vendredi 7 mars 2008

Postillons et Dragons


Quand revient le printemps
souvent les forêts brûlent
croyez-le ou bien pas
la faute aux enrhumés !

(Et on ne parle pas
des affreux pyromanes...)

Plutôt de drôles "d'oiseaux"
-boutefeux malgré eux-
allergiques aux pollens
emportés par les vents

Qu'ils éternuent d'en haut
ne dérangerait personne
s'ils s'appelaient "mésange"
mais ne les vexons pas...

(... leurs vrais noms ? les Dragons !)

Alors pour épargner
à la flore, à la faune
leurs postillons brûlants
ces braves bêtes ont un truc...

(... et voici l'origine
de cette race étrange :
le Dragon-pince à linge !)

***
Tiré du Petit Bêtisier Féerique
Texte : Renaud Marhic avec Joëlle Rose
Illustration : David Roussel

Les soeurs noires (2)

Ardat-Lilî
Ardat-Lilî est "une belle Vierge babylonienne qui n'a pas connu la jouissance, qui n'a pas enlevé son vêtement devant le giron de son mari, qui n'a pas connu l'amour et n'a pas de lait dans ses seins".
Sous la forme d'une louve à queue de serpent, elle ravit la lumière, attLque les hommes mariés, souffle le mal dans le foyer de l'homme et dévore les enfants.
le démon Lilû l'accompagne, ainsi que la démone-succube Hallulaja "la Courtilière".

Madera
Madera ou Dame Madela est une démone "Nat" birmane, elle s'empare des enfants, les rend fièvreux et malades. Si un bébé pleure constamment, c'est que les Madera-Madela l'ont pris.
La conjuration se fait alors en ces termes : "Tu as rendu mon enfant fièvreux, malade, tu lui as rempli l'estomac d'air, tu lui as donné mal au ventre, tu le fais pleurer et sursauter dans son sommeil. Puissent désormais disparaître pleurs et agitation, fièvre et maladie, que mon enfant soit bien portant, heureux : voici un cadeau pour toi, Dame Madela".

Les Songs
Les Songs, ou femmes Belu, sont des Nats sorcières de Birmanie ; elles sont dangereuses et repoussantes. Les gourdes et les vessies qu'elles ont dans l'estomac leur permettent de flotter à la surface de l'eau quand on veut les noyer. Pour les tuer, il faut briser la gourde dans laquelle elles dissimulent leur âme.

Les Keinnayi hantent les mares sous la forme de canards sauvages ou de grues à tête et buste de femme.

Hsing Byu préfère se promener sous l'imposante apparence d'une femelle éléphant blanche.



En Thaïlande et au Laos, les Nhakkhini ou Nhak féminins se métamorphosent en animaux monstrueux pour satisfaire leurs appétits d'ogresse. Elles se trahissent par l'ardent et dur éclat de leurs yeux.

Les Mei
Les Mei chinois sont les Esprits démoniaques des vieux arbres, des pierres de formes bizarres, des balais, des vieilles chaussures et des vieux animaux ; ils s'éveillent à la vie en se nourrissant de leur propre "essence" avant de se changer en renard et renarde pour s'emparer de la vie des humains : "C'est en jolie femme que le Mei s'approche des hommes et les vampirise".

Les soeurs noires (1)

Grosses, efflanquées, grandes, crapoussines et tétardes, d'un aspect repoussant, ce sont les pires des Fées ténébreuses qui, d'ailleurs, refusent de se considérer comme telles. Même les plus déchues des exilées de Féerie les qualifient "d'infâmes Bogons". A la fois Harpies, démons et monstres bestiaux, elles auraient fait ciller de dégoût l'oeil pétrifiant de Méduse.

Elles sont vêtues de haillons souillés, de lambeaux de linceuls arrachés aux tombes et grouillants de vermine et se nourrissent de chair humaine, fraîche ou avariée.
Elles vivent dans l'enfer babylonien, les souterrrains ruinés des temples de Birmanie, les trous boueux, les bras morts de rivières fangeuses, les marais. A la nuit tombée, elles gagnent les ruelles désertes des villes en passant par les égouts et rampent vers les maisons.
Leurs moeurs ? Inavouables !!
Le rêveur de Fées doit savoir cela avant de se laisser conduire vers les Lointains Domaines dont certaines de leurs habitantes font parfois reculer....

Lamastu
Si le bébé ne cesse de pleurer et de crier : c'est Lamatsu "la ravisseuse", main d'Ishtar, fille d'Anou
(Labat, T.D.P [221, 28])

La démone babylionienne Lamastu est une Vierge folle qui agresse les femmes enceintes et vole les nourrissons. A la fois pure et impure, son père, le dieu Anou, l'a chassée du ciel à cause de ses vices. Depuis elle attaque l'homme privé de "dieu protecteur". Aussi hideuse que le démon Utukku, stérile, jalouse de la maternité des femmes, "elle attaque par sept fois l'abdomen du nourrison et le tue".

Lamatsu est au nombre de sept : sept est le nombre démonologique par excellence. Les "Démons mauvais" sont sept, les gardiens des portes de l'Enfer sont sept : sept démons.
Les Lamastu sont sept. En contrepartie sept sont "les Sages" Apkallu qui peuvent les conjurer : "Qui enverrais-je contre la fille d'Anou ? Les sept et sept dont les vases sont en or, dont les seaux sont en lapis pur".
Sept jupons enfilés les uns sur les autres protègent les moissonneuses de la morsure des serpents.

La première Lamastu est nue, couverte d'écailles de poisson : "Sa face est celle d'une lionne, ses oreilles sont celles d'un âne, ses seins sont tétés par le porc et le chien, sa chevelure est en désordre, ses doigts et ses ongles sont longs, ses mains souillées ; ses pieds sont ceux d'Anzu (l'oiseau griffu), son venin est le venin des scorpions".
La seconde est soeur des "dieux des rues".
La troisième : "glaive qui fend le crâne"
La quatrième : "qui provoque l'inflammation" apporte la fièvre et le frisson car son corps est rempli d'une flamme qui brûle.
La cinquième : "déesse dont le visage est pâle".
La sixième : "confiée aux mains d"Irnina".
La septième : "démone ailée" est renvoyée au ciel d'où elle est descendue par la conjuration " Au nom de grands dieux, avec les oiseaux du ciel, envole-toi".
Et le tout de cette charade à tiroirs est Lamastu la Noire !...

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