jeudi 18 octobre 2007

Le buisson des fées


Le buisson des fées, c'est l'aubépine. En terre celtique, on la nomme ''Epine Blanche ".

Les fées affectionnent particulièrement l'aubépine. Elles sont toujours à la recherche de Merlin l'Enchanteur enfermé par la fée Viviane dans un buisson d'aubépine.

Si vous avez beaucoup de chance et si votre cœur est pur, vous aurez peut être la chance d'observer une fée à l'aube ou au crépuscule, à cet instant précis où il ne fait ni jour ni nuit et où la réalité rejoint les rêves.

On dit aussi que celle ou celui qui entend gémir Merlin dans un buisson d'aubépine et qui l'a consolé se marieront quand ils le désireront.
Et si vous vous asseyez sous un buisson d'aubépine au premier jour de Mai, vous risquez d'être enchanté ou précipité dans le royaume des fées.

Les premières fleurs d'aubépine portent bonheur, c'est le moment de formuler un vœu. Mais il ne faut pas en apporter des bouquets dans les maisons.

Pour les usages de cette plante, nous vous invitons à visiter le blog des grimoires d'Abigail :

Légende de la Loireag

Tout ce qu'il y avait à filer, la Loireag le filait, de jour comme de nuit, elle filait...
(Katleen Weedling)


La mère Crook était si avare qu'elle n'aurait pas donné son eau à cuire les oeufs. La quenouille en main, elle poussait ses trois vaches, de bon matin, sur le versant bien herbu de Snowhill, quand son oeil de chouette alla se poser sur un gros peloton de fil "couleur de brume", oublié au pied de la haie. Elle le ramasse furtivement et l'examine. Ce n'est pas du fil ordinaire. La soie est aussi fine qu'un de ces filandres que les araignées laissent traîner dans la rosée des prés et aussi résistante qu'un brin d'acier. Assurément, c'est le travail d'une Loierag qui est venue filer cette nuit-là. La pelote a dû tomber de son tablier. Tant pis pour elle si elle l'a perdu !

Bien sûr, il serait plus honnête qu'elle le pose en évidence sur une pierre pour que la fileuse puisse le retrouver. Mais la mère Crook est si avare ! Elle voit déjà les beaux bas fins, les mouchoirs, les bonnets, les dentelles qu'elle va pouvoir en tirer et vendre très cher sur le marché. Elle entend déjà les sous tinter au fond de sa poche...

Cependant qu'elle est tout affairée à la manipuler, le peloton lui échappe des mains et roule à terre devant elle. La mère Crook, pour le saisir, dépose en hâte sa quenouille au bord du chemin. Les deux mains se tendent avidement vers lui pour l'attraper. Mais non, il roule encore, il roule toujours !

Pareil à un feu follet, un Will O'the Wisp, tantôt il la poursuit, tantôt il la précède, mais il lui échappe encore, il lui échappe toujours!

Elle franchit, haletante, les prairies du hameau, elle grimpe sans s'en apercevoir la côte si raide des monts de Lochboisdale, et poursuit sans fin sa course. Enfin, elle réussit à saisir, non pas l'objet de sa convoitise, mais le brin de fil qu'il entraîne.

La mère Crook, malgré les rochers qu'elle escalade, malgré les ornières dans lesquelles se tordent ses pieds, les ronces qui la déchirent, ne se contient plus de joie et, tout en ahanant, assure sa prise en enroulant sans cesse le fil autour de ses mains, de ses poignets, de ses bras.

Bientôt, la voilà aussi emmitouflée qu'une mouche dans une toile d'araignée, encore deux ou trois tours et ses jambes se retrouveront entravées. C'est un crève-coeur, mais il faut bien se résigner à rompre le fil d'un coup de dent ! Et voilà le peloton qu'elle a poursuivi si longtemps qui disparaît dans un bond verigineux, et en même temps tout l'écheveau de fil qu'elle a obtenu avec tant de peine, malgré ses efforts pour le retenir, se déroule de sa taille, de ses bras, de ses mains, de ses doigts. Il n'en reste plus rien. Pas un brin !

Et la vieille mère Crook de courir de nouveau après le peloton qui la nargue en rebondissant à la façon d'une balle.

Son homme trouva, au soir, les trois vaches broutant toutes seules l'herbe des collines, la quenouille abandonnée au bord du chemin, mais de mère Crook point.

Depuis des années, elle poursuit ainsi sa course à travers landes et brumes d'un pays inconnu à la poursuite d'un peloton de fil "couleur de brume".

Quand, dans l'herbe du matin, vous trouverez des pelotons de fil, ramassez-les, mais avec l'intention de les rendre aux Loireag qui les ont perdus.


La Loireag

La Loireag est aussi petite qu'un enfant au berceau. menue, pâlichonne, de physionomie un peu rustique, avec de doigts habiles et un regard très intense - couleur de lin, elle laisse derrière elle des parfums de tissus frais.

Ses vêtements sont tissés si finement qu'on y voit la brume au travers, dans les voilages de couleur, d'un blanc et d'un vert si pâles qu'on croit à des mirages. Son tablier de dentelle est toujours plein de pelotes de fils et de laine, d'aiguilles, de navettes de toutes tailles.

Elle habite les îles d'Uist, de Benbecula et de Barra, plus particulièrement de splendides appartements au sommet du Ben More.

Le lait et la crème sont ses gourmandises. On la surprend parfois tôt le matin, accrochée à la mamelle des vaches, en train de têter à même le pis.

Cette dame des clairs-obscurs, des aubes et des crépuscules est très respectée par le monde elfique et féerique pour son art de filer et de tisser. Elle est également très riche et très courtisée par les Brownies et Siths de toute l'Ecosse. La Loireag n'a peur de personne et ne craint pas d'affronter ceux qui approchent de trop près de sa demeure.
Elle file, tisse et supervise toute la fabrication des tissus et habits d'Elfirie, mais aussi du monde mortel des îles de l'ouest de l'Ecosse.

Le royaume invisible

En dehors des hommes, diverses races se partagent ce monde sensible. Les géants de la montagne et de la glace, qui possèdent les forces brutes de la nature, habitent les régions de grand froid. Les nains, qui vivent dans les falaises, les rochers, ou cachés dans les souterrains. Et enfin les elfes, qui se divisent eux même en deux groupes : les elfes blancs irradient la bonté et la beauté ; tandis que les elfes noirs sont des êtres maléfiques, quelquefois assimilés aux nains ou aux trolls, qui vivent dans les mondes souterrains et redoutent la lumière. En ce qui concerne les elfes blancs ou lumineux, ils vivent dans les arbres, les montagnes, ou les chutes d’eau. Leur domaine est appelé Alvheim, ils sont également amis avec les dieux et avec les hommes. Ce sont en général de petites créatures agiles, dont l’existence est en harmonie avec la nature.

La croyance dans l’existence d’elfes ou d’autres créatures invisibles, est pratiquement universelle ; elle est aussi particulièrement forte dans les îles britanniques, dont les légendes anciennes regorgent de références aux elfes et aux fées. Cependant, les elfes sont vus très différemment suivant les cultures. Dans les légendes danoises, les elfes sont d’une grande beauté lorsqu’ils sont vus de face, mais creux lorsqu’ils sont vus par derrière. Dans les folklores celte et écossais, il existe des elfes bons et mauvais, mais ils ont la même taille que les humains. En Angleterre, les elfes sont dits gentils et amicaux, tandis qu’en Allemagne, ils sont vus comme espiègles et malicieux.

Les elfes sont des êtres de la famille des fées. Physiquement, ils sont le plus souvent de petite taille, quelquefois de la taille d’un humain. Ils sont décrits comme ayant un corps mince et longiligne. Un visage d’elfe se caractérise par des yeux en forme d’amande, des traits fins, et des oreilles pointues. Les elfes sont connus pour vivre beaucoup plus vieux que les humains, voire même pour être immortels. Ce sont des créatures intelligentes et tolérantes, parfois un peu vaniteuses.

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