jeudi 21 février 2008

Fuite en Sologne - Victor Hugo


J'ai fui : viens. C'est dans l'ombre
Que nous nous réchauffons.
J'habite un pays sombre
Plein de rêves profonds.

Les récits de grand-mère
Et les signes de croix
Ont mis une chimère
Charmante, dans les bois.

Ici, sous chaque porte
S'assied le fabliau
Nain du foyer qui porte
Perruque in folio.

L'elfe dans les nymphées
Fait tourner ses fuseaux :
Ici l'on a des fées
Comme d 'ailleurs des oiseaux.

Le conte aimé des chaumes
Trouve au bord des chemins
Parfois un nid de gnomes
Qu'il prend dans ses deux mains

Les follets sont des drôles
Pétris d'ombre et d'azur
Qui font au creux des saules
Un flamboiemnt obscur

La faune aux doigts d'écorce
Rapproche par moments
Sous la table au pied torse
Les genoux des amants.

Le soir un lutin cogne
Aux plafonds des manoirs ;
Les étangs de Sologne
Sont de pâles miroirs.

Les nénuphars des berges
Me regardent la nuit ;
Les fleurs semblent des vierges ;
L'âme des choses luit

(...)

Victor Hugo
Fuite en Sologne
Chansons des rues et des bois

Les Elfes ressemblent à des copies miniatures de l'espèce humaine

Quand les Elfes se matérialisent pour entrer en contact avec nous, ils se manifestent sous une forme identifiable, c'est-à-dire sous un aspect proche de l'apparence humaine. Il n'y a rien d'étrange à cela, car les Elfes empruntent des formes qu'ils trouvent dans l'inconscient culturel des humains.
Leur particularité physique essentielle est la présence de petites ailes sur leur dos, semblables à celles des libellules et des papillons, mais plus belles, plus éthérées et en mouvement incessant. Les Elfes resemblent un peu à des abeilles butinant de fleur en fleur. En fait, la présence de ces ailes n'est qu'une sorte de métaphore de l'énergie qui parcourt sans cesse leur corps, vu qu'ils n'en ont nul besoin pour voler puisqu'ils traversent la matière.
Si certains Elfes ont un aspect masculin et d'autres un aspect féminin, ces différences sont sans rapport avec la reproduction. Il s'agit plutôt d'une opportunité à laquelle ils ont recours pour satisfaire les désirs qu'ils poursuivent.
Quant à leur taille, généralement réduite (de quelques millimètres), elle peut fort bien atteindre la taille humaine, comme chez les habitants de royaumes imaginaires. On recense une grande variété d'Elfes, mais quelques constantes sont toujours présentes.

Leur voix :
Peu semblable à la voix humaine, elle tient plutôt du sifflement, un sifflement très clair et mélodieux qui peut se confondre avec le murmure du vent dans les feuilles. Mais attention, certains Elfes se plaisent à crier comme des oiseaux de malheur.

L'éclat de leur corps :
Que leur peau soit de couleur blanche, verte ou grise, les Elfes sont des créatures brillantes, diffusant un vif éclat.

Leurs cheveux :
Les Elfes ont presque toujours les cheveux longs, souvent de couleur blanche, mais parfois verte.

Leur beauté :
Dotés d'un corps astral, les Elfes peuvent présenter aux humains une forme enchanteresse ou repoussante. En réalité, ils ne réussissent jamais à être totalement repoussants. Tous les humains qui ont vu des Elfes sont restés sous le choc de leur invraisemblable beauté. Même les individus qui présentent une disgrâce, comme les Elfes des bois mutants, possèdent un charme hypnotique. Voir des Elfes sans préparation provoque un éblouissement qui conduit à un état de mélancolie jusqu'à la fin de la vie, laquelle survient prématurément.

Vêtement des Elfes :
L'habillement de base d'un Elfe est... la tenue d'Eve. En effet, s'ils portent des vêtements, c'est uniquement pour ne pas choquer notre pudeur - de la même façon que s'ils se dotent d'un corps, c'est pour devenir visibles à nos yeux.

Quand les Elfes décident de cacher leur nudité, les plus rustiques d'entre eux prennent ce qu'ils trouvent sous la main : mousse, feuilles, écorce. Ils aiment se mouler dans des pétales de rose, s'enrouler dans des guirlandes de lierre et se coiffer avec les corolles des fleurs (en particulier de digitale) ou les chapeaux des champignons. Parfois, certains utilisent les matériaux fournis par les animaux : toiles d'araignées, cocons, coquilles d'oeufs ou encore mues de reptiles.

L'uniforme elfique de base est fréquemment constitué d'une tunique verte courte et légère, d'un chapeau rouge orné parfois d'une plume de hibou, et de sandales de cristal ou de verre. Inutile de dire que cette tenue n'est que le reflet de vos préjugés à leur égard. Ils souhaitent, en feffet, correspondre à la vision que nous avons d'eux pour se faire reconnaître. Il est vrai qu'au fil du temps, cette pseudo-apparence est devenue si habituelle qu'elle fait quasiment partie de la réalité culturelle des Elfes.

Autre source de complication : les Elfes aiment ressembler aux humains. Leurs vêtements auront donc tendance à se calquer sur ceux des mortels près desquels ils vivent. On les a vus s'afficher avec des plaids en Ecosse, des pagnes et des tuniques en Egypte ancienne, des toges pendant l'Empire romain... avec parfois un certain anachronisme. En effet, comme les Elfes évoluent dans un temps pas toujours synchronisé avec le nôtre, ils suivent quelquefois une mode dépassée depuis des dizaines, voire des centaines d'années.

Mais pour tout dire, ces vêtements ne sont pas constitués d'étoffe terrestre. Bien que certains occultistes aient observé des Elfes tisser et coudre, ces activités relèvent plutôt de leur manie à copier le shumains. C'est certainement la réfraction de la lumière qui nous donne l'illusion de ces vêtements, un peu à la manière dont se forment les arcs-en-ciel. D'ailleurs, ces tissus sont si fins que l'on y voit au travers.


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...