samedi 20 octobre 2007

La Nymphe de Metz


Gracieuse, immobile et nue,
Surprise au bain, mais retenue
Par un scrupule d'ingénue,

Pliant sous le fardeau léger
De l'urne d'un dieu bocager,
Elle propose à l'étranger

L'eau lustrale qui purifie ;
Son noble geste signifie
Qu'un sein de vierge se méfie...

Et le murmure des roseaux
Couvre la molle voix des eaux
De ses invisibles réseaux.

Pierre XARDEL à Henri Petit

La statue de la Nymphe de Pêtre se trouve sur l'Esplanade de Metz

Ce poème est envoyé par Caro, une autre de nos fées...
Un grand merci à elle.


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...