lundi 15 octobre 2007

Le golfe du Morbihan


Selon la légende, des fées auraient été chassées de la forêt de Brocéliande.
Elles versèrent tant de larmes que se créa le Golfe du Morbihan.
Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs, qui donnèrent le jour aux trois cent soixante-cinq îles du golfe. Trois couronnes s'aventurèrent jusqu'à l'Océan pour former Houat, Hoedic et la plus belle des trois, celle de la reine des fées, Belle-Ile.

Pieds de fées, de lutins

On rencontre assez rarement les empreintes des pieds de fées et il en est peu qui soient accompagnées de légendes.

A Bouloire (Sarthe), les paysans montraient le pas d'une fée sur un des gros blocs de grès qui faisaient partie de la réunion de peulvans appelée cimetière des sorcières.

Dans la région centrale des Côtes-du-Nord, les Margot la Fée ont marqué leurs pieds ou les clous de leurs sabots, sur les blocs qui parsèment les collines où la tradition place leur résidence.

A Sourcelles, en Anjou, une fée qui s'élançait du dolmen de Pierre Cesée pour franchir le Loir, y aprofondément imprimé son talon.

Dans la Creuse, non loin du Puy des Fades à Bord-Saint-Georges, la reine des fées, dans un moment de fureur a frappé si fortement le roc, qu'elle y a laissé sa marque.

Avant de s'en aller du pays, la fée de la Barma et l'une de ses compagnes, outrées de colère, frappèrent du pied le roc sur lequel elles se trouvaient et on y montre leur empreinte.

Des fées ont, en quittant les châteaux où elles avaient résidé, gravé leurs pieds à l'endroit où elles les posèrent pour la dernière fois. Celui de Mélusine se voyait sur l'appui d'une fenêtre du château de Mervent, d'où elle s'envola après s'être changée en serpent, et celui de la fée qui avait épousé un seigneur à la condition qu'on ne prononcerait jamais le mot "Mort", était naguère encore visible sur les créneaux du château de Ranes.

On ne relève jusqu'ici qu'une seule empreinte de lutin : deux rochers au milieu d'un pré au village de la Routoire en Plémy (Côtes-du-Nord), sont chacun marqués de pieds de grandeur différente. Mourioche, lutin protéiforme, très populaire en Haute-Bretagne, et sa fille, les y ont gravés en rasant la terre de trop près dans leurs ébats nocturnes.




Le Dragon


Certains dragons affublés d'ailes membraneuses semblables à celles des chauve-souris, atteignent 15 m de long. leur longévité est variable mais peut dépasser 400 ans.

Voilà l'un des pires êtres qui peuplent le monde du fantastique.
C'est un reptile aux proportions gigantesques. Son nom vient d'ailleurs du grec drakön, gros serpent. On dit qu'il ressemble à un serpent ailé, mais cette description n'est que très approximative. Sauf dans les représentations asiatiques, le dragon n'a pas le corps régulièrement cylindrique d'un serpent. A vrai dire, il ressemblerait plutôt à certains dinosaures. Mais sa place dans l'imaginaire est bien antérieure à l'époque où l'on découvrit que les dinosaures avaient un jour peuplé la terre. Voilà un mystère supplémentaire...

Dans les pays asiatiques, le dragon est un être bienfaisant, symbole de chance et de prospérité. On lui a dédié sa place dans le zodiaque et on le peint et le brode partout comme porte-bonheur. Il est le sujet principal des cérémonies et des fêtes de Nouvel An. Il en va autrement dans l'imaginaire européen ou occidental. Assez grossier et guère malin, le dragon fait preuve d'une violence effrayante. Il ne fait vraiment pas bon se frotter à lui.

Magique mais dangereuse.
Il existe dans la tête du dragon une belle pierre bleue aux propriétés magiques appelée draconite. Elle préserve des poisons et des venins et accorde la victoire à qui la porte au bras gauche.
Pour être efficace, la draconite doit être extraite de l'animal vivant. C'est une épreuve difficile pour un héros que d'ouvrir le crâne du monstre assommé et de ne le tuer qu'après la récolte ! Il risque sa vie à tout moment dans la quête d'une telle merveille...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...