mardi 11 décembre 2007

Le solstice d'hiver – la Fête du Yule (vers le 21 décembre)

Cette fête marque la première journée de l'hiver, la nuit la plus longue de l'année et, par conséquent, la naissance du nouveau Soleil qui illuminera la Terre pour la prochaine année. Cette célébration souligne la naissance de plusieurs déités préchrétiennes, notamment Dionysos, Attis et Woden. Sur le plan du christianisme, la naissance du Christ correspond à cette période.
Dans presque toutes les cultures et religions, le solstice d'hiver marque l'ouverture d'une période de festivités plus ou moins longue. C'est compréhensible lorsqu'on considère que nos ancêtres vivaient selon le rythme des saisons et la durée du cycle du jour. Pour eux, c'était là l'élément essentiel qui guidait leur vie. De prime abord, donc, l'arrivée du solstice indiquait la naissance d'un nouveau cycle solaire, des jours plus longs et l'arrivée des beaux jours. C'était là une occasion de réjouissances. Il faut aussi souligner que c'est une période de l'année où personne ne travaillait aux champs et où les travaux de la ferme étaient réduits à leur minimum.

Rituel
Dans les temps les plus reculés, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour aider et assurer la renaissance du soleil. Un monde d'obscurité où rien de pousserait était leur plus grande peur. Plus tard, on a adjoint à cette tradition la naissance de différents dieux et, avec le temps, les brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d'allumer une bûche de chêne dans l'âtre.
Une des plantes associées à Yule est le gui, plante sacrée des druides qui le coupaient à l'aide d'une serpe de cuivre au manche façonné en forme de corne de cerf. Il semble que cette tradition prit naissance en ancienne Grèce où le gui représentait les organes génitaux de Zeus, et ses fruits blancs, des gouttes de sperme. Le gui ne pousse que sur le chêne, arbre d'ailleurs dédié à Zeus. Quant à la tradition de décorer des conifères, elle date de l'époque matriarcale où les prêtresses suspendaient des offrandes aux dieux ainsi que des représentations de la lune, du soleil et des étoiles aux branches des pins de leurs sanctuaires.
Dans les temps anciens, la coutume voulait également que l'on échange des cadeaux au cours de cette période. Au Moyen Age, les festivités duraient une douzaine de jours alors que les saturnales romaines s'échelonnaient sur une période de 7 jours.
Une des façons les plus intéressantes de célébrer Yule consiste à décorer un arbre. Tout est permis, quoiqu'il convienne de mettre l'accent sur des reproductions de lunes et d'étoiles. Vous pouvez inclure la décoration de votre arbre dans votre rituel et faire ainsi participer toute la maisonnée. Yule est une époque de réjouissances. Paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté est un credo qui unifie toutes les religions et tous les peuples.

Les déités à célébrer ou à invoquer
Lucina : déesse romaine des mystères de la Lune.
Attis : dieu de la fertilité
Dionysos : dieu grec du vin et des libations
Woden : dieu germanique

Comment décorer votre autel
Du gui et du houx, des branches de conifère (sapin, pin, épinette), des chandelles représentant le père Noël, des cadeaux joliment enrubannés, décoreront votre autel. Les fleurs appropriées sont les poinsettias, les roses blanches ou rouges. En fait, vous pouvez utiliser vos décorations de Noël.

Symboles et correspondances
Encens : cèdre, pin, sapin, romarin
Arbres : chêne (pour la bûche), conifères
Fleurs : poinsettias, cactus de Jérusalem, roses rouges
Couleurs : or, argent
Chandelles : vertes, rouges, blanches
Pierres : œil de tigre, rubis
Planète : Jupiter
Carte du tarot : Tempérance, arcane majeur 14
Influence : modération et tempérance, équilibre, harmonie, joie

Aliments traditionnels
Comme c'est un festival qui dure plusieurs jours, les extravagances sont permises (et même encouragées !). A l'occasion de cette fête, les pommes sont considérées comme sacrées et tous les mets qui en contiennent sont à l'honneur. Le cidre était et reste une boisson de circonstance.
Le gingembre et les épices occupent la place d'honneur. Il ne faut pas oublier qu'au Moyen Age, le gingembre, notamment, valait plus que les diamants. Une version moderne des gâteaux d'antan est la maison de pain d'épices, rappel des pièces montées qu'on présentait aux nobles rassemblés.
Les biscuits sont une partie intégrante des festivités car, à cette époque, le sucre était rare et le miel, difficile à ramasser. Donnez-leur la forme d'étoile, de lune, de soleil et d'animaux, vous continuerez ainsi une coutume qui date de la préhistoire. Les archéologues ont découvert des gâteaux pétrifiés en forme d'étoile et de lune ou portant l'effigie de déités dans des tombes datant de cette époque.

Les plats à servir
Poulets, chapon, oie, perdrix – tous rôtis ; cochon de lait rôti ; pâté en croûte (gibier et venaison), civet de lièvre ou de lapin ; tourte de pigeon ; gâteau aux fruits confits ; pain d'épices ; biscuits au sucre ; eggnog, vin chaud épicé, cidre chaud épicé.

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Image Penny Parker
http://graphicsbypennyparker.com/

Lyon, la colline aux corbeaux


Momoros et Atepomaros, deux princes gaulois, chevauchent en tête d’un curieux cortège. Une foule innombrable et bruyante, composée surtout de jeunes gens, les suit. Des chariots, tirés par des boeufs, portent les vivres et les bagages. Ils se sont mis en route à l’équinoxe de printemps et, depuis, ils n’ont cessé de cheminer, guidés par les druides et les devins.
La troupe arrive en vue du confluent de la Saône et du Rhône. L’endroit paraît accueillant, les vallées larges et fertiles. Momoros et Atepomaros décident de faire une halte pour mieux examiner les lieux. Cela permettra en outre de prendre un peu de repos, car la fatigue se lit sur tous les visages.
Un campement est vite installé et, après un frugal repas, les Gaulois sombrent dans un profond sommeil.
Seuls les druides et les devins veillent et consultent les dieux… Au matin, ils vont communiquer aux chefs de l’expédition leurs conclusions : la colline qui, à l’ouest, surplombe le confluent, leur semble l’endroit idéal pour l’implantation d’une ville. Le site, facile à défendre, permet de surveiller les vallées sans trop avoir à souffrir de l’humidité émanant des cours d’eau…
Comme le veut la coutume, Momoros a saisi les bras d’un araire. Il s’apprête à délimiter le territoire sacré de la future cité.
Quand il sera fatigué, Atepomaros le relaiera. Le bois renforcé de fer mord le sol. La terre se déchire. Le moment est solennel. Les druides guettent les moindres signes divins… Alors, surgissant de derrière la colline, apparaît un vol compact de corbeaux. On en compte des milliers qui tournoient en croassant au-dessus des Gaulois…
Les deux princes n’arrêtent pas le travail pour autant.
Le noir essaim vole de plus en plus bas et, soudain, obéissant à un ordre mystérieux, il se pose dans l’enceinte à peine terminée. Voyant là une manifestation surnaturelle, Momoros et Atepomaros décident de nommer leur ville Lugdunum, ” la colline aux corbeaux”.
C’est aujourd’hui la ville de Lyon.

Conte de fées

La vie est un conte de fée qui perd tous ses pouvoirs magiques quand nous grandissons.
Robert Lalonde

Image: James Browne
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