samedi 12 juillet 2008

Les sirènes ne sont pas toujours malveillantes

Les sirènes de l'île de Noirmoutier et du littoral vendéen s'approchent en chantant, et offrent à ceux qui les rencontrent ou les reportent à l'eau quand elles sont échouées de l'argent ou un trésor caché sous une pierre.

Une sirène, restée à sec sur la plage, donne à la mère du héros breton Rannou, qui l'avait aidée à regagner le flot, une conque pleine d'une liqueur magique, en lui disant de la faire boire à son fils, qui, grâce à elle, deviendra le plus fort et le plus puissant des hommes.

La ville de Châtellaillon fut florissante tant que l'on respecta la sirène qui habitait un rocher du voisinage, qu'on appelle encore son hôté ; mais, un pêcheur l'ayant blessée, elle annonça avant de mourir que la capitale de l'Aunis s'en irait tous les jours à la mer d'un sillon et d'un denier.

Toutes ces sirènes récompensent les gens qui les ont épargnées ou leur ont rendu service, et d'ordinaire celles dont parlent les pêcheurs de la Manche ne noient pas les hommes et viennent parfois à leur secours. En Basse-Bretagne, les gwerziou et les comtes non localisés leur attribuent un rôle analogue : une demoiselle du fond de la mer vient chaque jour démêler les cheveux blonds du roi de Romanie qui était tombé à l'eau ; une sirène emmène dans son palais une jeune fille jetée à la mer par une méchante nourrice, et elle lui donne un onguent magique pour ressusciter son frère ; une autre sauve aussi une jeune fille et la recueille dans sa grotte, où toutefois elle l'attache à un rocher avec quatre chaînes d'or.


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