mercredi 28 novembre 2007

Le langage rustique des fleurs


Les plantes jouent dans le symbolisme rustique un rôle parallèle à celui des arbres. Les petits livres populaires intitulés le Langage des fleurs dont la vente est très active, n'ont pas été vraisemblablement étrangers à la signification attribuée à certaines espèces.

C'est ainsi que l'oeillet rouge, qui y représente l'amour ardent, a pu suggérer aux campagnards les emplois emblématiques suivants : Offrir à une jeune fille de la Mayenne un bouquet dans lequel entrerait un oeillet de cette couleur serait lui faire une grossière injure.
Dans la Vienne, le bouquet d'oeillets rouges signifie qu'on demande les dernières faveurs sans passer par le mariage.
Dans l'Oise, le bouquet d'oeillets mis à la porte d'une jeune fille ; en Maine-et-Loire celui de réséda, équivalent à une déclaration d'amour.

Aux environs de Dijon, quand un jeune homme fait claquer une fleur de compagnon blanc sur le front d'une jeune fille, c'est lui dire qu'il la choisit ; si elle ne l'aime pas, elle a soin de ne pas se laisser faire.
En Provence, pendant les belles nuits de mai, les jeunes gens chantaient sous les fenêtres de leurs maîtresses des couplets improvisés dans lesquels les fleurs servaient de termes de comparaison : la violette indiquait le doute ou le soupçon, l'ortie la rupture.
A Pierrefonds (Oise), un bouquet de réséda, attaché le 1er mai à la porte d'une jeune fille, annonce une rupture : Réséda, je te laisse là.

Dans les Hautes-Alpes, on orne d'oignons le mai planté devant la porte d'un amant éconduit.
En Franche-Comté, une glane d'oignons signifie amour trompé.
Au XVIIe siècle, où la sauge avait le même sens emblématique que de nos jours, il était compris même dans la haute société : lorsque Lambert le riche eut été évincé par une dame à laquelle il voulait se marier, toutes les dames de l'île Saint-Louis lui envoyèrent des bouquets de sauge.

Dans l'Aube, on répand les fleurs des renoncules des champs devant la porte des maris trompés, dans la nuit de la Saint-Gengoult.
Dans la Lozère, quand un mari se laissait battre par sa femme, un dimanche matin, les voisins jonchaient de paille hachée le sol depuis la maison du délinquant jusqu'à l'église du lieu.

Le chou a d'ordinaire une signification disgracieuse : dans la Suisse romande, planter un chou à quelqu'un, c'est lui faire un mauvais compliment.
Dans beaucoup de pays, le chou est attaché, le 1er mai, à la porte des jeunes filles dont la conduite a été légère.
En Basse-Bretagne un tronc de chou placé sur la porte indiquait au bazvalan que la proposition de mariage était refusée.
Dans les Landes, si lors d'une demande l'un des parents présente au jeune homme une gousse d'ail sur une assiette, il n'y a plus qu'à se retirer.


Le jambalaya des elfes


Pour 4 elfes
Temps de préparation : 45 min
Temps de cuisson : 40 min

Dans la musette des elfes
- 250 g de riz long
- 2 côtes de céleri
- 1 poivron rouge
- 1 petite boite de pulpe de tomates
- 10 cl de coulis de tomate
- 1 oignon
- 3 gousses d'ail
- 400 g de blancs de poulet
- 4 cuisses de poulet
- Bouillon de volaille en cube
- 150 g de chorizo fort (celui en forme de fer à cheval)
- 100 g de lardons fumés
- 20 g de beurre
- Huile d'olive dorée
- Thym - sauge - laurier
- Piment d'Espelette
- Sel, poivre du moulin
criss criss criss criss criss (il revient du carnaval de Rio !)

La recette de l'elfe gourmet
Epluche, lave et détaille le céleri en dés.
Lave, coupe en deux et enlève les parties blanches et les graines du poivron.
Epluche l'oignon, les gousses d'ail et hache-les grossièrement.
Pèle le chorizo et coupe-le en rondelles, 5 mm d'épaisseur, c'est bien.
Détaille les blancs de poulet en dès.
Dans une belle cocotte en fonte, fais chauffer 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive.
Lorsqu'elle est chaude, ajoute les rondelles de chorizo et les lardons.
Retire-les au bout de 5 min et réserve-les.
Remplace-les par les cuisses de poulet et fais-les dorer 3 min dans la même matière grasse en les retournant souvent.
Ajoute les dès de poulet, fais-les dorer 2 ou 3 min puis retire le tout et réserve.
Remplace par le céleri, le poivron, l'oignon, l'ail et fais dorer le tout 7 ou 8 min en mélangeant constamment.
Remets le poulet, les lardons, le chorizo et mélange doucement.
Fais fondre le beurre dans une poêle et lorsqu'il est bien chaud verse le riz en pluie.
Quand il devient transparent, ajoute-le à la cocotte et verse le coulis, la pulpe de tomate, les herbes, le sel, le poivre (de Rio) et le piment.
Ajoute trois fois le volume de riz en bouillon de volaille, mélange le tout doucement et porte le récipient à ébullition puis glisse-le dans le four préchauffé (180°C ou Th 6 chez les humains) pendant 35 à 40 min.
Goûte, le bouillon doit être entièrement absorbé et le riz tendre.
Eteins le four et laisse le jambalaya reposer 5 min puis sers.

Chronique de l'elfe cultivé
Si tu découvres une autre recette de "jumbalaya", c'est la seconde façon de l'écrire, il s'agit probablement d'une des infinies variantes de ce plat venu de Louisiane dont le nom signifie "fête" en cajun.
C'est donc un mets que les elfes cuisinent en prévision d'une joyeuse assemblée. Souvent très nombreux, ils font appel aux cuisiniers Amiennemi qui préparent chacun une version de son choix. La dernière fois, nos deux compères ont présenté la même recette. Exceptionnellement, non seulement ils ne se sont pas disputés mais ils ont bien ri de cette coïncidence. Devant une bonne assiettée de jamabalaya et un bon verre de bière, évidemment !
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Image Penny Parker

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