mercredi 16 juillet 2008

Le thym

Son nom vient d'un mot grec signifiant "courage" ; c'est en effet une plante qui stimule la combativité et la volonté, et également une plante très masculine.
Les dames du Moyen Age offraient à leurs chevaliers des écharpes brodées d'une abeille et d'une branche de thym, afin de leur rappeler de toujours associer la douceur à la vaillance, et les peuples nordiques en inhalaient l'essence pour solliciter vigueur et courage.

Le thym est aussi une plante particulièrement adaptée à la pratique de la magie : de même que le cristal de roche, celui-ci permet de concentrer ses énergies et sa force. De nombreux mages ont pour habitude de coudre une légère doublure à leurs vêtements, qu'ils emplissent de thym pilé.

En herboristerie, le thym est fortifiant, purifiant et désinfectant. On l'utilise avec du romarin et de la menthe contre les rhumes et les fièvres, ainsi qu'en usage externe pour soulager les articulations (onguents et huiles de massage).

Si cela vous interesse, on peut ajouter ici une rubrique spéciale pour des remèdes naturels à base de plantes afin de soigner vos petits bobos !
Vous n'avez qu'un mot à dire et les fées se feront un plaisir que de vous enseigner leurs pouvoirs...

Les 7 plantes magiques

Si toutes les fleurs ont leur Fée attitrée, certaines plantes bénéficient de la protection de Fées particulièrement puissantes.
On cite ainsi les 7 plantes magiques par excellence, dont l'usage préserve de toutes les attaques naturelles ou surnaturelles. Il s'agit de :

- l'herbe de la Saint-Jean,
- de la verveine,
- de la véronique,
- de l'euphraise,
- de la mauve
- de l'achillée
- de la brunelle.
De ces 7 plantes, l'herbe de la Saint-Jean représente une véritable panacée. Vulnéraire absolu, elle guérit toutes les affections causées par les Fées, tels que les points de côté, les démangeaisons et les crampes.
Portée en talisman, elle préserve des brûlures de Fées, de la sorcellerie et du démon.
L'achillée possède également d'extraordinaires vertus préservatives et protectrices.


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Image : Brucero

Les dames blanches au destin tragique

Plusieurs de ces dames avaient une attitude triste et conforme à la destinée tragique que leur attribuait la légende.

Lorsque la lune brille, il n'est pas rare de voir sortir des ruines du manoir de Kerprigent en Saint-Jean-du-Doigt, une jeune femme très belle ; ses cheveux épars sur ses épaules indiquent qu'elle vient d'être surprise au moment où elle allait se livrer au sommeil ; sa bouche entrouverte exprime une profonde douleur, et sa main droite, tenant sur son coeur un linge souillé, montre une large plaie d'où s'échappe le sang. Souvent elle jette des cris perçants qui attirent la Biche blanche des landes ; elle se couche à ses pieds, la flatte et lèche les gouttes de sang qui souillent ses mains et sa robe.
D'après la tradition, un seigneur du Bois-Lou, amoureux de la châtelaine qui repoussa ses hommages et lui défendit l'entrée du manoir, jura de se venger, et la nuit qui suivit son départ, les serviteurs de la dame de Kerprigent la trouvèrent baignée dans son sang et couchée sur le pied de son lit. Depuis, elle revient demander justice, mais son mari, mort en pays étranger, n'a jamais appris ses malheurs, et ses parents, n'ont pas essayé de venger sa mort ; aussi revient-elle jusqu'à la fin des temps.

A la Noël apparaissait au château de Corlay la femme du ligueur La Fontenelle, que l'on reconnaissait à sa démarche lente et grave et à la pâleur de son visage aussi blanche que ses vêtements. Sur les ruines d'une poterne au bas de la tour de Gannes à Chef-Boutonne, à minuit, surtout à l'approche des grands événements, une femme vêtue de blanc, s'élève comme une légère vapeur, en plaçant un doigt sur sa bouche ; c'est la fille de Gannes, que son père tua au moment où elle livrait cette poterne à un chef Maure dont elle était amoureuse.
L'ombre de Midone, frappée par son père un jour qu'elle s'interposait entre lui et son époux, revient chaque nuit, prier et pleurer sur les débris du château de Montaigle ; elle erre en silence, comem si elle cherchait son mari ; mais tous les dix ans, au coup de minuit, elle l'appelle en poussant un seul cri : "Gilles !", qui était le nom de son bien-aimé.

Chaque année, une dame blanche sans tête apparaît sur les ruines du château de Montaigu, et en fait le tour à minuit. On croit reconnaître dans cette légende le mémorial du supplice par lequel aurait péri la châtelaine.
Une dame blanche revient au château de Darches (Ain) ; jadis poursuivie par un châtelain voisin, elle se jeta, pour se soustraire au déshonneur, dans un torrent avec une cassette remplie d'or et de bijoux.
Une châtelaine, morte sans les secours de la religion, erre, en poussant des cris plaintifs, sur les mâchicoulis du château de Marçay près de Chinou.
Lorsque les bergers voient la dame blanche sur les ruines de Montmirey et qu'ils lui crient : "Dame Blanche de Montmirey, que mires-tu là-haut ?", elle répond en disparaissant ces mots qui composèrent longtemps la devise des comtes de Montmirey : "Je ne mire que le ciel !".

La Dame blanche de la tour de l'Ebihen qu'on appelle aussi la "Mourioche", est l'âme d'une ancienne propriétaire de l'île qui revient le soir, voilée de brouillard, pour coucher sur son antique domaine, et s'envole avec les mouettes, au matin, lors de la marée.
Une jeune fille vêtue de blanc se promène quand le soleil brille, sur les ruines du château de Tonquédec : on la voit de fort loin ; dès qu'on en approche, elle s'éloigne.

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