lundi 3 mars 2008

Les pouvoirs des Elfes

Invisibilité :
Les Elfes ont le pouvoir d'invisibilité. Ils se meuvent partout incognito y compris dans les maisons. Ces entités se servent de leur corps d'air quand elles sont appelées au loin et, bien sûr, elles peuvent devenir visibles quand elles veulent.

Puissance physique
Quand les Elfes se matérialisent, leur puissance physique est totalement disproportionnée à leur taille. Ils sont capables de soulever sans effort apparent de très lourds rochers et même de faire vaciller une maison.

Rapidité :
Les Elfes sont extrêmeent rapides puisque, vivant dans la matière astrale, ils se dépalacent à la vitesse de la lumière. Cette rapidité explique leur incroyable manière de tuer. Ils ôtent la vie sans douleur, à la manière d'un coup de vent.

Connaissance de l'avenir :
De même que les oiseaux et les animaux pressentent les orages, les Elfes, dont l'esprit n'est pas encombré de pensées, lisent les événements à venir dans tous les signes avant-coureurs qui existent autour de nous.

Attribution de dons aux humains :
On dit que les humains qui fréquentent les Elfes en tirent des pouvoirs magiques, comme celui de chiromancie et de voyance. En dehors de ces bénéfices réservés aux initiés, les Elfes sont à l'origine des dons artistiques que reçoivent mystérieusement certains humains. C'est leur manière de récompenser les personnes ouvertes à une autre réalité que celle immédiatement sous leurs yeux.

Et pourtant les Elfes seraient prêts à renoncer à tous ces pouvoirs pour devenir des humains qui sont, pour eux, les êtres les plus magiques qui puissent exister !


La Belle au bois ronflait


Voici sous ce chapitre quelques incongruités féeriques...
mais les croirez-vous ?


Parce qu'on ne l'invita
Au baptême d'une Princesse
Une vieille fée se vengea
Lançant un sort terrible !

Qu'elle se pique d'un fuseau
La Princesse dormirait
Pour cent ans, de là que
Un baiser la réveille....

(Bien sûr, elle se piqua
- la suite ne se dit pas...)

La Belle au bois dormant
Ronflait comme un sonneur !
De la forêt les hôtes
Ne fermaient plus un oeil....

Les Bêtes de tout poil
Mandèrent un Prince charmant
Le premier qu'elles trouvèrent
Tomba dans le panneau

(La forêt rit encore...)

Trop content qu'il était
De réveiller la Belle
C'est chez lui désormais
Que ronfle la Princesse !

***
Tiré du Petit Bêtisier Féerique
Texte : Renaud Marhic avec Joëlle Rose
Illustration : David Roussel

La belle dame des autels

A proximité de l'ancienne ville de Gorze, le regard charmé rencontre un riant vallon serré entre les collines, le "Parfondeval", où naissent et se promènent les eaux limpides et très calcaires d'un ruisseau sinueux. Jadis, les Romains avaient capté cette source qui servait à l'alimentation du merveilleux aqueduc de Gorze à Metz.
Au-dessus de la vallée, vers l'est, on aperçoit des rochers escarpés, "les autels" qui marqueraient, dit-on, l'entrée invisible d'un magnifique palais souterrain, creusé dans le flanc de la montagne ; aujourd'hui encore, il est couronné d'une vaste forêt.
Autrefois, ce palais était la demeure d'une fée appelée "La Belle dame". Elle s'y tenait enfermée durant la saison hivernale et, dès que le doux printemps faisait jaillir les tendres nuances de la jeune verdure et semait à pleines mains d'innombrables fleurs embaumées d'énivrantes senteurs, la belle fée aimait à quitter son palais pour se délasser sous les frondaisons nouvelles et se baigner, chaque soir, dans l'onde fraîche de la source de Parfondeval.
En ce temps-là vint au pays de Gorze un jeune chevalier, le comte de Beurtoncourt, propriétaire de la terre de Sainte-Catherine, laquelle lui était échue en héritage. La majestueuse beauté des sites gorziens, la riche abbaye peuplée de doctes moines, les forêts giboyeuses des alentours charmèrent le nouveau seigneur à tel point qu'il résolut de prolonger son séjour plusieurs mois durant. Mais bientôt il se sentit bien seul dans ce petit paradis terrestre, et il songea à se chercher une compagne belle et vertueuse, désireux de partager avec elle ses joies et ses plaisirs.
Un soir que le comte descendait la côte Mousa après avoir, une fois de plus, contemplé l'admirable panorama des vallées étendues à ses pieds, il vit, sur le versant des Autels, une forme blanche qui lentement s'acheminait vers la plaine. Frappé d'admiration à la vue de cette femme inconnue, le chevalier ne put résister à la curiosité de la voir de plus près. Il surprit la Belle dame au moment où, sortant de son bain, elle s'était revêtue de sa blanche robe et coiffée de son voile de fine dentelle. Il tomba à genoux et, protestant de son amour le plus sincère, il supplia la Dame de devenir son épouse.
- Beau comte, lui répondit la fée, vous m'êtes connu depuis votre arrivée au pays, et dès l'heure où je vous ai aperçu pour la première fois, vous promenant dans les jardins de votre château, l'amour s'est emparé de mon coeur, et j'ai senti que nous étions nés l'un pour l'autre. Noble seigneur, s'il vous plaît, je serai votre épouse, heureuse de vous procurer une vie remplie de bonheur. Hélas, un méchant sort m'oblige maintenant de vous refuser ma main. Mais, quoi qu'il advienne, je ne cesserai de vous aimer fidèlement. Sachez patienter jusqu'au jour de ma délivrance et nous pourrons alors jouir d'un bonheur sans fin.
Cet aveu fut suivi d'amoureuses confidences, de promenades délicieuses, de tendres rêveries au clair de lune, lesquelles se renouvelèrent chaque jour au gré des heureux fiancés.
Or, il advint, certain soir, que la belle fée manqua au rendez-vous habituel. Et comme la dame resta, depuis, introuvable, cette disparition inattendue porta le chagrin dans l'âme du chevalier. Le jeune comte pleurait, passait des jours et des nuits à rechercher sa bien-aimée sans en retrouver la moindre trace. Durant des semaines, on pouvait voir le jeune chevalier de Beurtoncourt errer, les traits contractés, la bouche convulsivement agitée par ses méditations. Une sombre tistesse et de noirs pressentiments se pressaient dans sa tête et des larmes brûlantes de rage et de regrets traçaient de longs sillons sur son visage.
Un matin, des bûcherons virent, au pied des Autels, un corps inanimé. C'était la cadavre du jeune comte, seigneur de Sainte-Catherine. Sans doute, il avait fait une chute mortelle du haut des rochers et s'était fracturé le crâne. Le soir même, les Gorziens aperçurent près des Autels une femme en vêtements de deuil et longtemps encore, ils entendirent souvent, dans la nuit, le son d'une voix plaintive venant des rochers. La Belle Dame pleurait ses amours, à jamais brisées ; elle regrettait de ne pouvoir suivre son bien-aimé dans le tombeau.
***
Si la légende de Villouxel prétendait que les fées pouvaient se marier avec des humains, elle précisait que ces maris étaient malencontreusement affublés d'une jambe plus courte que l'autre. Mais, en règle générale, ces unions étaient impossibles. C'est ce que conte cette légende. N'y avait-il pas là une sorte de réminescence du célibat obligatoire imposé aux anciennes druidesses-prêtresses ?

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