mardi 20 novembre 2007

Philtre magique...

... pour trouver le chemin mystérieux qui conduit au royaume des elfes.

Temps de préparation : 5 min (sans compter le temps de la cueillette des mûres)

Dans la musette des elfes (pour un verre) :
- 100 g de mûres
- 4 abricots

La recette de l'elfe gourmand :

En fin d'après midi, ramasse les mûres qui poussent en bordure du chemin.
Passe les mûres et les abricots au moulin à légumes
(les humains emploient une centrifugeuse ou un mixer).

Les recommandations de l'elfe habile :

Il est très important de ramasser les mûres en bord de sentier ;
chacune d'entre elles possède en effet une indication précieuse relative à l'emplacement du chemin mystérieux qui conduit au royaume des elfes.
En buvant ce nectar - juste après l'avoir préparé, bien entendu - , tu entendras de façon sûre la direction à prendre pour trouver le chemin enchanté.

Le monstre du Loch Ness


Le Loch Ness est empli d'une eau douce chargée de tourbe. Une sombre demeure pour un hôte qui souhaite rester discret !

Pendant longtemps, bien des régions d'Ecosse sont restées très isolées. En 1933, vague de modernisation : on abat des arbres pour aménager une route le long d'un de ces lacs tout en longueur que les Ecossais appellent loch.

Aussitôt, habitués, voyageurs et touristes qui longent le loch Ness - 35 km de long, 300 m de profondeur - témoignent avoir vu une créature mystérieuse sortant de l'eau une tête et un cou monstrueux, quelquefois aussi un dos bombé. Le monstre du loch Ness, bientôt amicalement baptisé Nessie, vient de faire son apparition dans le monde de l'étrange et du mystère.

En fait, le monstre du loch Ness n'est pas tout à fait un inconnu. Au VIe siècle, un saint moine qui vivait en ermite près du loch avait eu l'occasion de le chasser et la bête était retournée pour vivre dans les profondeurs. C'est donc seulement à partir de 1933, et la curiosité journalistique aidant, que le monstre du loch Ness va accéder au vedettariat. Les eaux du lac sont très troubles, parce qu'elles contiennent de la vase et de la tourbe en suspension, mais pourtant ces ondes, ce sombres et petites vagues ne pourraient-elles pas être des affleurements dus au monstre ? Ou ne sont-ce que des illusions d'optique ?

Il existe un organisme, le Loch Ness Investigations Bureau, qui a recueilli des milliers de témoignages - souvent fantaisistes, il faut bien le dire - de personnes ayant vu ou cru voir la bête. Ou même plusieurs bêtes. A partir de 1970, on a commencé à réaliser des photos sous-marines à déclenchement automatique avec flash. Certaines montrent une sorte de nageoire de forme inconnue (en losange), mais là encore, sans netteté et très difficile à interpréter. Les années passant, on essaya le sonar, sorte de radar aquatique, qui détecta de grosses masses vivantes se déplaçant sous l'eau entre 12 et 25 km à l'heure.

On essaya aussi de poser des questions de bon sens. Le Loch Ness est quasiment stérile : ses eaux très froides ne récèlent pas d'algues, sauf aux abords des côtes (mais justement, l'animal ne se montre pas près des côtes) ; le poisson y est peu abondant. Reste la possibilité que le monstre se nourrisse de plancton (mais la tête aperçue par les témoins n'est pas celle d'un mangeur de plancton) ou de sédiments du fond, qui semblent peu abondants.

Or, il faut bien qu'une créature d'une telle masse se nourrisse. Peut-être alors des saumons qui font leur migration à proximité ?

Et puis, on voit mal une telle créature survivre des centaines d'années, et seule de surcroît. S'il y a une population de quelques membres qui se reproduisent, il y a aussi des cadavres. Dont on n'a naturellement jamais vu la trace.
Et de quelle catégorie est le monstre, si monstre il y a ? Un reptile, du genre plésionaure, rescapé de la préhistoire et adapté au froid des profondeurs du loch ? Un mammifère, d'une race inconnue de phoque géant à long cou ? Un poisson d'une forme inédite? En tous cas, sûrement pas un batracien. Dernièrement, on a supposé qu'en fait, c'était un éléphant qui traverserait le loch et dont la trompe faisait penser à cette tête au long cou, tandis que le dos ressemblerait à une ondulation du corps de ce monstre...

Bref, le monstre du loch Ness reste encore un inconnu, même à la lumière des recherches actuelles. Son existence est improbable. Mais qui se risquerait à dire qu'elle est impossible ?



Quelques plantes magiques et leurs propriétés

Achillée millefeuille (Achillea Millefollium) :
Les celtes l'utilisaient pour lire les pensées. Une tige d'Achillée placée dans son lit par lune croissante permet de deviner le nom de son futur mari, tandis qu'une feuille placée sur chaque œil procure d'agréables rêves.

Angélique (Angelica Archangelica) :
Préparée en infusion dans l'eau du bain, apporte la distance et la tempérance par rapport aux événements. Ne peut être cultivée par une sorcière maléfique : au moyen Age, celle qui en avait dans son jardin était lavée de tout soupçon.

Ail (Allium Sativum) :
Le porte bonheur le plus réputé chez les petites sorcières ! Protège la maison et ses habitants, et les aide à progresser vers l'harmonie en dépit de toutes les difficultés. Pour être efficace en talisman contre les vampires, l'ail doit être soigneusement tressé et comporter un nombre impair de gousses !

Arnica (Arnica Montana) :
Les indiens d'Amérique la mélangeaient à de l'ocre lors d'un rituel approprié, puis ils descendaient dans la rivière et s'en peignaient le visage en prononçant le nom de l'être aimé pour éveiller ses sentiments.

Belladone (Atropa Belladona) :
On dit que la Belladone est en réalité une enchanteresse à la beauté fascinante, dont on doit se garder de croiser le regard. Ses baies très dangereuses, mêlées à la Datura et à la Jusquiame Noire, entraient dans la composition de l'onguent des sorcières qui leur permettaient de s'envoler pour se rendre au Sabbat.

Bruyère (Calluna Vulgaris) :
Les feuilles séchées et réduites en poudre puis portées en pendentif préservent jeunesse et vigueur. Les Anciens formulaient des oracles en observant la disposition des feuilles tombées sur le sol le lendemain d'un grand vent, ou l'aspect des rameaux sur lesquels étaient gravés les noms des consultants.

Datura (Datura Stramonium) :
Entre dans la composition de l'onguent des sorcières. Les fruits hérissés de piquants appelés aussi "pommes du diable" ont le pouvoir de repousser les influences malignes si on les disperse autour de sa demeure.
Pour s'endormir ou provoquer un endormissement : placer les souliers de la personne pointe face au mur et disposer sept feuilles de Datura dans la chaussure gauche puis sept demi feuilles dans la chaussure droite.

Digitale (Digitalis Purpurea) :
On dit que les elfes les ont marquées de petites taches pour signaler le danger qu'elles renferment. La digitale est aussi appelée "gants de renard" : les fées, prises d'affection pour le flamboyant petit carnivore, lui en auraient fait présent pour lui permettre d'effacer l'empreinte de ses pattes aux yeux des hommes quand il vole dans les poulaillers. Ses pétales placées dans une boite et offerts à l'être aimé ont le pouvoir de susciter une forte passion (Attention cependant, ne pas consommer !).
Au pays de Galles les femmes en tirent une teinture sombre dont elles peignent le sol entre les dalles pour repousser les influences négatives. Les digitales tournent toujours leur corolle vers le Royaume de Féerie

Genévrier (Luniperus Communis) :
Les esprits de la forêt qui le croisent sur leur chemin perdent tout leur pouvoir avant d'avoir compté une à une chacune de ses feuilles ; s'ils sont distraits, ils doivent recommencer encore et encore. Les alchimistes utilisaient ses baies pour entretenir leur feu une année durant.

Gentiane (Gentinana Lutea) :
Porter au cou neuf brins de Gentiane cueillis à reculons la nuit de la Saint Jean fait passer les fièvres, séchée et broyée, elle entre dans la composition de sachets d'amour magiques pour favoriser les retours d'affection (avec du jasmin et de la violette par exemple).
Géranium tacheté (Geranium Maculatum) :
Cette fleur est fort appréciée des petites sorcières pour se garder des importuns : celles-ci les plantent dans leurs jardins ou sur le rebord de leur fenêtre et les fleurs font office de gardiens magiques, en tournant leurs pétales en direction des intrus. On peut aussi protéger son habitation des mauvais esprits en frottant clés et serrures avec le suc de la fleur écrasée.

Laurier (Laurus Nobilis) :
La Pithie de Delphes mâchait longuement ses feuilles avant de rendre ses oracles. Réveille lutin : pour se fabriquer un réveil naturel, récolter le nombre de feuilles de laurier correspondant au nombre d'heures que l'on veut dormir, puis se les attacher autour de la tête avec un linge blanc ; se coucher du côté gauche.

Lis Martagon (Lilium martagon) :
Selon les légendes nordiques, chaque lis abrite un elfe qui naît et meurt avec lui.
Au Moyen Age, le lis Martagon, aux bulbes jaune d'or, était fréquemment utilisé en alchimie ; porté en talisman étroitement serré contre la poitrine, celui-ci déviait également les coups d'épée et les chevaliers avertis avaient pour habitude d'en emporter avec eux quand ils partaient guerroyer loin de leur belle.

Mûrier (Morus Nigra) :
Pour préserver sa famille et sa maisonnée des maléfices : se poster sur une colline ou en hauteur prés de sa demeure et tirer une flèche vers chacun des points cardinaux avec un arc en bois de mûrier. Selon Pline, les fruits cueillis de la main gauche et portés en amulette tout contre le corps combattent les blessures et les hémorragies.

Noisetier (Ulmus Glabra) :
Un petit morceau d'écorce tombé au sol et enveloppé dans une feuille portée en pendentif éloigne les querelles de toutes sortes. Deux amoureux peuvent de réconcilier s'ils cueillent des noisettes ensemble, c'est un symbole d'amour très fort et on en lançait sur les mariés avant qu'elles ne soient remplacées par du riz.
Les runes divinatoires scandinaves étaient gravées ou peintes sur des morceaux de bois de noisetier (ou de frêne), et ses vertus subtiles en font aussi le bois favori des enchanteresses pour leurs baguettes magiques : les baguettes de coudrier sont particulièrement réputées pour trouver des sources cachées.

Pervenche (Vinca Minor) :
Quand on la fait brûler, cette fleur permet de contacter les esprits défunts si on l'accompagne des invocations appropriées. Quand ils tombent amoureux d'une belle sorcière, les nécromants offrent un bouquet de pervenche pour déclarer leur flamme.

Romarin (Rosmarinus Officinalis) :
Possède de rares facultés d'exorcisme contre les démons et les esprits malins, les fumigations de romarin sont très efficaces pour purifier un lieu ; associé par exemple au thym et à la menthe poivrée.
En suspendre quelques brins dans la chambre d'un enfant lui assure une croissance calme et heureuse et empêche les fées de venir l'enlever pour le remplacer par un changelin.

Souci (Calendula Officinalis) :
Une jeune fille vierge qui marchera pieds nus sur des soucis un soir d'été où la lune est visible avant le coucher du soleil comprendra le langage des oiseaux. Pour prendre soin des sentiments de l'être aimé, récolter un peu de terre sur laquelle il aura marché, puis la placer dans un pot de terre et y planter un souci en lune croissante.

Tilleul (Tilia Platyphyllos) :
Les elfes dansent en cercle autour de ses racines, et laissent sur le sol des empreintes d'un vert iridescent. Selon Hildegarde Von Bingen, on peut capturer les pouvoirs de cet arbre en plaçant des petits morceaux de son écorce dans une bague en or : Celle-ci garderait à distance fléaux et maléfices. Placées dans un sachet de mousseline dans l'eau du bain, les inflorescences calment le corps et l'esprit des lutins turbulents.
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