mercredi 30 janvier 2008

La Chandeleur – la Fête de la Candlemas, ou fête de l'Imbolc : le 2 février

La chandeleur est la fête du feu, une fête de la lumière, dédiée à la déesse celte Brigid, patronne du feu, de la sagesse et de la poésie. Brigid est aussi associée à la guérison, à la divination et à la prophétie. Imbolc marque aussi la fin d'un rite féminin de purification qui avait lieu 40 jours après le solstice d'hiver.
En Europe, à la Chandeleur, les paysans marchaient en procession dans les champs, portant des flambeaux afin de purifier le sol avant les semailles. Ils voulaient de plus honorer et rendre grâce aux différentes déités présidant aux récoltes. On priait pour le retour de la grande déesse afin que son souffle réanime la terre et apporte le printemps.

Rituel
Cette fête célèbre la croissance spirituelle, la purification et les nouveaux départs. Elle est l'occasion par excellence pour se débarrasser des encombrements du passé, de ce qu'on veut chasser.
La célébrante, vêtue de blanc et portant une couronne garnie de 13 chandelles rouges – couronne de lumière symbolisant la sagesse et la connaissance – commence son rituel en balayant l'intérieur du cercle consacré afin de bannir les influences négatives.
Les célébrants invoquent les éléments naturels ainsi que ceux et celles qui règnent sur eux afin qu'ils reviennent aux côtés de la déesse pour joindre leurs énergies magiques aux efforts de tous. L'invocation est simple, mais, attention, elle doit être adressée aux monarques de chacun des groupes car, comme tous les monarques anciens, ils ont le contrôle total sur leurs sujets.
Une des façons les plus simples de les invoquer est de le faire au début du rituel, aux quatre points cardinaux : l'est correspond aux sylphides du royaume de l'air, dont le monarque est Paralda ; le sud correspond aux salamandres du royaume du feu, dont le monarque est Djinn ; l'ouest correspond aux ondines du royaume de l'eau, dont le monarque est Nixsa ; enfin, le nord correspond aux gnomes du royaume de la terre, dont le monarque est Ghob.
Lors de l'appel des éléments et des quatre directions, demandez simplement l'aide du monarque du peuple des "élémentaux" appropriés.
Chaque petit village choisissait aussi, parfois, d'honorer une déesse ou un dieu particulier. Lors de l'avènement du christianisme, les gens ont inclus la Vierge Marie dans leurs invocations. D'ailleurs, de nos jours, en Espagne notamment, on organise une procession à la Vierge Marie à cette date.
Notez que la Chandeleur correspond au Nouvel An des Aztèques du Mexique.

Les déités à célébrer ou à invoquer
Brigid : déesse celte du feu, de la sagesse et de la poésie.
Aradia : fille de la déesse Diane et fondatrice de la Vieille religion.

Comment décorer votre autel
Une couronne garnie de 13 chandelles rouges, une branche de sapin, d'épinette ou de cèdre, un balai de sorcière (balai fait de branches) pour balayer symboliquement le passé, des chandelles blanches décoreront votre autel. Les fleurs appropriées sont toutes les fleurs blanches.

Symboles et correspondances
Encens : basilic, myrrhe, gardénia
Arbre : bouleau
Fleurs : perce-neige, lys blanc (les fleurs blanches en général)
Couleur : blanc
Chandelles : blanches, rouges, roses
Pierres : améthystes, grenat, onyx, turquoise
Planètes : Saturne et Uranus
Carte du tarot : Etoile, arcane majeur 17
Influence : renouveau spirituel, espoir, purification

Aliments traditionnels
Comme c'est un festival du feu et de la lumière, les plats épicés sont à l'honneurs ; si vous n'aimez pas les épices fortes, faites preuve d'imagination et présentez en dessert un plat flambé qui symbolisera le feu.
Vous pouvez aussi vous tourner vers des cuisines plus exotiques, comme les cuisines széchouannaise, thaïlandaise, ou mexicaine.
La couleur rouge – celle du feu – est aussi importante. En ce sens, le chou rouge est tout indiqué pour décorer une salade. N'oubliez pas la sauce tomate : un plat de pâtes à la sauce tomate rappellera les couleurs du festival, car elles portent, en elles, la croissance et l'espoir.

Les plats à servir
Tous les plats épicés ; biscuits recouverts de graines de sésame ; gâteau aux graines de pavot ; saumon fumé ; hareng saur ; chili con carne.


L'arc-en-ciel animal

Suivant une croyance très répandue, et dont les écrivains de l'antiquité nous ont conservé maintes traces, l'arc-en-ciel va boire. On l'assimilait alors vraisemblablement, comme le font de nos jours plusieurs groupes européens ou barbares, à un être vivant qui descend du ciel pour étancher sa soif.

Cette idée subsiste encore en Basse-Bretagne : aux environs de Lannion, l'arc-en-ciel est un grand serpent qui vient se désaltérer sur la terre lorsqu'il manque d'eau ; les paysans qui l'aperçoivent disent ordinairement qu'il boit à tel ruisseau, à tel étang, à telle rivière.
Quelques personnes, qui prétendent l'avoir vu de près, affirment qu'il avait une énorme tête de serpent avec des yeux flamboyants, d'autres qu'il avait une tête de taureau comme l'Iris dont parle Plutarque, et l'arc-en-ciel à tête de boeuf des légendes estoniennes.
En Corse, lorsque ce météore paraît, on dit que le diable va boire à la grande mer ou au fleuve.

On n'a pas retrouvé dans les autres contrées de France des assimilations aussi expresses de ce météore à un animal ou à une divinité ; mais presque partout, on parle de ses pieds, de ses jambes, de sa queue, et on dit qu'il pompe l'eau de la terre ou de la mer pour se désaltérer, ce qui montre qu'on ne le regarde pas comme un simple siphon. Dans le Finistère, il ne serait jamais visible s'il n'était forcé de descendre pour boire, et parfois il dessèche des lacs tout entiers.
D'après les marins de la Haute et de la Basse-Bretagne, c'est à la mer qu'il va boire, et la preuve c'est qu'il paraît plus allumé à la surface de l'eau que dans le milieu du ciel.
On dit aussi dans la Corrèze qu'il se forme sur la mer et qu'il arrive poussé par le vent ; il pompe l'eau des ruisseaux et il a toujours une jambe dans l'un d'eux.
En Basse-Bretagne, si un de ses piliers pose sur une colline au bas de laquelle coule une rivière, il y va boire et il pleuvra bientôt pour remplacer l'eau qu'il a prise.
En Ille-et-Vilaine, celle qu'il puise est destinée à empêcher les nuées de brûler et il se forme de gros bouillons à l'endroit du ruisseau ou de l'étang où touchent ses bouts.
En Saintonge, quand il trempe dans la Charente ou dans la mer, on dit qu'il pêche, et selon qu'il pêche dans l'une ou l'autre, on en tire des conclusions météorologiques différentes : dans le Bocage vendéen, le cerne enlève l'eau des étangs, et tombe en produisant une pluie de poissons ; en Basse-Bretagne, quand il a bu l'eau des étangs, il produit parfois des pluies de grenouilles ou de petits poissons.

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Image : Lryiu
http://lryiu.deviantart.com/gallery/

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