samedi 18 octobre 2008

Le Botruc


C'est une créature gardienne des arbres.

On la trouve essentiellement dans l'ouest de la Grande-Bretagne, le sud de l'Allemagne et certaines forêts scandinaves.

Elle mesure au maximum une vingtaine de centimètres de hauteur.

Elle ressemble à un mélange d'écorce et de brindilles, avec deux petits yeux marrons et de longs doigts pointus.

Elle se nourrit d'insectes.

C'est un animal paisible et terriblement timide, mais si on menace son arbre, elle le défend, allant jusqu'à crever les yeux de l'agresseur avec ses doigts. Une offrande de cloportes la calme suffisamment longtemps pour qu'un sorcier puisse couper dans son arbre de quoi fabriquer une baguette. Elle possède des moyens de camouflage vis à vis des Moldus d'une telle efficacité que les sorciers n'ont jamais à intervenir, en raison de sa petite taille et de son apparence.

Les fées voleuses d'enfants

Suivant une croyance très répandue en Europe, les fées volent les enfants qui leur plaisaient et y substituent les leurs ; ceux-ci sont, d'ordinaire, noirs et laids, et ont un air vieillot ; en quelques pays, notamment en Haute-Bretagne, quand un enfant présente cette particularité, on dit encore que c'est un "enfant des fées". Les nourrissons que les dames des grottes dérobent à leurs voisins et ceux qu'elles mettent à leur place sont presque toujours des mâles. Il y a cependant quelques exceptions : une jolie fille de la Vendée est enlevée par les fées qui la remplacent par une fille horriblement laide ; une fée des bords de la Manche, une Margot la Fée des Côtes-du-Nord font la même substitution.

Les fées de Montravel en Auvergne s'emparaient des petits garçons sans faire l'échange : une femme à qui elles avaient pris son fils alla, sur le conseil d'une fée bienfaisante, placer à l'entrée de la caverne des petits sabots bien luisants ; un petit fadou en sortit, les admira et les mit à ses pieds, mais il s'embarrassa dedans et tomba. On se saisit de lui, et il ne fut rendu que lorsque les fées eurent restitué le rejeton de la paysanne.

On raconte dans le Livradois qu'au rebours de ce qui a lieu habituellement, les chrétiens avaient commencé par dérober la progéniture des fées ; celles-ci par représailles, emmenèrent tous les nouveau-nés chrétiens, et lorsque les mères vinrent les supplier de les leur ramener, elles répondaient :
Randa nou noutri fadou
Vou randran voutri Saladou.
Rendez-nous notre fade,
nous vous rendrons votre Salé (faisant ainsi allusion au sel du baptême).
Les chrétiennes durent consentir à l'échange.

Aux environs de Royat, où l'on dit au contraire que les fées enlevèrent les enfants du pays, les hommes allèrent prendre ceux des fées qui vinrent les réclamer en employant une formule presque semblable :
Randa noutri fadou
Qui es fadaou,
Vou rendren lon saladou



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Image : Arthur Rackam

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