mercredi 21 mai 2008

La légende de la Tour aux puces


Au moyen-âge l'empereur Charlemagne adorait la chasse. Il chassait dans les environs de Thionville avec sa meute de 683 chiens. Quand il retournait à Aix-la-Chapelle, les chiens restaient à Thionville.
Les chiens étaient couverts de puces et se grattaient sans arrêt. Bien à l'abri dans les longs poils, les puces se multiplièrent et envahirent la ville.
Tous les Thionvillois se grattaient à leur tour. La situation empirait tous les jours, alors les habitants décidèrent d'envoyer un missi dominici à Charlemagne pour lui raconter ce qui se passait. Une puce s'était agrippée à l'envoyé et dès qu'il fut reçu par l'empereur, elle sauta sur son nez et le piqua. Charlemagne cria et comprit le problème. Cependant il ne pouvait pas tuer sa meute. Il décida alors de faire construire une tour haute, trapue, énorme et hermétique pour enfermer les chiens.


La tour aux Puces fut successivement une poudrière (1580), une prison (1733) et aujourd'hui un musée.

Fées étalant des trésors

Les fées des eaux dormantes, comem celles de bois et des grottes, s'amusent parfois à exciter la convoitise des passants en leur montrant des trésors.

Un homme qui passait près d'un doué où lavait une fée ayant à côté d'elle un drap de lit couvert d'argent, s'étant arrêté à la regarder, elle lui demanda s'il voulait sa charge d'argent ou celle d'un cheval. Il répondit qu'il aimait mieux la charge d'un cheval, mais pendant qu'il était à le chercher, la fée disparut.
Cette petite légende a été recueillie dans le centre des Côtes-du-Nord ; mais une variante est populaire sur le littoral de ce pays. Une femme s'était rendue à un lavoir de Créhen qui passe pour hanté, vit l'eau toute couverte de pièces de six francs qui brillaient au soleil, et une lavandière qu'elle ne connaissait pas lui demanda si elle en voulait plein son tablier ou plein un sac. La femme répondit qu'elle en aimait mieux une pochée, puisqu'elle avait le choix ; mais quand elle revint avec son sac, la lavandière et les pièces de six livres avaient disparu.

Cette fée permit à une jeune fille qui, un autre jour, vit le lavoir couvert d'argent, d'en prendre tant qu'elle en pourrait porter.

Les bains des filles-oiseaux

Les fées qui, surtout au Moyen Age, se baignaient souvent dans les fontaines, ne paraissent pas, en France du moins, prendre ce divertissement dans les eaux stagnantes, qu'on ne regarde peut-être comme pas assez pures pour servir à leurs ablutions. Les personnages féminins, qui, d'après les légendes et les contes, se plaisent à s'y ébattre, appartiennent au monde satanique ou à celui de la magie.

A Corseul (Côtes-du-Nord), les femmes qui vivent avec le diable dans une ville souterraine au-dessous des ruines d'une cité gallo-romaine en sortent parfois pour venir se baigner ou laver leur linge dans un étang voisin.
La dame qui prenait ses ébats dans celui de la Poitevinière, près d'Ancenis, et qui fut poursuivie par le fils du seigneur de Vouvantes, semble être aussi quelque âme damnée, puisqu'elle s'évanouit comme une fumée quand on lui passe au doigt un anneau bénit.
Les autres baigneuses dont parlent les contes proprement dits sont apparentées aux filles, métamorphosées ou déguisées en oiseaux, qui, d'après les légendes fort répandues, reprennent leur forme quand elles ont déposé leur enveloppe sur le rivage.

Le vêtement de plumes qui figurait peut-être autrefois dans plusieurs contes de Haute-Bretagne, a disparu de la version contemporaine. Ce sont des robes ou chemises que les filles des magiciens ou du diable laissent sur le bord avant de s'ébattre dans l'eau, et celui qui parvient à les dérober ne les leur rend qu'à certaines conditions ; parfois même, il n'est pas nécessaire que le héros les leur prenne pour acquérir de l'influence sur elles.

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