mardi 15 juillet 2008

Vin à la pimprenelle


Souvenir de Dame Blanche

Dans le chaudron enchanté :
- 1 bouteille de vin blanc sec
- 1 orange
- 1 citron
- 1 ou 2 cuillères à soupe de sucre
- plusieurs brins de pimprenelle
- 1/4 de litre d'eau gazeuse.

Préparation :

Versez le vin dans un grand pichet en verre.
Ajoutez les autres ingrédients (orange et citron en tranches)
Mélangez et laissez macérer quelques heures au réfrigérateur.
Servez avec des glaçons

Dames bleues, Vierge de glace et fées des montagnes

Resplendissantes de beauté, corps de glace, chevelure givrée, taille de guêpe, les filles des rayons du soleil portent de jolies ailes chatoyantes. Toutes vêtues des ombres bleues des neiges, elles habitent les plus hautes montagnes des Alpes. Mais elles ne supportent pas qu'un humain leur touche les cheveux car elles sont alors capables de les abandonner aux caprices des Fées de l'écho qui ne manqueront pas de les égarer, ou à ceux des Fées du vertige toujours prêtes à attirer l'intrus dans l'abîme.
Elles plantent des fleurs sur les pentes, rentrent les chamois le soir dans de vastes cavernes, abritent les chalets des avalanches déclenchées par les colères printanières des mugissants Wilde Männer et autres Trolls des Alpes, font croitre l'herbe et parfument le lait des troupeaux, enseignent aux jeunes bergères l'art des simples et les dons de l'amour

Il ne faut pas cponfondre les "Madame la Fée Bleue" des beaux contes, qui exaucent les voeux sincères et tiennent au propre les carnets de bonne conduite des enfants... avec les Dames Bleues, les Vierges Bienheureuses ou Vierges Sauvages, les Selingen Fraülein et Wilden Jungfraüen qui règnent sur les montagnes.
Elles apparaissent à l'entrée des cavernes rocheuses. D'une voix claire et retentisante, elles chantent des lieder qui résonnent bien loin dans les vallées. Le berger, la-haut, sur les pentes herbeuses, entend ce chant lui parvenant comme un écho suave. Il sait que cela signifie : prends garde à toi !". Elles le protègent, le suivent pas à pas, l'empêchent de se perdre quand les nuées sont basses, de tomber au fond d'invisibles dangers où le mène sa quête, aux confins des territoires terrestres, là où l'âme se substitue au savoir.
Epouses fidèles des farouches Waldzergen, Nörggen et Lörggen, les Vierges Bleues s'attachent aux hommes des alpages comme à des êtres fragiles, des enfants perdus au milieu d'une nature dont ils ignorent la "pensée". Lorsque l'un d'eux tombe, elles le reçoivent dans leurs voiles tendus au-dessus du vide.
La brunette Dive est leur soeur du versant italien, la Fhrön celle du versant suisse ; les Dalien aux pieds de chèvre gambadent du côté de l'Autriche.

La Vierge de glace, Reine des Neiges ou Schneefraülein est aussi toute de bleu vêtue. Andersen la décrit superbe entre toutes, les cheveux blancs comme neige, solitaire au milieu des glaces éternelles, cherchant à entraîner les braves visiteurs dans son empire lumineux mais si froid que nul homme ne peut y tenir. Afin de les garder auprès d 'elle, la belle leur plante au coeur un éclat de cristal ouvrant les portes de l'oubli et des ravissements infinis. Hélas, toujours l'éclat de gel fond, l'endormi se réveille et s'enfuit. A la fois aérienne et aquatique, elle prend alors toutes les formes pour le poursuivre : en aigle le survole, en saumon de cascade en cascade s'élance, en hermine de branche en branche le rejoint, en souffle de vent le jette dans le vide. Puis la demoiselle s'agenouille près de lui, dépose un froid baiser de mort, qui le transforme en gisant de glace.

Grün évoque avec ravissement les Demoiselles Bleutées, Filles de rayons du soleil, folâtrant au soleil couchant de Lucerne : quand elles chantent en choeur, on croirait entendre le son lointain des cloches d'église. Le soir, elles se groupent en cercle au sommet des montagnes. Elles étendent leurs ailes d'or et de roses. Alors le faîte des glaciers s'illumine de teintes inexprimables et les hommes disent que "les Alpes sont en feu". La nuit, ces aimables Elfines dorment au sein de la neige, attendant l'aurore. Elles partagent leur affection entre les fleurs, les papillons et les bergers.


Le Roi des elfes amoureux

A l’époque où fées et mortels se côtoyaient sur terre, un noble irlandais du nom d’Eochaid perdit au jeu son épouse, Etain, au profit d’un roi des elfes. Voici comment cela arriva.
Etain attira l’attention de Midhir, un roi des Tuatha Dé Danann, qui la courtisa en secret, lui promettant de l’emmener dans son royaume invisible. Elle accepta, mais à la condition que son mari la laissât partir. Midhir patienta un an, puis il se présenta au château d’Eochaid.
- Qui êtes-vous ? demanda le seigneur des lieux.
- Midhir de Bri Leith.
- Que voulez-vous ?
- Jouer au fidchell avec vous.
Le Fidchell était un jeu analogue aux échecs, avec des figurines en or se déplaçant sur une tablette d’argent, et Eochaid se flattait d’être de première force à ce jeu. Il accepta de faire une partie, mais seulement si l’on fixait un enjeu. Midhir sourit et choisit le sien : cinquante chevaux à la robe sombre et à la tête rouge sang. Il perdit, et le lendemain Eochaid eut ses chevaux. Puis la mise augmenta et fut de cinquante bateaux rapides et cinquante épées à la poignée d’or. Midhir perdit encore, et Eochaid reçut son dû. Ils décidèrent alors de faire une troisième partie.
Quand Eochaid demanda quel serait l’enjeu, Midhir répondit :
- Ce que le gagnant demandera.
Eochaid accepta avec empressement. Cette fois, Midhir gagna. Il fixa son enjeu : prendre Etain dans ses bras et baiser ses lèvres. Eochaid hésita, mais il avait donné sa parole et il n’avait pas le choix. Il promit de remettre Etain dans un délai d’un mois. Lorsque Midhir se présenta au jour convenu, il trouva Eochaid et Etain dans la cour du château, au milieu de leurs hommes d’armes. Mais leurs rangs s’écartèrent quand le roi des elfes s’approcha. Midhir fit passer son épée de sa main droite dans sa main gauche et enlaça Etain de son bras droit. Tous deux s’élevèrent dans les airs jusqu’à ce qu’ils ne fussent plus que de simples points, blanc cygnes volant vers le merveilleux royaume de Midhir.
Ce fut le début d’une guerre sans merci entre l’elfe et le mortel, mais Midhir garda son amante humaine.

Source : Les rédacteurs des Editions Time-life , Les mondes enchantés ;LES ELFES ET LES FEES.

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Texte envoyé par Eliwen que je remercie très fort !
Illustration :
Eliwen
Rendez-vous dans sa galerie ou Eliwen vous régalera de son talent !
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