mercredi 20 février 2008

Mamz'elle Mirabelle


Voici un nouveau blog : Mamz'elle Mirabelle, rien que pour les enfants !!
Vous y découvrirez maintes petites histoires, mais aussi des liens vers des jeux, des activités... sans oublier des blagues ou des mots d'enfants ; des documentaires divers ; des animaux, de la nature, les fêtes, quelques recettes faciles à faire ou des sourires d'enfants de notre planète...

La jolie bannière a été réalisée par Aby, comme d'ailleurs toutes celles qui sont sur nos blogs... Un grand merci Aby... Ah ! que ne ferais-je sans toi...

Toute la semaine dernière, j'ai été assaillie par un inconnu qui venait sur chaque blog créé, chaque page pour ne dire que ceci : See here, en me dirigeant vers un site. Or, méfiante devant tant de harcélement, j'ai préféré mettre momentanément les commentaires en modéré...
Veuillez m'excuser pour la gêne que cela peut vous occasionner... mais je ne souhaiterai pas que ce lien vous mène vers des virus ou des pages piègées...
Lorsque cet inconnu cessera ses manifestations hostiles, vous pourrez alors livrer vos petits mots tranquillement sans passer par ces contraintes !

Merci à vous et Bonne journée !!
Mélusine et Aby

Blanche-biche

Innocentes victimes ou dangereuses mutantes ? Le mystère demeure quant à la vraie nature des blanches-biches. Persuadés qu'il s'agit de fées déguisées, certains chasseurs les tuent sans pitié. Dans le doute, d'autres préfèrent les épargner.

Il arrive qu'on aperçoive dans la forêt une biche blanche comme du lait, ou dont la fourrure brille d'une nuance givrée, bleutée sous la lune. Elle possède de grands yeux doux, des pattes fines et rapides, un air général de noblesse animale et de beauté enchantée.
Et parfois un chasseur dirige vers elle sa flèche, son épieu, la balle de son fusil. Pauvre blanche-biche...


La blanche-biche est dans certains cas une jeune fille ensorcelée. Humaine le jour, elle est transformée en biche la nuit (ou le contraire). D'autres sont des fées qui se transforment à volonté. Ces fées-biches savent conduire les héros au château magique, ou les guider hors de la forêt où ils s'étaient égarés.
Certaines ont fini comme gibier sur la table de leur seigneur, comme le suggère cette triste chanson où le chasseur s'étonne que sa jolie soeur ne participe pas au banquet. Le fantôme de la blanche-biche susurre tristement : ''Vous n'avez qu'à manger, suis la première assise. Ma tête est dans le plat et mon coeur aux chevilles. Mon sang est répandu par toute la cuisine et sur les noirs charbons, mes pauvres os y grillent.''

Pourquoi une pauvre fille se retrouve-t-elle ainsi enchantée ? Peut-être l'a-t-elle choisi, pour échapper à un sort encore plus triste, comme le mariage forcé avec un vieillard ou l'enfermement pour le reste de ses jours dans un couvent. Ou bien pour se rapprocher du royaume de Féerie. Le plus souvent, pourtant, elle a été ensorcelée sans raison logique et ne peut espérer le salut que du baiser d'un chasseur qui préférera l'épargner. Alors, elle pourra redevenir une charmante demoiselle, ne gardant de son passé que des yeux de velours ou l'ombre d'un duvet évoquant son ancien pelage. On connaît cette autre chanson : ''Ah la belle histoire que voilà, la biche en femme se changea... Et dans les bras du beau chevalier, belle princesse elle est restée à tout jamais.''
Toutes les histoires de blanches-biches, heureusement, ne se terminent pas à la casserole !

Complainte de la Blanche Biche (Traditionnel Tri Yann)
Il existe de nombreuses variantes de cette chanson médiévale fort triste mais fort belle et surtout fort ancienne (peut être la plus ancienne de cette sélection). Cette histoire inspirée d’un ballade en brezonneg parlant de l’aventure d’un seigneur victime d’une fée (Le Seigneur Nann et la Fée). Au départ le mythe vient sans doute de l’époque de l’évangélisation de la Bretagne armoricaine (environ au cinquième siècle). Les korriganes prêtresse druidiques sont poursuivies pour sorcellerie. Certaines d’entre-elles se réfugièrent dans les bois en se cachant sous des peaux de biches. Parfois un chasseur trouvait à sa surprise sous la peau de la bête le corps sans vie d’une femme (qu’on se plait à imaginer jeune et jolie).

Cette chanson aborde aussi un thème éminemment celtique qui est celui de la métamorphose animale et magique.

1. Celles qui vont au bois
C'est la mère et la fille;
La mère va chantant
Et la fille soupire.

2. Qu'avez vous à soupirer,
Ma fille Marguerite?
J'ai grande colère en moi
Mais n'ose vous le dire.

3. Je suis fille le jour
Mais la nuit blanche biche;
La chasse est après moi,
Les barons et les princes.

4. Et mon frère Renaud
Qui est de tous le pire;
Chassant même la nuit
Quand la lune s'y mire.

5. Allez, ma mère, allez
Bien promptement lui dire
Qu'il arrête ses chiens
Jusqu'à demain midi.

6. Ou sont tes chiens, Renaud
Et ta chasse gentille ?
Ils sont dedans le bois
A courre blanche biche.

7. Arrête les, Renaud,
Arrête, je t'en prie !
Trois fois les a cornés
De son cornet de cuivre;

8. A la troisième fois
La blanche biche est prise.
Mandons le dépouilleur
Qu'il dépouille la biche !

9. Celui qui la dépouille
Dit "je ne sais que dire!"
Elle a les cheveux blonds
Et le teint d'une fille !

10. A tiré son couteau,
En quartiers il l'a mise.
En ont fait un dîner
Aux barons et aux princes.

11. Nous voici tous ici
Faut ma sœur Marguerite.
Vous n'avez qu'à manger.

Milleperthuis


Hyperieum perforatum - herbe aux mille trous - herbe percée - herbe de la Saint-Jean

Les vertus du millepertuis sont connues depuis l'aube des temps. Au Moyen Âge, on le nommait "Fuga daemonum", "Chasse-diable" car on se souvenait que celui-ci avait le pouvoir de chasser les esprits malfaisants et les spectres mais aussi celui d'éloigner la foudre du logis.
Ses pétales jaune d'or disposés en étoile révèlent sa nature lumineuse et régénérante, symbole de la victoire contre les ténèbres. Son pouvoir protecteur est sans égal parmi les plantes et on en a longtemps suspendu au-dessus de la porte d'entrée ou près du lit des enfants.

En herboristerie, comme en magie, c'est un baume protecteur pour le corps autant que pour l'esprit.
Selon la théorie des signatures décrite par Daracelse, l'aspect des "simples" est en étroite relation avec le type d'affection qu'elle peut soigner ; le millepertuis suggère ainsi les blessures avec ses feuilles perorées et la sang écoulé apparait dans la couleur que prend ses fleurs lorsqu'elles sont écrasées.
La fleur est ainsi très efficace contre les contusions et les brûlures de la plus légère à la plus grave, mais elle est également salvatrice pour les cas de mélancolie : son usage dans ce cadre est de plus en plus répandu de nos jours.

"Apaise les coupures et les brûlures. Ramène soleil et lumière aux genbs que la nuit a recouverts...."


Huile de millepertuis de Nominoêe :
Cueillir un beau bouquet de millepetuis, la veille de la Saint-Jean, par temps sec et ensoleillé. Introduire les fleurs dans un bocal teinté. le remplir jusqu'aux 4/5 puis recouvrir les fleurs d'huile d'olive.
Garder le bocal à l'abri de la lumière et remuer tous les trois jours pendant deux lunaisons, puis filtrer la préparation à l'aide d'un tamis fin avant de la verser dans de petits flacons étiquetés.

Utilisée pour des massages lors d'un rituel, l'huile fera des merveilles pour les personnes que la joie de vivre a quittées : elle sera aussi d'une aide redoutable contre toutes les petites contusions, brûlures ou coups de soleil de vos lutins.


Histoire de Roelstra Annoenig gants de Renard - esprit Allié de la Digitale

Enfant, Roelstra était déjà une tisseuse de charmes d'un pouvoir exceptionnel et usait de la magie la plus complexe avec une aisance surprenante, même parmi les fées. On dit que malgré ce pouvoir, elle éprouvait une jalousie étrange et obsédante pour la lune et l'influence sans pareil qu'elle exerçait sur les mortels, sur la terre et sur l'essence même de la réalité.
A l'âge de douze ans, elle décida donc de cesser toute activité tant qu'elle n'aurait pas réussi à percer les secrets de cet astre si beau et si puisssant. Durant neuf longues années, elle resta immobile à l'observer, s'imprégnant de ses rythmes et de sa lumière, faisant siens ses appels et ses tourments et laissant s'éveiller en elle une présence nouvelle et enivrante... l'Amour.


Autour du corps fébrile de Roelstra s'éleva alors une forêt d'immenses et majestueuses fleurs pourpres : comme la fée, elles étaient d'une beauté stupéfiante, mais quiconque avait le malheur de respirer leur odeur succombait sur-le-champ.

Pendant la journée, elles protégeaient Roelstra comme un rempart de soie et de sang, et la nuit, elles se nourrissaient de son souffle, tressaient ses cheveux et se lovaient autour de son coeur. La peau de Roestra était maintenant presque translucide et rayonnait doucement : ses ongles s'étaient peu à peu recouverts d'un métal argenté et tranchant comme la mort. Quand à son regard, il avait bel et bien capturé les rayons de la lune.
Elle ressemblait à un soir d'orage, enfermé dans un coprs de femme.

Roelstra était puissante, mais de la lune elle n'avait pas la force. Bientôt le sentiment d'amour, les pulsations du monde et l'appel des humains commencèrent à la consumer si profondément et si entièrement qu'elle laissa s'affacer en elle tout désir de retrouver la vie auprès de ses semblables et aussi tout désir d'avoir une existence à elle où ses propres souhaits seraient à même de trouver leur accomplissement.
Emportée par la vague incessante des émotions humaines et du chant des saisons, Roelstra plongea au terme de ces neuf années dans un étrange sommeil, dont elle ne devait jamais s'éveiller...
Les gardiennes pourpres continuent aujourd'hui à la veiller avec la tendresse d'une mère et la violence possessive d'un amant, vibrant au rythme de ses rêves dans un sanctuaire inconnu des hommes...
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