dimanche 18 novembre 2007

MILLE fois MERCI

"Promenons nous dans les bois pendant que les Elfes y sont...", ouvrons les claires vallées, asseyons nous un moment dans les feuillages du rideau, le vent du dehors agitant les lignes et les ramures des mots réfugiés parmi les images qui font rêver....

L'aventure est à cueillir dans l'éclat de l'instant, cet instant si précieux où je tiens à vous dire MERCI...

En effet, en à peine trois mois, vous voici MILLE visiteurs rendus sur ce blog !

Sincèrement, je me suis lancée dans cette entreprise, sans penser que vous seriez nombreux/ses à aimer lire ces légendes du monde de la féerie ! Ce qui m'encourage à poursuivre ce chemin enchanteur pour continuer à vous offrir tous ces carrés de jardins ouverts comme autant de fenêtres vers les imaginaires... à vous faire visiter les pages du jardin... à vous laisser courir le long des allées où fleurissent les mots et à dessiner et colorer vos rêves !

Un grand merci à vous toutes et tous et en particulier à
* Aby sans qui cette aventure n'aurait pu avoir lieu

* Emy, Cotto ; les premiers à m'encourager

* Adré, Cappuccine, Isa, SuperNath, Mélusine, Pierrot, Mimi, Ced, Rackael dont leurs petits mots m'enrichissent de bonheur


* Huguette, Lune, Caro, Alain... et tous ces anonymes qui dans la lueur d'une douce aurore quelque peu voilée empruntent ce refuge pour s'y perdre un moment...

L'alliance de ces fées et lutins est une subtile rencontre toute de charmes et de sortilèges, de séduction et d'abandon du coeur...

Je vous embrasse....

La légende du Pont d'Avignon


De l'époque romaine, il reste peu de vestiges. Il est probable que le fameux pont d'Avignon fut primitivement édifié sur le Rhône. Au XIIe siècle,, c'était le seul passage sur le fleuve au nord de la mer (Arles ayant été privée de son pont romain). Il fit dès lors la fortune d'Avignon.


Sa construction légendaire est attribuée à Bénézet ou petit Benoît, jeune pâtre du Vivarais. Il gardait son troupeau dans la montagne quand un jour, en plein midi, le soleil disparut - le 13 septembre 1177 - et une voix venue du ciel lui commanda d'abandonner ses bêtes et d'aller bâtir un pont sur le Rhône. Après avoir longtemps hésité, le jeune berger suivit un ange qui avait pris l'aspect d'un pélerin.


Tous deux arrivèrent au bord du fleuve et, avant de disparaître dans une nuée lumineuse, ce guide montra à Bénézet l'endroit où il devait jeter la première arche. Le pâtre comprit que tout seul, il ne parvienrait jamais à mener à bien cet ouvrage. Aussi, devenu soudain courageux, il se présenta en l'église Notre-Dame-des-Doms, sur le Rocher, et cria bien fort : "Fidèles, oyez tous ! Monseigneur Jésus-Christ m'envoie pour jeter un pont sur le Rhône !" . L'asssistance voulut le chasser. L'évêque, se moquant de cet impudent, lui déclara qu'il lui accorderait son aide s'il réussissait à déplacer un gros bloc de pierre que personne ne pouvait remuer et qui gênait le trafic près de la Maison de ville. Selon Nostradamus, ce rocher mesurait 13 pieds de long sur 7 de large. Le petit Bénézet, devant une foule d'abord incrédule puis enthousiaste, souleva facilement la pierre et la porta jusqu'au bord du fleuve, déclarant qu'elle servirait aux premières fondations du pont. Subjugués, les Avignonnais apportèrent généreusement à Bénézet leur aide et leur argent. Et le pont fut construit, là où personne n'avait jamais réussi à vaincre les courants du Rhône : tous les ponts jetés auparavant et emportés immédiatement, avaient été, disait-on détruits par le diable.


Il fallut 8 ans pour terminer l'ouvrage qui avait alors près d'1 km de long et prenait appui sur l'île de la Barthelasse, avant de tourner à angle droit pour offrir moins de prise au courant. Au-dessus de la seconde arche, on construisit une chapelle dédiée à saint Nicolas (Bénézet n'était pas encore canonisé), qui devint patron des bateliers du Rhône. Désormais, le pont d'Avignon connut la même joyeuse animation que le Pont-Neuf de Paris. La chanson prétend que l'on y dansait tous en rond ; c'est cependant inexact. L'origine tardive de cette croyance est due à la présence sous les arches de la Barthelasse, de guinguettes très populaires. C'était en réalité, sous le pont que l'on dansait.


Mais cet ouvrage ne sut pas mieux que ses prédécesseurs résiter au fleuve, le véritable Satan avignonnais. A chaque crue, une arche était emportée. Le rigoureux hiver de 1670 sonna le glas de l'ouvrage. Une vaste débâcle détruisit tout sur son passage. "L'avalanche, dit un auteur, avait passé comme une éponge humide sur le tableau des âges". Seules subsistèrent les premières arches et la chapelle Saint-Nicolas. Comme le pont, le corps de Bénézet, mort avant la fin de la construction connut bien des vicissitudes. Plusieurs fois, on crut l'avoir perdu. Lorsque le pont fut emporté, on eut à peine le temps de le sauver. On ouvrit alors le cercueil, qui était dit-on, de pierre creusée à la tête et aux reins, et cerclé de barres de fer : le saint reposait dans une chemise aux manches coupées comme celles d'une femme ; sa chevelure noire et une oreille se détachèrent ; les restes du fondateur furent distribués comme autant de précieuses reliques.



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