vendredi 28 mars 2008

Enchanter sa baguette

La baguette doit donc faire l'objet d'une quête solitaire pour l'apprenti magicien, qui sera attentif à tous les signes que lui enverront les plantes et les esprits autour de lui pour le conduire là où son sceptre enchanté l'attend.
Si la recherche se montre plus longue que prévu, cela signifie simplement que le jeune mage a encore beaucoup de choses à apprendre avant de s'en montrer digne ; il devra alors mettre son cheminement à profit pour observer les mystères de la nature et pour tenter d'harmoniser son propre pouvoir avec les énergies subtiles qui l'entourent.

L'aspirant à l'écoute de son environnement et de son propre être lumineux saura distinguer son trésor, à demi enfoui sous des feuilles de l'automne passé ou marquant l'entrée d'un terrier de renard : la baguette aura bien souvent l'apparence banale d'un bâton humide et irrégulier, mais appellera son destinataire d'un Chant de Coeur qu'il ne pourra ignorer.

Une fois la baguette découverte, le magicien ne doit pas rentrer encore auprès des siens. Il est tout d'abord forcément conseillé de faire une offrande à la forêt pour la remercier de ce précieux don, en déposant de la nourriture au pied d'un arbre et en se défaisant d'un objet personnel empli de Mana, que l'on enfouira sous la terre comme compensation.

Ensuite aura lieu la phase de transformation de la baguette par laquelle le thaumaturge communique son énergie et sa personnalité à la branche tandis que lui-même découvre le rayonnement et la coloration magique de sa nouvelle alliée.

Traditionnellement, une baguette mesure environ 53 cm de long, elle doit donc dans la plupart des cas être en premier lieu ajustée à cette taille.
Ensuite, le magicien armé d'un couteau consacré élaguera les branchettes, enlévera la mousse et lichen de l'écorce et tentera de donner corps à ses propres désirs en résonnance avec ceux de la branche pour sculpter la baguette.
Certains mages choisissent de la laisser sans aucune altération tandis que d'autres la creusent de formes complexes et profondes ou encore enchâssent des pierres ou des métaux précieux pour mieux capturer les forces mystiques : chaque cas est unique !

Ensuite, le mage devra patiemment polir le bois sculpté à l'aide d'un parchemin sablé jusqu'à ce que la baguette soit aussi douce au toucher que la peau d'un enfant.
Il pourra rentrer fièrement au collège de magie lorsqu'il aura accompli la dernière phase et de loin la plus cruciale : la Nommer de son nom de Pouvoir, en libérant ainsi définitivement ses Energies.



Cueillette de baguette


Important !

Rappelons qu'une baguette magique ne doit en aucun cas être coupée sur son arbre mère !
Elle doit être "trouvée" par l'apprenti sorcier, ou plutôt c'est elle qui le trouvera, et qui bien souvent l'aidera à déterminer les sphères de magie qui lui correspondent le mieux.

Savoir choisir sa baguette magique

De quels arbres sont issues les baguettes magiques ? Tout est possible ! Il faut juste respecter certaines affiliations. Les arbres ont leurs désirs et leurs personnalité, et aller à leur encontre ne pourrait qu'affaiblir la magie.

Saule : le saule est d'une efficacité redoutable pour les rituels lunaires : protection contre les armes blanches, invocations aux esprits, charmes de beauté par exemple, mais aussi pour de nombreux malédfices et envoûtements.

If : l'if est préconisé de manière spécifique pour les rituels impliquant l'au-delà ainsi que la communication entre les mondes : les mages qui le choisissent pour leur baguette ne recherchent pas une efficacité immédiate dans leur pratique de la magie mais cherchent plutôt à comprendre ou à étudier la complexité des mondes naturels et surnaturels. Ce sont des chercheurs, des observateurs plus que des artisans.

Noisetier : le noisetier (ou coudrier) est le bois traditionnel des sourciers : il entretient en effet une grande proximité avec l'élément Eau et sa réputation en ce domaine n'est pas usurpée ! Sa nature subtile et délicate en fait aussi l'arbre préféré des élémentalistes. Forcément déconseillé pour toute entreprise de magie noire !

Chêne : l'arbre souverain ! On déconseille cependant aux apprentis magiciens de choisir cet arbre, car sa puissance est telle que l'énergie de celui qui l'a sollicité doit être parvenue à une certaine maturité. On l'utilise pour de grands rituels bénéfiques, individuels ou touchant à une communauté entière : prospérité, fécondité, protection et stabilité sont ses domaines de prédilection. Il est associé à l'élément Terre.

Frêne : l'arbre des guérisseurs. Une baguette en frêne peut accomplir des miracles dans les rites de nature curative et solaire. Les druides l'apprécient tout particulièrement.

Bouleau : un bois ambigu, utilisé aussi bien pour des mages de la lumière que par de ténébreux nécromants. Son utilisation réclame expérience et concentration, et une baguette du bois des Faëes n'est pas à mettre entre toutes les mains ! On dit qu'il procure des augures d'une grande précision et qu'il permet d'entrer en contact avec de nombreuses créatures de la nuit.

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