mercredi 7 novembre 2007

Métamorphoses dans les contes

Les métamorphoses d'hommes en insectes sont peu communes dans les récits populaires : un conte de Gascogne parle d'un pou gros comme un haricot ; c'est un jeune homme auquel un magicien a donné cette forme, mais il conserve la faculté de parler ; grâce à lui une petite meunière devine où le sorcier a caché les cheveux qu'elle lui a donnés.
Un enchanteur a transformé en scorpion la princesse Dangobert et l'a emportée dans son château ; elle redevient femme quand celui qui a tué le géant préposé à sa garde la touche avec la main.

Dans un récit percheron, une mouche, délivrée d'une toile d'araignée, devient une belle fée.

Dans le Rameau d'Or, conte littéraire de Madame d'Aulnoy, une jeune fille indifférente est changée en une sauterelle verte et un prince inflammable en un grillon (1).

On raconte en Wallonie qu'une sorcière prit la forme d'une araignée, sous laquelle elle fit périr plusieurs enfants : lors d'une nouvelle naissance, le père qui s'était embusqué", voyant une énorme araignée se diriger vers le berceau, lui coupa deux pattes d'un coup de hache, et le lendemain, il vit sa propre mère au lit avec les jambes coupées.

En Basse-Bretagne, de vieilles femmes prétendent qu'il existe des araignées lutins qui pendant le jour ont la taille d'une araignée ordinaire, mais deviennent très groses la nuit et peuvent étrangler les hommes ; parfois alors elles prennent la forme de lutins.

(1) Expression de Haute-Bretagne : Le grillon d'amour est dans la foyer.

Le kraken


Qu'est réellement le kraken ?

On ne peut faire que des suppositions, car ce monstre laisse fort peu de survivants après l'une de ses attaques, et ceux qui restent en vie sont tellement effrayés qu'ils demeurent muets.

Hantant les flots de l'Atlantique nord, tel un poulpe géant, le kraken est non seulement terrifiant, mais immense. Il forme une masse gélatineuse d'environ 1,5 km de tour, quand il vient en surface et vogue. Comme il ne bouge pas, certains équipages croient qu'il s'agit d'un îlot, débarquent, font du feu sur cette étrange masse lisse et humide. Alors le kraken s'enfonce dans l'eau, les marins sont noyés ou dévorés par le monstre qui ne fait d'eux qu'une bouchée. Les navires eux-mêmes, brisés tel du petit bois, sont également avalés - c'est dire la taille monstrueuse de cet être de cauchemar.


Le calmar géant, lui aussi...

Depuis la nuit des temps, les marins affirmaient qu'il existe un type de calmar énorme tout autant qu'étrange et féroce. Ses tentacules monstrueux attrapent les imprudents et les emportent pour les noyer. On voyait des traces de ventouses grosses comme des culs de bouteille, sur des peaux de requins qui s'étaient défendus, ou même quelquefois sur le corps des rescapés.

Mais les zoologues ne voulaient pas y croire. Pure superstition ! disaient-ils. Ils niaient qu'une telle créature puisse exister, et ils avançaient de solides arguments biologiques pour cela. Jusqu'à ce qu'on trouve effectivement à de grandes profondeurs, dans des failles obscures, ces terribles calmars géants, dont les tentacules peuvent atteindre 4 mètres et plus.


D'autres monstres marins

Dans la Bible déjà, les etxtes font état d'un premier monstre marin, le Léviathan.

Mais ce monstre, hybride de poisson, de serpent et de dragon, se retrouve dans bien des mythologies orientales, en particulier phéniciennes.

Les légendes relatives aux monstres marins et aux serpents de mer se retrouvent le plus souvent, on s'en doute, chez les peuples marins. On en rencontre une quantité appréciable dans la mythologie scandinave.Une description nordique, faite au XVIe siècle, évoque une sorte de serpent long de 60 mètres et d'un diamètre de 2 mètres, qui venait jusqu'aux abords des côtes pour dévorer le bétail (veaux, agneaux, porcs) et quelquefois même les jeunes bergers.

La bête était noire, avec des yeux brillants et la tête dressée sur un long cou "comme un chapiteau sur une colonne".
Dans les lacs irlandais - les loughs- on trouve des monstres qui évoquent vaguement Nessie, bien que leur profil les fasse ressembler à des chevaux, avec des petites oreilles dressées. D'ailleurs, leur nom irlandais, kelpies, signifie chevaux marins.

Seuls les saints et quelques héros parviennent à les combattre.




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