vendredi 25 avril 2008

Beltane – la Fête de la nuit de Walpurgis, fête du May Day

Le Beltane est une fête dont l'origine remonte aux druides qui célébraient, à cette date, un festival du feu, symbolique de l'union de la déesse et de son consort, Cernunnos. Elle marquait l'arrivée des premiers fruits de la saison et promettait des récoltes abondantes.

Rituel
La veille du 1er mai, nommée nuit de Walpurgis, est dédiée aux "Elémentaux", les sylphides, les ondines, les gnomes, les salamandres. C'est aussi la fête des elfes et des fées.
C'est une nuit magique où le voile entre leur monde et le nôtre est ténu ; cette nuit appartient à ces esprits et ceux-ci peuvent parfois être vu par les mortels. La journée même du 1er mai en est une de jeux et de réjouissances ; après l'hiver, c'est l'occasion de célébrer, à l'extérieur, pour jouir pleinement du renouveau de la nature.
Beltane est aussi le temps pour lier sa destinée à une autre personne. C'est le temps du Handfasting. Au matin du 1er mai, le couple se promenait dans les bois et les partenaires échangeaient leurs vœux d'amour et de fidélité pour une période d'un an et un jour. La tradition voulait aussi que l'homme cueille des fleurs sauvages pour sa belle et les tresse en couronne ; la femme, quant à elle, cueillait des feuilles de chêne pour la couronne de son amoureux. Ils devenaient ainsi la représentation vivante de la déesse et de son consort. A la fin de la période, ils pouvaient décider de rompre ou de continuer.

Les déités à célébrer ou à invoquer
Flora : déesse romaine des fleurs
Diane : déesse de la Lune.
Pan : le dieu grec des bois et de la fertilité.

Comment décorer votre autel
Ue très grosse chandelle décorée avec des rubans roses, verts, jaunes et mauves, une couronne de fleurs, comme des marguerites, décoreront votre autel. Les fleurs appropriées sont les fleurs sauvages du printemps, comme les violettes, les primeroses et les boutons d'or.

Symboles et correspondances
Encens : lilas, muguet
Arbres : arbres fruitiers en fleurs, saule aubépine
Fleurs : lilas, muguet, fleurs de mai
Couleurs : rose, vert tendre, mauve, jaune
Chandelles : vertes, roses, mauves
Pierres : aquamarine, jaspe rouge, héliotrope
Planètes : Vénus, Lune
Carte du tarot : Grand prêtre, arcane majeur 5
Influence : intelligence, joie

Aliments traditionnels
Ce festival de la fertilité souligne l'arrivée des premiers fruits de la saison. De l'Ecosse nous vient la tradition de servir des biscuits à la farine d'avoine, ainsi que du pain et des gâteaux d'avoine nommés bannocks. Dans la tradition picte (les hommes bleus de l'Ecosse), le bannock était considéré comme nourriture sacrée.
Cependant, l'aliment de cette fête est le lait et tous ses dérivés : fromages, yaourt, crème glacée et fouetté, costarde, quiche, etc. Il est aussi de rigueur de servir le Vin de Mai, un vin blanc sec dans lequel on fait macérer des feuilles de woodruff pendant quelques jours. Vous pouvez d'ailleurs le faire vous-même à partir de votre vin blanc préféré. Avant de le servir, on place une fraise dans le fond du verre.

Les plats à servir
Fromages, quiches au gruyère, pailles au fromage, crème glacée, crème fouettée et fraises, shortcake aux fraises, charlotte aux fraises, pain à l'avoine, biscuits à la farine d'avoine, bannock, fondue au fromage.

Masque aux deux fleurs


Ingrédients :
- 1 cuillère à soupe de fleurs de souci
- 1 cuillère à soupe d'achillée
- 2 cuillères à soupe de yaourt
- De la farine d'avoine

Préparation :
Hachez finement les fleurs de souci et l'achillée, puis mettez-les à bouillir.
Sortez-les du feu et laissez infuser un quart d 'heure environ.
Mélangez deux cuillères à soupe d'infusion avec le yaourt dans un petit bol, et ajoutez assez de farine d'avoine pour obtenir une pâte lisse et légèrement consistante.

Pour avoir un teint frais et lumineux :
Nettoyez d'abord sa peau à l'eau et au savon doux, puis étalez la mixture généreusement sur le visage en évitant le contour des yeux et la bouche.
Laissez agir environ dix minutes en faisant une activité agréable, puis rincez abondamment à l'eau claire.

Nos Fées ont une autre recette pour les jours de grise mine :
Prenez deux cuillerées à soupe de lavande et de tilleul (calme et apaise la peau).
Couvrez-les d'eau bouillante.
Attendez quelques minutes, puis inhalez l'infusion versée dans un bol, avec une serviette tendue sur la tête et les épaules pour bien profiter dse propriétés des plantes.


Le Févert

Le Févert apparaît à la pousse des primevères, au troisième appel du coucou. Les dames, les demoiselles le rencontrent alors - par aventure - à l'orée du bois. Il se montre aux promeneurs à la façon d'une éclaircie. "Aimez-vous les bois?" leur demande-t-il, précédé d'un sourire aussi éclatant qu'une brassée de jonquilles... et ils les entraîne aussitôt aux bois. Elles assurent à chaque fois qu'une sorte d'envoûtement les y poussait alors que de toutes leurs forces elles appelaient leur bon ange à l'aide et, désespérément, se raccrochaient à toutes les ramilles, tigelles d'herbes nouvelles, aux radicelles ; en vain !
Elles espèrent s'ensauver, s'éloigner de l'orée entrouverte et, pourtant, chaque nouveau pas les en rapproche. Et sans cesse il parle, il chuchote contre l'oreille, il rit comme rit une source très gaie, il roucoule aussi bien que le merle en amour... et ses yeux - ses yeux - soupirent-elles à regret, sont aussi flatteurs que les miroirs du diable.

"Belles, vous êtes plus belles que le ciel".
Et son bras entoure la taille, pareillement à cette fameuse ceinture enchantée que rien, ni personne ne pouvait détacher... et on se laisse porter car il n'y a pas d'autre choix, car on sait bien qu'il est inutile et dangereux d'aller à l'encontre du courant.
Elles chavirent, se renversent dans ses bras et se laissent porter jusqu'aux taillis. Les haies, les épais fourrés s'écartent à leur passage. Les branches se baissent, les orties, les chardons, avec précaution, s'effacent. Il n'y a pas besoin de chercher une clairière car les arbres se retirent, laissent la place au lit de mousse, aux draps bleus de jacinthes, à l'oreiller des endymions penchés, aux voiles légers d'une flore effervescente.
Elles s'y couchent... et que ce soit Gladys, Marion, Sophie, Julie, Charlotte, Betty ou Alice, toutes s'accordent pour raconter la même chose. Pendant qu'il déshabille et caresse, le bel inconnu, tout de vert vêtu, raconte et évoque les choses intimes et mystérieuses de la nature secrète. D'une voix si mélodieuse qu'on oublie d'en retenir les mots, il confie pourquoi les ficaires ont des formes d'étoiles, que la bergeronnette ne danse qu'au bord des ruisseaux ; il va dénicher au fond des fraîcheurs boisées des images d'abandons, de joyeuses pariades, des ivresses d'envol et d'accouplements. Il fait jaillir des baisers de papillons, des épanouissements au coeur du fol avril....
Est-ce une impression, mais ses yeux se fendent davantage, les paupières s'étirent sur des prunelles fauves. Ses oreilles ressemblent à ces feuilles pointues et ourlées qu'on nomme "langues de cerf". Le visage qui se penche à contre-jour pour emprisonner les lèvres, le souffle est un masque moussu, couronné de branchages.
Elles sentent des mains s'enraciner en elles, et les liens bruissant du lierre leur envelopper les cuisses, des lianes entresser, des ramures ramper, des corolles s'appliquer partout sur la peau comme des bouches, un mouvement haletant de terre et de friche pousser leurs seins vers lui : c'est l'ensemble de la nature sylvestre qui les submerge, les happe vers l'ombre vertigineuse des profondeurs. "Nous étions, me semble-t-il, accueillies, fêtées, puis absorbées avant d'être rendues à la réalité, éparpillées sous de multiples formes. Est-il possible d'avoir été tout à la fois libellule, renarde, bouvreuil, salamandre, dytique, bruyère, zygène du sainfoin, chouette, anémone et nymphe au long des nuits d'été ? Je me rappelle l'exquise saveur de la merise et l'incomparable ivresse de mêler sa propre voix à celle du rossignol... Qui peut se vanter d'avoir été, ne serait-ce qu'une fois, l'âme d'une rose - cueillie, portée aux lèvres - , puis changée en ver luisant ? Et, sans cesse, inlassablement, il nous aimait et toujours nous le lui rendions...", ose avouer entre les feuillets secrets et encollés de son Journal la prude et victorienne Lady C.
L'heure est sucs, pollen, saveurs, abandon, les amantes fleurs n'ont d'autres préoccupations que d'être belles, parfumées, plus désirables encore."Nous étions la pensée de la fleur de pommier appelant la viiste d'or du bourdon".
Puis, au mûrissement du sureau et des baies, à la première brume planant sur les colchiques - avant de blanchir - , avant que le déclin d'automne n'embrase la forêt pour un royal adieu, il part, très vite. C'est comme une bulle de savon qui éclate, et elles se retrouvent à l'orée du bois comme si rien de tout cela n'avait existé. Il arrive que l'une ou l'autre se découvre enceinte de ses oeuvres... mais le fardeau est si léger, si léger que l'enfant, à la naissance, s'évapore aussi subtilement qu'une buée d'avril....

Le Févert - Description

Agréable, le Févert prend l'apparence de ce à quoi, de ce à qui rêvent les dames, les jeunes filles et les fillettes aux premiers émois d'avril. Beau ténébreux, brillant d'un feu mystérieux et sauvage. Tout chez lui est attirance, séduction, charme et volupté. Nulle ne lui résiste et l'impression de danger qu'il dégage, loin de les écarter, les fascine encore davantage.

Cependant, il n'existe pas de descriptions précises, car chacune l'évoque différemment, si ce n'est que toutes conviennent que sous son apparence d'homme, il était fait "d'une harmonie de rêveries d'enfance, d'envies secrètes et interdites sous une peau de bête, de feuillages, de ronces piquantes et de mousses". Le Févert rassemble à la fois les caractéristiques de l'Homme vert, du Ganconer, d'un fils de Pan et du Chasseur Vert.

Vêtu de lierre dans l'enceinte des bois, il se montre au-dehors vêtu comme un garde-forestier ou garde-chasse.

Il habite bien entendu les bois et forêts, de la fin mars jusqu'aux premiers jours de septembre. On ne lui connaît pas d'autre demeure que le vert feuillage ; il semble disparaître en Elfirie avant que le vent d'automne ne disperse son royaume.

Il se nourrit de vives quintessences forestières.

Malgré son nom, le Févert ou Fayvert n'est pas un Fé mais un Elfe du printemps et du renouveau de la lumière. Comme Robin Boncomper, Pan et Puck, ses comparses, l'Eglise s'est évertuée à le sataniser, à faire de ce dieu sylvestre de la fécondité et des forces vives une sorte de succube à exorciser et chasser des halliers. Mais, pareillement à ses "joyeux compagnons", si l'on a abattu, déraciné les chênes sacrés où "il tenait cour d'amour" pour les rempalcer par des chapelles, et calvaires, le Févert continue - grand heureusement - à transformer les dames et les jeunes filles rêveuses en Nymphes et Elfines "des heureuses frondaisons".

A part quelques confidences glanées par-ci par-là entre les lignes de lettres, de journaux intimes retrouvés disimulés sous les replis de fins mouchoirs, et de lingeries légères, tout au fond de tiroirs secrets, les dames et les demoiselles demeurent assez discrètes quant à ces oeuvres partagées avec lui...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...