samedi 10 novembre 2007

Rencontrer les fées

Il faut essentiellement se sentir enfant de la Nature et des saisons et non pas production et dépendance de la société des objets.
Sentir en soi la fluidité de l'eau, du souffle, du vent, l'énergie du feu et la puissance de la "Terre Mère".
Sentir combien l'on est issu du passé, pétri par les siècles et les ancêtres, en écouter la Mémoire pour mieux vivre le présent, découvrir ses richesses infinies, assurer la continuité et la transmission vers l'avenir.

Les meilleurs moments pour approcher les fées
Les passages, les "entre-deux", l'aube, et le crépuscule, midi, minuit, Beltane et Halloween, les solstices et surtout les équinoxes.
Les "entre deux temps" ne sont ni très distincts ni très définis, une brume, un flottement, un passage...
Le temps des interférences : l'aube n'est plus la nuit et pas encore vraiment le jour.
Le crépuscule estompe les lumières du soleil dans les ombres du soir... formes et mouvances prennent une autre dimension.
Midi n'est plus le matin, pas encore l'après-midi.
Minuit n'est ni aujourd'hui ni demain.
Un temps "suspendu", privilégié, vibrant.

Épiphanies féeriques
Les lieux de prédilection pour les manifestations des fées sont particulièrement :
Là où deux ruisseaux se rejoignent.
Où deux ou trois chemins se croisent.
Au bord des rivages, prés des étangs, des lacs, ou dans les roseaux des marécages.
Près des anciennes enceintes sacrées, des némétons et cercles de pierres.
Là où les haies sont encore épaisses, formant des murailles verdoyantes et fleuries.
Sur les îles dans la mer ou les rivières.
Sur le seuil des vieilles maisons habitées par des fidèles des traditions…

Bonne chance à Isa et à nos ami/es qui souhaitaient savoir comment rencontrer les fées... N'oubliez pas de venir nous le raconter si vous en croisez une...

Le beurre maléficié

Le beurre est l'objet de maléfices assez nombreux : on croyait au XVIIe siècle que des gens pouvaient l'empêcher de se faire en frappant trois fois avec un bâton, sur la baratte, et en disant un verset du psaume 31 ; ou en récitant à rebours Notile fieri.
Bodin raconte qu'à Chelles en Valois une chambrière dont le beurre ne prenait pas à cause d'un charme jeté par un petit laquais, l'ayant menacé de le faire fouetter s'il ne l'ôtait, il dit à rebours le verset du psaume, et le beurre se fit aussitôt.

Dans plusieurs pays, le mendiant qui se présente quand la ménagère baratte est assuré de recevoir quelque chose, dans la crainte que si on le repoussait, il ne jette un sort sur ce beurre.
Dans le Finistère, la femme qui s'aperçoit que le sien est lent à se faire, ne tarde pas à comprendre qu'elle est le jouet de quelque sorcier ; pour couper court au sortilège, elle n'a qu'à changer son ribot de bout.

Dans le Maine, on croit qu'une femme qui a ses règles ne peut faire de beurre.

Au XIIIe siècle, certains prétendaient que le fromage qui avait été fabriqué par une personne venant de commettre un adultère ne se conservait pas et était à bref délai envahi par les vers.

Suivant l'époque à laquelle il a été fait, le beurre jouit de plusieurs privilèges ; dans le Finistère, le beurre fait pendant les Rogations ne se corrompt jamais, et constitue le baume par excellence pour panser les plaies ou pour rendre au corps fatigué son élasticité et sa vigueur.

En Auvergne et en Berry, celui de mai guérit certaines blessures, et il est aussi employé pour panser les bêtes à cornes qui ont les pieds blessés.

En Berry, il sert aux coquettes de village qui veulent donner du brillant à leur teint. Au XVIe siècle, les dames employaient dans le même but : de la graisse de loup et du beurre de may et d'après Brossetle, le commentateur de Regnier, on en préparait encore pour le visage à l'époque de la Régence.

Le pouvoir du lait

Le lait, outre ses vertus thérapeutiques, possède certains privilèges :
En Lorraine, celui des vaches noires peut seul éteindre le feu allumé par la foudre.
En Haute-Bretagne, il est efficace contre tous les incendies. Il influe aussi, suivant une idée analogique, sur les aptitudes physiques des nourissons ou même des adultes.

On prétend en Ille-et-Vilaine que les enfants élevés avec du lait de chèvre sont lestes et sautent comme l'animal qui les a nourris. Cette croyance était courante autrefois : le médecin Joubert qui la rapporte parle d'une fille qui, pour cette raison, voulait toujours grimper et sauteler ; il ajoute qu'on disait que ceux qui, adultes, en usent longuement , deviennent si remuants qu'ils ne font que sauter, danser, monter et courir, et Vigneul-Marville raconte qu'un enfant repris par son père de quelques légèretés, lui répondit en avouant sa faute : "Souvenez-vous, s'il vous plaît, que j'ai été nourri par du lait de chèvre". C'est en raison de cette prétendue vertu que, dans un conte littéraire du XVIIIe siècle, on voit donner du lait de chèvre à trois princesses pour les corriger de leur lenteur.
Dans Renard le Nouvel, un enfant est nourri avec du lait de truie a pris le caractère d'un cochon.

Aussi, si vous rencontrez une personne, devinez, selon son comportement à quel lait elle a pu être nourrie !

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