lundi 14 avril 2008

Princesse Moa -Tolkien


La chanson des elfes le dit :
La petite Princesse Moa
Etait fort jolie
Sa blonde chevelure
De perles entrelacées,
De fils de la Vierge semés d'or
Son fichu,
Et au cou une tresse
D'étoiles argentées.
Elle portait aussi un manteau tissé
De lucioles à l'éclat blanc
Comme lune,
Et à sa taille
Etait nouée une ceinture
Brochée de rosée de diamant.

Le jour elle allait
Vêtue d'un manteau gris
Et d'une capuche bleue de nuages;
Mais la nuit
Elle n'était que scintillements
Elle brillait sous la voûte étoilée
Ses petites pantoufles
D'écailles de poisson
Lançaient des éclairs
Tandis qu'elle se rendait
Au bassin où elle dansait
Et jouait sur le miroir froid
D'une eau dormante.
Comme une brume de lumière
Qui tourbillonne

Elle lançait des éclairs qui semblaient de verre
Partout où ses pieds d'argent si légers
Effleuraient la piste de danse.
Elle levait les yeux
Sur le ciel sans limites,
Elle regardait la rivière ombreuse
Puis elle se retournait
Et baissait les yeux.
Alors sous ses pas,
Elle apercevait
Une Princesse Toa
Aussi jolie que Moa
Orteil contre orteil
Ensemble elles dansaient !

Toa était aussi brillante
Que Moa, et aussi belle :
Mais Toa, aussi étrange que cela semble,
Avait la tête en bas,
Couronnée d'étoiles
Et dans un puits sans fond !
Ses yeux luisaient
Tout étonnées
Et se levaient sur ceux de Moa :
C'est merveilleux
De danser la tête en bas
Sur une mer étoilée !
Seuls leurs pieds se touchaient.

En quel pays les chemins
Sont-ils non pas à terre
Mais accrochés dans les airs ?
Personne n'a jamais pu le dire
Ni pénétrer les arcanes
De ces secrets
Dans toute la Science des Elfes.
Si bien qu'à jamais
Une elfe solitaire
Danse comme depuis toujours
Perles dans les cheveux
Jolie ceinture
Et petites pantoufles
D'écailles de poisson - Moa ;
Fines pantoufles
D'écailles de poisson
Jolie ceinture
Et perles dans lescheveux - Toa !
***
Hé oui, Tolkien c'est pas uniquement Le Seigneur des Anneaux et Bilbo le hobbit...

Richesses acquises grâce à des talismans ou à des fées.

Certains seigneurs devaient leur pouvoir et leur richesse à des talismans.

Une fée malheureuse s'étant arrêtée au seuil d'une chaumière où des paysans mangeaient leur soupe, ils lui donnèrent l'hospitalité et lui prêtèrent une vieille terrine pour se faire à manger. Quand elle se fut réconfortée, elle prit congé d'eux et leur dit : " Tant que vous conserverez cette terrine, toutes sortes de biens vous arriveront". En effet, la chaumière devint une ferme qui, après quelques années, se transforma en un magnifique château; qui était celui de Monceaux, dont on voit encore les ruines. En 1793, les Bleus saccagèrent le château ; la vieille marmite porte-veine fut brisée et peu après, le château fut incendié.

D'après une légende Lorraine, un comte d'Angeweiller rencontra un jour une fée, comme il revenoit de la chasse, couchée sur une couchette de bois, dans une chambre qui étoit au-dessus de la porte du château d'Angeweiller, c'étoit un lundi. Depuis, durant l'espace de quinze ans, la fée ne manquoit pas de s'y rendre tous les lundis, et le comte l'y alloit trouver. Il avoit accoutumé de coucher sur ce portail, quand il revenoit tard de la chasse, ou qu'il alloit de grand matin, et qu'il ne vouloit pas réveiller sa femme ; car cela étoit loin du donjon. Enfin la comtesse ayant remarqué que tous les lundis il couchoit sans faute dans cette chambre, et qu'il ne manquoit jamais d'aller à la chasse ce jour-là, quelque temps qu'il fît, elle voulut savoir ce que c'étoit, et ayant fait faire une fausse clef, elle le surprend couché avec une belle femme ; ils étoient endormis. Elle se contenta d'ôter le couvre-chef de cette femme de dessus une chaise, et après l'avoir étendu sur le pied du lit, elle s'en alla sans faire aucun bruit. La fée, se voyant découverte, dit au comte qu'elle ne pouvoit plus le voir, ni là, ni ailleurs, et après avoir pleuré l'un et l'autre, elle lui dit que sa destinée l'obligeoit à s'éloigner de lui de plus de cent lieues ; mais que pour marque de son amour, elle lui donnoit un gobelet, une cuiller et une bague, qu'il donneroit à trois filles qu'il avoit, et qu'elles apporteroient tout bonheur dans les maisons dans lesquelles elles entreroient, tandis qu'on y garderoit ces gages ; que si quelqu'un déroboit un de ces gages, tout malheur lui arriveroit.

Tant que l'on conserva au château de Clairon un clairon magique, ses possesseurs prospérèrent : mais l'un d'eux ayant eu le malheur de le perdre, fut tué à un siège et avec lui s'éteignit sa famille.

Plantes porte-bonheur

Un certain nombre de plantes, en raison de particularités assez rares, constituent des porte-bonheur.

La croyance à des présages de la trouvaille des trèfles à quatre feuilles, partagée par des civilisés*, est fort répandue. Elle était courante au XVe siècle : "Celui ou celle qui treuve le treffle à quatre fueilles, s'il le garde en reverence, sachiez qu'il sera eureux et riche toute sa vie".

En Lorraine, comme dans le Valois, celui qui le cueille à l'heure de minuit sera bientôt marié.
La jeune Bretonne qui cherchant des primevères pour savoir si elle se mariera dans l'année en rencontre une à sept pétales, est assurée de trouver un époux avant l'an révolu.
En Poitou, neuf petits pois ronds dans la même gousse font se marier dans le même espace de temps celui qui le strouve ; à Marseille, on les conserve comme porte-bonheur.

* Au début de la guerre de 1870, une des dépêches de l'Impératrice à son mari disait que la petite Malakoff "avait trouvé un trèfle à quatre feuilles", et semblait en tirer un bon présage pour le succès de nos armes

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