vendredi 25 janvier 2008

Fées ou saints produisant des forêts

Aux environs de la forêt de Haute-Sève (Ille-et-Vilaine), on dit qu'elle a remplacé des campagnes bien cultivées ; le Juif errant passa jadis à l'endroit où elle est, mais il y a bien longtemps, car il disait naguère qu'il avait vu des champs de blé et d'avoine sur le sol où se dressent maintenant les beaux chênes séculaires.
Ce sont les fées qui, après avoir construit le château de Montauban de Bretagne semèrent la forêt qui l'avoisine, afin de lui donner de l'ombre.


Une légende monacale attribuait un rôle analogue à une sainte. Jadis, le bois de Prisches à Battignies-les-Binche, en Hainaut, appartenait à l'abbaye bénédictine de Sainte-Rictrude de Marchiennes ; mais son sol ne produisait point de chênes ; ce n'était qu'un fourré d'arbustes peu élevés. Les paysans asurent qu'un jour sainte Eusébie (fille de sainte Rictrude), apparut, la manche de sa pelisse pleine de glands, qu'elle sema dans ce bois et dans les champs voisins. Ces semences, répandues par la main de le vierge pénétrèrent dans le sol, et la terre, en les fécondant dans son sein, produisit bientôt une nouvelle forêt, et l'on vit monter dans le ciel les cimes élevées de chênes nombreux. C'est de la pelisse de la sainte que l'endroit tire son nom, comme qui dirait le Bois aux pelisses.

Lorsque saint Leyer arriva sur les hauteurs de Cranou (Finistère), le seigneur de ce pays, alors nu et pauvre, lui fit bon accueil et, n'ayant pas de bois, lui fournit des mottes pour édifier son ermitage ; dès qu'il fut achevé, une forêt magnifique poussa tout autour, et le saint la bénit en disant que le bois ne manquerait jamais dans la forêt de Cranou.

Les fées montagnardes : leurs habitations

De même que la plupart des fées à résidence locale, celle qui, suivant des traditions assez répandues, ont vécu sur les montagnes jusqu'à une époque assez récente, en étaient en quelque sorte les génies bienfaisants.

Vers le milieu du siècle dernier, des personnes âgées prétendaient que leurs grands-pères les avaient vues, et qu'ils les dépeignaient comme des créatures à la fois gracieuses et bienveillantes. On croyait même, il y a moins de cent ans, que certaines n'avaient jamais abandonné les cimes et les hautes vallées de la région pyrénéenne : Vêtues de blanc, couronnées de fleurs, elles habitent encore le sommet du mont de Cagire ; elles y font naître les plantes salutaires qui soulagent nos maux. On les entend, la nuit, chanter d'une voix douce et plaintive, à Saint-Bertrand, au bord de la fontaine qui porte leur nom.
Quelquefois, elles entrent dans l'intérieur du pic de Bergons, et transforment en fil soyeux, en vêtements de prix, le lin grossier que l'on dépose à l'entrée de leur grotte solitaire. Celui qui veut des richesses doit s'adresser à la fée d'Escout. Là, sous un chêne millénaire, s'ouvre un antre profond, et le vase déposé près de cet impénétrable asile est rempli de métaux précieux par cette fée puissante ; mais il faut que la demande soit faite en termes qui lui plaisent, et si l'on a deviné cette forme de langage, le succès est certain.


Compote de Cormes


Dans la musette des fées

- Des fruits blets de sorbier,
- du sucre roux en quantité égale (ou à adapter selon le goût),
- la moitié de cette quantité en vin blanc,
- un peu de cannelle.

Recette des fées

Passez les fruits blets à la moulinette,
puis mettez cette purée dans du beurre blondissant.
Ajoutez-y le sucre roux et une pincée de cannelle,
puis le vin blanc après quelques instants de cuisson.
Laissez réduire à feu doux le plus possible sans laisser prendre de couleur.
Servez chaud sur les tranches de pain seigle, avec une chope de lait chaud et mousseux.

Recommandation des fées

Attention ! Avant de couper le pain en tranches, il est bon de dessiner avec le doigt une croix celtique sur la croute, pour que l'esprit malin du pain se réfugie dans le quignon.


Humour des nains

Les nains prennent les promesses et les engagements très au sérieux, et ceci s’étend même aux affaires avec les autres races. De tous les mots du langage nain, le mot Umbaraki est le plus dépréciatif : il signifie “briseur de serment”.

Étant donné le sérieux avec lequel les nains traitent la parole, leur sens de l’humour est assez déconcertant. Une de leurs blagues courantes est de conspirer à deux pour faire croire à un autre nain qu’ils savent quelque chose de peu reluisant sur lui, sa santé ou son passé, chose qu’en réalité ils ignorent. Ceci peut durer des heures, des jours, ou même des années, et de l’avis général, c’est très amusant.

Plus habituellement, un nain peut faire une affirmation provocante, attendre qu’un autre en soit offensé et vienne se battre. Curieusement, ces disputes se terminent toujours dans la bonne humeur, les nains se donnant de grandes claques dans le dos et se félicitant avec satisfaction d’avoir bien défendu leur honneur.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...