lundi 18 février 2008

Le cake d'amour (vu dans peau d'âne, Jacques Demy )


Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min

Ingrédients pour 2 personnes (en amoureux) :
- 170 g de farine
- 4 oeufs frais
- 20 cl de lait, bien crémeux s'il vous plaît
- 100 g de sucre
- 70 g de beurre
- 1/2 sachet de levure (ou de levain)
- 1 cuillère à café de miel
- 1 pincée de sel
- 1 présent pour votre fiancée

Préparation :
Préparez votre pâte
Dans une jatte plate
Et sans plus de discours
Allumez votre four

Prenez de la farine
Versez dans la terrine
Quatre mains bien pesées
Autour d'un puits creusé

Choisissez quatre oeufs frais
Qu'ils soient du matin faits
Car à plus de vingt jours
Un poussin sort toujours

Un bol entier de lait
Bien crémeux s'il vous plaît
De sucre parsemez
Et vous amalgamez

Une main de beurre fin
Un souffle de levain
Une larme de miel
Et un soupçon de sel

Il est temps à présent
Tandis que vous brassez
De glisser un présent
Pour votre fiancé

Un souhait d'amour s'impose
Tandis que la pâte repose
Lissez le plat de beurre et
laissez cuire une heure
(40 min à 180°C suffisent)



Légendes sporadiques de fées sur les côtes de la Basse-Bretagne

A l'île de Groagez, l'île aux femmes ou l'île aux fées, à un kilomètre de Port-Blanc, une sorte de caverne est habitée par une Groach' vor. Une nuit, une femme qui passait par là aperçut une lumière dans le creux. Elle y entra, et vit, tout au fond, une vieille qui filait. Celle-ci lui fit signe d'approcher, et lui remit sa quenouille, en lui disant qu'elle en tirerait des avantages, à condition de ne dire à personne comment elle se l'était procurée. La bonne femme le promit, et de retour à la maison, elle fila pendant des mois ; la quenouille ne diminuait point, et à mesure que son fil était filé, elle le vendait. Elle aurait bientôt fait fortune, mais la langue lui démangeait de raconter son aventure. Un jour qu'une voisine lui demandait comment elle s'y prenait pour avoir de si beau fil, elle lui dit qu'elle le tenait de la fée de la Mer. A l'instant même la quenouille s'épuisa, et tout l'argent qu'elle avait gagné disparut.

Une autre caverne appelée Toul ar Groac'h, le Trou de la fée, à Loguivy-Ploubazlanec, pays peu éloigné de Port-Blanc, était aussi la résidence de fées, qui n'avaient pas la réputation d'être bienveillantes. On racontait que vers 1845, les pêcheurs, plutôt que de passer devant à pied, en revenant au village, retournaient leur bateau sur la grève, et se couchaient dessous en attendant la marée ; mais le pouvoir de ces dames ne s'étendait pas là, semble-t-il, sur les femmes ; si celles de Loguivy venaient à la rencontre de leurs hommes, ils n'avaient rien à craindre en passant devant Toul ar Groac'h.

Des Mari Morgan vivent encore dans une grotte près de Crozon, souvent inaccessible à cause de la mer. Un seigneur du voisinage, désolé de ne pas avoir d'enfant, vit un soir sur le chemin de son château une mignonne fillette abandonnée dans un panier de jonc. Il l'emporta à son logis, et sa femme et lui l'élevèrent comem si elle eût été leur fille. Mais c'était une mari Morgan : bien souvent, la nuit, l'enfant disparaissait du berceau où on l'avait couchée, sans que l'on pût savoir ce qu'elle était devenue. Lorsqu'elle fut grande, on entendit souvent, le soir, dans la cour du château le pas d'un cheval ; c'était un "folgoat" qui appelait la Mari Morgan. On voyait une lumière éblouissante ; c'était la jeune fille qui répondait à cet appel ; elle s'en allait et était quelquefois absente pendant des semaines. Ceux qui l'avaient élevée essayèrent en vain de la retenir, elle les quittait, et un jour, elle ne revint plus. Les gens du pays assurent qu'elle est encore dans cette grotte, la dernière qui soit la demeure des Mari Morgan.

Dans la baie de Yaudet, en Ploulec'h, sur les bords de la Manche bretonnante, tout le monde parlait autrefois d'une grotte peu profonde où se trouvait, non une fée, mais une princesse qui y avait été enchantée, avec d'immenses trésors. Elle doit rester endormie jusqu'au jour où un célibataire, inaccessible à la peur, sera venu la délivrer. Il faut qu'il se présente à la caverne, étant à jeun, le jour de la Pentecôte, à l'heure de minuit, et qu'il échappe à un enchanteur qui doit se montrer à lui sous la forme d'un dragon qui vomit des flammes.

Les plantes en rapport avec les lutins, le diable, les fées.

La plante qui monte au ciel figure dans un grand nombre de contes ; le plus ordinairement, c'est une fève ; mais on rencontre aussi des haricots, des pois, et même, en Haute-Bretagne, un lis.
Dans un conte haut-breton, c'est une fève magique qui donnait tout ce qu'on voulait, et qui plantée dans le jardin va jusqu'au ciel ; quand l'homme se sent mourir il grimpe tout au long et arrive au Paradis.


Des plantes donnent un grand pouvoir à celui qui les possède. Un pois, une graine de chènevis sont des talismans qui permettent de se procurer tout ce que l'on désire ; un bouquet de giroflées donné par une fée à la princesses Carpillon fait que son ennemi ne la reconnaîtra pas.

Suivant une légende dont plusieurs variantes ont été recueillies en Wallonie, des nains enrichissaient petit à petit, en portant un à un des épis dans les greniers, des paysans, puis les appauvrissaient de même pour les punir de leur ingratitude.
Plusieurs récits parlent de pays où faute de connaître la faucille, la récolte est coupée par des procédés primitifs ; dans une version du XVIe siècle, les gens se servent pour scier le blé de la pointe d'une alène, et c'est encore cet instrument qui figure dans les versions contemporaines de la Haute-Bretagne.
Dans un conte ardennais, les moissonneurs emploient une arbalète.
Dans un conte picard, il s'agit d'un bâton.
Un conte d'Ille-et-Vilaine parle du temps où les gens de Bécheret coupaient leur foin avec des ciseaux de tailleur.

Dans plusieurs contes, le diable rend service, à la condition de recevoir comme paiement la première gerbe que son obligé liera le lendemain ; il compte que la fille en attachant son jupon, ou l'homme en passant son pantalon liera une gerbe et qu'il pourra l'emporter ; mais il est déçu parce que avant de se vêtir, une fille du Perche ou une fermier normand lui jettent une gerbe qu'ils ont entourée d'une ceinture de paille.

Il existe plusieurs légendes dans lesquelles des fées qui moissonnent le blé avant maturité, et malmenées par leur mari s'en vont pour toujours.
La même donnée se trouve dans un conte non localisé du Languedoc : mais cette fois, il s'agit de blé mûr coupé avec une rapidité surprenante ; la fée s'en va parce que son mari lui dit qu'elle est une enchantée.

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