lundi 29 octobre 2007

Les fées blanquettes, Mélusine

Nombre de légendes, recueillies racontent les apparitions de personnages surnaturels dans les châteaux inhabités ou ruinés.

En Gascogne, les fées blanquettes dansent souvent sur les vieilles tours ; au sommet du donjon à demi ruiné de Marguerite, parsemé de violettes, elles forment pendant les nuits d'été des rondes où nul mortel n'est admis et sous leurs pas naissent ces jolies petites fleurs.

Mélusine montait chaque nuit une des 365 marches du donjon de Marmande (Vienne) et à la fin de l'année, arrivée en haut, elle s'envolait en poussant de grands cris pour reprendre son ascension dès la nuti suivante. La nuit de la Toussaint, Mélusine qui fut cruelle envers ses sujets, venait sur le donjon de Vendeuvre, et demandait à grands cris la fin du monde, espérant voirterminer sess souffrances, puis elle se rendait aux châteaux de Brienne et de Chassenay où elle criait aussi en faisant les mêmes prières.

Les ombres des anciens possesseurs des châteaux apparaissent près de leurs débris : les gens de Montfaucon disaient naguère encore que Thierry l'Excommunié revenait par les nuits d'orage dans les ruines de sa forteresse, blanc comme un suaire et toujours enveloppé d'une robe rouge qui semblait le brûler ; il allait boire et se laver à la fontaine qui est au-dessous de l'enceinte.

Un chevalier armé de pied en cap se montrait sur les restes du château de Delle, et un seigneur sans tête et sans bras vient, la nuit, visiter les vestiges de celui de la Ville-Auxerre.

On voit toujours des rosiers fleuris parmi le sruines d'un château près de Léré (Cher). Ce petit coin était un jardin que son dernier hôte cultivait de ses mains ; c'est au pied d'un rosier planté par lui-même qu'il fut blessé mortellement en se défendant contre un puissant voisin ; son sang coula sur l'arbuste dont les fleurs, depuis ce temps, se colorent d'une pourpre plus vermeille.

Il y aura toujours des rosiers en cet endroit ; si quelqu'un s'avisait de les remplacer par un plant de chêne, son oeuvre serait bientôt détruite par une main invisible. Souvent, dans les nuits d'été, quand de longues chaleurs ont desséché le sol, on voit descendre par le sentier qui conduit à la Loire, l'ombre silencieuse du vieux châtelain qui va puiser de l'eau pour ses arbustes altérés.




Le griffon


Le griffon cumule deux noblesses : celles de l'aigle et du lion. Ses proportions sont impressionnantes : 2,50 mètres à l'encolure pour 5,50 mètres d'envergure ! Ses ailes jaillissent du dos et leur puissance autorise un vol à une vitesse stupéfiante.

Comme le dragon, le griffon est un gardien de trésors, mais il est nettement moins répandu dans l'imaginaire fantastique de l'humanité.

Le griffon vient de la mythologie de l'Inde. C'est un noble animal magique, croisement d'un aigle et d'un lion : le corps est celui d'un félin, mais la tête et le cou sont bien ceux d'un rapace et il possède une immense paire d'ailes. D'ailleurs, son corps est généralement recouvert de plumes. Ce plumage est somptueux : noir sur le dos, rouge sur le devant de la poitrine, bleu métallique sur le cou, parfois blanc sur les ailes...

Toujours sorties, les griffes du griffon sont extrêmement puissantes et peuvent causer des ravages. L'animal est difficile à approcher et plus encore à attraper. On ne connait d'ailleurs aucun cas de capture d'un griffon adulte. Les audacieux peuvent tenter de mettre la main sur un petit au nid, établi au sommet des montagnes les plus escarpées. Une entreprise à hauts risques, entre la difficulté à localiser un nid, l'escalade pour l'atteindre, l'éventuel combat avec les parents du jeune... Puis redescendre des pentes dangereuses muni de ce précieux butin !

En s'apparentant aux animaux les plus nobles de la terre et du ciel, le griffon, contrairement au dragon, est considéré comme hautement positif. Malgré son caractère arrogant, il est d'une grande noblesse, plein de courage, valeureux.

Il a un sens aigu de la justice : c'est l'emblème de Némésis, déesse de la vengeance et de la justice divine dans la mythologie grecque. Jamais on n'a vu un griffon agir de façon vile, basse ou cruelle. S'il combat, c'est forcément pour la bonne cause, mettant sa force et son courage au service du droit et de la justice. C'est pourquoi la société médiévale l'adopta souvent comme symbole.

Nombreux sont les griffons, ailes déployées et toutes griffes dehors, à figurer sur les armoiries d'une famille noble, d'un duché ou parmi les sculptures qui ornent les façades de nos cathédrales.



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Aby et moi joignons nos talents pour vous faire partager nos voyages au dessus d'un univers souvent magique et vous offrir quelques vues prises au hasard de nos envols.
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