mercredi 10 septembre 2008

Le Soleil Raconte d'après un conte d'Andersen

- Maintenant, c'est moi qui raconte ! dit le vent.
- Non, si vous permettez, protesta la pluie, c'est mon tour à présent ! Cela fait des heures que vous êtes posté au coin de la rue en train de souffler de votre mieux.
- Quelle ingratitude ! soupira le vent. En votre honneur, je retourne les parapluies, j'en casse même plusieurs et vous me brusquez ainsi !
- C'est moi qui raconte, dit le rayon de soleil.
Il s'exprima si fougueusement et en même temps avec tant de noblesse que le vent se coucha et cessa de mugir et de grogner ; la pluie le secoua en rouspétant :
- Est-ce que nous devons nous laisser faire ! Il nous suit tout le temps. Nous n'allons tout de même pas l'écouter. Cela n'en vaut pas la peine.
Mais le rayon de soleil raconta :
"Un cygne volait au-dessus de la mer immense et chacune de ses plumes brillait comme de l'or. Une plume tomba sur un grand navire marchand qui voguait toutes voiles dehors. La plume se posa sur les cheveux bouclés d'un jeune homme qui surveillait la marchandise ; on l'appelait "supecargo". La plume de l'oiseau de la fortune toucha son front, se transforma dans sa main en plume à écrire, et le jeune homme devint bientôt un commerçant riche qui pouvait se permettre d'acheter des éperons d'or et échanger un tonneau d'or contre un blason de noblesse.
Je le sais parce que je l'éclairais, ajouta le rayon de soleil.
Le cygne survola un pré vert. Un petit berger de sept ans venait juste de se coucher à l'ombre d'un vieil arbre. Le cygne embrassa une des feuilles de l'arbre, laquelle se détacha et tomba dans la paume de la main du garçon. Et la feuille se multiplia en trois, dix feuilles, puis en tout un livre. Ce livre apprit au garçon les miracles de la nature, sa langue maternelle, la foi et le savoir. Le soir, il reposait sa tête sur lui pour ne pas oublier ce qu'il y avait lu, et le livre l'amena jusqu'aux bancs de l'école et à la table du grand savoir.
J'ai lu son nom parmi les noms des savants, affirma le soleil.
Le cygne descendit dans la forêt calme et se reposa sur les lacs sombres et silencieux, parmi les nénuphars et les pommiers sauvages qui les bordent, là où nichent les coucous et les pigeons sauvages.Une pauvre femme ramassait des ramilles dans la forêt et comme elle les ramenait à la maison sur son dos en tenant son petit enfant dans ses bras, elle aperçut un cygne d'or, le cygne de la fortune, s'élever des roseaux près de la rive. Mais qu'est-ce qui brillait là ? Un oeuf d'or. La femme le pressa contre sa poitrine et l'œuf resta chaud, il y avait sans doute de la vie à l'intérieur; oui, on sentait des coups légers. La femme les perçut mais pensa qu'il s'agissait des battements de son propre cœur. A la maison, dans sa misérable et unique pièce, elle posa l'œuf sur la table. "Tic, tac" entendit-on à l'intérieur. Lorsque l'œuf se fendilla, la tête d'un petit cygne comme emplumé d'or pur en sortit. Il avait quatre anneaux autour du cou et comme la pauvre femme avait quatre fils, trois à la maison et le quatrième qui était avec elle dans la forêt, elle comprit que ces anneaux étaient destinés à ses enfants. A cet instant le petit oiseau d'or s'envola.
La femme embrassa les anneaux, puis chaque enfant embrassa le sien ; elle appliqua chaque anneau contre son cœur et le leur mit au doigt.Un des garçons prit une motte de terre dans sa main et la fit tourner entre ses doigts jusqu'à ce qu'il en sortît la statue de Jason portant la toison d'or.
Le deuxième garçon courut sur le pré où s'épanouissaient des fleurs de toutes les couleurs. Il en cueillit une pleine poignée et les pressa très fort. Puis il trempa son anneau dans le jus. Il sentit un fourmillement dans ses pensées et dans sa main. Un an et un jour après, dans la grande ville, on parlait d'un grand peintre.
Le troisième des garçons mit l'anneau dans sa bouche où elle résonna et fit retentir un écho du fond du cœur. Des sentiments et des pensées s'élevèrent en sons, comme des cygnes qui volent, puis plongèrent comme des cygnes dans la mer profonde, la mer profonde de la pensée. Le garçon devint le maître des sons et chaque pays au monde peut dire à présent : oui, il m'appartient.
Le quatrième, le plus petit, était le souffre-douleur de la famille. Les gens se moquaient de lui, disaient qu'il avait la pépie et qu'à la maison on devrait lui donner du beurre et du poivre comme aux poulets malades ; il y avait tant de poison dans leurs paroles.
Mais moi, je lui ai donné un baiser qui valait dix baisers humains.
Le garçon devint un poète, la vie lui donna des coups et des baisers, mais il avait l'anneau du bonheur du cygne de la fortune. Ses pensées s'élevaient librement comme des papillons dorés, symboles de l'immortalité."
- Quel long récit ! bougonna le vent.
- Et si ennuyeux ! ajouta la pluie. Soufflez sur moi pour que je m'en remette.
Et le vent souffla et le rayon de soleil raconta :
"Le cygne de la fortune vola au-dessus d'un golfe profond où des pêcheurs avaient tendu leurs filets. Le plus pauvre d'entre eux songeait à se marier, et aussi se maria-t-il bientôt. Le cygne lui apporta un morceau d'ambre. L'ambre a une force attractive et il attira dans sa maison la force du cœur humain. Tous dans la maison vécurent heureux dans de modestes conditions. Leur vie fut éclairée par le soleil."
- Cela suffit maintenant, dit le vent. Le soleil raconte depuis bien longtemps. Je me suis ennuyé !

Et nous, qui avons écouté le récit du rayon de soleil, que dirons-nous ?
Nous dirons : «Le rayon de soleil a fini de raconter".


***

Conte d'Andersen

Les différents types de dragons : Les Dragons métalliques.

Les Dragons de Bronze.
Les Dragons de Bronze sont les plus répandus des dragons métalliques, on les trouve dans les régions arides.
Ils se nourrissent essentiellement de reptiles, leurs écailles sont de bronze ce qui leur donne une faible protection mais une apparence céleste.
Ils sont plutôt agressifs, pensant être considéré comme moins importants que les autres dragons métalliques. Leur vanité et leur ego sont facilement offensés, ils sont dominés par tous les autres dragons métalliques...
Leur arme la plus utilisée et une sécrétion acide qui lors du contact avec un matériau non métallique le fait fondre instantanément.

Les Dragons de Fer.
Ce sont des Dragons plutôt rares, qui vivent dans des milieux reculés.
Ils sont calmes et de faible intelligence, ils ne pensent qu'a subvenir à leurs besoins et à servir les dragons d'ordres supérieurs (Argent, Or).
Ces dragons se servent de leur queue de fer pour transpercer leurs ennemis...

Les Dragons d'Argent.
Ces Dragons se comptent au nombre de deux par continent, ce sont les plus grands des dragons, ils peuvent mesurer jusqu'a 40 m d'envergure.
Leur puissance est énorme. Ces magnifiques et imposantes créatures n'ont pas de dons pour la magie...

Les Dragons d'Or.
Les plus dignes des dragons sont les dragons d'Or, ne tuant que pour leur propre survie.
Ils sont tellement rares qu'on ne sait pas combien il en existe.
Ils n'apparaissent que lors de grands conflits. ils participent alors aux combats en choisissant la cause la plus noble pour dissuader les autres dragons à combattre.
Ces dragons sont les plus doués en magie, chaque Dragon d'Or peut maîtriser un élément, celui-ci est déterminé par les dons de ses géniteurs...
Ils sont également les dragons les plus attentifs et les plus intelligents, ils se battent entre eux dans des jeux de réflexion tels que les énigmes ou les joutes verbales...


Les différents types de dragons. : Les dragons sans formes

Les Dragons des Brumes.
Ces dragons pour le moins étranges, ont une forme gazeuse.
Ils peuvent faire surgir des geysers ou des raz de marée, ils sont cruels et lorsqu'on les offusque ils prennent la vie de centaines de gens...

Les Dragons Nuageux ou Dragons Volatiles.
Ce sont des dragons qui vivent en communauté.
Ils durcissent les nuages en projetant un solidifiant par leurs narines ; celui-ci leur sert également à se protéger des autres dragons.
Ce dragon peut passer de l'état solide à l'état gazeux vaporeux à volonté, voilà d'ou il tient son surnom de Dragon Volatile.

Les Dragons Obscurs.
Ces dragons ont de très petites ailes et ne peuvent pas voler durant longtemps, mais ils courent très vite et ont des cornes de 7 cm de diamètre et de 1m de long.
Ils vivent dans des galeries souterraines millénaires et n'en sortent que la nuit pour chasser en émanant un gaz neutralisant.



Les femmes serpents

Certaines sirènes ne quittaient pas la rivière ; mais il semble que d'autres divinités aquatiques, auxquelles ceux qui ont rapporté leurs gestes ont donné ce nom, pouvaient s'éloigner des eaux et se mêler aux hommes sous l'aspect de femmes ordinaires ; elles avaient même avec eux des relations qui allaient jusqu'au mariage ; mais elles faisaient auparavant jurer à leur époux de respecter certaines défenses, ou de souscrire à des conditions parfois assez singulières. La violation de ces promesses amenait la rupture de l'union, et la dame reprenait, soit la forme de serpent, comme les Mélusines, soit celle que l'on attribue aux sirènes.

On rencontre dès le XIIe siècle cette légende dans le Midi.
Un jour que le seigneur de Russetum se promenait le long du fleuve Lar, il vit venir une dame belle et richement habillée qui le salua en l'appelant par son nom. Etonné de ce qu'elle le connût, il se mit à causer avec elle et lui parla d'amour ; mais elle lui répondit qu'elle ne se donnerait à lui que s'il l'épousait. Il finit par y consentir, et elle stipula comme condition expresse qu'il ne la verrait jamais nue. Ils se marièrent, furent heureux et eurent de beaux enfants. Mais un jour que le chevalier revenait de la chasse, on lui dit que sa femme était au bain, et l'idée lui vint de la voir nue. Malgré les prières et les imprécations de la dame, il força la porte ; mais à peine eut-il jeté un regard sur son épouse, qu'elle se changea en serpent, plongea dans l'eau et disparut. Elle ne revint plus que la nuit, à l'insu de son mari, pour voir ses enfants.

Les éléments principaux de ce récit se retrouvent dans une tradition de la Franche-Comté.
Le sire de Mathay avait épousé une belle créature qu'il avait rencontrée sur les bords du Doubs, après avoir juré de lui permettre de ne point passer avec lui la nuit toute entière du vendredi. Il respecta cette convention pendant quelque temps ; mais une nuit, il épia sa femme et parvint sur ses pas jusqu'au bord de la rivière, où il la vit plonger et commencer à jouer parmi les ondes ; il s'aperçut alors que sous l'eau transparente le corps de la baigneuse se terminait comme celui des sirènes.

On raconte à Grenoble qu'uen sorte de nymphe, que l'on désignait sous le nom de sirène, sans dire sous quelle forme elle se présentait, sortit de l'Isère, presque tous les soirs, pour venir retrouver sur la berge un jeune homme qui s'était pris d'amour pour elle. Des jaloux les ayant surpris, elle entraîna son amant dans sa demeure liquide, et on ne les revit jamais plus.

On dit au Guédéniau (Maine-et-Loire) qu'une sirène avait des relations amoureuses avec un brocard (chevreuil) de la contrée, et que c'est pour cela que le ruisseau qui traverse le bourg se nomme le Brocard.

Le souvenir des autres esprits féminins qui avaient leur demeure sous les rivières est plus effacé que celui des sirènes.
Suivant une légende assez romantique, une fée habitait un palais de cristal, sous les eaux de la Rance. Il semble que la belle fille aux yeux verts qui se montrait tous les soirs, au crépuscule, sur les rives de la Semois, dans les Ardennes belges, y avait aussi sa résidence : d'abord un jeune homme la voyait dans les ondes transparentes, puis elle sortit de l'eau, et venait s'asseoir sans rien dire auprès de lui en le regardant, mais bientôt elle disparaissait ; il essaya un jour de la suivre dans son domaine aquatique ; il ne put y parvenir, et l'ondine cessa ses apparitions.



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