mardi 15 janvier 2008

Kri, l'une des amies de ce blog, a rencontré et vu le Petit peuple. Si ! Si !
Pour preuve, voici ses photos :

Secret d'écorce

Ecoutez

Salut

Quand la nature devient sculpture

Raconte encore

En ce rocher ici...

Malheureux comme les pierres

Cri de bois

Petit elfe des bois

Entre la lumière et les ténèbres

Alors maintenant si vous avez encore un doute sur la véracité du pays de Féerie... regardez attentivement autour de vous ! Les signes ne trompent pas : les fées et le monde du Petit Peuple existent réellement...
Toutefois, suivez bien nos conseils :

La Fontaine de Barenton


Au cœur même de la forêt est un trou dans la terre que les hommes ont aménagé puis démoli plusieurs fois au cours des siècles mais dont l'eau est toujours aussi magique…

L'eau y bouillonne à intervalles réguliers et celui qui la boit à ce moment même verra ses vœux d'amour réalisés. Si les deux amants la boivent ensemble, à la même coupe - d'or, si possible - leur amour sera éternel. Il durera pour toujours. Ils se retrouveront de vie en vie et seront toujours appelés à se rendre ensemble à cette source mythique.

On dit que c'est là que Merlin et Viviane sont tombés amoureux l'un de l'autre… alors, cette tradition est certainement vraie !



LA FONTAINE DE BARENTON
Un soir qu'Owein, chevalier d'Arthur, devisait avec Kynon, celui-ci lui raconta que s'étant rendu à la fontaine afin de vérifier les prodiges qui lui avaient été contés, il en arrosa la dalle. Aussitôt un immense coup de tonnerre éclata accompagné d'une averse de grêle.
Puis un chevalier noir l'attaqua, et emmena son cheval.
Owein décida aussitôt de découvrir cet endroit.
Il chevaucha jurqu'à une clairière où un géant noir, entouré d'animaux, lui indiqua la route.
Il arriva à un arbre vert et vit la fontaine et la dalle.
Il versa de l'eau sur la dalle et le terrible orage éclata, plus violent encore que ce que Kynon avait décrit, puis le soleil brilla et les oiseaux chantèrent. Alors qu'il prenait plaisir a écouter ces chants, il entendit des gémissements et vit le chevalier noir.
Ils se chargèrent furieusement et brisèrent leurs deux lances, ils tirèrent leurs épée et Owein blessa mortellement le chevalier.
Celui-ci s'enfuit et Owein le poursuivit jusqu'à l'entrée d'un chateau où Owein tenta de pénétrer derrière lui, mais les gens du chateau laissèrent tomber la herse sur lui.
Puis ils fermèrent la porte intérieure, le prenant au piège entre la herse et la porte.
Il apperçut alors une ravissante demoiselle aux cheveux blonds qui s'émut de son sort.
Elle lui remit un anneau qui avait la propriété de rendre invisible à volonté.
Quand les hommes d'arme vinrent le chercher, ils ne le virent pas courir pour retrouver la jeune fille.
C'est alors qu'ils entendirent de grands cris, Lunet lui raconta qu'on venait de donner l'extrème onction au maître du chateau, son corps fut porté en terre le lendemain et se mettant à la fenêtre, Owein vit la foule suivre le cercueil, et dans cette foule une très jolie jeune femme en habits de deuil jaunes.
Lunet lui expliqua qu'elle était la plus belle, la plus généreuse, la plus noble et la plus sage des femmes, et qu'elle était l'épouse du chevalier, la Dame de la Fontaine.
Owein tomba immédiatement amoureux d'elle.
Lunet tenta alors de raisonner la Dame inconsolable en lui expliquant que pour garder la fontaine, il lui fallait un époux, vaillant chevalier pour la défendre.
Elle lui proposa donc de se rendre pour elle à la cour d'Arthur.
Elle se contenta de rester enfermée dans sa chambre, puis retourna vers la Dame et lui présenta Owein. Mais la Dame ne fut pas dupe, elle compris qu'Owein n'avait pas fait ce long voyage, qu'il était caché au chateau et qu'il était celui qui avait tué son époux.
Elle épousa tout de même Owein qui, depuis lors, garda la fontaine avec la lance et l'épée. Tout chevalier qui y venait, il le renversait.

Extrait de La mythologie Celtique de Yann Brékilien

Endroits où les arbres poussent mal

Des traditions expliquent pourquoi il y a des espaces où les arbres viennent mal ou présentent un aspect rachitique.

Dans le bois du Val (Côtes-du-Nord), ils n'ont jamais repoussé à l'endroit où Gargantua les arracha pour se frayer un sentier.

C'est à la suite de la mélédiction d'un saint, que les arbres du bois de Coat-an-Harz restent toujours nains. Saint Leyer s'y était établi, et il avait commencé à y bâtir sa maison de pénitence ; mais le seigneur du lieu se fâcha de ce que le saint s'était permis de couper, sans son autorisation, les plus beaux pieds de chêne :
- Misérable, lui dit-il, tu m'as perdu des arbres dont je comptais faire de superbes timons pour mes charrettes !
Et il l'obligea de chercher un autre asile.
- Puisque c'est ainsi, s'écria le saint, jamais on ne trouvera dans le Bois de la Haie de quoi façonner un timon !

Dans les Vosges, la petitesse des chênes d'un certain quartier de la forêt de Rapaille, est attribuée aux courroux d'une fée. Au temps jadis, le premier vendredi de la première lune qui suivait le dimanche de la Trinité, cette forêt recevait la visite d'une fée, désignée sous le nom de dame Agaisse, à cause du cri perçant, assez semblable à celui d'une pie, par lequel elle annonçait son arrivée. A ce signal, il n'était ni homme ni bête, insecte ou oiseau, ayant son gîte sous le couvert, qui n'accourût pour rendre hommage à la fée comme à une souveraine. Les arbres eux-mêmes s'inclinaient devant elle. Il advint pourtant une fois que les chênes du Hennefête refusèrent de remplir leur devoir. Dame Agaisse entra dans une violente colère et condamna ces arbres orgueilleux à devenir nains sur l'heure.
Bien que des centaines d'années se soient écoulés depuis la malédiction, elle pèse encore sur cette partie de la forêt. Les chênes restent petits, souffreteux, éternellement les mêmes.


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