mardi 3 juin 2008

Au pays des elfes et des trolls

En Islande on prend le petit peuple des elfes et des trolls au sérieux.
D’après une étude réalisée par le professeur Erlandur Haraldson,5% des islandais disent avoir vu des elfes et 55% disent qu’existent de tels êtres ou que leur existence est probable.
Et il paraît qu’avant de construire une maison ou une nouvelle ferme on consulte un sage du lieu qui s’assure que “le peuple caché” n’y verra pas d’inconvénient.
On peut parfois en plein campagne voir des routes qui effectuent des crochets bizarres que rien ne justifie…c’est que les ingénieurs islandais des “Ponts et Chaussés” ont préféré ne pas dynamiter ou déplacer tel ou tel rocher connu depuis des lustres comme étant un lieu habité par un troll.


Les êtres surnaturels font partie de la vie quotidienne d'Islande, comme les 4x4. De temps à autre, une petite maison : on croit d'abord à des sortes d'abris de jardin, mais il faudrait ramper pour récupérer le râteau... Ce sont les maisons construites pour les elfes, le "huldufólk", le peuple caché. Vous pensez que le folklore chante l'appel du touriste ? Tsss, tsss, tsss... pas du tout, du tout ! Ecoutez plutôt (avant qu'ils ne se réveillent et vous repèrent).

Les elfes sont des créatures plutôt féminines, aériennes et vaporeuses, ce sont dit-on les enfants cachés d’Eve.
Les trolls sont des nains grotesques le plus souvent malveillants qui commettent leurs mauvais coups la nuit. Mais gare à eux s’ils sont surpris par la lumière du jour, ils sont alors pétrifiés à jamais.

La pierre qui tourne de Champey (Haute Saône)



Sur les hauteurs, au nord de Champey, s'étend une immense forêt appelée "Bois de Vaux".
Sur un sommet à 520m se trouve le mégalithe de "la Pierre qui tourne", qui n' est autre qu' une moraine laissée par les immenses glaciers qui recouvraient nos régions il y a des dizaines de milliers d' années.

La légende dit que cette pierre tourne sur elle-même pendant la nuit de Noël tous les cent ans. On dit aussi qu’elle cache le trésor des druides et qu’il est possible de le récupérer durant cette occasion.

Pièges à connaître

Les Elfes jouent essentiellement sur la désynchronisation du temps. Lorsque l'on participe à leurs activités, on passe dans un temps elfique qui n'a plus aucune commune mesure avec le temps humain.
Éviter absolument les quatre pièges suivants :
- Leurs baisers
- Leurs boissons et les nourritures
- Leur musique
- Leurs rondes
Celles-ci sont invisibles en général, si ce n'est un cercle plus clair dans les clairières. Poser son pied à l'intérieur de ce cercle revient quasiment à se condamner à mort. On se verra aussitôt emporté par des elfes qui vous contraindront à danser avec eux. Cette danse paraîtra courte, mais en réalité se seront écoulés des jours, des années voire des siècles. La musique des Elfes fait perdre aussi la notion du temps. On entend soudain une musique surnaturelle jouée par des musiciens invisibles, et on reste à écouter pendant un temps elfique indéterminé….

Mourir chez les Elfes :
On dit que les défunts ne meurent pas vraiment mais s'en vont, volontairement ou pas, jusqu'au pays des Elfes où ils demeurent prisonniers. Certains prétendent que seules les personnes qui meurent subitement connaissent ce sort. Si ces défunts se manifestent à leurs proches sous la forme de spectres, il est possible de les arracher à leur séjour elfique, simplement en tendant la main cers eux. Ce séjour est en effet bien ennuyeux pour certains. A d'autres, il parait si beau qu'ils ne désirent pas la quitter.

Les humains que les Elfes préfèrent
Les Elfes aiment :
- Les humains qui ont de la considération pour eux. Ils sont prêts à remuer ciel et terre pour ceux qui reconnaissent leur existence.
- Les personnes qui respectent la nature.
- Ceux dont la maison est bien rangée et bien décorée, avec des bougies allumées, des fleurs dans les vases et des plantes vertes en bonne santé.
- Les gens qui sont de caractère enjoué et aimable
- Les personnes généreuses
- Par-dessus tout, ceux qui leur laissent de quoi boire et manger pendant la nuit.

Les humains que les Elfes détestent
Les Elfes détestent :*les gens mesquins, tels ceux qui cueillent toutes les mûres d'un roncier en ne laissant rien pour l'Elfe ou l'enfant qui passerait par là
Les individus malhonnêtes
Les paresseux
Les hypocrites
Les lâches
Les humains inconstants et infidèles
Les personnes arrogantes, orgueilleuse, despotiques
Ceux qui salissent et détruisent la nature

Fascination pour les humains

Aux heures crépusculaires, les Elfes tentent également d'attirer les humains de sexe masculin. Leur outil de prédilection est leur voix douce et mélodieuse. Si quelqu'un se fait piéger et pose son regard sur un de ces Elfes à l'apparence féminine, le regard de l'entité lui glacera le cœur. S'il se laisse embrasser, ce baiser lui sera fatal.

Armure anti-elfique
Certains éléments ont le même effet sur les Elfes que l'ail ou les croix sur les vampires :
- Le son d'une cloche
- La Bible
- L'eau courante
- Le sel
- La mousse d'un vieux cimetière
- Une chaînette de pâquerettes
- Un fer à cheval
- Une chaussette sous le lit
- Un couteau sous l'oreiller
- Une paille d'un balai
- Une tête de cochon
- Le millepertuis
- Porter ses vêtements retournés à l'envers


Chèvre Frais au Caramel de Pâquerettes



Dans la musette des fées :
- 20 pâquerettes bien ouvertes,
- un fromage de chèvre frais de 400 g,
- 4 tranches épaisses de pain aux céréales,
- 200 g de sucre cristallisé
- 20 cl d'eau.

Préparation :
Effeuillez les fleurs et mettez-les de côté dans une petite assiette.
Mettez les tranches de pain à griller, puis tartinez-les généreusement de fromage de chèvre.
Faites fondre le sucre dans l'eau et laissez cuire en surveillant attentivement jusqu'à obtenir un caramel blond.
Retirez le caramel du feu et ajoutez les pétales de pâquerettes en pluie, puis versez sur le fromage et servez aussitôt !

En accompagnement, on peut servir une salade de pixies avec en parts égales des feuilles de mâche, d'oseille et de pissenlit, ainsi que des fleurs de bourrache, de violette et de souci, assaisonnées de vinaigre de framboise ou d'un filet de jus de citron.

***
Image : James Browne


C'est la nuit....


C'est la nuit que les elfes sortent,
Avec leur robe humide au bord,
Et sur les nénuphars emportent
Leur valseur de fatigue mort.


Théophile GAUTIER


Légende secrète du lys

C’était au début du printemps.
La Déesse - Nature jeta un coup d’œil sur la Terre et aperçut un immense domaine royal, entouré d’un jardin aussi large où il ne poussait que des chardons. Au milieu de son jardin, le Roi-Maître, qui s’appelait “ Lys ”, regardait d’un air chagrin autour de lui et pleurait. Il aurait volontiers offert une bonne partie de sa fortune si même une fleur s’était épanouie dans son jardin.
Attendrie par sa souffrance, la Déesse décida d’accomplir ce désir mais pas avant qu’il fasse preuve d’humanité envers ses prochains.

Ainsi, un jour, une envoyée de la Déesse, pareille à une pauvre vieille femme fatiguée par les années, s’arrêta à la Cour Royale en demandant asile et soin. Le Roi fut profondément touché par sa requête.

On savait qu’une sorcière lui avait préparé une potion-miracle pour une jeunesse et une vie éternelle, avec la consigne de ne jamais se séparer de la liqueur. Mais sans hésiter, le Roi l’offrit à la petite vieille. Le lendemain, elle avait disparu comme par enchantement.
Rêveur, le Roi se promenait à travers son jardin et il fut étonné de voir à la place de la forêt de chardons, des milliers de feuilles vertes.

La deuxième envoyée de la Déesse fut une très belle fille qui était aussi la plus pauvre de la contrée. Avait sonné l’heure de son mariage. Mais il lui était impossible de s’acheter la robe de cérémonie. De nouveau généreux, le Roi lui en fit don. Sa blancheur était d’un éclat sans pareil et les plis la rendaient si ample que deux pages devaient la tenir. A l’aube, la jeune fille n’était plus là.
A sa place, dans le jardin, à côté des feuilles, il y avait des fleurs blanches et étincelantes dont les pétales ressemblaient aux plis de la robe de mariée.

Le jardin royal devint un vrai paradis.

Une raison de plus pour que les ennemis du Roi se préparent à le détruire ! Mais la Déesse-Nature veillait toujours sur lui et, de plus, elle était très contente de la noblesse qu’il avait prouvé devant la souffrance humaine. Voilà pourquoi elle dota les fleurs d’un parfum si fort qu’à la tombée du jour, quand les ennemis s’approchèrent du jardin, ils s’endormirent sur place. De bon matin, ils partirent honteusement, sans jamais penser à toucher les fleurs royales.

Dès lors, il y eut sur la terre : le Lys, cette fleur fort parfumée, d’un blanc étincelant, si délicate et tendre, comme les faits du Roi Lys, dans le jardin duquel la Nature l’a planté pour la première fois.



Fascination pour les humaines

Si le culte de la beauté constitue l'une des valeurs les plus sympathiques de la mentalité elfique, sa répercussion sur les humains est nettement moins appréciable : certaines de nos compagnes deviennent la proie d'elfes amoureux qui vont parfois jusqu'à les kidnapper.

Voilà comment les choses se passent en général : la future victime s'endort sur une colline et, quand elle se réveille, elle se trouve au milieu d'une société d'Elfes en train de banqueter joyeusement. Si l'infortunée prend la précaution de ne rien boire ni manger, l'Elfe amoureux finira peut-être par la laisser repartir chez elle sans aucune mémoire de ce qui lui est arrivé, dotée en prime d'un talent de voyante ou de guérisseuse. Si, par contre, elle a le malheur de boire ou de manger, deux cas de figure se présenteront, aussi terribles l'un que l'autre :


- Un coup de tonnerre retentira, le spectacle s'évanouira et la pauvre femme se réveillera sur la colline dans un état semi comateux dans lequel elle demeurera jusqu'à sa mort, qui surviendra peu après

- Elle restera l'esclave des Elfes à jamais; les elfes sont également attirés par les êtres humains extrêmement laids. Ils trouvent en effet l'extrême laideur d'une beauté sans nom.


Que faire pour s'opposer à la volonté d'un Elfe amoureux ?

Les Elfes opèrent d'autant plus facilement que les maris sont absents. Ces derniers auront donc intérêt avant de partir à prendre leurs précautions en plaçant dans le lit de leur femme, des éléments que les Elfes ont en horreur : quignon de pain, Bible et morceau de fer.


Fer :
Ce métal a la réputation de neutraliser les influences maléfiques. Dès le 1er siècle, on employait un morceau de fer pour tracer dans le sol ou en l'air des cercles autour des personnes que l'on voulait isoler des influences pernicieuses. Le diable et se sbires détestent le fer, dont l'éclat les aveugle.


Peut-on aller rechercher une jeune fille enlevée par les Elfes ?

Oui, mais seul son conjoint peut espérer y réussir. Pour cela, il devra creuser dans la colline où la jeune fille est prisonnière. Mais attention, s'il pioche dans une colline aux Elfes sans attendre un jour de pleine lune, le trou sera comblé dès le lendemain, excepté s'il a pris auparavant la précaution de répandre du sel. Si, par hasard, il réussit à retrouver sa compagne, rien n'est gagna pour autant, car celle-ci se trouve souvent dans un état léthargique. En réalité, les Elfes n'ont pas rendu son véritable corps, ou, s'ils l'ont fait, ils lui ont adjoint discrètement un objet qui maintient un lien magique avec eux, souvent une ceinture dont le noeud s'avère impossible à dénouer et qui, bien sûr, est totalement indestructible.


Sel :

Le sel est un symbole d'éternité parce qu'il ne se corrompt pas. Dieu a recommandé qu'on s'en serve au baptême. Toutes les créatures "intermédiaires" le détestent, qu'elles soient bienveillantes ou non. Le Diable a tellement le sel en horreur qu'on ne mange rien de salé au sabbat.


Antidote anglo-saxon

Broyer de la myrrhe dans du vin en ajoutant une même quantité d'encens blanc. Racler dedans un peu de pierre d'agate et boire le mélange après une nuit de jeûne, trois matins de suite (ou neuf ou douze, pour plus de sûreté).



Le satyre

Les satyres sont des personnages de la mythologie grecque.
Mi-hommes mi-boucs, ils hantent les lieux champêtres, batifolent et pourchassent les nymphes en jouant de la flûte. On les appelle aussi des faunes ou parfois des chèvre-pieds. Quand ils vieillissent, ils prennent le nom de silènes.

Compagnons du dieu Dionysos (ou Bacchus, à Rome), les satyres partagent son goût immodéré pour le vin. Au sortir d'une beuverie, ils deviennent franchement incontrôlables, agités, violents, grossiers et lubriques.

Gare aux femmes qui passent à leur portée ! Velus, avec le haut du corps comme celui d'un homme et les jambes semblables aux pattes d'une chèvre, sabots compris, ils portent aussi de petites cornes, des oreilles pointues, de longs poils malodorants, tandis que leur regard brille d'ironie et de lubricité.

L'orgueil des abeilles

Une gracieuse légende du Morbihan prétend que les abeilles sont nées des larmes que Jésus versa sur la croix ; pas une ne tomba sur terre, mais toutes s'envolèrent, pour porter, de la part du Sauveur, quelque douceur aux hommes.

Plusieurs récits parlent de l'orgueil des abeilles, et de la façon dont il fut rabaissé ; suivant la version nivernaise, au moment où le bon Dieu distribuait ses dons aux animaux, elles demandèrent à être logées dans un panier d'argent, suivant celle de Basse-Bretagne, dans une maison d'or. Dieu, irrité de leur prétention, répondit qu'elles auraient pour demeure des maisons de paille ou des paniers d'osier enduits de bouse de vache. Les abeilles voulaient de plus que leur piqûre fût mortelle ; Dieu décida que les piqûres faites à une créature vivante seraient pour elle un danger, mais que toute abeille qui piquerait en mourrait.

D'après la traditon morbihanaise, elles furent logées dans des palais d'or, et ceux qui osèrent y toucher furent blessés par elles et moururent ; mais Dieu, voyant qu'elles étaient devenues orgueilleuses et malfaisantes, les punit en les réduisant à habiter sous de petits toits de chaume, et maintenant quand elles piquent les hommes, ce sont elles qui périssent.

En Haute-Bretagne, où les avettes n'existent que depuis la venue de Jésus-Christ sur terre, lorsqu'elles furent sur le point de le quitter pour essaimer par le monde, l'une se mit à dire :
-Tout ce que je piquerai avec mon dard mourra !
- Non, répondit Notre Seigneur ; toute personne que vous piquerez s'en ressentira, mais après l'avoir piquée, vous mourrez !

Une particularité bien connue du bousier (Meloe), qui, lorsqu'on crache sur lui, secrète une sorte de liqueur rouge, est l'objet d'une explication populaire dans l'Aude, où l'on dit que cet insecte s'abreuvera des gouttes de sang tombées au pied de la croix, et les enfants en le couvrant de crachats jusqu'à ce qu'il ait émis sa goutte rouge, y font allusion : rend la sang de nostre Segne ou te tui ! ou :
Escarbat de Sant Jan
De nostre Segne rand le sang
Ou te tui, biell'mayssant


Plus ordinairement, les enfants se contentent de lui adresser des formulettes comme celle-ci : Donne-moi du sang rouge et je te donnerai du sang blanc

Le miracle des roses

Plus ordinairement, les objets miraculeux sont des fleurs, et c'est pour cela que l'on donne parfois à ces légendes le nom de miracle des roses.

Le sire d'Estouteville ayant rencontré sa fille qui portait dans un pan de sa robe des provisions destinées aux artistes qui travaillaient à l'église de Valmont et que son père nourrissait mal, lui demanda ce qu'elle avait dans son tablier :
- Mon père, répondit-elle, ce sont des roses.
Et quand elle eut déroulé sa robe, il s'y trouva en effet un beau bouquet.

Le sire de Crocq, rentrant de la chasse plus tôt que d'habitude, trouva sa femme qui avait rempli son tablier de pains destinés aux pauvres du voisinage, et il lui demanda ce qu'elle portait :

- Monseigneur, ce sont des fleurs pour la sainte Vierge, répondit-elle en tremblant.
Le baron rabattit le tablier, et il s'en échappa des fleurs.

Cette donnée figure aussi dans les contes populaires : une marâtre croyant que sa fille emportait à manger, la force aussi à montrer ce qu'elle avait dans son tablier, et par la vertu d'une baguette donnée par une fée, elle n'y trouve que de fleurs.
C'est aussi ce que vient, sans intervention de baguette, une autre femme qui soupçonnait sa propre fille de porter à manger à une belle-fille qu'elle haïssait ; un père, qui, averti par sa seconde femme, croit que sa fille cache du pain dans son tablier ; un roi qui détestait les pauvres, et qui rencontre une petite servante qui leur portait du pain et de la viande.

Origine surnaturelle de la flore sous-marine

Plusieurs légendes des environs de Saint-Malo expliquent la présence des herbes marines sous les eaux.

Lors d'une grande famine qui décimait les poissons, un génie envoyé par leur dieu arriva au fond de la mer avec une charrette attelée de dix chevaux et chargée de graines et de plantes de toutes sortes ; il le sema et les planta, et au bout de huit jours, elles avaient poussé.

Ils rattachent aussi leur origine à des épisodes de la vie des fées sous-marines : l'une d'elles ayant donné un anneau magique à un matelot qui l'avait secourue, celui-ci fait naufrage, mais au lieu de se noyer, il descend sous les eaux et prend pied près du château de la dame ; elle le charge de soigner son jardin, et comme elle se plaignait de ne pas avoir de plantes aussi variées que celles de la terre, il frotte son anneau et aussitôt toutes les variétés des herbes marines y croissent.

Suivant un autre récit, un pêcheur qui glisse aussi sous les flots arrive dans un monde nouveau où il est bien accueilli par une divinité ; la peste s'étant déclarée parmi les poissons, il se souvient des herbes médicinales que les fées cultivaient dans leurs grottes ; sa maîtresse lui permet d'aller en chercher, et l'épidémie cesse quand il les a plantées.

On dit parfois que le fond de la mer, auparavant privé de végétation, s'est garni d'innombrables plantes après le naufrage d'un navire chargé de toutes sortes de graines, et que les herbiers que la mer découvre sont d'anciennes prairies submergées.




Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...