mardi 4 mars 2008

Taguée

Isa m'a “taguée "
Oupsss... moi qui pensais en échapper... parce que, pour tout vous dire, je n'aime pas trop ce jeu...
C'est bien que ce soit Isa et que les questions sont somme toute très vagues, sinon, j'aurai décliné, je pense cette participation.
Aussi, attention vous autres... Si je vous reprends à me taguer... je file parmi les fées (ou les sorcières) et je vous jette un sort ! NA !!

Il faut que je tague à mon tour 6 autres personnes
Voici le fameux Règlement :
- Ecrire le lien de la personne qui vous a tagué…
Isa
http://www.d-clics-disa.com/article-17320784.html
Mentionner 6 choses sans importance sur vous…
- Je déteste parler de moi et encore moins sur les blogs

- Sur les blogs, je ne souhaite que parler des univers dont je donne la note
- J'adore cette complicité avec les autres bloggers
- J'essaie de divertir, d'apporter du rêve
- Je manque de temps pour faire mille choses
- Je me sens gênée pour taguer à mon tour 6 autres personnes...

Pas évident, parce que je ne fréquente les blogs que depuis septembre et je n'aime pas m'imposer... et qu'aussi, je ne connais pas grand monde !!
Et si je vous laissais prendre cette suite selon votre envie ?
Me prévenir simplement si vous souhaitez me relever de cette fonction

Plus de tags, OK ? Sinon... Abracadabra.... et je vous transforme en grenouille !!

Dames Grises et Dames de Puits


De taille douce et vêtues de robes couleur de lichen, de brume et de poussière, les Dames de Puits ont des bras maigres, presque triangulaires. Elle habitent les greniers, les bibliothèques, les chemins creux.
Elles jouent avec les enfants en cachette des parents, dans les maisons abandonnées et les y préservent des accidents. Les activités des Dames de Puits restent très mystérieuses.

Quel puits surprenant, dit-elle, où je me vois dans l'obscurité.
Une Dame du puits grimpe d'une poutre à l'autre.
(Jean Paulhan - Lalie)

"On utilisa souventes fois le nom des Dames Grises en terme de générique pour désigner les Fays, les Elfes, et tous les gens de Féerie. Ainsi, les Dames de Puits, les Vierges Bienheureuses, les Huldres et la Vassalerie des collines sont appelées "Gris" ou "Grises" par le commun qui n'entend pas leur chant (Barbygère).
Les Grises vivent dans le voisinage des âmes regrettées, des fantômes attendus. Elles gardent certains trésors et "reposoirs des Fées".
Elles hantent les vieux lieux, veillent sur les souvenirs des temps féeriques, visitent les jardins secrets, les tombes d'enfants, les charmilles d'hiver. Souvent les chats qui les surprennent quittent mystérieusement une activité et vont en ronronnant s'offrir à leur caresse.

D'après Jean Paulhan, les Dames de Puits, ces dames "gracieuses", sont les compagnes de jeu de Lalie, à qui elles empruntent le visage lorsqu'elles se promènent en se tenant par la main. Toutes se ressemblent.
Elles remontent des vieux puits lorsqu'on les appelle, qu'on joue à faire l'écho au fond du long trou noir où brille un oeil de lune, si on y jette un caillou. Elles vivent sans qu'on sache comment dans des eaux trop vieilles pour être tirées et bues ; si on en arrosait le jardin ou le sol de la maison, il y pousserait des forêts pour Dracs et poissons, pour les Codrilles et la Groac'h qui envahiraient tout.
Elles sont en même temps noires, vertes, rouges, grises et bleues. Parce qu'elles ont la peau noire et luisante aussi mouchetée de rouge qu'une truite, la tignasse verdie au talc vert des poutres et des pierres, le jupon gris souris et les yeux bleus avec des paillettes noires, vertes, rouges et grises qui dansent dans le regard de Lalie, lorsque toutes font la chaîne autour des mares "couleur de lune et de lait", en "rondes silencieuses et lentes, qui froissent à peine l'ombre des arbres et des joncs" ; leur chant "semble sortir de la brume tant il est doux et indistinct". Après elles bondissent comme des grenouilles sans se lâcher la main et retournent à leur puits.
Il n'y a que Lalie pour comprendre à quoi elles servent, mais elle n'en a jamais rien dit. Plus tard peut-être....

Verveine

Floraison : de juillet à septembre
Appelée aussi verbena officinalis - herbe aux sorciers - herbe des peurs - herbe aux enchantements.

Traditionnellement, cette plante est associée depuis toujours à la paix, à la magie et à l'amour. Elle était utilisée comme attribut par les ambassadeurs romains (ainsi appelés les verbenarii) qui en portaient une couronne et frappaient chaque traité de paix d'un brin de verveine, tandis que les druides se servaient d'une infusion de la plante pour purifier leur autel de sacrifice.

Il existe également de nombreuses recettes à base de verveine pour préserver ou ranimer la flamme d'Amour. La plus commune étant de se frotter les mains et la gorge avec des feuilles de verveine avant d'approcher la personne désirée.

Rituel médiéval pour émouvoir le coeur d'une demoiselle :
Mettre de la verveine dans la bouche de celle dont on veut se faire aimer, puis embrasser sa servante en prononçant les mots suivants : "Pax tibi sensum contenerit in amore me".

Pour égayer un repas, Albert le Grand conseillait d'arroser généreusement le lieu du banquet avec du vin dans lequel on aurait laissé infuser deux feuilles de verveine et on dit aussi qu'un brin placé dans le soulier préserve le voyageur des mauvaises rencontres et chasse la langueur due aux longues marches.

Attention à la cueillette : Pline recommande de couper la verveine par une nuit sans lune, et ailleurs on affirme qu'il ne faut pas regarder sa racine si l'on ne veut pas nuire à ses propriétés fabuleuses.

Herboristerie : Au Moyen Âge, la verveine était une véritable panacée : elle guérissait tout, du simple rhume aux malédictions et aux affections les plus graves. On l'utilise aujourd'hui principalement pour lutter contre l'anxiété et l'insomnie, ainsi qu'en usage externe (compresse) contre les rhumatismes et les névralgies.

En Angleterre, les Dames Blanches attendent les voyageurs que le crépuscule égare ; celui qui accepte leur bouquet de verveine sera enchainé à elles à jamais.


Depuis neuf ans et plus dans l'amphore scellée
Mon vin des coteaux d'Albe a lentement mûri :
Il faut ceindre d'acanthe et de myrte fleuri,
Phyllis, ta tresse déroulée.
L'anis brûle à l'autel, et d'un pied diligent
Tous viennent couronnés de verveine pieuse ;
Et mon humble maison étincelle joyeuse
Aux reflets des coupes d'argent.
Ô Phyllis, c'est le jour de Vénus et je t'aime !

Leconte de Lisle
Poèmes antiques - Etudes latines


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