elles-mêmes leur lessive ; mais lors même qu'elles s'y employaient après le coucher du soleil, leur occupation n'avait rien de commun avec la lugubre tâche des lavandières condamnées à des pénitences posthumes.

En Forez, par les nuits calmes, on entendait très distinctement les dames de la grotte des Fayettes battre leur linge fin comme la gaze, quasiment tramé de nuages et bordé de rayons de clair de lune. Au lever du jour, si quelque indiscret les surprenait attardées à leur ouvrage, elles se dispersaient comme feuilles au vent et parfois lune d'elles, dans sa précipitation, oubliait sur la bruyère son abattoir d'or massif.


Les enchantées de l'Ariège venaient laver leurs hardes, en les frappant avec un battoir d'or dans une grotte où elles le laissèrent au fond du lavoir quand elles disparurent tout d'un coup à l'établissement de la bonne loi ; il y est encore ; personne n'a osé aller le chercher, parce que pour pouvoir le trouver et le saisir, il faut s'y rendre seul, à minuit et sans lumière.


Les fayules du Dauphiné choisissaient les jours de brouillard pour faire leur lessive, et elles étendaient alors sur les rochers leur linge impalpable. Très pacifiques en temps ordinaire, elles devenaient furieuses si un imprudent venait les déranger ; tout disparaissait en un clin d'œil et un sort était jeté sur le curieux qui, dans l'année, voyait le malheur s'abattre sur sa maison. Les Margot la Fée de Haute-Bretagne lavaient aussi à certains doués, même en plein jour, ou tout au moins au crépuscule ; parfois, comme les lavandières de nuit, elles broyaient les bras de ceux qui leur aidaient à tordre.



***

Image : Mélanie Delon



Occupations des fées dans leur demeure ou dans le voisinage

Les légendes qui décrivent la beauté des grottes, rapportent aussi parfois avec détail, les occupations de leurs habitants, dans leur demeure elle-même ou aux environs.


Comme leurs congénères, les houles des falaises, ces fées se livraient à des travaux féminins, analogues, avec une pointe de merveilleux, à ceux des ménagères des environs. Ainsi qu'on l'a vu, elles boulangeaient et cuisaient le pain ; mais elles étaient aussi d'habiles fileuses et elles allaient laver, à la rivière ou dans l'étang, voisin, du linge d'une blancheur proverbiale.


En Saintonge, les paysans appelaient Fades ou Bonnes, les fées que l'on voyait sur les bords de la Charente, près des grottes de la Roche Courbon, de Saint-Savinien et des Arcivaux. Elles erraient la nuit, au clair de lune, sous la forme de vieilles femmes et ordinairement au nombre de trois. Elles avaient la faculté de prédire l'avenir et le pouvoir de jeter des sorts. On les désignait aussi sous le nom de Filaudières parce qu'on supposait qu'elles portaient constamment un fuseau et une quenouille.


Les fées d'Aï, qui habitaient le Pertuis, étaient bonnes ménagères : elles balayaient leurs grottes, s'occupaient aux ouvrages de leur sexe. On raconte à Leyzen que l'on a vu dans un amas de balayures au-dessous de la grotte de Pertuis, de petits dés à coudre, de mignonnes paires de ciseaux et de petites rognures d'étoffes. Les hades et les blanquettes qui résident dans les grottes des montagnes des Pyrénées font voir sur le seuil, par les beaux jours, leurs resplendissantes chevelures d'or ; mais ceux qui veulent les atteindre roulent dans les précipices.


Traitement externe contre l'acné

Mélangez de l'eau chaude, de l'argile verte en poudre et 3 à 5 gouttes d'essence de sauge bien intégrées à la pâte. La pâte ne doit pas être trop liquide, mais assez visqueuse pour être étalée en emplâtre sur la peau, comme un masque chaud. On le garde un quart d'heure, puis on le jette et on rince à l'eau d'Evian.
Au bout de quelques jours de ce traitement, la peau se met à peler : c'est le peeling naturel, qui vous rend une peau parfaitement saine en moins d'un mois.

De toute façon, avec ou sans sauge, un masque d'argile, blanche ou verte, une fois par mois, purifie le teint.
Ne conservez jamais l'argile dans un récipient de fer ou de plastique, préférez toujours les pots de terre ou de verre.


L'argile s'applique en contact direct sur la peau, sans nettoyage préalable. Jetez-la après usage.


Attention : l'essence de sauge doit être absolument pure et naturelle

Comment utilise-t-on ces huiles essentielles ?

Les huiles essentielles ne s’utilisent jamais pures, elles doivent être diluées dans une huile végétale (huiles d’olive, d’amande douce, de jojoba, d’avocat, de germe de blé, de raisin, de rose...), un lait corporel ou un shampoing, avec un dosage bien spécifique :
Par voie orale, elles doivent être diluées à 5 ou 15 % dans de l’eau ou du miel.
Pour un massage : 3 à 5 gouttes dans 10 ml d’huile de support (3 gouttes pour le visage).
Pour un masque à l’argile, aux algues...3 à 5 gouttes bien intégrées à la pâte.
Pour une inhalation ou un sauna facial : 4 à 7 gouttes dans une bassine d’eau chaude (env. 1/2 litre).
Pour un bain : 10 à 15 gouttes dans du lait en poudre incorporé dans l’eau du bain.
En vaporisation : 10 gouttes pour 120 ml d’eau pure (visage) et 30 gouttes pour 120 ml d’eau pure (corps).
Les huiles essentielles se conservent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années si elles sont placées dans un lieu frais et sombre avec le bouchon bien visser pour éviter de laisser s’évaporer les précieux arômes. Exposées à la lumière et à la chaleur, elles risquent de s’oxyder et de se transformer en résine.

Moyen de reconnaître les changelings et de forcer les fées à rendre les enfants changés.

Le plus habituellement les fées prennent les enfants des hommes et laissent les leurs à la place ; ceux que les Margot la fée des Côtes du Nord déposaient dans les berceaux étaient insatiables et mangeaient plus que des grandes personnes. Les gens du voisinage connaissaient un moyen infaillible pour s'assurer qu'ils avaient affaire à un petit féetaud ; quand ils avaient placé devant le feu des coques d'œufs remplies d'eau, l'enfant étonné s'écriait :

J'ai bientôt cent ans,

Je n'ai jamais vu tant de petits pots bouillants.

Il suffisait de faire mine de le battre pour que les Margot rapportent aussitôt celui qu'elles avaient dérobé.

Il existe plusieurs variantes de cette légende : l'une de celles qui rappellent le mieux le récit de la Haute-Bretagne est populaire de l'autre côté des Alpes, dans la vallée d'Aoste, pays français de race et de langue. Une fée éclatante de beauté habitait une caverne dans le vallon de Réchanté en compagnie de son fils qui était malingre, bossu et muet par-dessus le marché ; elle vola dans une maison du village un enfant choisi parmi les plus jolis, et laissa le sien au pied d'un arbre ; deux jeunes filles touchées de compassion, l'emportèrent chez elles ; mais, malgré leurs soins, il ne grandissait pas. Une vieille femme l'ayant vu, conseilla aux gens de la maison de se procurer autant de coques d'œufs qu'on pourrait en trouver, et de les arranger sur la pierre de l'âtre autour d'un grand feu. On suivit son conseil, et on assit le nain sur une escabelle devant la cheminée ; celui-ci qui jusque-là n'avait jamais parlé, surpris à la vue de tant de coques d'œufs, s'écria tout à coup :


té vu tre cou prà,

tre cou tchan,

tre cou arbrou gran,

e jamé vu tand de ballerot otor dou fouec.


J'ai vu trois fois pré,

trois fois champ

trois fois de grands arbres,

et jamais je n'ai vu tant d'amusettes autour du feu !


La vieille dit alors aux parents de celui qui avait été dérobé de porter le nain aux environs de la caverne, et de le fouetter sans pitié. La fée accourut aux cris de son enfant pour le défendre, et pendant ce temps, les parents pénétrèrent dans la grotte et enlevèrent leur fils.


Ce récit est curieux à plus d'un titre : ordinairement les fées, qui, au lieu d'abandonner leur rejeton et de compter pour le nourrir sur la pitié des gens, le placent dans le berceau même où était celui qu'elles ont dérobé. La formule dite par l'enfant changé ressemble singulièrement à celle qui récite à la vue des coques d'œufs un petit féetaud de la Haute-Bretagne :*


J'ai vu la forêt d'ArJenne,

Toute en seigle et en (aveine)

La forêt de Bosquen

Tout en bien (en labour), etc.


En dehors de la péninsule armoricaine et de la Vallaise, l'épreuve par les coques d'œufs ou les coquillages qui font parler le nain n'a été relevée qu'en Normandie, à Guernesey et dans la Bresse.

En Vendée, où vraisemblablement elle a été connue sous la même forme, elle a subie une altération, et elle n'est plus employée pour savoir si l'on a affaire à un intrus, mais pour forcer les fées à opérer la substitution. La mère qui, avant de se coucher, avait placé treize œufs sous la cendre, retrouvait le lendemain son enfant auprès d'elle.


La croyance aux enfants changés subsiste en d'autres pays où les vieilles femmes, à la seule vue des "fayons" savent les reconnaître. Ordinairement on les fait pleurer pour contraindre les fées à restituer le petit chrétien qu'elles ont emporté.

On dit en Forez qu'une paysanne qui laisse seul un instant son petit "liaud" s'expose à retrouver à sa place une espèce d'Hercule en bas âge, qui mange comme quatre, alors qu'il n'a point encore de dents. Les commères du pays donnent le conseil de porter l'enfant à l'entrée de la grotte, et de le fouailler tant qu'il piaule bien fort. Cela émeut la fayette, qui rapporte à la paysanne son rejeton, en lui disant : "Te vequio le tio,n rends-le moi".


Une femme de Panex, qui sarclait dans les champs, y avait rapporté le berceau de son enfant ; son travail fini, elle vit à la place de son nourrisson un petit être tout noir qu'une main invisible venait d'y déposer. Elle retourna à son village et consulta une des femmes les plus âgées, qui lui dit que sans doute une des fées de la grotte avait fait échange avec elle. Elle lui conseilla de retourner le lendemain à son champ à la même heure, sans avoir donné le sein à l'enfant. Celui-ci se mit à pleurer, et la fée accourant aux cris de son fayon, rapporta le nourrisson et emporta le sien dans la grotte.

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